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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 14:43

          Cette version audio ne comporte que neuf nouvelles du recueil version papier qui en contient douze. Je l’avais lu, ce recueil, en 2004, avant la création de ce blog et, même si j’en ai gardé un bon souvenir, j’ai été incapable de me remémorer une seule nouvelle.

          Anna Gavalda évoque le quotidien : un ado qui emprunte la voiture de son père et ça tourne mal, un type qui tombe fou amoureux de sa pimpante collègue, deux vieux époux qui ne savent plus se parler, un homme qui a un mal fou à mettre une croix sur son premier amour, une femme enceinte de six mois qui apprend que son bébé est mort.

          C’est Anna Gavalda qui lit ses propres textes, et j’ai envie de dire que ça change tout. A la lecture traditionnelle, on aurait pu trouver certaines nouvelles relativement banales, voire sans intérêt. L’écrivain rajoute un second degré tout à fait savoureux, elle prend de la distance avec ses personnages, s’en moque parfois, leur donne un petit truc en plus. Elle lit avec un tendre cynisme (oxymore ?) et sait, en plus, admirablement lire (ce n’est pas le cas de tous les auteurs), sait changer de ton, faire des pauses, varier le rythme. Pourquoi n’a-t-on pas droit à la totalité du recueil ? Je suis bien incapable de le dire. Par contre, je suis sûre que ce livre audio plaira à tous. Sa brièveté peut permettre à un débutant de s’y mettre enfin. Cadeau parfait pour Noël (il n’est jamais trop tard !)

 

 

« Cet homme et cette femme sont dans une voiture étrangère. Cette voiture a coûté trois cent vingt mille francs et, bizarrement, c’est surtout le prix de la vignette qui a fait hésiter l’homme chez le concessionnaire. »

« C'est une des raisons pour laquelle j'ai choisi un métier manuel. Je préfère que ce soit mes mains qui réfléchissent. C'est plus simple. »

« Il sait parfaitement qu'il n'a aimé qu'elle et qu'il n'a jamais été aimé que par elle. Qu'elle a été son seul amour et que rien ne pourra changer tout ça. Qu'elle l'a laissé tomber comme un truc encombrant et inutile. Qu'elle ne lui a jamais tendu la main ou écrit un petit mot pour lui dire de se relever. Pour lui avouer qu'elle n'était pas si bien que ça. Qu'il se trompait. Qu'il valait mieux qu'elle. Ou bien qu'elle avait fait l'erreur de sa vie et qu'elle l'avait regretté en secret. Il savait combien elle était orgueilleuse. Lui dire que pendant douze ans elle avait morflé elle aussi et que maintenant elle allait mourir. »

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 14:46

                          

                                     

            Découvert en livre, le texte (abrégé) présente deux particularités qui en font ses points forts : il est lu  successivement par une lectrice, Valérie Karsenti, et un lecteur, Christian Gonon. La forte présence de la musique traditionnelle chinoise rend également le voyage en Asie complètement réaliste.

            Les années 30, en Mandchourie. Une lycéenne de seize ans est tiraillée entre les traditions séculaires chinoises et une terrible envie de révolte. Elle passe le plus clair de son temps à jouer au go, ce jeu qui oppose deux adversaires autour d’un plateau (le goban), de pierres noires et de pierres blanches, sur la Place des Mille Vents. Alors qu’elle a offert son corps à Min sans être mariée (et sans l’ombre d’une hésitation !), elle tombe amoureuse d’un inconnu qui vient se placer face à elle pour jouer au jeu du go. Cet homme, c’est un officier japonais éduqué et formé pour envahir la Mandchourie et pour tuer. Cette rencontre quotidienne autour du go va le bouleverser lui aussi.

            Une petite histoire très belle au milieu d’une grande Histoire, laide et meurtrière. L’amour impossible entre un Japonais et une Chinoise dessiné au fusain et chantonné doucettement. Les mots de Shan Sa sont de petits grains de riz brillants soigneusement triés. Comme tout texte poétique, j’ai eu du mal à y entrer au début (la version audio n’aidant pas) mais j’ai tout de même rapidement pris plaisir à cette écoute. Il faudra m'expliquer pourquoi trois CD étaient nécessaires alors que le livre audio ne fait que  quatre heures...

Merci à la prêteuse !

