Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 19:57

Douglas Kennedy a un nom tellement passe-partout que je suis incapable de dire si je l’ai déjà lu ! En tous cas, ici, c’est en livre audio que je l’ai découvert.

On suit Jane, de son adolescence où, au cours d’une énième dispute entre ses parents, elle affirme qu’elle ne se mariera jamais et qu’elle n’aura jamais d’enfants, à sa vie d’adulte.  

Jane clame haut et fort qu’elle ne veut pas suivre le schéma de vie de ses parents et le lendemain, le père quitte la famille. Sa mère lui reprochera toute sa vie ces quelques mots qui auraient été à l’origine du départ du père. Bien sûr, ce n’est pas que cela. Mais cette soirée marquera la vie de Jane. Etudiante, elle connaîtra un amour intense et clandestin dans les bras de son professeur et directeur de thèse. Un peu plus tard, elle plaque sa passion pour la littérature pour un poste de trader, carrière  interrompue brusquement par l’annonce de la cavale de son père, devenu un escroc. Ensuite, Jane s’isolera dans une maison sur une côté canadienne pour faire de sa thèse un livre. Encore plus tard, elle acceptera un poste d’enseignante et tombera enceinte, contre sa volonté.

Tout cela paraît assez plat… et bien, ça l’est effectivement. Le récit de la vie de Jane (qui est bien tarte, avouons-le !) est bien entrecoupé de réflexions (philosophiques, sociales, sentimentales, psychologiques), tantôt intéressantes, tantôt terriblement communes mais je n’ai cessé de me demander où voulait en venir l’auteur. Nulle part je crois ! C’est un livre fourre-tout où, a-t-on bigrement l’impression, l’écrivain case de temps à autres les pensées qu’il aurait notées sur son petit calepin au courant de l’année : le bonheur, la maternité, l’héritage familial, la vie de couple, etc. Je suis donc assez déçue même si le livre audio a diverti mes trajets, je crois qu’à lire le livre je me serais beaucoup plus ennuyée.

Voilà ce que j’ai écrit après avoir écouté le premier CD… et avant de découvrir qu’il y en avait un deuxième ! oui, riez, riez !

La seconde partie du roman est bien meilleure que la première, ai-je trouvé. Du moins au début. Jane connaît une tragédie terrible, l’auteur décrit bien ses tourments, son indicible douleur, sa lente et définitivement incomplète reconstruction. Elle déambule toujours, entre Boston, Calgary, Berlin. Là où j’ai été plus sceptique c’est quand elle s’est mise à jouer l’enquêtrice et qu’à elle toute seule, elle a réussi à arrêter un tueur en série. Mon impression initiale perdure, la vie de Jane est divisée en différentes étapes et, contrairement à ce que Kennedy veut bien nous faire croire, ces étapes n’ont pas de lien entre elles. Qu’est-ce que j’ai le plus aimé ? Les quelques images de l’Amérique du Nord qui nous sont données, visions éphémères de populations, de mœurs, de paysages, de vies.

Repost 0
Published by Violette - dans Livres audio
commenter cet article
30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 20:58

Ce n’est pas tous les jours qu’on m’offre un livre audio (merci Audiolib et Télérama !)… celui-là fut le premier de l’année scolaire à pénétrer dans l’antre de mon lecteur CD de voiture.

C’est court, disons-le tout de suite :

-          « La baie de Hanalei » (lecture d’une nouvelle de 50 minutes) : une mère japonaise se rend sur la baie de Hanalei pour identifier le corps de son fils, surfeur, dont la jambe a été dévorée par un requin et qui est mort noyé. Ce décès ne semble pas la toucher tant que ça mais elle met un point d’honneur à passer ses vacances à cet endroit, tous les ans. On finit par apprendre que deux jeunes surfeurs ont vu le fantôme du fils décédé sur la plage…

-         « Les Crabes » (durée : 17 minutes) : un couple d’amoureux passe quelques jours de rêve à Singapour, baignades, shopping, amour,… la cerise sur le gâteau, c’est ce restaurant spécialisé dans les plats de crabe que la jeune femme a trouvé et qu’elle a su, d’instinct, reconnaître comme excellent. Ils mangent donc du crabe à gogo tous les soirs… jusqu’au dernier où le jeune homme vomit tout ce qu’il a dans le ventre. S’ensuit une réflexion psycho-existentialiste que j’ai eu du mal à comprendre : pour lui, quelque chose avait changé ce soir-là, il ne pouvait se résoudre à voir sa compagne dormir alors qu’il était au plus mal…

Pour faire vite, je dirais que la lecture (ou l’écoute !) de ces deux nouvelles est loin d’être indispensable, je la trouve même plutôt dénuée d’intérêt. J’y ai trouvé ce que j’aime le moins chez Murakami : un style assez plat et un appendice de réflexion qui frôle la dimension métaphysique en titillant du bout du doigt une hantise de fin du monde. Ayant déjà été déçue par 1Q84, me voilà donc peu enthousiaste à l’idée de lire un autre Murakami !

