Mardi 22 juillet 2014 2 22 /07 /Juil /2014 16:12

Au Moyen Age, que ce soit dans le village ou dans la forêt, on craint la sorcière Saturnia, et un preux chevalier tente de capturer cette blonde évanescente si rapide.

Sur les remparts du village, les arbalétriers veillent sur le sommeil des habitants pendant qu’au cimetière, les morts prennent vie sous la forme de fantômes tout verts.

Ajoutez à cela quelques rêves démoniaques et une histoire d’amour impossible et vous aurez peut-être compris que je n’ai pas retenu grand-chose de cette BD aux dessins pourtant attrayants. C’était un bide total ! Peu besoin de lire la biographie de l’auteur pour savoir qu’il s’inspire beaucoup de Joann Sfar, ça se voit ! Les figures et les yeux sont ronds, les traits naïfs et les couleurs vives mais je n’ai absolument pas accroché ! Dommage ! (j’avoue que la période médiévale est celle que j’aime le moins, ceci explique peut-être cela…)

 

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Par Violette - Publié dans : Lectures - BD
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Samedi 19 juillet 2014 6 19 /07 /Juil /2014 21:47

Ravie d’avoir trouvé, enfin, une écriture nouvelle avec l’étonnant Demain dans la bataille pense à moi, j’avais très envie de poursuivre le chemin tracé par cet auteur. Je ne le regrette pas !

Juan, la trentaine bien entamée, se pose des questions sur l’avenir de son couple. Il vient de se marier avec Luisa et il ressent comme un malaise inexplicable face à ce qui l’attend. Son père, lors du jour même du mariage, ne le rassure pas en lui posant cette question perfide « Et maintenant ? ». Encore un élément qui vient augmenter l’inquiétude qu’il ressent : il surprend, dans une chambre d’hôtel à La Havane, lors de son voyage de noces, une dispute entre deux amants. Lui s’appelle Guillermo et il promet à sa maîtresse, Miriam, de quitter son épouse restée en Espagne. La discussion est passionnelle et violente, surtout lorsque Miriam ordonne à son amant de tuer sa femme.

Mais c’est surtout le passé du père de Juan, cet homme encore séduisant qui s’est marié trois fois, dont deux femmes sont mortes dans d’étranges circonstances, qui trouble de plus en plus le narrateur. Il va découvrir la vérité dans des conditions particulières : terré dans sa chambre, il va entendre le père de Juan se confier à Luisa dans le salon de leur appartement.

Roman surprenant qui s’ouvre sur un suicide (à la cinquième ligne !) ; déroutant, envoûtant, il m’a remuée à chaque page. Avec Javier Marias, on a l’impression de découvrir une langue nouvelle (le livre a été publié en 1993 ! ), une vision nouvelle par l’intermédiaire de personnages à la fois originaux et si proches de nous. Tantôt comique ou répétitif, tantôt dramatique ou poétique, les tons varient avec une rapidité et une aisance déconcertantes. Les longues phrases qui m’avaient un peu contrariée dans Demain dans la bataille pense à moi m’ont vraiment pas dérangée ici (ou sont-elles plus courtes ?), c’est un style qui demande à être apprivoiser, je pense y être arrivée, je vais donc continuer à lire du Javier Marias…

« Ecouter est des plus dangereux, c’est savoir, avoir connaissance et être au courant, les oreilles n’ont pas de paupières qui puissent se clore d’instinct à ce qui est prononcé, elles ne peuvent se préserver de ce que l’on pressent que l’on va entendre, il est toujours trop tard. »

 

« Personne, ou presque, n’imagine quoi que ce soit, du moins quand on est jeune, et on est jeune bien plus longtemps qu’on en el croit la vie entière semble irréelle,  quand on est jeune. Ce qui arrive aux autres, les malheurs, les calamités, les crimes, tout cela nous est étranger, comme si cela n’existait pas. Même ce qui nous arrive nous semble étranger une fis passé. »

Par Violette - Publié dans : Lectures - Romans et récits
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Mercredi 16 juillet 2014 3 16 /07 /Juil /2014 14:03

Lors d’un dîner en famille, alors que les parents se battent pour que Lucas et sa petite sœur Leïa vident leur assiette, Lucas pose la question qui tue : « Comment t’as rencontré maman ? » à son père. S’ensuit un long récit qui occupera plusieurs soirées.

Tout a commencé en 1986, lorsque maman et papa avaient 9 ans. A cet âge et surtout à cette époque, les enfants traînaient dans les rues, des clans se formaient et des jeux plus ou moins violents distrayaient les mômes.  La passion d’Etienne et de ses copains, c’étaient les pirates. Les garçons décident de déclarer la guerre au clan opposé mené par La Grande Rousse, une fille courageuse et rusée. Sur fond de chasse au trésor et armés de sabres et surtout d’insultes, les enfants se battent. L’objectif réel d’Etienne est d’approcher la jolie et discrète Marie, la fille aux longs cheveux noirs, à qui il envoie des lettres d’amour. Bien sûr, Lucas et Leïa voient Etienne et la petite Marie dans les personnages des deux chefs de clan, mais une petite surprise créera l’effervescence dans la famille…

Avec cette évocation d’une enfance belliqueuse, La Guerre des boutons n’est pas loin, sauf que ça se passe au Québec et que ça s’entend parfois ! Les références aux années 80 sont nombreuses et réveilleront des souvenirs de certains lecteurs. J’ai bien aimé cette histoire à la fois naïve et cruelle (comme le sont souvent les enfants) qui est à l’origine d’une grande histoire d’amour. Des couleurs, il n’y en a que trois : du blanc, du noir et du brun clair. Les traits sont précis et les quelque 143 planches raviront les lecteurs qui, comme moi, trouvent toujours les BD un peu trop courtes… Dans la description des batailles, j’ai trouvé les dessins des visages un brin trop crus, proches des zombies (qui n’ont rien à faire ici). 