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 11:03

 

              Découvert en livre audio, ce très court roman a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens (l’auteur en est lui-même très étonné !)

               Dans cette biographie romancée, on accompagne Miche Ange, au début du XVIème siècle, à Constantinople. Que peut-il bien aller faire là-bas ? En désaccord avec le pape Jules II, il a accepté l’invitation du Sultan Bajazet qui lui a commandé les plans d’un pont sur la Corne d’Or. Là où Leonard de Vinci a échoué, Michel Ange essaye de contenter le sultan. Il découvre également les douceurs et la violence de la vie orientale qui sent bon le poivre, la cannelle, le camphre, le safran, le cumin ou la mandragore.

              Il est fort probable, nous apprend Mathias Enard à la fin du livre audio, que Michel Ange n’ait jamais mis les pieds à Constantinople mais l’essentiel n’est pas là. L’auteur nous immisce dans ce cerveau de génie néanmoins humain et faillible. Il tombe amoureux, doute, regrette, s’interroge. Et puis cette évocation de l’ancienne Istanbul a quelque chose de magique. Et pourtant, et pourtant, malgré la plume poétique et lyrique de Mathias Enard, j’ai eu un mal fou à entrer dans cette histoire qui justement n’en est pas vraiment une et je soupçonne le support audio de n’être vraiment pas l’idéal pour des phrases ciselées et finement travaillées. Et que c’est court, mais que c’est court ! Plus je lis de grands romans, plus je reste sur ma faim avec ces nouvelles qu’on a un peu étirées. Quelle surprise de savoir que des ados ont choisi ce livre, l’auteur le dit lui-même, il est très rare que, chez un jeune public, la forme passe avant le fond. Une fois n’est pas coutume…

             J’en profite pour vous demander conseil : j’ai un mal fou à trouver des livres audio qui me conviennent. Auriez-vous des titres à me proposer ? Des nouveautés sympa ?

 

« Je sais que les hommes sont des enfants qui chassent leur désespoir par la colère, leur peur dans l'amour ; au vide, ils répondent en construisant des châteaux et des temples. Ils s'accrochent à des récits, ils les poussent devant eux comme des étendards ; chacun fait sienne une histoire pour se rattacher à la foule qui la partage. On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d'éléphants et d'êtres merveilleux ; en leur racontant le bonheur qu'il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur tournent autour, les démons qui les menacent, et l'amour, l'amour, cette promesse d'oubli et de satiété. Parle-leur de tout cela, et ils t'aimeront ; ils feront de toi l'égal d'un dieu. Mais toi tu sauras, puisque tu es ici tout contre moi, toi le Franc malodorant que le hasard a amené sous mes mains, tu sauras que tout cela n'est qu'un voile parfumé cachant l'éternelle douleur de la nuit. »

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 12:10

 

                                                

                   Ne vous fiez ni au titre, ni à la couverture, complètement ratés car trompeurs !

                   Nick est un journaliste américain qui décide, du jour au lendemain, de prendre ses cliques et ses claques et de partir en vadrouille en Australie où il n’a jamais mis les pieds auparavant. Le gars, entre naïveté et maladresses, fait figure de looser. Il achète un combi Volkswagen fleuri bien trop cher pour ce que c’est, il part vers l’inconnu sans bien connaître le pays ni l’outback, cet arrière-pays australien, rouge et désert. Première mésaventure : une collision avec un kangourou de nuit. Tout bon Australien sait pourtant qu’il ne faut pas rouler la nuit. Le véhicule est endommagé, Nick a bien envie de tout laisser tomber mais une mauvaise intuition lui souffle de continuer quand même… De rencontres bizarres aux gros moments de solitude, Nick finit par embarquer une jeune fille blonde et forte. Loin d’être timide ou apeurée à l’idée de se retrouver seule avec un homme bien plus âgé qu’elle, cette tonitruante Angie va lui sauter dessus. Plutôt ravi de se voir ainsi apprécié, Nick va vite déchanter. Angie est une véritable nymphomane qui en demande toujours plus … et le drogue. A son réveil, Nick se retrouve dans un village, Wollanup, qui ne figure sur aucune carte routière. Pendant son coma artificiel, il a été marié à Angie et il est assigné à rester, à vie, dans cette étrange communauté communiste. Les quelques dizaines d’habitants de Wollanup vivent en effet de la vente de kangourous (et tous, sans exception, travaillent à l’abattoir…) et sont complètement coupés du reste du monde. Ils mangent des légumes et des œufs en poudre, n’ont ni livres ni télé et leur seul loisir est de se saouler à la bière locale. C’est grâce à Crystal, la moins idiote du clan mais néanmoins sœur d’Angie, que Nick va tenter de s’évader.