Repost 0
Published by Violette - dans Livres audio
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 21:05

 

Encore une belle découverte audio qui a distrait mes trajets voiture !

Au départ, cinq potes de longue date : Marc, célèbre photographe plein aux as ; Lucas, l’infirme en chaise roulante, ardent défenseur de la cause tibétaine et heureux en ménage avec une femme beaucoup plus jeune ; Marlène, galeriste et bisexuelle à ses heures perdues, Jean-Claude, gérant d’hôtel, éperdument amoureux de son ex-femme et en haine totale de sa fille qui aurait fait capoter son mariage, « Bany », orphelin, assistant et homme à tout faire de Marc.

La première surprise est de taille : Marc annonce à ses amis qu’il se marie avec une Chinoise de 19 ans, Yun-Xiang. Lui, l’homme à femmes aussi infidèle qu’instable ? Oui, il semble fou amoureux en plus de cela ! Et demande à ses copains, tout naturellement, de devenir les témoins des mariés. Surprise numéro 2 qui, de loin, dépasse la première : Marc est retrouvé mort, calciné dans sa voiture, quelques heures avant son mariage… Non seulement, les quatre amis doivent accepter ce deuil mais ils doivent aussi s’occuper de cette fiancée chinoise qui s’apprête à atterrir à Paris. Et ils décident, au début, de lui taire la vérité. Marc est parti en reportage-photo, il ne va pas tarder à rentrer.

Mais Yun-Xiang n’est pas n’importe qui ! Douée, vive, polyvalente, intelligente, elle va très vite apprivoiser et séduire les quatre copains avant de comprendre que Marc est mort. Elle a su gratouiller le point faible de chacun, toucher leur sensibilité. Cette dimension de « femme qui sait tout faire » m’a agacée, cette Chinoise est tout simplement un prodige ! Mais l’histoire va un peu plus loin, se fait plus ambiguë, propose une réflexion sur l’amitié, la mort, l’amour… sur l’identité culturelle, même, puisque Van Cauwelaert le dit lui-même dans l’entretien qui fait suite au récit : la jeune fiancée de Marc ne pouvait être que Chinoise.

Si les premiers instants d’écoute m’ont fait penser à certains récits d’Eric-Emmanuel Schmitt pour le côté fable, très vite, je me suis rendue compte que Les témoins de la mariée est une œuvre complexe et polysémique. Les personnages sont délicieusement bien dessinés (un chapitre = un personnage), le ton varie, l’humour n’est jamais absent. A découvrir, à écouter ou à lire !

Je me permets de vous rappeler mon premier coup de cœur cauwelaertien : Noces de sable !

« L'avantage d'avoir été privé d'enfance, c'est qu'on n'arrête jamais de se rembourser. »


« Si elle restaure le bonheur des autres, c'est pour s'y faire inviter. Mine de rien, elle pratique le feng-shui des sentiments : elle refait les intérieurs avant de les squatter. »


« C'est quand on a tout perdu qu'on se retrouve. »

 

Anis vous en parle bien mieux que moi, elle n’a pas écouté l’œuvre mais l’a lue !

Repost 0
Published by Violette - dans Livres audio
commenter cet article
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 09:44

 

Oeuvre découverte en livre audio !

Algérie, années 30. Lorsque Younes a 9 ans, son père, paysan ruiné, se voit contraint de le confier à son frère, pharmacien et notable d’Oran. L’oncle l’accueille comme son propre enfant et avec sa femme catholique, Germaine, ils vont éduquer et faire grandir celui qui sera désormais appelé Jonas. Pourtant le jeune garçon n’a pas oublié ses parents et sa sœur. Il les perd de vue.

Adolescent, une histoire d’amour va changer sa vie, ou plutôt une double histoire d’amour. Jonas dit au revoir à sa virginité dans les bras de la mystérieuse Mme Cazenave qui lui fait vite comprendre qu’il n’y aura de suite à cette brève liaison. Quelques années plus tard, Jonas rencontre la magnifique Emilie, la fille de Mme Cazenave. La belle Emilie bouscule tous les cœurs des amis de Jonas mais elle fait comprendre à notre héros que c’est lui qu’elle a choisi. Mme Cazenave ne peut supporter l’idée d’une relation entre sa fille et celui qui fut son amant. Donc Jonas repousse les avances d’Emilie. Il le fera des années durant sans qu’elle n’y comprenne rien et la verra épouser un de ses meilleurs amis.

Cette histoire d’amour ratée restera toute la vie ancrée dans le cœur de notre narrateur. C’est à Marseille que se termine ce triste récit.

