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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 15:31

 

 

            Deuxième tentative avec cet auteur flic. Toujours en livre audio.

            Léo se rend chez le coiffeur. Il en profite pour raconter une histoire fabuleuse au délicat parfum de conte moderne. Providence, une très jolie factrice, veut se rendre au Maroc pour chercher et ramener définitivement en France la petite Zahera, atteinte de mucoviscidose, qu’elle a adoptée quelques années plus tôt. Oui mais l’avion que devait prendre Providence est coincé au sol, comme tous les autres avions, à cause de ce fameux nuage de cendres islandais dont tout le monde se souvient encore bien… Elle ne se laisse pas démonter, va recourir à tous les moyens inimaginables pour retrouver sa petite malade. Pourquoi pas voler ? Entre marabouts chinois et sénagalais, adeptes de la lévitation et rencontres encore plus farfelues, Providence va effectivement voler de ses propres bras, à travers les nuages. La fin nous expliquera comment…

            Par rapport au premier roman publié de l’auteur, on sent une certaine maturité, des progrès dans la profondeur des sentiments et dans la description des personnages. Quelques passages m’ont même vraiment touchée. Des reproches, on pourrait cependant en faire par paquets entiers. On sent bien que c’est un homme qui écrit puisque son héroïne au « physique impeccable » se goinfre comme elle le souhaite sans prendre un gramme… Les passages où la « volante » rencontre Obama puis Hollande… doit-on en rire ou en pleurer ? Je ne sais pas ! L’auteur ne semble pas craindre le ridicule et assume pleinement son naïf optimisme en la vie. Il y a un côté Amélie Poulain qui peut plaire ou ne pas plaire. Pour ma part, si les quelques heures d’écoute m’ont bien divertie, la version papier m’aurait certainement agacée et je ne pense pas m’intéresser de trop près au prochain ouvrage de ce Monsieur Puertolas.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 11:32

 

 

             Un fakir indien au nom imprononçable (et impossible à retranscrire surtout quand on a découvert le livre en lecture audio) débarque à Paris et se rend directement à l’Ikea le plus proche. Au passage, il arnaque le chauffeur de taxi, un gitan au sang chaud, en lui tendant un faux billet de cent euros. Mais pourquoi le magasin Ikea ? Pour s’acheter un lit à clous, pardi ! Grâce à ses talents (ou plutôt ses manipulations et mensonges) de fakir, c’est tout le village hindou qui s’est cotisé pour le voyage du fakir. Dans le magasin Ikea, le fakir commande son lit à clous et rencontre, à la cafeteria, une jolie Française qui tombe sous le charme de l’exotisme de notre menteur professionnel. La nuit tombe, le magasin ferme et le fakir va se cacher dans une armoire pour ne pas se faire repérer par les vigiles. Oui mais cette armoire est chargée dans un camion la nuit pour être livrée en Angleterre. Dans ce même camion, notre fakir va faire la connaissance de clandestins africains et se faire attraper par la police qui va expédier tout ce beau monde en Espagne… de là, le fakir va encore connaître maintes aventures, va utiliser des moyens de transport insolites (tapis roulant d’aéroport, montgolfière) et visiter plusieurs pays dont l’Italie et la Libye.

            L’objectif final de l’Indien est de devenir meilleur, d’arrêter de manipuler les gens et même de répandre le bonheur autour de lui. Dans ses malheurs, il connaîtra aussi la chance (une actrice française richissime qui se prend d’amitié pour lui, un contrat avec un éditeur de 100 000 euros sans avoir presque rien écrit…) et l’amouuur. En écrivant ses lignes (et un peu avant, je l’avoue), je me rends compte que l’ensemble est cousu de fil blanc, truffé de bons sentiments et de hasards vraiment trop peu crédibles. De grosses ressemblances aussi avec  Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire dans le genre picaresque et que j'ai largement préféré à celui-ci. Je n’ai pas passé un mauvais moment, le lecteur Dominique Pinon (Joseph dans Amélie Poulain) remplit parfaitement sa mission, c’est léger et agréable à écouter. Malgré la multitude des clichés, j’ai beaucoup aimé les passages (d’une actualité brûlante) qui évoquent les clandestins. Je vais de ce pas me mettre à écouter La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel pour me faire un avis plus précis sur cet auteur amateur de titres à rallonges !

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 17:36

 

 

                   Découvert en livre audio (c’était mon dernier de l’année scolaire), ce très court roman pourrait aussi, et tout simplement, porter le nom de « portrait ». Ce sont, en effet, des morceaux de vie, des descriptions, des pages d’existence qui constituent ce roman sans intrigue.