               J’ai adoré ce livre audio complètement déjanté (alors que j'avais été déçue par Quitter le monde, du même auteur)! On s’attend à un polar classique et on se retrouve avec un ovni burlesque et passionnant ! On se surprend à s’attacher à ce personnage principal, gros nigaud la plupart du temps, qui se retrouve dans une situation tellement absurde et cauchemardesque, qu’il devient plus intelligent.  J’ai passé un excellent moment, drôle et divertissant, et je remercie Sylire chez qui j’ai pioché cette belle idée d’ « écoute » !

 

L'outback : 

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 21:59

Je me souviens que Le Club des Incorrigibles Optimistes était sorti en 2009, la même année que Le Cercle Littéraire des amateurs d’épluchures de patates et que, sans connaître ces deux romans, je les avais mis dans le même sac, les considérant comme des bluettes sans profondeur (je ne sais pas si c’est pareil pour vous mais j’ai souvent un a priori très marqué pour un livre avant même de l’ouvrir…). Il est vrai que je ne m’étais pas trompée pour le livre des Patates mais ce Club des Incorrigibles Optimistes, découvert en livre audio, est d’une qualité autrement meilleure.

            Michel Marini est un adolescent vivant à Paris au début des années 60. Passionné de lectures, de musique rock et de baby-foot, il fréquente très régulièrement les bistros de la capitale, en particulier le Balto où il fera, un jour, une rencontre stupéfiante : à l’arrière du café, une pièce est occupée par des exilés politiques jouant aux échecs et des célébrités telles que Sartre ou Kessel se joignent régulièrement à eux. Michel va petit à petit s’intégrer au groupe, au Cercle, se mettant à apprendre à jouer aux échecs et à écouter les histoires farfelues, romanesques ou terrifiantes de ces réfugiés venus de l’Est.

Roman initiatique, Michel s’épanouit dans une amitié très forte avec Cécile, la fiancée de son frère Franck. Il découvre aussi la souffrance de perdre un être cher puisque Pierre, le frère de Cécile, meurt le dernier jour de la guerre d’Algérie.  Enfin, il apprend le positif comme le négatif de l’amour dans les bras de la jolie Camille.

Ce roman choral est riche et touffu. De nombreux personnages prennent la parole, racontant un passé souvent lié au stalinisme de près ou de loin, dans un contexte plein de charme : le Paris des années 60. Jean-Michel Guenassia le dit lui-même dans l’entretien qui lui est consacré à la fin du livre audio, c’est une période qui n’a généralement qu’une toute petite place dans la littérature, et c’est bien dommage.  Que peut-on retenir de ce long roman (21h30 d’écoute !) ? Michel et sa passion de la lecture (il lit dans la rue à ses risques et périls, il lit au lycée, un bouquin posé discrètement sur ses genoux), le jogging au Luxembourg avec Cécile, Sasha qui truque les photos pendant la guerre froide (l’ennemi ne doit jamais paraître, les chefs doivent toujours sembler beaux et jeunes), Leonid et son histoire d’amour impossible, …

 

Je situe le livre quelque part entre Le Cercle des poètes disparus et Les Faux-monnayeurs (méga référence pour moi !), plein de tendresse, dense en personnages, en histoires et en anecdotes, il est tout le contraire de ces livres au style minimaliste et sobre (comme Le tort du soldat, par exemple,  que j’aime beaucoup aussi !). Il nous emplit, nous gonfle de vie, nous rend nostalgique. Que le livre ait reçu le Prix Goncourt des Lycéens en 2012 n’est pas étonnant. J’ai aimé et Stéphane Ronchewski y est pour beaucoup, sa voix a pris l’accent tour à tour hongrois, russe, tchèque avec une aisance et une justesse vraiment appréciables. 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 10:58

Découverte en livre audio, cette longue lettre ne peut pas laisser indifférent. Soit on s’identifie complètement à l’héroïne, soit elle agace profondément.