Lorsque la piraterie s’associe à l’amour : « D’après vous, quelle est la principale raison d’exister des pirates ?? […] A quoi sert tout l’or du monde, les victoires sur les champs de bataille, l’aventure et le large… A quoi bon découvrir de nouveaux continents, entrer dans la légende… à quoi bon composer des chansons en notre honneur s’il n’y a pas… les femmes ! C’est le destin de tout pirate d’épouser les plus belles femmes !!!!Que ce soit la fille d’un capitaine du clan ennemi, une riche comtesse sur un navire de guerre portugais ou une jeune veuve abandonnée au cœur d’une ville côtière saccagée par notre clan ! »

 

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Par Violette - Publié dans : Lectures - BD
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Dimanche 13 juillet 2014 7 13 /07 /Juil /2014 16:22

Je l’avais repéré sur plusieurs blogs grâce à son thème accrocheur et je n’ai fait qu’une bouchée de ce court roman !

« Châtillon-en-Bierre est un village de mille habitants situé au centre de la France, entre Auvergne et Morvan. » Avec ses quelques commerces, ses deux restaurants, son épicerie et sa supérette, le village ainsi que les hameaux l’entourant, est paisible.

 Dans la nuit du 14 au 15 septembre 2012, un événement « extra-ordinaire » vient briser la routine des Châtillonnais : il leur est impossible de quitter la bourgade ! Les voitures, lancées sur la route menant à la prochaine grande ville, sont stoppées net, en panne, au bout de cinq kilomètres. Cyclistes et piétons se voient contraints de revenir aussi car la route n’aboutit à rien. Sans connexion internet, sans télévision, sans ligne téléphonique permettant de joindre l’extérieur, les Châtillonnais sont coupés de tout le reste du monde.

L’amusement fait vite place à l’affolement puis à l’organisation. Les jours passent et rien ne change, aucun moyen de dépasser ce périmètre relativement restreint dont on fait le tour en trois jours ! L’urgence, c’est la nourriture. Alors que le maire prend des dispositions de partage équitable, des voix s’opposent à lui, certains refusent d’ouvrir leurs stocks à des voisins moins économes qu’eux. On se rend, en tous cas, vite compte que les quelques agriculteurs du village deviennent très importants. L’un d’entre eux, crée un « ranch », une sorte de microcosme dans le microcosme où il réunit tous les artisans et les hommes bricoleurs. Se créent petit à petit deux clans.

Tous les sentiments y passent : la peur, la joie (de courte durée !), l’esprit d’équipe, le découragement total, les envies de démocratie, de communisme, le recours à la religion, la solidarité, la jalousie… Bien évidemment, après des mois et des mois de ce qu’on pourrait appeler  « captivité » dans ce monde clos qui devient vite trop petit, le lecteur se demande comment ça va se terminer, quelles étaient les raisons rationnelles de cette claustration à grande échelle. Eh ben, vous saurez tout quand vous aurez lu le roman ! Bien fichu, intéressant, à mi-chemin entre la fable et le conte fantastique, il soulève plusieurs questions existentielles et nous fait apprécier le petit plaisir de savoir, tout simplement de savoir, qu’on peut aller partout dans notre vaste et riche monde.

 

 

« La hiérarchie des compétences se renversait ; l’essentiel n’était plus de savoir allumer un ordinateur ou calculer une TVA mais d’être habile, d’avoir du bon sens et de posséder des connaissances pratiques. Beaucoup de Châtillonnais paniquaient, qui n’avaient jamais travaillé de leurs mains ni accompli aucun des gestes dérisoires dont dépendait à présent leur survie. »

Par Violette - Publié dans : Lectures - Romans et récits
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Jeudi 10 juillet 2014 4 10 /07 /Juil /2014 21:19

Petite BD sans texte. Une jeune femme nous présente son quotidien ou plutôt comment elle détourne les petits faits de son quotidien grâce à une imagination débordante. Un voyage en voiture et une entrée dans un tunnel sombre lui fait penser au démarrage d’un train rapide d’une attraction à sensation, et c’est tout à fait rassurée qu’elle retrouve le soleil à l’autre bout du tunnel. Elle compare la planche à repasser à une vraie planche de surf, la pile de linge est une énorme vague qu’elle arrive à vaincre, courageusement. Citons encore un jour de grosse chaleur où elle aperçut un unique petit nuage dans le ciel. Elle rêve de l’attraper, de l’enfermer dans un bocal et de s’en servir pour se rafraîchir, à loisir.

Séduite dès la première planche, je me suis pourtant vite lassée du côté répétitif. Une situation souvent banale de la vie quotidienne devient quelque chose d’extraordinaire, souvent lié aux contes de fée ou aux histoires pour enfants. Cet album pourrait d’ailleurs s’adresser à un enfant (les personnages d’un tableau qui en sortent et prennent vie, c’est du déjà vu…), il est gentillet et mignon… mais on l’oublie vite.

 

»   15/20   »

 

Par Violette - Publié dans : Lectures - BD
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