A l’arrière-plan, l’histoire de l’Algérie éclate, broie les familles, éloigne les être chers. Le voyage que nous propose Khadra est réussi, je dirais même plus, on a envie de connaître ces villes et ces campagnes algériennes.

La fin du roman est bouleversante et je n’ai pu m’empêcher d’en cueillir des extraits, par sa profondeur, son bon sens et sa langueur, elle résume l’essence de la vie. Ce qui m’a moins plu, c’est cette histoire de rencontre ratée, j’avais bien envie de mettre des claques à l’indolent Jonas qui, vieillard, regrette ses choix passés. La lecture faite par André Pauwels est remarquable, il module sa voix en fonction du personnage qu’il incarne. Seul bémol : lorsqu’il prend la voix d’une femme, celle-ci a vraiment l’air d’une greluche à voix trop mièvre…

Si vous êtes féru d'histoires d'amour douloureuses et d'épopées amicales, n'hésitez pas à lire ce roman. Je le conseille aussi pour sa beauté finale et son écriture si élégante et raffinée même si certaines longueurs, au début, ont un peu ennuyé mes trajets en voiture. Je n’ai pu m’empêcher de relever quelques passages marquants (ne me demandez pas comment je peux retenir des extraits en voiture, ma technique restera secrète !)

 

La guerre est « le succube de la mort, la concubine féconde du malheur ».

« La postérité n’a jamais rendu l’étreinte des tombes moins dure, elle a juste le mérite de modérer notre peur de la mort puisqu’il n’y a pas de thérapie mieux appropriée à notre inexorable finitude que l’illusion d’une belle éternité. »

 

« Ici nous ne disons pas nostalgie, nous disons nostalgérie. […] L’Algérie me colle à le peau […]. Des fois, elle me ronge comme une tunique de Nessus, des fois elle m’embaume comme un parfum délicat. J’essaye de la semer et n’y arrive pas. Comment oublier ? J’ai voulu mettre une croix sur mes souvenirs de jeunesse, passer à autre chose, repartir à zéro. Peine perdue ! Je ne suis pas un chat et je n’ai qu’une vie, et ma vie est restée là-bas, au bled. J’ai beau essayé de rassembler toutes les  horreurs pour le vomir, rien à faire : le soleil, les plages, nos rues, notre cuisine, nos bonnes vieilles cuites et nos jours heureux supplantent mes colères et je me surprends à sourire là où je me prépare à mordre. »

Et une des plus belles citations qui me soit donné de recopier :

« On ne retombe pas en enfance, on n’en sort jamais. Vieux, moi ? Qu’est-ce qu’un vieillard sinon un enfant qui a pris de l’âge ou du ventre. Ma mère dévale le tertre la poussière à ses pieds telle des milliers de constellations. Maman, ma douce maman.  Ce n'est pas seulement un être, une mère, même unique, ou bien une époque ; une mère, c'est une présence que ni l'érosion du temps ni les défaillances de la mémoire ne peuvent altérer. J'en ai la preuve tous les jours que Dieu fait, toutes les nuits quand la latence m'accule au fond de mon lit. Je sais qu'elle est là, qu'elle a toujours été auprès de moi à travers les âges, les prières avortées, les promesses résiliées, les absences intenables et les peines perdues. »

Repost 0
Published by Violette - dans Livres audio
commenter cet article
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 10:36

J’en avais entendu parler de ce livre, je connais l’auteur pour ses chansons, son groupe et ses sauts dans un public déchaîné. On retrouve toute l’originalité de ce petit bonhomme dans ce conte que j’ai découvert en livre audio.

Edimbourg, en 1874. C’est le jour le plus froid du monde que naît Jack, cet enfant de prostituée. Délaissé par sa mère, il est recueilli et soigné par le Docteur Madeleine, une sage-femme un peu sorcière. En effet, le cœur de Jack boitille, il a besoin d’une prothèse pour continuer à battre, et Madeleine lui greffe une horloge bruyante et bondissante sur son cœur. Jack va ainsi grandir avec cette particularité qui l’empêchera d’être adopté. Il coule néanmoins des jours heureux auprès de Madeleine, deux prostituées et Arthur qui grince de la colonne vertébrale.

Madeleine a fait une seule et unique recommandation à Jack : ne pas tomber amoureux, son cœur le ne supporterait pas ! C’était couru d’avance, Jack tombe éperdument amoureux d’une petite chanteuse des rues, Miss Acacia. Pour elle, il va aller à l’école, il se fera maltraiter par les autres élèves, il parcourra l’Europe pour la retrouver. Un amour enfantin, pur et joyeux les réunira… jusqu'à l’apparition ou plutôt la réapparition de Joe, le premier amant de Miss Acacia, un rival qui va tenter de mettre en péril leur union.

