23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 11:03

 

              Découvert en livre audio, ce très court roman a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens (l’auteur en est lui-même très étonné !)

               Dans cette biographie romancée, on accompagne Miche Ange, au début du XVIème siècle, à Constantinople. Que peut-il bien aller faire là-bas ? En désaccord avec le pape Jules II, il a accepté l’invitation du Sultan Bajazet qui lui a commandé les plans d’un pont sur la Corne d’Or. Là où Leonard de Vinci a échoué, Michel Ange essaye de contenter le sultan. Il découvre également les douceurs et la violence de la vie orientale qui sent bon le poivre, la cannelle, le camphre, le safran, le cumin ou la mandragore.

              Il est fort probable, nous apprend Mathias Enard à la fin du livre audio, que Michel Ange n’ait jamais mis les pieds à Constantinople mais l’essentiel n’est pas là. L’auteur nous immisce dans ce cerveau de génie néanmoins humain et faillible. Il tombe amoureux, doute, regrette, s’interroge. Et puis cette évocation de l’ancienne Istanbul a quelque chose de magique. Et pourtant, et pourtant, malgré la plume poétique et lyrique de Mathias Enard, j’ai eu un mal fou à entrer dans cette histoire qui justement n’en est pas vraiment une et je soupçonne le support audio de n’être vraiment pas l’idéal pour des phrases ciselées et finement travaillées. Et que c’est court, mais que c’est court ! Plus je lis de grands romans, plus je reste sur ma faim avec ces nouvelles qu’on a un peu étirées. Quelle surprise de savoir que des ados ont choisi ce livre, l’auteur le dit lui-même, il est très rare que, chez un jeune public, la forme passe avant le fond. Une fois n’est pas coutume…

             J’en profite pour vous demander conseil : j’ai un mal fou à trouver des livres audio qui me conviennent. Auriez-vous des titres à me proposer ? Des nouveautés sympa ?

 

« Je sais que les hommes sont des enfants qui chassent leur désespoir par la colère, leur peur dans l'amour ; au vide, ils répondent en construisant des châteaux et des temples. Ils s'accrochent à des récits, ils les poussent devant eux comme des étendards ; chacun fait sienne une histoire pour se rattacher à la foule qui la partage. On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d'éléphants et d'êtres merveilleux ; en leur racontant le bonheur qu'il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur tournent autour, les démons qui les menacent, et l'amour, l'amour, cette promesse d'oubli et de satiété. Parle-leur de tout cela, et ils t'aimeront ; ils feront de toi l'égal d'un dieu. Mais toi tu sauras, puisque tu es ici tout contre moi, toi le Franc malodorant que le hasard a amené sous mes mains, tu sauras que tout cela n'est qu'un voile parfumé cachant l'éternelle douleur de la nuit. »

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 12:28

 

                Voilà un recueil de petites histoires de la vie quotidienne, mignonnes, amoureuses, fraîches. On retrouve souvent les mêmes personnages d’une nouvelle à l’autre, dans un autre contexte. Chloé par exemple, à treize ans, s’est entichée d’un voisin de 18 ans qui aime bien passer du temps avec elle. Elle a gardé cette préférence pour les plus âgés et on la retrouve plus loin dans l’album, adulte, à draguer un installateur de lave-vaisselle. Chaque histoire se termine par ce « petit goût de noisette »… Un moment dans sa vie dont on se souviendra des années plus tard, un béguin pour un éventuel amoureux, des avances gentiment éconduites, un rendez-vous raté, un amour partagé, … bref le petit goût de noisette, c’est peut-être tout simplement un moment dont on se souviendra longtemps.

              J’adore les noisettes et pourtant, j’ai été légèrement déçue par cet album dont j’attendais certainement trop. Oui, les personnages sont attachants, oui, l’ensemble est plutôt vivifiant et léger mais c’est tellement léger que c’en est presque aérien, évanescent. Mention spéciale aux magnifiques dessins, bien supérieurs au scénario (les hommes en prennent pour leur grade : « Y a 90% de chances pour que ce soit un gros con ! - Pourquoi 90% ? – Mais parce que c’est un mec ! » )

                                                                      17/20

 

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 17:20

           Je m’attendais très sérieusement à lire -  encore - un bouquin sur un grand sportif, comme La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon ou Courir d’Echenoz. Et bien pas du tout. Et heureusement, rajouterais-je.