Le narrateur, un romancier, reçoit, le jour de ses 41 ans, une lettre d’une inconnue. « Inconnue », elle ne l’est pas tout à fait. Elle a été sa voisine lorsqu’elle n’était qu’une petite fille, il a été son premier amant sans qu’il le sache et sans qu’il ne la reconnaisse comme étant son ancienne voisine et amants ils se sont retrouvés, bien plus tard, et cette fois-ci encore, l’homme n’a pas fait le lien avec les deux premières rencontres.

Il a suffit d’une fois, d’une seule fois pour que la petite fille tombât éperdument amoureuse de son voisin, alors jeune homme. Celui-ci s’installa juste à côté de l’appartement familial, ce qui permit à l’amoureuse de l’espionner, de le guetter, de l’attendre, d’observer ses mouvements, ses tenues, ses visites. Hélas pour elle, sa mère épousa un homme qui les contraignit toutes deux à quitter cette ville et surtout cet appartement. La fillette grandit et devint une magnifique jeune femme qui attirait le regard de la plupart des hommes… dont le romancier qu’elle aimait toujours passionnément en secret. Leurs regards se croisèrent un jour et ce qui devait arriver arriva. Jamais il ne sut qui elle était, jamais elle n’avoua son amour. Elle ne vécut que par et pour lui, d’un amour absolu, fanatique, obsessionnel.

Le début de la lettre m’a charmée, je me suis retrouvée dans cette enfant épiant un bel homme, cherchant à tout connaître de lui, ne vivant chaque seconde que pour lui et en pensant à lui. Ça se corse parce que ça continue, la pauvre fille é été comme ensorcelée. Une fois femme, elle connaît bien des autres hommes mais son cœur ne vibre que pour le même. Un amour à l’état brut, absolu et total.

Le texte est beau et brille à la fois par sa simplicité et par sa puissance. On pourrait lui reprocher sa brièveté mais il est toujours difficile de reprocher quoi que ce soit au grand Stefan Zweig ! Je pense que je lirai ce texte un jour même si l’interprétation de la lectrice Léa Drucker est très réussie.

 

« C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes t’ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne ne t’a aimé aussi fort – comme une esclave, comme un chien –, avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour toi je suis restée. Rien sur la terre ne ressemble à l’amour inaperçu d’une enfant retirée dans l’ombre ; cet amour est si désintéressé, si humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra être égalé par l’amour, fait de désir, et, malgré tout, exigeant, d’une femme épanouie. »

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 20:45

Séduite par l’écriture et le style de l’auteur de Au revoir là-haut,j’ai eu très envie d’en découvrir un peu plus sur ce romancier. Je savais déjà que son roman lauréat au Goncourt était le seul à ne pas être un polar. Découverte en livre audio.

Alex est une jolie jeune femme sexy qui plaît facilement aux hommes. Un jour, elle se fait enlever dans la rue. Un promeneur est témoin mais personne de réclame la disparue. La police mène l’enquête : le petit Camille (1m45 !) au passé douloureux, Louis le richard, Armand le pingre. Ce qui peut surprendre le lecteur, c’est qu’on retrouve assez vite le bourreau d’Alex. Celui-ci a enfermé la jeune femme dans une cage suspendue à deux mètres du sol. Nue, elle a pour seule nourriture des croquettes pour animaux. Son tortionnaire veut la voir mourir à petit feu et lorsque des rats débarquent, attirés par l’odeur des croquettes, Alex sent que sa fin est proche. Lorsque la police est sur le point d’appréhender le coupable, ce dernier se tue en se jetant du haut d’un pont. Les enquêteurs mettent un certain temps à retrouver l’usine désaffectée où Alex est recluse et…, quand ils arrivent là-bas, la victime a disparu !

Pourquoi Alex s’est-elle sauvée ? Parce qu’elle a des choses à se reprocher ! Voilà le plus intéressant dans ce roman : on s’identifie à la victime qu’on plaint avant de comprendre qu’elle-même est une meurtrière. Un dernier retournement de situation nous permet de voir les faits encore différemment.

