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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 22:07

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          « Trop de bonheur »… un titre qui fait réfléchir ou sourire et qui cache dix nouvelles de longueur variable.

            Moi, la Championne-de-la-Mémoire-courte, je dois résumer dix nouvelles entendues en support audio ? C’est là que je me rends compte que ma (petite) mémoire est bien plus visuelle qu’auditive ! Allez, j’en ai quand même gardé quelque chose : les histoires tournent presque toutes autour d’une femme, une femme qui a été blessée, humiliée, quittée, trahie. Ces personnages féminins s’en sortent tant bien que mal en faisant preuve d’une force insoupçonnée ou d’une soumission défendable. Ainsi, dans la 1ère nouvelle (la plus noire selon moi), Doree excédée par les remontrances de son mari, quitte le foyer familial le temps d’un soir en se réfugiant chez une amie. L’époux vexé et blessé, pour se venger… tue froidement leurs trois enfants. Et Doree, des années plus tard, va continuer à rendre visite et parler à son mari à l’hôpital psychiatrique. Il y a aussi cette femme, veuve, qui voit entrer chez elle un inconnu qui s’installe et lui raconte qu’il a tué sa famille. Elle a soudain l’idée de lui raconter qu’elle-même a tué une femme. Il prend la poudre d’escampette en volant sa voiture… et se tue sur la route. Non, ce n’est pas très gai. C’est même souvent cruel, incisif, rêche.

        Alice Munro, lauréate du prix Nobel de littérature 2013, est une spécialiste de la nouvelle puisque Trop de bonheur est la douzième anthologie de nouvelles publiées. Ces dix textes courts regorgent d’une puissance qui ébranle. Le plus, c’est la surprise. Sans véritablement être des nouvelles à chute, les récits nous emmènent beaucoup plus loin que là où on pensait aller au début. L’auteur nous malmène autant que ses personnages mais elle sait aussi parfois être drôle et même faire preuve d’autodérision, par exemple quand elle fait dire à un de ses personnages : « Un recueil de nouvelles, pas un roman. Voilà qui est déjà en soi une déception. »

            La lecture faite par Amira Casar est riche, impliquée et colorée. J’ai adoré écouter sa voix et son léger accent (d’origine russo-kurde, elle a aussi vécu en Grande-Bretagne). Elle vit ce qu’elle dit et donne du sens aux textes de la Canadienne Alice Munro. J’ai apprécié toutes les nouvelles sauf la dernière qui porte le nom du recueil où je me suis complètement perdue. Les livres audio ont leurs limites. Ne restons pas sur cette demi-teinte. Je lirai, en version papier cette fois, d’autres nouvelles qui nous plongent dans un quotidien insolite.

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 11:04

 

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           Ce roman a une histoire toute particulière. Irène Némirovsky, juive, a 39 ans quand elle est arrêtée, en juillet 1942, puis déportée à Auschwitz où elle mourra, un an plus tard. Elle laisse derrière elle une trilogie inachevée dont nous ne possédons que les deux premiers tomes réunis sous ce titre, Suite française.

           Dans le premier opus intitulé « Tempête en juin », l’auteur raconte l’exode massif des Parisiens vers la province en ce mois de juin 1940. La peur, la précipitation, l’angoisse de l’inconnu, l’art de gérer les priorités, le chapardage pour survivre… et surtout cette image d’une grande envolée désorganisée et empressée. Les personnages sont nombreux, certains se révèlent dans cette situation critique, dans le bon sens comme dans le mauvais sens, se montrant égoïstes ou au contraire, généreux.

         Dans le deuxième livre, « Dolce », l’atmosphère est plus posée. L’ennemi a envahi les maisons, les villages, les chambres. Il faut cohabiter avec les Allemands dans ce petit village de Bourgogne. Mais l’Allemand n’est pas toujours un rustre, n’est pas toujours un homme inculte, n’est pas toujours un hôte irrespectueux. Lucile va le découvrir très vite. Vivant seule avec sa belle-mère alors que son mari (qu’elle n’aime pas) est absent, elle va apprendre à connaître ce commandant Bruno von Falk, apprécier sa sensibilité, son tact, sa culture.