             Le narrateur est né et a vécu son enfance sur la presqu’île de Quiberon, en face de Belle-Ile, là où la mer cogne. Très tôt, il s’est mis à désirer celle qu’il surnommait « la belle Gaëlle », une mère de famille d’origine bretonne et vietnamienne, grande, svelte à la peau ambrée et qui passait ses journées sur la plage. Quelques années plus tard, c’est sa fille Marion qui s’approchait du narrateur pour en faire son ami, son amant puis son mari et le père de leur fille Louise.

             La relation entre Marion et le narrateur est décrite à travers le prisme de l’océan. Cet océan où Marion aime aller nager longtemps et souvent, cette mer que le narrateur a entrepris de peindre. Marion est une silentiaire, calme, proche de la nature, sensuelle et gracieuse. Ce qui m’a d’emblée surprise, c’est la distance entre ces deux êtres, le destin ou la force des choses les rapproche mais le narrateur ne nous livre pas ses sentiments, il semble subir les événements, notamment la grossesse de Marion, un surprise pour les amants. Finalement, c’est ce « peu » qui m’a plu, c’est comme si tout était facile, c’est sans trop réfléchir que le narrateur avance dans la vie, ça glisse, ça coule, c’est simple et léger. Du brut, du sauvage. La fin contrarie complètement cette douceur et cette dimension primaire et instinctive de la vie, et elle m’a déçue. Je garde néanmoins un beau souvenir de ce livre qui fait du bien.

             C’est (encore !) chez Sylire que j’ai pioché cette bonne idée de lecture.

 

« Ce séjour de deux ans à la Martinique m’avait appris à la regarder. Ce regard quotidien me la fit aimer. Cette répétition ressemblait au lever du soleil chaque jour sur la mer. J’avais beau la voir le matin avec son mug de thé, les jambes croisées et lisant quelques pages d’un livre, m’émerveiller de ses pieds nus, ses orteils, ses ongles, je me demandais si elle ne sortait pas de la mer qui l’avait polie. J’étais face à elle sans effusion, devant un grand arbre qui vous impose sa grâce et sa sagesse. »

« En mer, nous avons l’infini devant nous et nos cartes de navigation nous servent de cadre. Dans la peinture, nous avons un cadre dans lequel nous devons trouver l’infini. »

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 10:32

                               

 

 

                Cela faisait plusieurs semaines que cette BD sommeillait dans ma PAL… nan, mais comment peut-on laisser un chef d’œuvre ainsi en attente ?!

                Au début du XIXème siècle, les Anglais détestent les Français et les Français détestent les Anglais. Un bateau de la flotte napoléonienne fait naufrage lors d’une tempête, tout près des côtes anglaises et plus précisément du petit village d’Hartlepool. Deux survivants : un mousse blond, Philip, qui arrive très bien à se fondre dans la populace anglaise, et un singe. D’où sort-il ce singe ? C’était en quelque sorte la mascotte du navire, le chouchou du capitaine qui s’amusait à lui faire revêtir l’uniforme français. Et c’est justement à cause de cet uniforme que les habitants de Hartlepool vont prendre le singe pour un Français ! Ben oui, ils n’en ont jamais vu ! Les insultes fusent, on court après cette « vermine » de Français, en plus il mord lorsqu’on arrive enfin à le capturer. Il ne veut pas dire un mot ! Pour les Anglais, c’est clair : « Il faut le zigouiller, un point c’est tout ! » C’est bien ce qui sera fait sur la plage quelques heures plus tard. Philip va se lier d’amitié avec Melody, une fillette qui a  perdu son grand-père, sa seule famille, et avec le médecin qui accepte d’emmener les enfants avec son fils à Newcastle.