Certes, le thème de l’enlèvement et de la séquestration qui va avec a déjà été x fois traité dans les romans. Rien qu’ici, Twist, Miséricorde, Les Morsures de l’ombre ou encore Room ont déjà répandu leurs parfums de renfermé, de solitude et de supplice. Pourtant, Pierre Lemaitre se distingue, à la fois dans l’intrigue, subtile et plus psychologique qu’il n’y paraît au premier abord et dans le traitement des personnages aussi. J’ai retrouvé la dimension atypique qu’il aime leur donner, comme dans Au revoir là-haut. Ce ne sont pas être manichéens, en chacun d’eux, le mal se confronte au bien. La fin est bigrement bien réussie et le mot « vengeance » prend alors tout son sens.

 

Mention spéciale au lecteur Philippe Résimont dont j’ai beaucoup aimé la prestation. Le livre audio se clôt par une interview de l’auteur qui explique que ça lui fait bizarre d’entendre quelqu’un d’autre lire son propre livre, que lui-même lit beaucoup à haute voix mais qu’il ne l’aurait pas lu ainsi. Et je dois avouer que j’ai préféré la voix de Résimont à celle de Lemaitre (qui lit son Goncourt, paraît-il !). Encore une fois, le support audio pour le polar m’a paru excellent.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 23:00

Hum… me voilà bien embêtée. Je cherchais à tous prix un livre audio court… et c’est comme les ados qui veulent absolument lire le roman le moins long possible, ce n’est pas une réussite.

Rock Bailey est un très beau mec de 19 ans qui s’est fait la promesse de rester vierge jusqu’à ses vingt ans. Le pari est audacieux car le type a un corps de rêve et des occasions de conclure avec des bombes plus qu’il n’en faut. Pour couronner le tout, Rocky se fait enlever pour se retrouver enfermé dans une chambre d’hôpital avec une très belle jeune fille qui veut faire l’amour avec lui.

En réalité, le Dr Schutz fabrique des beaux, il ne veut que des êtres humains de qualité supérieure, ce qui explique le titre de ce très court roman. Rocky enquête avec quelques copains et il côtoie les créations forcément sublimes du Dr Schutz. Pastiche, satire, humour au 2è, 3è degré… tous ces bons ingrédients que, d’habitude, j’aime beaucoup et auxquels je n’ai pas du tout été sensible ici.

A vrai dire, je me suis terriblement ennuyée et je crois que le support audio y est pour quelque chose. La voix de Denis Podalydès convient très bien à cet auteur déjanté et à ce polar si proche de la science-fiction mais il mâche ces mots et j’ai passé 4h20 à tendre l’oreille. Je n’ai pas accroché et j’ai même l’impression d’avoir déjà tout oublié. Tant pis !

 

Un petit extrait pour me faire pardonner : « Prendre un coup de tête ce n'est rien. Être drogué deux fois de suite dans la même soirée, ce n'est pas trop pénible... Mais sortir prendre l'air et se retrouver dans une chambre inconnue, avec une femme, tous les deux dans le costume d'Adam et Ève, ça commence à être un peu fort. Quand à ce qui m'est arrivé ensuite... »

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 18:31

Le choix de mes livres audio est toujours long et réfléchi. J’avais repéré celui-ci il y a quelques mois déjà, j’hésitais, mais comme un ami blogueur en avait fait un coup de cœur (qui ? qui ? bien sûr, je ne sais plus qui !!!), j’ai sauté le pas et je ne l’ai pas regretté.

Moscou, en 1953. Léo, un officier du MGB, traque les criminels et surtout ceux qui tentent d’aller à l’encontre des idées du parti. Officier exemplaire, il n’hésite pas à torturer et tuer les suspects. Pourtant, la cruauté va petit à petit faire place au doute : il y a d’abord cet enfant retrouvé mort près d’une gare : les autorités concluent à un accident mais sa famille ne cesse d’affirmer qu’il s’agit d’un crime. Ensuite, il y a ce vétérinaire qui a prouvé son innocence mais qui se fait torturer et tuer. Lorsqu’on lui demande de pister son épouse Raïssa, Léo, après un temps de soumission, refuse de la condamner. Tombé en disgrâce, Léo doit s’exiler avec sa femme, devenir milicien et perdre tous les privilèges qu’il avait obtenus auparavant. D’autres morts sont retrouvés près de gares, et cela, dans tout le pays, mais on ne veut croire à un tueur en série (les fous n’existent pas sous Staline…). Léo, passé du statut de « méchant » à celui de « héros », réussit à reconquérir la confiance de sa femme, et, avec elle, va mener l’enquête de manière tout à fait clandestine.