         Des deux romans, c’est le second que j’ai préféré. Cette vie à côté de l’ennemi est décrite avec finesse et subtilité, on comprend bien que, même s’il s’agit de l’ennemi, après des semaines et des mois de cohabitation, c’est l’humain qui prime. Le thème est également évoqué par Vercors, presque simultanément, dans l'excellent Silence de la mer. L’Allemand est - lui aussi - un mari, un père, un amant, un nostalgique…, une victime.  Il s’agit d’hommes et de femmes. La fin du roman est extrêmement touchante, très juste et empreinte d’un triste espoir quand on connaît les circonstances de la mort de l’écrivain.
 

         C’est la fille d’Irène Némirovsky qui a lu pour la première fois le manuscrit caché dans une petite valise, en 1998, qui ne sera publié qu’en 2004. L’écriture est belle, la précision dans la description des sentiments, le portrait des personnages m’a fait penser au style de Stefan Zweig dont on pourrait reprendre un titre, « La confusion des sentiments »  qui siérait si bien à Lucile.

 Une belle découverte en livre audio, même si j’aurais tendance à dire qu’il faudrait privilégier la version papier pour mieux goûter aux qualités de ce texte si riche.

« Les êtres passionnés sont simples, se dit-elle encore; elle le hait, et tout est dit. Heureux sont ceux qui peuvent aimer et haïr sans feinte, sans détour, sans nuance. »

« Ils se disaient que la raison, le cœur lui-même pouvaient les faire ennemis, mais qu'il y avait un accord des sens que rien ne pourrait rompre, la muette complicité qui lie d'un commun désir l'homme amoureux et la femme consentante. »

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 17:15

 

 

 

           Après avoir dévoré avec ravissement et délectation La Jeune fille à la Perle, il me tardait de lire un autre roman de cet auteur américain. La découverte fut ici auditive.

           1850. Honor est une Amie, entendez par là, une Quaker, une membre de l’Eglise protestante fondée au XVIIème siècle, en Angleterre. Honor accompagne sa sœur Grace aux Etats-Unis. C’est par la voie maritime (bien sûr, au début du XIXème siècle…) que les deux jeunes femmes rejoignent leur destination. Pour Grace, un mari l’attend, pour Honor, c’est un peu plus compliqué, c’est un ancien fiancé qui l’a quittée qu’elle fuit. La traversée de l’Atlantique dure un mois durant lequel Honor est constamment malade ce qui l’amène à penser que jamais plus elle ne reverra sa chère Angleterre. Les désillusions s’accroissent puisqu’une fois sur le sol américain, Grace décède en quelques semaines de la fièvre jaune. Voilà Honor, seule, livrée à elle-même, se dirigeant péniblement vers le promis de sa sœur, Adam.

          Sur son chemin, Bell, une modiste au caractère bien affirmé, l’héberge et l’embauche quelque temps. Il faut dire qu’Honor coud avec une rapidité et un talent extraordinaires et elle sait parfaitement créer de très beaux quilts (des couvertures patchworks très prisées à l’époque). Dans la maison d’Adam, le fiancé de sa sœur, dans l’Ohio, elle sent bien qu’elle n’est pas la bienvenue et qu’elle n’a plus aucune légitimité à y séjourner. C’est pour cela que, quand un voisin fermier, Jack Haymaker, la demande en mariage, elle accepte tout de suite. Sa nouvelle vie dans sa belle-famille ne lui convient pas, Honor ne se sent pas à sa place et surtout, il y a l’esclavagisme et ce gouffre entre les principes des Haymaker (ne pas aider un esclave en fuite) et les siens qui voudraient qu’elle nourrisse, cache, héberge toute personne en difficulté.