                    Joseph est un ouvrier agricole qui, à plus de soixante ans, vit dans le Cantal chez ses patrons. Comme beaucoup de nos aïeuls le faisaient, il ne vit que pour son travail à tel point qu’il ne s’est pas marié. Il passe son temps à ressasser le passé, ses souvenirs l’emmenant jusqu’à ses parents, son frère, Sylvie l’unique amour de sa vie qui l’a quitté, l’alcoolisme dont il a été victime.

                 Je ne saurais en dire beaucoup plus pour cette écoute qui ne m’a pas charmée. J'avais préféré Gordana pourtant construit sur le même principe. Les points positifs que je lui reconnais sont l’écriture, belle et raffinée (on sent bien que l’auteur est un professeur de français éclairé) et cette idée que Joseph est « l’un des derniers », l’un des derniers êtres simples, humbles, travailleurs, dignes. Cela ne m’a pas suffit. Peut-être ai-je besoin qu’on me raconte des histoires, surtout quand j’écoute les livres audio. Pourtant, je n’ai rien à reprocher à Marie-Christine Barrault dont on voit le sourire quand elle lit tellement elle met de la vie dans ce texte. Peut-être n’était-ce pas le bon livre au bon moment. J’avance une autre hypothèse pour ce livre à succès, il faut bien le dire, peut-être est-il plus à même d’être apprécié par des citadins que par des campagnards (et je suis issue de la campagne). A méditer.

 

                  Deux petites citations pour que vous puissiez vous faire votre propre avis :

« On en connaît dans le pays de ces familles rétrécies, avec le fils qui vieillit entre le père et la mère ; on préfère ne pas penser à ce que ça donne quand les fils se retrouvent seuls ; on n'a pas besoin d'y penser, on le voit ; certains en rient dans les cafés quand on raconte les histoires d'untel ou d'untel, c'est peut-être la meilleure façon de s'arranger avec la tristesse. »

« Maintenant que tout ça était loin, Joseph ne regrettait plus d'avoir connu Sylvie, et ne se demandait plus si ceci ou cela serait arrivé, ni comment aurait pu être sa vie sans cette femme ou s'il n'avait pas bu ; il aurait peut-être pris une ferme pour lui au lieu de faire l'ouvrier agricole chez les autres et de rester au bas du bas de l'échelle, mais tenir une ferme tout seul c'est de l'esclavage, et on se démène pour qui, pour quoi. Il en connaissait de ces vieux garçons sauvages qui se finissent dans des maisons sales, au Jaladis, aux Chazeaux, leur vie n'est pas meilleure, ils ont des soucis et du travail par-dessus les oreilles, ils mangent froid, du pâté du chocolat des sardines, et s'endorment tout seuls devant la télévision ; et leur retraite serait moins grosse que la sienne d'après ce qu'expliquait le patron. »

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 14:46

 

 

              Il est très simple de résumer ce récit : Jean-Christophe Rufin, l’écrivain en chair et en os, raconte sa randonnée, son périple, son long voyage à pied sur le Chemin de Compostelle. C’est un texte qu’il n’avait pas prévu d’écrire lors de ses jours de marche, ce n’est qu’à son retour que l’idée lui est apparue.

               Rufin évoque les raisons de ce choix, faire plus de huit cents kilomètres à pied, ça ne s’improvise pas. Et de raisons, il en donne beaucoup en évacuant d’emblée l’objectif religieux. Il parle aussi du côté pratique : du sac à dos, cette fameuse « mochilla » espagnole qui est la seule richesse du pèlerin et aussi son unique maison, des chaussures, de la nourriture, du coucher (Rufin dort mal dans les auberges peu chères et préfère la belle étoile), des ampoules, des températures. Une grande place est également faite aux autres pèlerins, ces gens avec qui il vit quelques minutes, quelques heures, quelques jours. On a même droit, pour les dernières minutes d’écoute correspondant aux derniers jours de son périple, au récit des retrouvailles avec sa femme qui partage avec lui les derniers kilomètres. N’oublions pas le « credential », ce carnet si précieux qui permet au pèlerin de se faire attester officiellement le passage de telle ou telle étape (un mairie, un bistro, peut apposer son tampon). J’ai du mal à comprendre le sous-titre du livre « Compostelle malgré moi ». Rufin a connu des déboires, des moments de découragement, des tentatives de tricherie (prendre le bus !)… mais n’est-ce pas le cas de tous les pèlerins ? Bref. J’ai appris pas mal de choses sur ce fameux Chemin dont je ne savais presque rien. Ça donne presque envie !