Résultat : c’est le meilleur livre audio que j’ai lu depuis bien longtemps. Est-ce dû à la qualité de la lecture faite par Frédéric Meaux, ou par l’intrigue elle-même ? je ne saurais le dire, mais c’est un roman pour lequel l’adjectif « passionnant » prend tout son sens. Non seulement, la partie thriller, menée tambour battant, est parfaitement maîtrisée mais la dimension historique est également très intéressante : le régime stalinien et ses conséquences, l’obéissance absolue des sous-fifres (quitte à dénoncer sa propre femme de trahison !), …

 

 Une vraie descente aux enfers, avec tout ce qu’il y a de plus noir dans l’espèce humaine. Une œuvre de qualité, à découvrir, avec les oreilles ou avec les yeux ! Le roman a été adapté au cinéma par Ridley Scott et le film devrait sortir « prochainement » (je n’en sais pas plus !).

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 15:24

Bizarrement, ce livre est très peu présent sur la blogosphère, je ne l’ai vu que chez Anis, alors qu’il ce qu’on appelle un best-seller : 2 millions de lecteurs – mais, désolée, pas forcément « conquis » - et traduit dans vingt-cinq pays.

Alexis, une jeune Anglaise, part en vacances en Crète avec son petit ami. Elle en profite pour en savoir un peu plus sur le passé de sa mère, Sophia, qui a toujours tu ce que sa fille a considéré comme des secrets. Elle se rend à Plaka, le village natal de sa mère, où elle rencontre une de ses plus vieilles amies, Fotini. Celle-ci va lui raconter toute la vie de sa mère mais aussi celle de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère. En effet, l’aïeule, Eleni, a dû quitter son village de Plaka parce qu’elle était atteinte de la lèpre, pour rejoindre la fameuse île de Spinalonga où les lépreux étaient reclus. C’était peu avant la seconde guerre mondiale. Eleni a abandonné deux filles, Maria, la gentille jolie, et Anna, la méchante sexy. Les fillettes ont grandi, Anna a épousé le meilleur parti du coin mais a pris le cousin de son mari pour amant, et Maria… Maria a contracté la lèpre. Exilée elle aussi sur l’île de Spinalonga comme sa mère, elle n’en meurt pas, elle, puisqu’entre-temps un remède a été trouvé.

Maria épouse son médecin qui l’a tant aidée et finit par recueillir la fille d’Anna, Sophia (oui, la mère d’Alexis). Le mari d’Anna ayant découvert qu’il était cocu, a tué Anna et s’est retrouvé en prison. Maria et le gentil médecin ont donc adopté Sophia en lui cachant la vérité jusqu’à ses dix-huit ans. Le jour où la vérité sur ses parents éclate (parce que, pour couronner le tout, Sophia ne sait pas qui est son véritable père, le mari ou l’amant d’Anna ?), la jeune fille prend ses clics et ses clacs, file à Athènes avant de rencontrer un bel Anglais et de s’installer à Londres.

J’ai découvert ce roman en livre audio, et heureusement, dirais-je. J’avoue que j’ai pris plaisir à retrouver les personnages, l’histoire est simple, linéaire, facile à suivre. Le bon point est à accorder au voyage crétois, à ses paysages, au mode de vie de ses habitants, à cette île de Spinalonga dont je ne connaissais même pas l’existence…  Mais, avouons-le, on nous raconte une beeeelle histoire mais à part ça, ça ne vole pas très haut dans cet univers manichéen. Certains personnages sont trop caricaturaux et on devine le happy end très rapidement. Le prétexte de la fille qui découvre le passé de sa mère manque de naturel, d’ailleurs après avoir écouté la looongue histoire, elle va aller plaquer son mec, mais quel rapport ? J’ai lu quelque part que ce roman était un message d’espoir et de tolérance, je ne vois pas en quoi évoquer des lépreux qui étaient parqués sur une île en est un.

Comme je n’aime pas casser du sucre sur un roman (je ne fais d’ailleurs jamais ça, nan, nan), je retiendrai que j’ai « vu » de jolis paysages  et que j’ai appris quelque chose. Ça se laisse écouter, quoi.

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