       Comme pour La Jeune fille à la Perle, on sent que l’auteur se prend de passion pour l’Histoire et maîtrise parfaitement son sujet. Ici, elle nous emmène dans les contrées vastes et rudes de l’Ohio à une époque où les Noirs fuient l’esclavage, où le métier de « chasseur d’esclaves » existe, à une époque aussi où une femme qui n’est pas battue peut s’estimer heureuse. Et Honor va s’affirmer, à sa manière, elle va se murer dans le silence avant de fuir, comme le titre l’indique, pour manifester ses opinions. Elle va aussi à se mettre à aimer ce pays, son maïs et ses lucioles ! Le féminisme, la solitude, le combat d’Honor sont touchants et le contexte en fait un livre bien intéressant. Encore une fois, Tracy Chevalier brosse des portraits d’une remarquable subtilité, des femmes qui semblent partagées entre révolte et soumission. Deux lecteurs ici, Benjamin Jungers qui fait le narrateur et Sarah Stern lit les lettres qu’Honor envoie à famille et amis restés en Angleterre.

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 17:09

 

 

 

            J’entends déjà les cris et les huées : je n’ai jamais lu Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, pire, j’avais commencé à le lire puis l’ai lâchement abandonné (ce qui n’est pas dans mes habitudes). Je me suis donc dit que je pouvais découvrir cet auteur en livre audio, avec ce roman qui, je ne le savais pas, est la suite de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur.

           Jean Louise est une jeune femme qui vit à New York mais qui revient, pour un temps, dans sa région natale de l’Alabama, dans la petite ville de Maycomb. Elle y retrouve celui qui a toujours été son modèle, son vieux père, Atticus, en mauvaise santé ; son ami d’enfance et prétendant, Henry, et sa tante terriblement coincée (à la fois dans ses corsets mais aussi dans ses bonnes manières…). Alors qu’elle nage dans une ambiance bon enfant, tout au plaisir de retrouver les siens et des souvenirs plus ou moins heureux, Jean Louise découvre que son père siège à un « conseil des citoyens » destiné à prôner la suprématie des Blancs et à rabaisser les Noirs. Pour Jean Louise, tout s’effondre, ses croyances, ses principes, ses illusions. Révoltée contre tous, elle comprend, très doucement, que le monde n’est pas aussi simple et manichéen qu’elle se l’imaginait. Désenchantement et plongée brutale dans la vie adulte.

           Je suis complètement passée à côté de ce roman ! Si j’ai apprécié le contexte spatio-temporel, ce voyage dans l’Amérique des années 50, je n’ai franchement rien compris à la morale finale. Le lecteur ne peut qu’être du côté de Jean Louise, cette femme libérée et idéaliste qui, pourtant, d’après ce que j’ai cru comprendre à la fin du livre, se laisse amadouer voire convaincre par le racisme de son père et de son entourage ??? Bref, je suis sortie dépitée et même irritée de cette lecture …

 

Atticus : « Souhaites-tu voir des cars entiers de Noirs débouler dans nos écoles, nos églises et nos théâtres ? Souhaites-tu les voir entrer dans notre monde ? »  !

 

Merci à Audiolib !

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 11:49

 

 

Ou quand la putréfaction côtoie le grandiose…

 

       C’est l’histoire d’une errance, celle d’un homme, Vernon Subutex, qui a tout perdu et se retrouve à la rue. Son ami et star de la musique, Alex Bleach, est mort, et c’est lui qui lui payait le loyer. Vernon va squatter chez des potes, renouer avec des nanas à qui il plaisait bien, dormir à droite, à gauche.  Ancien disquaire, la cinquantaine bien entamée, il repense à tous ceux qu’il a déjà vu partir, morts trop tôt. Il n’ose avouer sa véritable situation, prétextant un passage en France avant de retourner vivre au Canada. Ses rencontres et ses souvenirs se font sur fond sonore de rock, ça sent l’alcool - et la drogue - et le sexe. Les personnages sont tous des paumés, dépendants d’une substance illicite ou non, acteurs de film porno, dépressifs, aigris, bourreaux ou victimes, et souvent en mal d’amour. Vernon semble traverser ce monde qu’il connaît très bien pour s’en détacher progressivement. Le sentiment d’indifférence l’emporte, il préférera sa liberté de clochard aux contraintes de l’amant entretenu.

