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7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 10:28

Météore | Actes Sud

             Sara sort de chez elle en robe. Le détail peut sembler anodin et dérisoire mais pour celle qui est née garçon et qui doit affronter quolibets et humiliations, c’est un acte de bravoure. Elle rentre chez elle pour recoudre la bretelle qu’on lui a déchirée. Et se dévide alors pour nous le fil de son odyssée. Née garçon, Sara s’est toujours sentie à l’étroit dans ce corps qui ne lui convient pas, « c’était comme habiter une maison en feu. Sans fenêtres. Sans porte. Sans sortie de secours. L’incendie était partout et je me cognais à des murs, des murs interminables. Il n’y avait pas d’issue. J’allais mourir dans cette boîte, et personne n’en saurait rien. » Incomprise et rejetée, traitée de « pédale », elle s’est détestée, s’est isolée d’elle-même. Jusqu’au jour où elle rencontre le bon psy qui a su la comprendre et trouver les mots pour révéler en plein jour son désir de devenir femme. Le combat ne se termine pas là et durera encore longtemps mais Sara a enfin trouvé sa place.

Ce roman est une claque. Il est si habilement construit que le lecteur ne peut que comprendre, se mettre à la place, habiter cet être en souffrance qui n’est pas né avec la bonne enveloppe corporelle. Il amène aussi à la réflexion : qu’est-ce être une fille ? être un garçon ? Ma fille a lu le livre avec beaucoup d’intérêt et elle a été aussi emballée que moi, emportée par cette lumière finale qui donne beaucoup d’espoir. Elle a remarqué très justement que, pour Sara, ça se passe bien parce que ses parents sont ouverts et empathiques. L’écriture est belle, juste, vise en plein cœur d’un sujet délicat et finalement tout simple, exposé comme ça.

Antoine Dole, c’est l’auteur qui te donne envie de lire de la littérature jeunesse …

« on vous rattrape pour vous remettre dans votre cas. On ne vous laisse pas le choix. Pas cette liberté. On vous dit que vous êtes n garçon, que vous allez aimer ceci et cela. On vous dit quoi penser, quoi manger, quoi boire, quel goût il faut que ça ait et dans quel emballage. On choisit la couleur de votre couette, les histoires qui doivent vous émouvoir, les jouets avec lesquels vous pouvez être heureux, on vous dit à quoi rêver, quoi espérer de cette vie. »

« Ma féminité est un cadeau, un héritage, la transmission d’une lumière plus forte que les ténèbres d’un monde qui ne veut pas la célébrer. Un moyen de passer au travers. Ma féminité est un météore que l’obscurité ne peut pas ignorer, prêt à fendre tout ce que le ciel peut contenir de certitudes crasses et de pensées sombres. »

 

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 15:35

Dernières nouvelles des oiseaux, Erik Orsenna, Santiago Morilla | Livre de  Poche

J’ai acheté ce livre à sa sortie poche, c’est-à-dire en 2007 !

Un certain président qui aime prendre des décisions a l’idée de récompenser des élèves qui sortent du lot, ceux qui n’ont pas l’habitude d’être mis sur un piédestal, qui ne sont pas élèves modèles mais se laissent guider par une passion qui bien souvent les isole des autres. Sept enfants se distinguent : Javier le passionné d’escaliers, Morwenna qui adore les ailes, Victoria la spécialiste de mécanique, Etienne qui adore déménager, Thomas un expert des colles, Hillary fan des boîtes et des cylindres et Hans le passionné des nuages. Ces sept jeunes atypiques sont amenés sur une île où on leur laisse la liberté de s’adonner à leur passion. Mais le président constate qu’il n’y a ni cohésion ni entente entre les sept, il va tenter de les réunir. Une tempête spectaculaire les isole encore un peu plus du reste du monde et, pour pouvoir fuir, un projet commun - construire un avion - va enfin fédérer les qualités de tous.

J’étais un peu sceptique au départ comme souvent avec de la littérature jeunesse (ce livre n’est d’ailleurs nulle part affiché comme tel !?) mais finalement, je me suis prêtée au jeu et j’ai aimé cette histoire un peu poétique, un peu farfelue et très douce. L’univers est naïf et sans doute un peu désuet mais on apprécie cette morale qui dit que les originaux ont leur place dans le monde et que chacun a une qualité bien à lui. Est-ce que ça peut plaire à un enfant ? Ma fille y a prêté quelques secondes d’attention mais n’est pas sûre de vouloir le lire. Certaines images sont vraiment jolies, cette vieille carcasse de baleine protégée par les algues et qui constituera le corps de l’avion… et le texte est accompagné des illustrations de Santiago Morilla.