Un mélange de plusieurs genres, de différentes références, plusieurs niveaux de lectures, un hommage à Georges Méliès, et surtout, un style, et quel style ! Mathias Malzieu excelle dans l’originalité, dans la virtuosité, dans l’art de créer des univers féériques et délirants. Il a un talent dingue et son écriture n’est pas sans rappeler sa musique, folle, variée, ludique, fantastique et surréaliste. Il existe d’ailleurs un CD inspiré du roman, qui porte le même nom. Il me tarde de le découvrir. J’ai déjà eu l’immense chance d’entendre ce conte lu par Malzieu lui-même. Rien que l’accent chantant de ce magicien quand il prononce « Madeleine » vaut le détour. 

– COUP DE CŒUR !!! -

 

« Son cou est saupoudré de grains de beauté minuscules, constellation descendant jusqu'à ses seins. Je deviens l'astronome de sa peau, fourre mon nez dans ses étoiles. Sa bouche entrouverte me fait loucher, j'ai des bulles dans le sang et des éclairs entre les cuisses. Je l'effleure de toutes mes forces, elle m'est fleur de toutes les siennes. De ses mains coule une douce électricité. Je m'approche encore. »

« Je viens d'embrasser la fille à langue d'oiseau et rien ne sera plus jamais comme avant. Mon horlogerie palpite tel un volcan impétueux. Pourtant ça ne fait mal nulle part. Enfin si, quand même,j'ai un point de côté. Mais je me dis qu'après une telle ivresse de joie, ce n'est qu'un maigre prix à payer. Cette nuit, je vais grimper à la lune, m'installer dans le croissant comme dans un hamac et je n'aurai absolument pas besoin de dormir pour rêver. »

« … elle ne sait pas combien la carapace de rêves que je me fabrique depuis tout petit est épaisse. Je suis la tortue la plus solide du monde. Je m’en vais dévorer la lune comme une crêpe phosphorescente en pensant à Miss Acacia.»

Repost 0
Published by Violette - dans Livres audio
commenter cet article
27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 11:28

 

Livre audio pour ce polar des plus noirs.

Dans un pays indéterminé, en tous cas, non défini (et j’ai bien tout écouté, hein !), Mila Vasquez, policière spécialisée dans les affaires de disparition, rejoint l’équipe de Roche, Stern, Boris et Sarah Rosa mais aussi le criminologue, Goran Gavila, pour une enquête particulière : un tueur en série sème la panique et a déjà enlevé cinq fillettes. On a retrouvé leurs bras gauches enterrés… avec celui d’une sixième fillette dont on ignore encore l’identité.

Le tueur est le roi des malins, les policiers vont découvrir petit à petit les cadavres des fillettes enlevées mais aussi des criminels qui n’ont jamais révélé leur vrai visage… et leur crime respectifs, tous plus sordides les uns que les autres.

J’ai trouvé le début du roman très bien écrit, j’ai d’emblée été charmée par la voix de Jeremy Irons (Pierre Forest qui remplit son rôle à merveille) et le gros « plus » de ce thriller démoniaque : l’intrigue ! Je défie quiconque de trouver la clé finale qui révèle la vérité sur ces crimes. C’est diablement (c’est le cas de le dire !) bien trouvé ! Le lecteur/auditeur va de surprise en surprise, Carrisi le malmène, l’entraîne sur une fausse piste pour mieux lui montrer par la suite qu’il s’est royalement planté.

Bon, pour ceux qui souhaitent lire le roman, oubliez le paragraphe qui suit. L’idée est tellement génialissime que je ne peux que l’évoquer : le chuchoteur est en fait celui qui est à la base de tous les crimes, le chef suprême. Il a suggéré à tous les criminels potentiels leur assassinat. Sa force de persuasion est telle qu’il a été comme un maître enseignant l’art de tuer à des élèves novices. Mais le chuchoteur ne peut être condamné car de preuves, il n’y en a point. C’est affreux ! Le pire, c’est que l’auteur a puisé cette idée dans la réalité.

Ce polar, si je l’ai apprécié pour ses qualités, signe la fin d’une période. Je vais entamer une « pause thrillers ». Entre les séries policières vues à la télé, les romans qui virent au tragique, au sanglant, au glauque, je n’en puis plus ! Ici, le fait qu’il s’agisse d’enfants torturés et tués n’ait pas anodin, mais tous les personnages sont plus ou moins cinglés ou victimes d’un sort atroce, la vision de l’humanité est d’un pessimisme triomphant. On a pu me croiser en voiture faisant des grimaces de dégoût, j’ai réussi  à résister à l’envie irrépressible de m’arrêter pour vomir sur le bas-côté. Bref, stop. Pour ceux qui connaissent le roman, je crois que la goutte d’eau a été Tony, l’enfant de Gavila, et ce qu’il en advient à la fin…

Pour mon bien-être, je vais donc arrêter de livre ou d’écouter des romans policiers. Oh, je ne dis pas que je tiendrai bien longtemps, certains romans peuvent paraître fades et mièvres face à l’univers du polar qui donne du peps à la littérature, mais trop, c’est trop.