       Le texte de Despentes est d’une lucidité effroyable. Elle met dans la bouche de certains personnages toute la haine et la rancœur qu’on peut trouver dans notre société, le racisme, le sexisme, l’abandon de soi. Elle brosse le portrait d’un Paris violent et cruel, d’une société âpre et en déclin. Acide et efficace, l’écriture laisse à peine au lecteur (ou auditeur) le temps de souffler. Beaucoup ont parlé de claque, c’est vrai qu’on n’en ressort pas indemne, et, même si je n’ai pas tout aimé, j’apprécie les livres qui bousculent et je ne manquerai pas de lire ou d’écouter la suite. A souligner la remarquable interprétation du lecteur Jacques Frantz qui, avec une telle voix, incarne si bien Vernon et son monde…

Merci Audiolib !

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 10:02

 

 

          Découvert en livre audio, ce thriller psychologique retrace aussi la vie d’une femme blessée, ou plutôt celle de deux femmes meurtries par l’existence.

          Nous sommes en Argentine, en 1987. Vittorio Puig est un psychanalyste qui retrouve, un soir en rentrant chez lui, sa femme Lisandra défenestrée. C’est la thèse du meurtre qui est privilégiée par la police et c’est le mari qui est immédiatement accusé. Eva-Maria, une patiente de longue date, se prend de passion pour cette affaire et va enquêter de son côté parce qu’elle croit en l’innocence de son médecin. Elle se rend à l’enterrement de Lisandra, elle écoute les cassettes où Vittorio avait enregistré les séances avec ses patients, elle va interroger les gens qui côtoyaient Lisandra… Le lecteur va de révélations en révélations, de doutes en surprises : Lisandra a-t-elle eu des amants ? Et Vittorio aurait-il été infidèle lui aussi ? Parallèlement, on apprend à connaître une Eva-Maria fragilisée par la disparition de sa fille liée à la dictature argentine, une femme qui vit avec son fils mais qui ne lui prête plus aucune attention, une femme qui décidément s’intéresse vraiment beaucoup (trop ?) à cette histoire de meurtre…

        J’ai trouvé ce roman d’une grande violence, elle est parfois implicite mais toujours insidieuse et perfide. Les séances enregistrées nous permettent d’entendre (magie du livre audio !) quelques patients complètement torturés du Dr Puig. Le témoignage d’Alicia m’a particulièrement bousculée car c’est celui d’une femme mûre aigrie par la vie, par son âge, par ses déceptions. Les parcours de femmes sont de toute manière tous bouleversants et dérangeants dans ce livre. Sur un air de tango, les personnages sont malmenés, manipulés et pourtant, c’est le lecteur qui se fait avoir avec une surprise finale de taille mais qui reste dans cette même lignée du sordide et de l’abject. Voilà un savant mélange d’amour, de jalousie, de psychanalyse, de vengeance ! Le suspens, déjà apprécié dans Le confident, est de la partie également.

        Le fait d’avoir choisi plusieurs lecteurs (chose que je réclame silencieusement avant d’entamer n’importe quel livre audio !) renforce la cruauté et la puissance de cette œuvre. Je cite les lecteurs en les applaudissant : Elsa Lepoivre, Danièle Lebrun, Jennifer Decker, Thierry Hancisse, Michel Favory et Thierry Frémont. Une belle réussite de livre audio qui n’a fait qu’accentuer les qualités évidentes de ce roman.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 10:38

 

 

          L’histoire se passe en Mongolie. Yeruldelgger est un flic meurtri parce qu’il a perdu sa petite fille faute d’avoir su abandonner une enquête. Et dans cette nouvelle affaire, il s’agit encore d’une petite fille qu’on a trouvée morte enterrée avec son tricycle. Mais ce n’est pas tout, trois cadavres de Chinois sont découverts peu à après ainsi que ceux de deux prostituées pendues. Les affaires se mêlent et s’en mêlent, les policiers s’entraident et s’affrontent. Un gamin courageux, Gantulga, va apporter son secours et ses conseils avisés aux flics.

