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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 14:14

Ce n'est pas un stick à lèvres mais un stick à beurre!
ça a un côté terriblement écoeurant, non?
D'accord, ça permet de ranger définitivement le couteau à beurre dans le placard des Grands Inutiles, mais une question se pose à moi ... est-ce que ce stick est fait pour garder dans la poche de son manteau toute la journée???
bah!


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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 14:09

Petit détour à Saint-Tropez pendant les dernières vacances. Le port est beau, c’est vrai, les ruelles charmantes mais ça puuuue, ça pue tellement le fric !

La part de tarte tropézienne est à 8.50 euros, passons.

Le clou du spectacle dans le gros-village-à-embouteillages (45 minutes pour faire 2 bornes ! en septembre !) : les yachts. Y’en a des petits mais surtout des trèèèès grands… et apparemment, la mode du moment, c’est le noir. Du noir qui brille. Et des hommes qui astiquent pour que le noir soit encore plus brillant, étincelant, rutilant, éclatant, éblouissant, flamboyant, encore plus noir …

Ils se rendraient plus utiles ces malabars en tee-shirt moulant à récurer les toilettes des aires d’autoroutes.

Malheur à la chiure de mouche qui ose se poser sur l’engin ébène !

Désolée de vous décevoir, mais j’ai trouvé ces gros bateaux tellement sublimes que j’ai oublié de les prendre en photo par contre, ici on distingue un petit reflet du yacht géant (voui, la photo a été prise pour les méduses, bien plus intéressantes !)



                                      
           

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 11:07
décidément, c'est rubrique Nécrologie ce matin...

   Le photographe Willy Ronis, représentant célèbre de la photographie humaniste, est mort, dans la nuit de vendredi à samedi, à l'âge de 99 ans, a annoncé, samedi 12 septembre, une source proche du photographe. Après la mort de Robert Doisneau, dont la réputation l'avait longtemps éclipsé, Willy Ronis était devenu le principal représentant de l'école dite "humaniste" : il a fait partie de ces photographes qui, dans les années d'après-guerre, ont dépeint la France sous des traits souriants : petits métiers, bords de marne, couples d'amoureux, enfants farceurs…

quelques preuves de son talent :

Rue Simon Bolivar
 
(cette photo me fait penser aux couvertures des romans de Ruiz Zafon...)


Deena de dos



Les gamins de Belleville


Le Petit Parisien

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 09:37
est mort!
L'info est tombée ce matin...

"Cela faisait deux et demi qu’il luttait contre un méchant cancer du pancréas, qu’il avait annoncé en mars 2008 : Patrick Swayze s’est éteint lundi des suites de cette maladie"

Je suis de la génération Ghost et Dirty dancing, alors ça fait tout drôle... N'oublions pas Point Break, Road House, La Cité de la Joie ou encore Nord et Sud.

quelques souvenirs en image :

                                   
                      


                     


                                                          
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 22:54

      
   Un livre changeant, fait de hauts et de bas, de crescendo et de diminuendo. Ca commence par de bons sentiments (une ado qui veut aider une SDF à s’en sortir) et quelques clichés (l’ado en question est une surdouée, donc hypersensible, donc boulimique de connaissances, donc isolée des autres, etc.), mais on sort progressivement d’un monde en quête d’idéal pour une peinture de la réalité assez juste.
 
   Quelques personnages  :
- Lou Bertignac, enfant précoce de 13 ans. Petite. Réservée. En classe de 2nde, elle doit présenter un exposé en cours de SES : il s’agit de retracer le parcours et l’histoire d’une jeune femme sans abri.
– le personnage du prof archi sévère « La Terreur du lycée » qui « doit avoir une douzaine de paires d’yeux invisibles réparties sur tout le corps, un détecteur d’inattention greffé dans les narines et des antennes de limace » … portrait qui m’a fait sourire, bien sûr. Moi aussi, je les ai, ces douze paires d’yeux aurais-je parfois envie de dire à mes élèves, mais je les ferme souvent, je les voile pour ne pas que le cours ne soit que réprimandes, chasse aux bavardages et mises au garde-à-vous. Et puis, je dois avouer qu’en tant qu’élève, j’aimais aussi qu’on me foute la paix, et j’essaie, en tant que prof, de m’en souvenir. Parenthèse fermée.
- Lucas, le « chef de la classe », très grand, très beau et qui n’en fiche pas une, « le genre de personne à qui la vie ne fait pas peur ». Au début du roman, on se dit, ok, la petite surdouée docile avec le grand cancre insolent, mouais mouais…, à la fin … (n’avez qu’à la lire, la fin !).
– No enfin -Nolwenn- la SDF de 18 ans pour qui tout a mal tourné et « qui connaît de la vie quelque chose qui fait peur ». C'est la rencontre No-Lou qui constitue le noeud de l'intrigue.
    