                   Cette BD est ce qu’il y a de plus parfait : l’intrigue est passionnante et intéressante d’un point de vue historique (elle est tirée d’une histoire vraie, semble-t-il), les personnages sont attachants (le singe, poursuivi par cette bande de cons, est adorable !), la réflexion sur l’identité, sur l’autre est omniprésente, la dimension parodique rend le rapport Français/Anglais très drôle (et effrayant aussi !) et une belle chute clôt cet album. Les dessins sont également une sacrée réussite - et c'est le premier ouvrage de Jérémie Moreau!

Face à la perfection… :

20/20 !

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 10:00

 

 

                     Voilà un livre que j’aurais voulu ne jamais avoir lu, voilà une histoire que j’aurais préféré ne jamais connaître. Et je me demande même, violemment, ce que ce roman foutait dans ma bibliothèque.

                  Le narrateur et auteur nous raconte comment sa fille de trois ans, atteinte d’un cancer, est morte un an plus tard. Voilà l’austère résumé que j’ai pu me faire au bout de trois, quatre pages de lecture. Et j’aurais dû m’arrêter là. Et pourtant je n’ai jamais lu un livre aussi vite.

                      Pauline est une adorable fille de trois ans qui a une petite douleur dans le bras gauche. Son pédiatre, un peu inquiet, l’envoie faire une série d’examens. Il s’agit d’un cancer très rare qui se répand rapidement et fait gonfler le bras. Les parents, Alice et Philippe, suivent avec consternation l’engrenage médical. Dopée à la morphine, la fillette se fera opérer… c’est un succès de courte durée, la « boule » revient, la douleur aussi. Après de multiples hospitalisations, il s’avère que le mal a décidé de rejoindre un poumon. Une lourde opération parvient, encore une fois, à supprimer la tumeur et pourtant, « le cancer était comme une flamme courant sur une large feuille de papier », il s’étend à l’autre poumon, empêche l’enfant de respirer. Cette fois, c’est vraiment la fin, ce n’est qu’une question d’heures, de minutes. Les parents assistent à la mort de leur enfant unique.

                          Mon compte rendu est froid, le récit de Philippe Forest ne l’est pas du tout. Il raconte les journées de vacances avec Pauline, ses jouets préférés, les histoires racontées, la patience et le courage de cette petite fille, sa maturité face à la douleur et à l’impensable. Il propose des réflexions plus générales sur la mort des enfants, son besoin d’écrire ; en tant que littéraire, il évoque Camus, Joyce, Victor Hugo mais aussi Peter Pan qui était le personnage préféré de sa petite Pauline. L’écriture est poétique, belle, pour narrer ce qu’il y a de pire. Le Pire. J'étais en apnée durant toute ma lecture, sur le point d’étouffer, au bord des larmes. Le livre m’a hantée plusieurs nuits d’affilée. En tant que maman, je n’ai pas réussi à prendre le moindre recul par rapport à cette tragédie, à cet Incompréhensible. J’ai lu beaucoup de critiques dithyrambiques, pourtant, je ne parviens pas, malgré ses qualités, à qualifier ce livre de « magnifique ». J’aurais préféré ne pas l’avoir lu…

 

A la naissance de Pauline : « Avec un enfant, on rentre dans l’irrémédiable. Abasourdi par la fatigue, on conçoit trop tard ce que la vie donnée a d’irréparable. »

« Je n’aurais jamais écrit. »

« Nombreux étaient ceux d’ailleurs qui se détournaient de vous car ils vous savaient voué au malheur et ceux qui tentaient de vous accrocher au passage, vous saviez qu’ils cherchaient sur vous la trace de ce même malheur que les autres fuyaient. Votre perte, ils la savouraient comme la promesse de leur salut. »

« C’est étrange mais c’est ainsi : beaucoup de malades préfèrent se penser justement punis par une puissance vague de rétributions des joies et des peines plutôt qu’injustement châtiés par la divinité aveugle du sort. Ils se préfèrent coupables dans un monde juste plutôt qu’innocents dans un monde injuste ! Toute épreuve est donnée alors comme une mortification secrètement choisie. Toute mort est un suicide inconsciemment désiré. Chacun n’a que ce qu’il mérite. Le monde, après tout, n’est pas si mal fait… »

Les deux catégories de malades : « Ceux qui se battent, triomphent. Ceux qui renoncent au combat, succombent. Il faut l’écrire noir sur blanc : tout cela est un peu mythe. »

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 12:10

 

                                                

                   Ne vous fiez ni au titre, ni à la couverture, complètement ratés car trompeurs !