          Je vais être franche (comme toujours d’ailleurs !) : je n’ai pas aimé la première moitié du roman, j’ai même été très étonnée de tout l’engouement qu’a suscité ce polar récompensé plusieurs fois… mais qu’est-ce que c’est noir, sordide et violent ! Puis, je l’admets, je me suis attachée aux personnages, au pays mongol et à ses coutumes, on boit du thé salé (j’aimerais en goûter!), on mange des ravioles de mouton gras et on n’entre pas dans une yourte comme dans un moulin ! D’ailleurs le rustre de Yeruldelgger nous fait la leçon. Le Gavroche mongol alias Gantulga m’a vraiment beaucoup plu ainsi que la légiste avec qui Yeruldelgger tente d’avoir une relation amoureuse à peu près normale dans cette sauvagerie asiatique.

         Alors voilà, je ne sais pas si je vais continuer les aventures de ce flic mongol. L’auteur nous promet au moins trois tomes. Peut-être écouterai-je la suite, surtout si elle est racontée par l’excellent Martin Spinhayer, peut-être pas : les carnages, le sang qui gicle, les éviscérations et les émasculations, c’est pas trop mon truc. A noter que le livre audio se clôt sur un très intéressent entretien avec Ian Manook (dont le nom véritable est Patrick Manoukian) qui évoque son travail d’écriture mais aussi son amour des voyages.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 12:43

 

 

            Découvert en livre audio, ce petit roman est une histoire d’amour mais aussi un livre sur les livres…

           Guylain Vignolles a toujours été raillé à cause de son nom. Il travaille dans une entreprise qui détruit les livres pour les recycler, et cela lui fend le cœur, car Guylain adore les livres.  Il aime tant la lecture qu’il récupère quelques feuilles abandonnées par la monstrueuse machine et lit dans le RER le matin. Même si ce ne sont que des bouts de romans et que l’ensemble n’a ni unité ni cohérence, ça plaît aux gens qui entourent Guylain. Une vieille dame va même lui faire une folle proposition : lire ces mêmes pages dans une maison de retraite afin de distraire les pensionnaires. La vie de Guylain va se trouver réellement chamboulée le jour où il ramasse une clé USB perdue. Cette clé contient des textes écrits par Julie, une dame pipi. Guylain ne connaît rien de cette Julie mais il la découvre à travers ses textes, apprend à connaître sa vie, apprécie son humour et… finit par tomber amoureux d’elle. Mais comment va-t-il bien pouvoir la retrouver ?

         C’est sympa, ça ne mange pas de pain, mais ça ne va pas au-delà d’après moi. Ça s’écoute très bien, c’est parfois rigolo et ça essaye de ressembler vaguement à L’Elégance du hérisson sans y parvenir. Certains personnages ont le mérite d’être originaux (le collègue qui s’est fait faucher les deux jambes par la méchante machine et qui essaye de les « retrouver » par le biais du papier recyclé). Et puis voilà. Pas grand-chose à rajouter à part que le succès qu’a connu ce livre ne m’étonne pas. L’interprétation - excellente – de Dominique Pinon n’y est pour rien dans mon avis en demi-teinte.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 11:57

 

 

           C’est en écoutant l’auteur parler à une émission de télé que je me suis demandé pourquoi j’avais abandonné ses livres – il y a bien dix ans que je n’ai plus touché à un roman d’Amélie Nothomb… La réponse est à la fin du billet !