« Une passion isole. Isole de tout, des autres, de la vie, isole du reste du monde tout autant que la mer. »

« Personne ne s’était rendu compte du miracle : malgré la diversité des langues, tout le monde se comprenait. Sans doute que les vents, les vents terribles avaient, dans les têtes, redistribué les mots. »

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 13:32

Les Roches Rouges d'Olivier Adam - Stéphane Larue

      

       Antoine et Leïla s’aiment. Petits hics : Leïla est mariée avec un homme, Alex, qui la terrorise et qui la garde sous sa coupe depuis l’adolescence de la jeune femme. Ensemble, ils ont eu un petit Gabi qu’Alex ignore la plupart du temps pour compléter le portrait du parfait salaud. Antoine, lui, a menti sur son âge, il n’a que 18 ans et, pour garder sa belle Leïla qu’il adore, il a aussi caché une tragédie qui a déjà bousillé sa jeune vie. Lorsqu’Alex comprend qu’Antoine est l’amant de sa femme et qu’il lui casse la gueule, les deux amoureux vont filer vers le Sud en emmenant Gabi. Là-bas, ils se réfugient dans une maison familiale et y retrouvent Lise, la sœur d’Antoine, qui a bien des raisons d’haïr son frère. Pourtant, les quatre vont réussir à trouver un équilibre de vie, certes précaire mais assez doux et confortable. Être retrouvés par Alex est une menace qui plane pourtant au-dessus de leur tête…

        Ce roman, apparemment destiné à de « jeunes adultes » (je me demande ce qu’il se passe dans la tête d’un écrivain pour décider de ne pas écrire pour de « vieux adultes » ^^) se lit très bien. Il est tombé pile poil à une période où j’avais les nerfs à vif (doux euphémisme), la première semaine de confinement et les cours à distance avec des conditions de travail déplorables… Ce roman donc, m’a beaucoup plu, j’ai aimé partir en cavale avec nos deux écorchés de la vie, craindre la brute de mari et espérer un avenir meilleur pour tout le monde. On retrouve le style Adam où rien ne peut complètement bien aller (c’est pour ça qu’on l’aime) et son amour des bords de mer. Je n’ai rien à reprocher au livre (il a déjà mieux écrit notre Olivier Adam quand même) sauf les coquilles et les fautes d’orthographe que j’ai trouvées nombreuses !

Merci Michaël pour le prêt !

« Le nombre de conneries qu’on fait sans savoir pourquoi, de merdiers où on se fourre comme si on était aveugles, c’est juste délirant. Je suis bien placé pour le savoir. Des fois je me dis qu’on n’a pas la moindre prise sur nos vies. Qu’on est comme des radeaux pourris ballottés par les vagues et les courants, et que tant qu’on coule pas, c’est déjà bien. On n’a pas toujours les moyens d’en demander plus. »

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30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 19:52

Alma : Le vent se lève - Timothée de Fombelle - Babelio

Alma est une jeune fille vive de 13 ans. Elle vit avec ses parents et ses deux frères, coupée du reste de l’Afrique, dans une enclave protégée par une rivière à sec, qu’on ne peut rejoindre qu’une fois par an, lors de la montée des eaux. Lorsque le « zèbre sans rayures » qu’Alma a secrètement apprivoisé disparaît en même temps que son petit frère Lam, Alma part à sa recherche. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que son père Mosi est parti le chercher aussi et que leur peuple, les Okos, est très recherché par les Blancs.

Joseph Mars a 13 ans lui aussi. Embarqué clandestinement sur le bateau La Douce Amélie, il se montre d’une insolence folle face au capitaine Gardel qui, pourtant, le gardera en vie. Pourquoi ? Joseph cache non seulement une carte au trésor dont il donne des informations au capitaine au compte-gouttes mais il tait aussi un secret. La Douce Amélie partie de La Rochelle se dirige vers les côtes ghanéennes pour quitter l’Afrique avec, à son bord, le plus de « captifs » possible.

Amélie, qui a donné son prénom au fameux bateau, est la fille de Bassac, l’armateur qui gère, de loin, la traite des Noirs. Son bras droit, Saint-Ange, a une attitude ambiguë à la fois envers son patron qu’il aimerait contraindre à faire certains choix et vis-à-vis d’Amélie qu’il semble aimer. Mais Amélie n’aime pas ce qui est joli et attendrissant et sa gouvernante ou plutôt son « gouvernail » veille à son intégrité et sa sécurité… jusqu’à quel point ?

Les trois adolescents vont vivre chacun des bouleversements qui vont affermir encore un peu plus leur caractère déjà bien aguerri.

On sait très bien que tout ce que crée Timothée de Fombelle se transforme en or ou, au moins, en lecture passionnante. C’est bien le cas pour ce récit captivant. Toutes les qualités sont réunies : dépaysement, sensations fortes, portraits bien dessinés, différentes destinées, Histoire… et pour clore le tout, François Place a illustré l’ouvrage avec son habituelle élégance. Dans ce premier tome du triptyque, on plante le décor, les personnages sont campés et on apprend à les connaître. L’horreur de l’esclavagisme se devine déjà – il faut mettre dans le bateau toujours plus de captifs qui ne savent pas où ils vont, quitte à les affamer et à les entasser.  On s’attacherait bien à son canapé pour lire, des heures durant, ce roman, sans s’interrompre, tellement c’est bien écrit, fluide et passionnant. Comme je le remarque souvent, les romans jeunesse de l’auteur ne sont pas forcément faits pour les jeunes (ma fille n’a pas eu envie de le lire en tous cas) mais les adolescents et les jeunes adultes auraient tout à y gagner à lire cette page d’Histoire si savamment romancée. Le suspens est entier à la fin du livre, vivement la suite, elle est prévue pour cette année.