                   Nick est un journaliste américain qui décide, du jour au lendemain, de prendre ses cliques et ses claques et de partir en vadrouille en Australie où il n’a jamais mis les pieds auparavant. Le gars, entre naïveté et maladresses, fait figure de looser. Il achète un combi Volkswagen fleuri bien trop cher pour ce que c’est, il part vers l’inconnu sans bien connaître le pays ni l’outback, cet arrière-pays australien, rouge et désert. Première mésaventure : une collision avec un kangourou de nuit. Tout bon Australien sait pourtant qu’il ne faut pas rouler la nuit. Le véhicule est endommagé, Nick a bien envie de tout laisser tomber mais une mauvaise intuition lui souffle de continuer quand même… De rencontres bizarres aux gros moments de solitude, Nick finit par embarquer une jeune fille blonde et forte. Loin d’être timide ou apeurée à l’idée de se retrouver seule avec un homme bien plus âgé qu’elle, cette tonitruante Angie va lui sauter dessus. Plutôt ravi de se voir ainsi apprécié, Nick va vite déchanter. Angie est une véritable nymphomane qui en demande toujours plus … et le drogue. A son réveil, Nick se retrouve dans un village, Wollanup, qui ne figure sur aucune carte routière. Pendant son coma artificiel, il a été marié à Angie et il est assigné à rester, à vie, dans cette étrange communauté communiste. Les quelques dizaines d’habitants de Wollanup vivent en effet de la vente de kangourous (et tous, sans exception, travaillent à l’abattoir…) et sont complètement coupés du reste du monde. Ils mangent des légumes et des œufs en poudre, n’ont ni livres ni télé et leur seul loisir est de se saouler à la bière locale. C’est grâce à Crystal, la moins idiote du clan mais néanmoins sœur d’Angie, que Nick va tenter de s’évader.

               J’ai adoré ce livre audio complètement déjanté (alors que j'avais été déçue par Quitter le monde, du même auteur)! On s’attend à un polar classique et on se retrouve avec un ovni burlesque et passionnant ! On se surprend à s’attacher à ce personnage principal, gros nigaud la plupart du temps, qui se retrouve dans une situation tellement absurde et cauchemardesque, qu’il devient plus intelligent.  J’ai passé un excellent moment, drôle et divertissant, et je remercie Sylire chez qui j’ai pioché cette belle idée d’ « écoute » !

 

L'outback : 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 11:22

                                        

               J’ai commencé cette série il y a un an, pas très convaincue. On m’a offert ce tome 2 qui vient de sortir. Et je ne suis toujours pas séduite.

               L’histoire commence très fort avec un type qui essaye d’exorciser un théâtre parisien en plaçant, au centre de la scène, une femme nue. En parallèle, une pièce d’or est trouvée sur le parvis de Notre-Dame… pas n’importe quel or puisqu’il s’agit de l’or pur à 100%, l’or alchimique. Il est évidemment question de pierre philosophale et d’alchimie mais aussi d’êtres et de phénomènes fantastiques : des fantômes, un homme qui ressuscite après avoir fait une crise cardiaque…

             Pfff, pfff, pffff ai-je eu envie de dire en refermant cet album. Le scénario m’a paru tout aussi opaque et artificiel que pour le premier tome , j’ai peu apprécié les dessins des visages, par contre, les planches montrant Paris : Notre-Dame, la Tour Eiffel, le métro, le théâtre du Vieux Colombier, sont une belle réussite. L’idée est bonne, dommage que le scénario ne suive pas…

»   14/20   »

 

                 

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 15:00

 

          Cette longue nouvelle -ou ce court roman- tente de répondre à cette question : peut-on aimer de la même manière une personne perdue de vue depuis des années ?