Je ne peux cependant que conseiller ce livre aux amateurs du genre (je sais, je parais un peu contradictoire, mais je me comprends, c’est l’essentiel !),  et un petit extrait pour montrer que je ne suis pas fâchée avec Carrisi :

 

 En arrivant sur une scène de crime… : « Le premier pas était toujours le plus difficile. Mila n’allait pas oublier si facilement le sien. Ce fut comme entrer dans une autre dimension. Ces quelques mètres carrés où la lumière du soleil était altérée par celle, artificielle et froide, des lampes halogènes, constituaient un autre univers, avec des règles et des lois physiques totalement différentes de celles de notre monde. Aux trois dimensions, la hauteur, la largeur et la profondeur, s’en ajoutait une quatrième : le vide. Tous les criminologues savent que c’est justement dans les « vides » d’une scène de crime que se trouvent les réponses. En remplissant ces espaces avec la présence de la victime et du bourreau, on reconstruit le crime, on donne un sens à la violence, on éclaire l’inconnu. On dilate le temps, en essayant de l’étirer vers l’arrière, dans une tension qui dure toujours trop peu et qui ne se répètera plus jamais. C’est pour cela que la première impression sur une scène de crime est toujours la plus importante. Celle de Mila fut avant tout olfactive. Malgré le camphre, l’odeur était pénétrante. Le parfum de la mort est à la fois nauséabond et doux. D’abord, elle nous saisit comme un coup de poing dans le ventre, ensuite on découvre qu’il y a autre chose, un fond, à cette odeur, qu’on ne peut pas faire autrement que d’apprécier. »

Repost 0
Published by Violette - dans Livres audio
commenter cet article
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 22:18

   

            Celui qui  n’a pas vu ou entendu parler de ce livre vit en autarcie… Trop curieuse, il a fallu que je m’y colle, et ce fut en livre audio.

            Erica est une trentenaire célibataire, écrivain retranché dans la maison de ses parents décédés il y a peu. Un jour, on l’interpelle dans la rue, un homme demande du secours, il a trouvé le cadavre d’une femme dans sa baignoire. Erica constate qu’elle connaît cette femme prise dans la glace (la chaudière étant à l’arrêt, la maison est glaciale), il s’agit de sa meilleure amie d’enfance, Alex.

            Alors qu’elle se rend au commissariat pour sa déposition, qui est-ce qu’elle croise pas ? Patrick, un copain d’enfance qu’elle trouve charmant… elle ne sait pas qu’il est amoureux d’elle depuis le bac à sable (eh si, ça existe !)

            C’est une enquête en binôme qui commence, chacun à sa façon. Patrick tente de déjouer la surveillance de son stupide et volumineux chef, Erica se rend dans la maison d’Alex en cachette pour y glaner d’éventuelles informations (même pas peur !)

            A côté de ça, la maison familiale risque d’être mise en vente à cause du mari violent et trop cupide de la sœur d’Erica, Anna. Mais Erica se console dans les bras de Patrick. C’est cinq fois pour leur première nuit d’amour mais ce n’est vraiment bien qu’à la cinquième fois… c’est pas moi qui le dit, c’est l’auteur.

            Le début du roman m’a vraiment agacée, l’intérêt littéraire est nul. C’est mal écrit, ça tourne en rond, c’est rempli de blabla. Puis, je me suis engouffrée dans cette enquête. Alors que je croyais avoir tout compris, je suis allée de surprise en surprise. Au final, j’ai passé de bons moments mais le support audio y a été pour beaucoup. L’écrivain nous répète mille fois les mêmes choses (ok, j’exagère), ce qui passe très bien quand on l’écoute.

            Pour les détails énervants, Läckberg insiste sur les trentenaires qui vraiment ne sont plus si jeunes, qui grossissent à vue d’œil, qui voient apparaître des rides un peu partout… je me suis sentie un peu vexée ! L’histoire d’amour quant à elle, bon, elle est ce qu’elle est, deux maladroits un peu frustrés qui se disent que c’est le moment de se caser… Ne boudons pas notre plaisir, je me suis attachée à ces deux-là. Je continuerai peut-être l’aventure Läckberg en buvant du café (ça doit vraiment être une manie suédoise, dans Millenium déjà, ça n’arrêtait pas !), encore en livre audio sans doute. Et puis, commencer une relation amoureuse avec une haleine aromatisée à la caféine, bon… Parenthèse refermée.