                   J’ai fini par déceler ce que j’aime tellement chez cet auteur : sa simplicité, son honnêteté,  ici même son humilité, qui nous le rend proche, humain, et régulièrement, ses magnifiques soubresauts d’élégance, à la manière d’un homme très beau qui ponctuerait son charme d’un éclatant sourire qui rajouterait une jolie cerise sur la gâteau.

                Livre audio oblige (et un bravo au lecteur, Vincent Schmitt), je n’ai gardé aucune citation mais j’insiste, l’image de cette mochilla, ce sac à dos qu’on trimballe toute notre vie, qu’il faut savoir alléger parfois, où il ne s’agit de mettre que l’essentiel, m’a beaucoup plu. L’auteur, à la fin de son récit, dit d’ailleurs avoir retenu quelques leçons à la suite de cette longue marche… mais les avoir assez rapidement oubliées aussi !

 

La cathédrale de Saint Jacques de Compostelle:

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 22:17

 

 

                J’ai fait un truc étrange : j’ai lu un 2ème roman d’un écrivain dont je n’avais pas aimé la première lecture. Alors pourquoi ? Ce n’est pas que j’avais détesté L’île des oubliés découvert en livre audio mais j’avais trouvé ça assez mièvre, dégoulinant de bons sentiments. Préparant un voyage en Andalousie, c’est donc le décor (ça se passe à Grenade) qui m’a attirée. Et après quelques déconvenues en matière de livre audio, je savais que je pouvais compter sur Victoria Hislop en ce qui concerne la facilité et l’accessibilité d’écoute…

               Deux anglaises, Sonia et Maggie, font un court voyage à Grenade. Passionnées de danse, elles s’initient au flamenco avec plaisir. Si Maggie, célibataire, s’attache à la ville et à son rythme, Sonia se souviendra surtout d’une rencontre : celle d’un vieux monsieur, tenancier d’un café, El Barril, qui va lui raconter l’histoire de ce café et de ses anciens propriétaires.

              La deuxième grosse partie de l’histoire nous plonge donc pendant la guerre civile espagnole, dans cette famille modeste où les parents ont vu mourir et disparaître chacun de leurs quatre enfants… Un zoom est fait sur Mercedes, cette virtuose du flamenco qui s’était éprise du beau guitariste et qui va errer dans un pays en guerre et en souffrance. Sonia a vu une photo de cette Mercedes et son visage lui semble tant familier… Je ne crois pas trop en révéler en disant que Mercedes est la mère de Sonia et que, par là même, la jeune femme découvre le passé de cette famille qu’on lui avait toujours cachée…

               J’ai vraiment beaucoup aimé tout ce qui a trait à l’Espagne, à son histoire, à ses habitudes, à son flamenco. Encore une fois, l’auteur parvient à nous faire voyager, à raviver les couleurs du passé. Le fait que Sonia tombe sur un type qui a connu sa mère (avouez que sur l’ensemble de l’Espagne, les chances étaient quand même très maigres !), le fait qu’elle soit mariée au gars le plus alcoolique et le plus stupide de l’Angleterre constituent les quelques bémols de ce roman mais n’en gâchent point l’écoute, rendue admirable grâce à la vivante interprétation de Laëtitia Lefebvre.

              Encore un livre à poser sur une serviette de plage…

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 20:47

 

 

              Découvert en livre audio, ce roman est aussi pour moi une première approche de l’auteur.

              La guerre 14-18 vient de se terminer, le gardien Dujeux ne détient plus qu’un seul prisonnier dans une caserne désaffectée d’un petit village du Berry : Jacques Morlac. L’atmosphère caniculaire est d’un calme étouffant mais c’est sans compter le chien du détenu : un clébard nommé Guillaume qui hurle à la mort nuit et jour.

                Le juge Lantier veut clore sa toute dernière affaire dans la sérénité, il tient à excuser le prisonnier pour son acte et veut lui éviter une peine trop lourde, mais Morlac souhaite qu’on le condamne sévèrement pour ce qu’il a fait.  Les interrogatoires et discussions entre les deux hommes ainsi que la brève enquête de Lantier vont révéler des éléments primordiaux sur le passé et la vie de Morlac. Valentine, l’ancienne maîtresse de Lantier va y occuper une grande place, mais le chien au « collier rouge » aura aussi son rôle à jouer.