           Amélie Nothomb raconte sa rencontre avec une de ses lectrices, Pétronille Fanto, lors d’une séance de dédicaces. Amélie et Pétronille correspondaient depuis quelque temps déjà et ce fut une surprise de découvrir, en la personne de Pétronille, jeune femme d’une trentaine d’années, un être aux airs d’adolescent et au look androgyne. Pétronille, d’emblée, ne semble pas être impressionnée par l’écrivain. Auteur de talent, elle méprise Amélie qu’elle prend pour son larbin. Pourtant Amélie l’apprécie, malgré ses sautes d’humeur, sa mesquinerie, sa déloyauté. Elle a surtout trouvé une compagne de beuverie car Amélie adore le champagne mais n’aime pas s’enivrer seule. Les deux femmes vont passer quelques années ensemble, l’une faisant tout pour l’autre sans se poser de questions…

           Le livre s’ouvre sur une magnifique apologie du champagne dont je vous livre un mini-extrait dans lequel, amatrice de bons vins que je suis, je me suis totalement retrouvée. Et puis après… après, c’est du grand n’importe quoi ! Entre autobiographie et fiction, Amélie raconte, dans un style d’une platitude affligeante, sa rencontre avec une personne sans intérêt, sournoise et insensible, qui, de plus, la rabaisse quand elle ne l’ignore pas complètement. Je n’ai pas compris l’objectif du livre – si objectif il y a-  les dialogues sont banals, on ne sait pas si on doit rire ou pleurer et l’ensemble extrêmement bref, et pourtant très ennuyeux, est d’une rare médiocrité ! En livre audio, les 2h30 d’écoute m’ont même paru longues, l’auteur a délégué la tâche de lire son œuvre à Pulcherie Gadmer, la pauvre ! Il va m’en falloir du courage, pour remettre, un jour, le nez dans un livre d’Amélie Nothomb !

 

« L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part. SI la première cuite est si souvent miraculeuse, c’est uniquement grâce à la fameuse chance du débutant. Par définition, elle ne se repoduira pas.»

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 15:31

 

 

            Deuxième tentative avec cet auteur flic. Toujours en livre audio.

            Léo se rend chez le coiffeur. Il en profite pour raconter une histoire fabuleuse au délicat parfum de conte moderne. Providence, une très jolie factrice, veut se rendre au Maroc pour chercher et ramener définitivement en France la petite Zahera, atteinte de mucoviscidose, qu’elle a adoptée quelques années plus tôt. Oui mais l’avion que devait prendre Providence est coincé au sol, comme tous les autres avions, à cause de ce fameux nuage de cendres islandais dont tout le monde se souvient encore bien… Elle ne se laisse pas démonter, va recourir à tous les moyens inimaginables pour retrouver sa petite malade. Pourquoi pas voler ? Entre marabouts chinois et sénagalais, adeptes de la lévitation et rencontres encore plus farfelues, Providence va effectivement voler de ses propres bras, à travers les nuages. La fin nous expliquera comment…

            Par rapport au premier roman publié de l’auteur, on sent une certaine maturité, des progrès dans la profondeur des sentiments et dans la description des personnages. Quelques passages m’ont même vraiment touchée. Des reproches, on pourrait cependant en faire par paquets entiers. On sent bien que c’est un homme qui écrit puisque son héroïne au « physique impeccable » se goinfre comme elle le souhaite sans prendre un gramme… Les passages où la « volante » rencontre Obama puis Hollande… doit-on en rire ou en pleurer ? Je ne sais pas ! L’auteur ne semble pas craindre le ridicule et assume pleinement son naïf optimisme en la vie. Il y a un côté Amélie Poulain qui peut plaire ou ne pas plaire. Pour ma part, si les quelques heures d’écoute m’ont bien divertie, la version papier m’aurait certainement agacée et je ne pense pas m’intéresser de trop près au prochain ouvrage de ce Monsieur Puertolas.

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