            Je ne cite pas d’extrait, de toute façon, un morceau détaché du reste serait ridicule… Ah, je n’avais pas dit non plus que le roman était truffé de caricatures et de clichés ? Bon, c’est fait maintenant. Pourtant si, j’ai aimé. Je l’ai pris comme il était et mes trajets maison-travail ont été délicieusement égayés.

            Au cas où vous n’auriez pas compris ma relation avec ce livre, c’est comme de manger des cookies bas de gamme, c’est bourré de conservateurs et de cochonneries, on sait que ce n’est pas bon mais finalement on finit le paquet. Ben oui.

             Il m’arrive de bavarder inutilement (pléonasme ?)

           Si c'est bien du Fjallabacka du bouquin qu'il s'agit ci-dessous, c'est pas mal...

et Göteborg qu'on trouve aussi dans Millenium :Fichier:Avenyn.jpg

Repost 0
Published by Violette - dans Livres audio
commenter cet article
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 11:01

 

 

            Première découverte pour moi de cet écrivain suédois qui a plutôt excellente réputation…  et elle se fit en livre audio pour bien débuter l’année scolaire, comme d’habitude, lors de mes longs trajets monotones.

 

            Tout commence par une macabre découverte. Un canot pneumatique est retrouvé sur une plage de Scanie (province du sud de la Suède) – à son bord : deux hommes morts, tués par balle. Les meurtres auraient un lien avec la Lettonie, et un policier letton, le major Liepa, vient enquêter et accompagner le commissaire suédois Kurt Wallander. Les pistes sont maigres et le canot disparaît… tout démarre réellement lorsque Wallander apprend que le major Liepa a été assassiné dès son retour en Lettonie. Il est convié à se rendre dans ce pays balte pour en savoir plus. Et ça sent le moisi ! Wallander soupçonne des mensonges au sein de la police lettonne, lui-même est suivi 24h/24 et ses pressentiments sont confirmés avec le message de la veuve du major Liepa, Baiba, qui lui demande secrètement de l’aide. Le major Liepa connaissait un traître au sein de la police lettonne, c’est pour cette raison qu’il a été tué. Le rythme s’accélère quand Wallander comprend qu’un innocent va être accusé à tort du meurtre de Liepa… et surtout quand ce cher commissaire tombe amoureux de la jolie veuve qu’il se fait donc un devoir d’aider. Il revient quelques jours plus tard en Suède sous un faux nom. Danger maximal et opération à haut risque.

 

            Deux choses m’ont particulièrement plu : la découverte de cet étrange pays balte aux allures de film d’espionnage, c’est glauque, précaire, mafieux, dangereux, on frissonne avec Wallander à chaque pas, on a l’impression de marcher sur des œufs tant la sécurité de ce pays semble être fragile. On n’est pas loin des Enfers… Ensuite c’est le personnage du commissaire (appelé à revenir dans les tomes suivants) que j’ai tout particulièrement apprécié. Il est humain, avec ses défauts qui l’embarrassent : il en marre de la police et cherche à changer de voie professionnelle, il tombe rapidement amoureux d’une femme inaccessible, il est peureux, a du mal à comprendre ce qui se passe, on a même l’impression qu’il subit les événements bien plus qu’il ne les déclenche… ce n’est pas fréquent pour un flic de polar. Le lecteur s’identifie complètement à lui.

 

            J’ai donc beaucoup aimé ce roman qui, même s’il reste un policier, peut par endroits être qualifié de roman d’espionnage frisant l’historique. Un regard pointu, des personnages fouillés, des nuances dans le rythme. Un seul bémol, la réelle utilité de Wallander lors de sa seconde venue en Lettonie. Les Lettons tiraient les ficelles ; que Baiba Liepa ait demandé de l’aide à Wallander m’a paru un peu saugrenu.

  ... et un petit aperçu de Riga :

 

Repost 0
Published by Violette - dans Livres audio
commenter cet article
25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 18:38

            C’est parce que j’avais été séduite par la voix de Daniel Nicodème lisant Concerto pour un ange que j’ai fait l’acquisition d’une autre de ses lectures qui, pour me convaincre un peu plus,  a eu le Prix du Livre Audio 2009. En vérité, ce n’est pas d’une « lecture » qu’il s’agit là mais d’une réelle interprétation de l’œuvre qui m’a bluffée du début à la fin.
Je crois qu’on  peut appeler ça un coup de cœur. Les 11h30 d’écoute sont passées à une vitesse phénoménale et j’en aurais bien écouté encore et encore.