   La première partie du roman semble donc être une petite histoire joliment racontée, puis petit à petit, la tension monte, notre intérêt s’amplifie, cet univers romanesque qu’on croyait manichéen se complexifie, s’obscurcit aussi. « Il ne faut pas espérer changer le monde car le monde est bien plus fort que nous". Ce qui est intéressant et assez réussi : l’œuvre mûrit en même temps que l’héroïne, l’écriture se fait plus réfléchie au fur et à mesure que Lou perd ses illusions, sa naïveté, ses espérances, lorsqu’elle sort de l’adolescence.
La fin est surprenante et somme toute, ce roman est à la fois poignant et attendrissant (malgré quelques petits recours à la facilité), à mettre entre toutes les mains, très réaliste. J’ai passé un bon moment.


   L'auteur, Delphine de Vigan, écrit là son 4ème roman. Son premier, Jours sans faim est paru en 2001 sous le pseudonyme de Lou Delvig : il s’agit d’un roman autobiographique sur le combat et la guérison d’une jeune fille anorexique de 19 ans.
La romancière a également fait sa rentrée littéraire ce mois-ci en publiant Les Heures souterraines.
 


                                                           

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 19:28
Tous les bons livres sont pareils. Ils sont plus vrais qu’aurait pu l’être la réalité.
(Ernest Hemingway)

mais en anglais, c'est beaucoup mieux :

All good books have one thing in common : they are truer then if they are really happened.
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 19:48
    Dans le top 20 de mes auteurs préférés, John Irving s'y trouve en bonne place ; La veuve de papier et Le monde selon Garp (écrit près de 20 ans plus tôt que l'oeuvre commentée) sont d'agréables souvenirs. 





    Ici, on a à faire à une autobiographie sélective qui décrit les années d’études de l’auteur : Exeter, Pittsburgh, New Hampshire puis un an à Vienne, ses débuts en tant que professeur puis écrivain. Un cahier central accompagne le livre : de nombreuses photos de tournois et championnats de lutte mais aussi des clichés plus personnels de John Irving et sa famille (tout ça pour constater que John est un bel homme…) .
    Irving évoque tour à tour la lutte et l'écriture pour finalement mêler les deux passions de sa vie. Il faut l'avouer, les descriptions, récits et autres commentaires ayant trait à la lutte (l'homme a été lutteur puis arbitre et enfin entraîneur) ne m'ont pas réellement passionnée, mais tout de même, ce cher John peut nous raconter ce qu'il veut sur n'importe quel thème, on  lit, on suit, on poursuit sa lecture!
  
    On découvre que le bonhomme est fan de Dickens et de Graham Greene, et on assiste également à l'écriture de ses premiers manuscrits, ses premières nouvelles et ses premiers émois littéraires. Humilité et auto-dérision sont au rendez-vous, l'auteur n'a de cesse de se qualifier de "passable " ou de "tout juste passable". Il évoque les remarques et critiques de ses premiers professeurs : "Kurt Vonnegut m'a demandé pour sa part si je trouvais intrinsèquement drôles les vers "guigner" ou "lorgner". Il voulait seulement dire que j'en abusais sciemment et avec une certaine coquetterie ; il n'avait pas tort."
Un peu plus loin, les différentes allusions à Oscar Wilde m'ont bien sûr fait sourire...
"Non, ce que je déteste chez Wilde, c'est que cet écrivain de second ordre s'est complu à décocher ses phrases lapidaires contre les grands -fallait-il qu'il fût jaloux de Dickens et de Flaubert pour les avoir ainsi accablés de son mépris!"
Hum... lisez un peu mes citations... quel perspicacité, John!

    Il souligne, dans les notes en fin de livre, que son autobiographie aurait été largement incomplète s'il n'avait accentué le rapport, l'intime corrélation entre l'écriture et la lutte.
"Mon expérience de la lutte se compose d'un huitième de talent et de sept huitièmes de discipline. Je crois que mon expérience de l'écriture respecte la même proportion."
et :
"Je suis tout à fait convaincu que la lutte m'a appris davantage que les ateliers d'écriture. Écrire bien, c'est réécrire ; de même, bien lutter est affaire de récurrence ; on répète le mouvement inlassablement, jusqu'à ce qu'il devienne une seconde nature. je ne me suis jamais vu comme un écrivain-"né", pas plus que comme un athlète "naturel", ni même un bon athlète, d'ailleurs. En revanche, je sais réécrire. Je n'arrive jamais à ce que je veux du premier coup, je ne sais que réviser, encore et toujours."