               Allant à l’essentiel, Rufin met deux hommes à nu. La guerre les a changés mais leurs lectures peut-être aussi. Superbement lu par l’auteur lui-même (l’idéal, quoi !), ce livre m’a fait penser à plusieurs reprises à Victor Hugo, Le Dernier jour d’un condamné, et Claude Gueux aussi. Les références parlent d’elles-mêmes, c’est du très bon que nous avons là. Une pureté dans la simplicité et une lecture marquante tricotant avec brio quelques thèmes comme la loyauté, la justice, l’humanité, la fidélité.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 19:13

           Voilà un billet que j’aurais pu me passer d’écrire…

           Est-ce que vous avez déjà rencontré une personne tellement belle que vous n’écoutiez plus ce qu’elle disait, trop occupé à l’admirer ?  Moi j’ai entendu, avec ce livre audio, une voix rauque et sensuelle qui m’a fait complètement oublier que je devais écouter l’histoire qu’elle racontait. Je n’ai absolument rien retenu de ce roman si ce n’est qu’un certain Frank s’est échappé d’un asile psychiatrique pour retrouver sa sœur (même pas sûre qu’il s’agisse de sa sœur…). Ça se passe aux Etats-Unis. Et puis voilà.

          Le support livre audio a ses limites, ou alors, est-ce moi qui ai des limites. Bref. Ça a été un superbe fiasco, j’ai vraiment écouté la très belle voix d’Anna Mouglalis comme on écoute une musique agréable en langue étrangère. C’est dommage parce qu’il me semble que ce livre est un très grand roman et Toni Morrison, un très grand écrivain.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 17:56

 

 

              Pour la petite histoire, je ne suis pas une grande fan de Laurent Gaudé, pas extrêmement sensible à son style. C’est pour deux raisons que mon choix s’est porté sur ce livre audio : j’ai entendu l’auteur à la radio et ça m’a plu, et j’aime beaucoup la voix de Pierre-François Garel découverte pour Freedom de Franzen.

                Laurent Gaudé revient sur l’ouragan de 2005 - extraordinaire par sa puissance et son effet dévastateur (des pointes à 280 km/h et 1200 morts !) qui a ravagé la Louisiane en 2005. Les narrateurs changent, de la vieille négresse presque centenaire qui sent venir la catastrophe quelques heures auparavant à la jeune mère qui retrouve son ancien amant, ils ont tous un point commun : ils sont noirs et sont les grands oubliés ou plutôt les derniers secourus, les derniers sauvés. Il y a aussi des prisonniers qui en profitent pour s’échapper, il y a aussi des alligators qui envahissent la ville et donne à ce drame une dimension effroyable.

              Je n’ai pas aimé ce livre et peut-être que Garel y est pour quelque chose. Le texte est devenu dans sa bouche une longue litanie monocorde, une sorte de plainte dont la fin est inéluctable. Je n’ai pas saisi où voulait en venir Gaudé : dénoncer le racisme qui privilégie encore et toujours les Blancs ? Prouver qu’une telle tragédie exacerbait les rapports humains, donnait à la vie une plus grande valeur ? Montrer que nous ne sommes que de pauvres petits humains face la grande et impitoyable Dame Nature ? Je n’ai rien appris, je n’ai pas apprécié la part de fiction mais j’ai su remarquer, de loin, la qualité et la puissance du style de Gaudé. En bref, une écoute empreinte de monotonie avec, de temps en temps, des étincelles.

 

 

« Moi, Josephine Linc. Steelson, négresse depuis presque cent ans, j'ai ouvert la fenêtre ce matin, à l'heure où les autres dorment encore, j'ai humé l'air et j'ai dit : "Ça sent la chienne." Dieu sait que j'en ai vu des petites et des vicieuses, mais celle-là, j'ai dit, elle dépasse toutes les autres, c'est une sacrée garce qui vient et les bayous vont bientôt se mettre à clapoter comme des flaques d'eau à l'approche du train. C'était bien avant qu'ils n'en parlent à la télévision, bien avant que les culs blancs ne s'agitent et ne nous disent à nous, vieilles négresses fatiguées, comment nous devions agir. Alors j'ai fait une vilaine moue avec ma bouche fripée de ne plus avoir embrassé personne depuis longtemps, j'ai regretté que Marley m'ait laissée veuve sans quoi je lui aurais dit de nous servir deux verres de liqueur - tout matin que nous soyons - pour profiter de nos derniers instants avant qu'elle ne soit sur nous. J'ai pensé à mes enfants morts avant moi et je me suis demandé, comme mille fois auparavant, pourquoi le Seigneur ne se lassait pas de me voir traîner ainsi ma carcasse d'un matin à l'autre. »

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 12:22

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             On prend les mêmes et on continue ! Faisant suite à L’Appel du Coucou, ce roman policier reprend les personnages principaux, à savoir Cormoran Strike, détective privé, toujours estropié, un peu rustre mais sensible et intelligent, et Robin, sa secrétaire à temps plein.