            Desmond Bates est un retraité malentendant qui vit avec une femme un peu plus jeune qu’il aime et dont il est aimé. Depuis qu’il a quitté son poste de professeur de linguistique à l’université, il met ses pensées par écrit. Il n’a rien de particulier à raconter, sauf ses problèmes d’ouïe qui lui créent pas mal de soucis puisqu’il fait souvent semblant de bien entendre alors qu’il n’entend rien du tout. De petits faits, au départ anodins, vont secouer cette vie ennuyeuse : une jeune étudiante lui demande de devenir son directeur de thèse, elle est séduisante et un peu trop insistante ; le père de Desmond décline, il vit seul et a bien du mal à se souvenir de certaines choses, il croit également entendre sa femme depuis longtemps décédée marcher à l’étage ; il y a aussi cette visite à Auschwitz qui perturbe tant notre universitaire. Il n’y a pas à dire, on s’attache à lui très vite. Il a des défauts, des faiblesses, tente de suivre un certain nombre de principes et surtout, se montre drôle, cocasse, maladroit, touchant. La voix de Daniel Nicodème y est pour beaucoup. J’aurais apprécié le livre, c’est certain, mais le livre audio m’a complètement envahie, j’ai vécu dans cette ville de province, j’ai pleuré à certains moments, éclaté de rire à d’autres. Le comédien-lecteur mérite un éloge tout particulier parce qu’il a su modifier sa voix, il a su retransmettre l’émotion de certains passages de poésie anglaise. La jolie traduction est également à souligner, elle n’a pas dû être évidente car jeux de mots et réflexions linguistiques abondent.

            Le comble c’est que les thèmes abordés - la surdité, la vieillesse, la mort - a priori plutôt affligeants et tristounets, prennent vie dans ce roman, deviennent intéressants, tantôt drôles, tantôt émouvants. Lodge écrase certains tabous et parle de l’inévitable. Et il reste même une petite note d’espoir pour clore cette œuvre complète. Ca fait longtemps que je n’avais pas lu Lodge, cette œuvre-là m’a donné l’envie de plonger dans d’autres de ses romans. Une très belle réussite, étonnante.

Les petits extraits qui m’ont plu :

Ø  « La surdité est comique alors que la cécité est tragique. Prenez Œdipe par exemple. Imaginez qu’au lieu de s’arracher les yeux, il se soit crevé les tympans, ça aurait été plus logique en fait puisque c’est par les oreilles qu’il a appris l’atroce vérité quant à son passé, mais cela n’aurait pas eu le même effet cathartique. Cela pourrait susciter de la pitié, peut-être, mais pas de la terreur. »

Ø  Lorsque le père du narrateur est hospitalisé et que tout le monde sait qu’il n’a plus quelques heures à vivre, Desmond et son épouse se retrouvent seuls dans la maison insalubre de l’aïeul : « Ni l’un ni l’autre n’éprouvions le désir de dormir dans le lit de papa ni non plus de dormir séparés. Alors on a enlevé les matelas des deux lits et on s’est fait un lit sur le plancher du salon, la seule pièce qui de la maison qui semblait encore un tant soi peu accueillante. On n’a pas essayé de faire l’amour mais on s’est caressé. Et on s’est laissé gagner par le sommeil enveloppés confortablement dans les bras l’un de l’autre, ma main entre ses cuisses chaudes. Tôt ou tard, c’est à cela que se résumera notre vie sexuelle, je suppose, si nous vivons assez longtemps, des contacts tendres et intimes. Et mieux vaut accepter cette perspective infiniment préférable à rien du tout en espérant bien sûr que ça arrivera le plus tard possible. »

 

et maintenant, pause estivale pour les livres audio...

 

Repost 0
Published by Violette - dans Livres audio
commenter cet article
21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 11:26

 

            Je sais qu’il y en a quelques-uns que l’idée d’écouter un livre audio sur plusieurs heures rebute. Ne cherchez plus, je crois bien que j’ai trouvé le petit livre audio parfait pour débuter !

            Il s’agit de quatre nouvelles qui, même si elle forme une unité, peuvent aisément se lire indépendamment l’une de l’autre. Qui dit nouvelle dit brièveté mais aussi justesse, piquant, chute. Ajoutez à cela la voix de Daniel Nicodème (j’ai tellement adoré son expressivité que j’ai immédiatement acheté un autre livre audio lu par lui) et écoutez !

            Ne nions pas non plus le talent de Schmitt. J’ai retrouvé ici ce que j’aime chez lui : des phrases bien ciselées ; des personnages originaux, réalistes, saisis à point ; des intrigues inventives et inattendues, un brin de morale et de philosophie. Un coup de cœur, je vous dis ! J’ai été charmée et fascinée, voilà bien un livre audio que je serai capable de réécouter et c’est la première fois que je pense cela.

            Ces histoires-là se résument difficilement, il faut les connaître dans leur intégralité ! Je ne sais pas si l’effet aurait été le même pour une simple lecture mais ce fut une joie, un réel plaisir de m’asseoir au volant de ma voiture et d’allumer le lecteur CD.