          Au final, on découvre un homme franc, généreux, modeste et tout simplement humain.
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 11:32

  Ca peut surprendre mais je trouve ça vraiment génial : une rencontre est organisée (cette année, le 11 octobre) entre mamans allaitantes, bébés et enfants allaités, parents, professionnels de la santé et de la petite enfance. Hop, on sort son sein sans gêne ni timidité et on montre le bon exemple!!! 
La rencontre a bien sûr lieu dans de nombreuses villes françaises...
toutes les infos :
http://www.grandetetee.com/

et en live, ça donne à peu près quelque chose comme ça :



et :



  Malgré les noooombreuses difficultés que j'ai rencontrées, j'ai toujours adoré allaiter, mes enfants aussi (enfin je l'espère!!). Il est dommage de ne pas voir plus de femmes allaiter en public, dommage de croiser des regards ahuris voire choqués devant un bébé au sein de sa mère !


(merci à Clémentine pour l'info )
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Published by Violette - dans Coups de coeur
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 14:25

     Il était temps ! C’est avoir des œillères que manquer ce roman (aux neuf prix !) présent en tête de gondole dans toutes les librairies !



Premières impressions : l’univers andalou du XIXème siècle qui est le cadre du roman m’a transportée dans un autre univers : celui de la littérature maghrébine féminine (Assia Djebar, Nina Bouraoui, ...) – le même tragique, une place particulière accordée à la femme, une importance attribuée à la mort… Puis c’est aux griots africains que j’ai pensé, ceux qui assurent le maintien de la littérature orale, ceux qui transmettent, par la parole, les histoires du temps passé. 

         Carole Martinez nous raconte effectivement, à travers la narratrice Soledad, la saga d’une famille espagnole, celle de Fraquista Carasco et de ses sept enfants. Le roman est constitué de nombreux chapitres qui pourraient être lus comme de petits contes à part entière. L'auteur manie les mots avec virtuosité, les descriptions avec grand talent ; aucune phrase n'est ordinaire, les métaphores sont récurrentes, vives, douces et savoureuses.

       Frasquita est mariée très jeune à José Carasco, ce mariage arrangé qui devrait attrister la jeune femme, la met en joie : la robe de mariée portée par toutes les femmes de la famille, cet "horrible petit bout de chiffon" sera à elle. Elle pourra l'embellir, le rouir, le tisser, le filer, le coudre et le broder à sa guise.
"Frasquita fit jaillir une splendide corolle de drap blanc de la petite robe grise. La découpe, les broderies, les ajouts de tissu transcendèrent ce torchon, témoin d'un siècle d'épousailles consommées".
Le talent de couturière de Frasquita sera le fil directeur du roman. Un linceul brodé de ses mains attire tellement les regards que la défunte qui le porte est oubliée, sa tombe sera profanée et le suaire volé.

Le cœur cousu est le cœur brodé par cette mère, Fraquista, et offert à la Madone, la Vierge bleue, à qui il manquait un corps. Le père Pablo « s’approcha de la Madone, tout doucement, comme s’il craignait de dissoudre le mirage. Arrivé à portée de main de l’apparition, il constata qu’attaché au squelette à l’aide d’un réseau de fils de couleurs un cœur bordé vibrait, sensible au moindre souffle. Le visage de la Madone semblait s’éclairer d’une joie nouvelle, il s’animait presque sous les feux de ce qui s’agitait en son sein ».

        La seconde partie du roman dédié à la révolte et à l'errance nous éloigne du village de Santavela et nous transporte encore un peu plus dans l'univers du conte et de la poésie. Les enfants de Frasquita sont mis à l'honneur : Pedro, l'unique fils artiste peintre, Anita muette puis conteuse, Angela, la fille à la voix d'or,  Martirio, fille des ténèbres au baiser mortel, Clara, l'enfant-lumière...

Cette immense fresque, est une fable féerique qui nous dépayse, nous pétrit de mots, nous transporte dans un monde de femmes liées entre elles par un coffret magique et transgénérationnel.
J'émettrais un petit bémol, ce roman dépaysant est un plaisir pour les yeux tant il est riche et coloré, c'est un vrai chef d'oeuvre mais qui, par ses mêmes qualités, crée en contrepartie, une distance avec le lecteur. C'est ce que j'ai ressenti, je suis parfois restée en dehors du récit, et je pense également que c'est un roman de et pour les femmes, un homme s'y ennuierait peut-être un peu...

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 23:57

un simple rappel pour ceux et celles qui peuvent le faire :



  




    C'est gratuit, rapide, ça se fait dans une ambiance sympa, les trajets peuvent être remboursés, ça ne fait pas mal, on reçoit à manger et à boire, la place de parking peut être payée, ...

C'est un beau geste, un tout petit don de soi.

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Published by Violette - dans Fait maison
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