              Une femme mariée vient demander à Strike son aide : il faut qu’il retrouve son mari. Disparu une quinzaine de jours auparavant, Owen Quine, cet écrivain au comportement étrange, avait l’habitude de s’isoler sans prévenir ou de retrouver une maîtresse. Pourtant, sa femme trouve son absence vraiment trop longue. Après quelques recherches dans l’univers de l’édition et de l’écriture, Strike trouve le cadavre d’Owen Quine dans une maison inhabitée qui lui appartenait. L’homme a été éviscéré et placé dans une situation digne des pires films d’horreur. Mais cerise sur le gâteau, c’est que la scène représentée autour du cadavre, les procédés utilisés sont décrits comme tels dans le roman de Quine qui devait paraître sous peu…

              Secondé par Robin qui fait comprendre de manière de plus en plus pressante qu’elle a très envie de devenir détective à son tour, Strike va être confronté à des personnes bizarres, qu’il s’agisse d’éditeurs, d’écrivains ou d’amies et maîtresses de Quine. 

              Commençons par le positif : j’ai encore une fois passé un excellent moment avec ce livre audio. Cette Madame Rowling a le don de savoir décrire et faire évoluer ses personnages subtilement et tout en nuances. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé le couple Strike-Robin, le maître et l’élève, la belle et la bête. L’auteur nous plonge également dans une capitale britannique tout en saveurs et en couleurs, il y neige, il fait froid, on accompagne les protagonistes dans les différents bars de Londres. Pourtant, j’ai moins aimé ce tome que le précédent. Les suspects se confondent et se mélangent (dans ma tête en tous cas), les citations en début de chapitre m’ont paru complètement superflues et, particularité de la version audio, Robin, dans la bouche de Philippe Résimont, a une voix de greluche (tout le problème des voix de femmes faites par des hommes.) Pourquoi ne pas avoir gardé le même lecteur que pour L’Appel du Coucou, Lionel Bourguet qui était un Strike idéal? Dommage. Je m’empresserai tout de même de lire ou d’écouter la suite puisque suite est prévue.

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:27

 

 

           Découvert en livre audio, ce roman m’a permis de colorer, encore une fois, mes longs trajets en voiture. 18h23 d'écoute, c'est parfait pour se changer les idées !

            Lula Landry est un très célèbre mannequin londonien. Noire, elle a été adoptée petite. Poursuivie par les médias, elle vit une histoire d’amour mouvementée avec un acteur à la mode… jusqu’au jour où elle est retrouvée sur le trottoir, sous la fenêtre de son luxueux appartement. Elle se serait suicidée en se jetant du balcon du troisième étage.

            John Bristow, le frère adoptif de Lula ne se satisfait pourtant pas de la thèse du suicide. Il veut en savoir plus et recourt aux services d’un détective privé, Cormoran Strike. D’une certaine manière, cette affaire tombe à pic pour le détective qui s’apprêtait à mettre la clé sous la porte. En faillite, brisé par une rupture amoureuse, Cormoran doit également vivre avec une prothèse, ayant perdu une jambe à la guerre. Sa secrétaire intérimaire qui débarque, Robin, s’avère être un point fort : efficace et intéressée, elle se montre très vite compétente.

             L’enquête est bien menée, les personnages hauts en couleurs et l’immersion dans cette high society londonienne est tout à fait délicieuse. Sans être extrêmement surprenant (j’avais trouvé le nom du meurtrier depuis belle lurette), c’est un bon polar, de facture classique, qui fleure bon Agatha Christie ou encore Elizabeth George. En version papier, je crois que certains passages m’auraient paru légèrement trop longs mais grâce à la très bonne lecture de Lionel Bourguet, ce fut un réel plaisir. J’ai adoré les protagonistes, à savoir Cormoran et son assistante de choc, Robin, qu’on devrait retrouver dans la suite, Le vers à soie, paru en octobre 2014. A quand la sortie en livre audio ?

           C’est sous ce pseudonyme, Robert Galbraith, que J.K. Rowling a publié ce roman policier en 2013.

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