Tentons de résumer tout de même :

Ø  Dans un petit village, de gros soupçons pèsent sur Marie, une femme, sèche, pas très jolie… qui a été mariée trois fois et dont les maris ont disparu en lui léguant toute leur fortune. Faute de preuves, elle n’est pas condamnée. Sa routine est rompue le jour où un bel ange, un prêtre, débarque dans le village. Cet homme-là est pur et doux et ce sont ces qualités qui conquièrent le cœur des paroissiens et surtout celui  de Marie. Elle s’efforce de lui plaire, se rend à l’église tous les jours et, pour qu’il ne s’occupe plus que d’elle, lui avoue qu’elle a tué ses amants. Le prêtre la prend sous son aile, parvient même à la convaincre de tout révéler à la justice des hommes, mais…

Ø  En pleine mer, un message informe un marin que sa fille est morte. Le choc est double car il a quatre filles et il ne sait de qui il s’agit. Il se surprend à espérer que ce n’est pas sa fille préférée qui est décédée puis s’en veut et finit par se rendre compte qu’il ne connaît aucune de ses quatre filles. Retour sur le terre ferme et surprise (je l’avais pressenti mais c’est rondement bien mené.)

Ø  Chris et Axel sont deux musiciens virtuoses. Cependant Chris remarque un jour qu’Axel a ce petit truc en plus qui lui barrera le chemin de sa gloire à lui. Lors d’une course nautique, il le laisse se noyer. Ne lisez pas la suite si vous pensez découvrir un jour le recueil de nouvelles. Axel n’est pas mort mais s’est transformé en hargneux homme d’affaire aigri. Quant à Chris, il n’a jamais réussi à se pardonner son acte et a également changé du tout au tout en devenant un être bon, ouvert et généreux. Bien sûr que c’est manichéen à souhait mais j’ai apprécié ces réflexions sur la manière se changer sa vie, de se changer. La fin est un peu cuculapraline mais elle plaira peut-être à certains.

Ø  La dernière histoire se situe à l’Elysée, oui, rien que ça. La première dame avoue un jour  à son président de mari qu’elle ne l’aime plus depuis bien longtemps, qu’elle sait qu’il n’est arrivé au pouvoir qu’en sacrifiant des personnes, en mentant et en se vautrant dans l’illégalité. Le président qui souhaite conserver leur image de couple exemplaire, n’entend pas changer quoi que ce soit et refuse le divorce et les esclandres. Encore une réflexion sur la rédemption, sur une re-naissance possible ou non, sur le pardon et le rachat de ses fautes. C’est très religieux tout cela. Oui bien sûr, et je m’en rends encore plus compte en résumant ces histoires.

Un fil directeur pour ces quatre nouvelles : sainte Rita que peut-être, comme moi, vous ne connaissiez pas. C’est la patronne des causes désespérées.

Les quatre textes sont suivis du Journal d’écriture lu par Schmitt lui-même. Rien de transcendant, pas inintéressant non plus mais un brin narcissique. Cette partie-là a fait ressortir ce que j’aime moins chez bonhomme mais elle clôt de manière originale le recueil.

Je me répète sans doute encore mais les nouvelles m’ont parlé, elles m’ont touchée, je m’y suis parfois retrouvée, j’ai beaucoup souri mais j’ai aussi parfois été très émue… Ne vous arrêtez donc pas à la couverture archi moche (bon sang, que c’est raté !). Lisez ou écoutez.

Plus que jamais j’ai été frustrée de ne pas pouvoir prendre des notes en roulant (j’avoue que cela m’est déjà arrivé, oui, une main sur le volant, une autre qui note !), j’ai donc pioché sur le net quelques filaments :

« Je n’avais jamais noté combien l’âge nous rend libres. A vingt ans, nous sommes le produit de notre éducation, mais à quarante ans, enfin, le résultat de nos choix –si nous en avons fait. »

« Quand devenons-nous celui que nous devons être ? Dans notre jeunesse ou plus tard ? Adolescents, malgré les données d'intelligence et de tempérament, nous sommes en grande partie fabriqués par notre éducation, notre milieu, nos parents ; adultes, nous nous fabriquons par nos choix. »

« L'homme ne change pas : il se corrige. Il utilise son tempérament d'une autre manière, il l'infléchit, le mettant au service d'autres valeurs;.........il reste le même quoiqu'il s'éclaire différemment : à l'ampoule individualiste, il a substitué l'ampoule altruiste. »

 

Et merci à ce pauvre homme entouré de Desperate house wives de m’avoir permis de chiper ce livre audio ;-)

Repost 0
Published by Violette - dans Livres audio
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Violette
  • Le blog de Violette
  • : Un blog consignant mes lectures diverses, colorées et variées ... et d'autres blabla en prime.
  • Contact

à vous !


Mon blog se nourrit de vos commentaires...

Rechercher

Pages