           Louis est un jeune homme pauvre qui a toujours tenté de gravir les échelons grâce à son intelligence et sa volonté. Lorsqu’il entre dans la maison du richissime et célèbre conseiller G., directeur d’une grande usine de Francfort, en tant que secrétaire personnel du patron, il est partagé : ravi de prendre du galon, il rechigne cependant à vivre dans un luxe qui n’est pas le sien. C’est l’épouse du conseiller, le mettant vite à l’aise, qui parviendra à le faire sentir chez lui. Les mois passent et c’est seulement parce que Louis est envoyé par son patron au Mexique pendant deux ans que la maîtresse de maison et Louis s’avouent enfin leur amour et leur immense chagrin de se voir séparer. Louis se jette dans le travail, son amante qui lui a promis de se donner à lui à son retour lui écrit. La guerre 14-18 va retarder les retrouvailles qui n’auront lieu que neuf ans après le départ du jeune homme. Les deux personnages ont vieilli, leurs sentiments se sont émoussés et, malgré quelques heureux souvenirs qui les rapprochent, la passion de naguère s’est affaiblie au point de gêner le couple.

            Zweig sait si bien décrire les émotions, cette « confusion des sentiments » qu’on ne se lasse pas. L’écriture est un bijou ciselé avec talent. J’ai retrouvé le même esprit que celui de Lettre d’une inconnue, l’amour là aussi n’est sublimé que dans le rêve. La réalité est bien plus fade… puisse Zweig s’être trompé !

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 14:22

                                 

 

                      Dans ce roman graphique, les deux auteurs nous emmènent à New York. Cette ville tentaculaire va voir se croiser deux êtres seuls. Il y a la femme : elle se promène, fait la queue devant une boulangerie,  va boire un thé, va penser au cadeau qu’elle va acheter à sa sœur, pense à son chien confié à sa mère, se demande si elle doit s’inscrire sur un site de rencontres. Il y a l’homme : il ne vit que pour son boulot, faire la plonge et nettoyer les cuisines d’un restaurant dix heures d’affilée, tous les jours. C’est un tableau de Hopper qui va réunir ces deux solitudes dans l’immensité d’un musée.

               Ce roman graphique se démarque d’abord par la beauté de ses dessins, des peintures au trait large et maîtrisé qui rendent parfaitement justice aux paysages newyorkais. La référence à Hopper n’est pas anodine. Beaucoup de noir, de gris, de bleu. Le roman est bilingue, écrit en français et en anglais. Ça peut paraître étrange mais il me semble que la binarité est le fil directeur de l’ouvrage : l’homme face à la femme, la grande ville face à la solitude humaine. Tout en retenue et loin des clichés newyorkais, les auteurs exploitent ce thème la solitude avec brio.

                   J’avais découvert le scénariste Victor Rizman avec son excellent roman, 40 ans, 6 morts et quelques joursqui m’avait bluffée. Dans l’art de la BD urbaine, il ne s’en sort pas si mal non plus. A quand le prochain roman, … bientôt me semble-t-il !?

Je remercie Overblog ainsi que Victor Rizman pour ce très beau cadeau !

 

18/20

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 15:16

                                              

             J’avais un grand besoin de polar et avec cette lecture, j’ai également allégé ma PAL puisque ce petit pavé ne compte pas moins de 523 pages.

             La jeune et jolie inspectrice Petra Connor est affublée d’un assistant, Isaac, un Salvadorien surdoué. D’abord un peu agacée par la promiscuité de ce grand adolescent timide, elle se rend vite compte qu’il est très doué puisqu’il comprend (lui, tout seul comme un grand), que de nombreux meurtres ont été commis un 28 juin de la même manière : une sorte de tuyau avait été enfoncé dans la nuque de la victime. Alors, meurtres en série ou pas ? Petra commence à y croire mais elle doit d’abord résoudre l’assassinat de quatre jeunes gens à la sortie d’une discothèque.

             Lecture simple, fluide, addictive, certes, mais qui ne m’a rien apporté. Le style est plat, de nombreux passages sont inutiles et l’intrigue est finalement, très très classique. Le personnage d’Isaac vaut un peu mieux que les autres mais ça ne vole pas très haut dans l’ensemble. Je vais donc tâcher de me souvenir du nom de cet écrivain afin de l’éviter, à l’avenir.

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