« Chez les Okos, le mot « alma » signifie « libre ». Mais ce genre de liberté n’existe dans aucune autre langue. C’est un mot rare, une liberté imprenable, une liberté qui remplit l’être pour toujours. »

« A l’heure qu’il est, ils n’ont déjà plus de noms.»

« Tout ce malheur pour un peu de café, de confiture et de chocolat à l’heure du goûter… Pour cette folie du sucre qui a envahi les salons de l’Europe. »

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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 18:11

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A Créteil, Alice débarque dans un collège où porter une barrette rose dans les cheveux et une veste violette provoque du remous, voire de la bagarre. Nawel, une jeune Beur populaire et charismatique, après s’être elle aussi moquée d’Alice, la prend sous son aile. Et Alice lui fait découvrir Paul McCartney et les Beatles… Pour Nawel, c’est une révélation, elle se met à faire de la musique et les deux jeunes filles que tout oppose deviennent meilleures amies. Nawel se met au synthé, Alice à la guitare. Elles grandissent dans un univers pauvre mais se quittent pas, choisissant le même BTS dans l’audiovisuel. Elles ont trouvé leur musique, leur style et si Nawel compose, c’est aussi elle qui s’émancipe le plus vite. Tatouée, rejetant ses parents musulmans, elle consacre sa vie à la musique, allant jusqu’à se nourrir le moins possible pour économiser ses derniers sous. La rencontre avec le Suédois Isak Olsen lors d’un festival, va bouleverser Nawel dans tous les sens du terme : elle va s’éloigner d’Alice qui garde plus les pieds sur terre, elle va tomber amoureuse du jeune blond et de sa musique hypnotique et elle va parfaire ses compositions plus que jamais. Mais Isak n’a peut-être pas les intentions les plus honnêtes du monde et Nawel va encore devoir apprendre pour mûrir et grandir.

J’ai offert cette BD à ma fille et elle l’a appréciée tout comme moi. Avec ses 150 pages, ce récit initiatique, sans se montrer ni manichéen, ni trop caricatural, illustre bien la combattivité d’une musicienne prête à tout pour vivre de sa passion. Les méandres de son parcours, les obstacles et les mauvaises rencontres m’ont paru assez justes. Ma fille a trouvé cette lecture originale et pleine de rebondissements. Je l’ai lue d’une traite avec plaisir et j’ai aimé les dessins de l’autrice (celle-là même qui a illustré La Guerre de Catherine)… une BD positive et musicale !

« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. » (la citation est de Victor Hugo).

le joli billet de Soukee

Résultat de recherche d'images pour "La Nuit est mon Royaume de Claire Fauvel deux sevres"

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 10:20

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-Saison 6-

Entre des patients tellement atteints au point d’être hospitalisés et d’autres qui savent désormais vivre heureux sans Sauveur, le cabinet fourmille de vie et la petite maison de Sauveur et Lazare n’est pas en reste. Que retenir de ce 6ème tome ? Jovo va jouer aux psys, Koslo va vivre de sacrées aventures impressionnantes pour les lecteurs, Grégoire est un petit garçon de 4 ans qui apporte une touche de mignonattitude et le chat Miaou nous a bien fait penser à notre chat Comète.

Encore une lecture entre filles ! Je passe la main à Danaé qui vous donne son avis. « Je pense que ce nouveau livre fut et restera un de mes livres préférés de Sauveur & Fils. Il y a beaucoup de rebondissement et on s’attache très vite aux nouveaux patients et encore plus aux anciens. Ce nouveau livre, dis-je donc, et plein de rebondissements et d’actions. L’auteur a un vrai pouvoir pour nous mettre à la place des personnages : quand ils ont un coup de stress, nous sentons notre cœur battre. Quand ils pleurent, nous sentons des larmes perler sur nos joues, etc… en bref, ce nouveau livre Sauveur & Fils de Marie-Aude Murail est un de ces livres où il y a des actions intenses ! »

Ce qui m’a surprise, peut-être parce que c’est déjà le 6ème tome, c’est la constance dans la qualité des récits. Jamais une fausse note n’a été déplorée, jamais un bâillement d’ennui n’a été entendu. J’irais même plus loin, je crois que ce 6ème tome est mon préféré. J’ai ri et presque pleuré à la fin (Danaé ne vous le dira pas mais elle a sauté deux fois de joie à la fin) Et pour Danaé et moi, c’est pas loin de 2000 pages (!!!) lues ensemble avec un grand grand plaisir. Il fallait bien un dernier coup de cœur de lecture pour terminer cette année pourrie au plus haut point (même si, personnellement, 2019 était encore nettement un cran au-dessus). Voilà une série devenue un classique à la maison, qu’on recommande souvent, qu’on offre parfois.

 

Réveillonnez bien !

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 09:53

Capitaine Rosalie - Timothée de FOMBELLE et Isabelle ARSENAULT ...

       Après m’être laissée enchanter par Quelqu’un m’attend derrière la neige, voici un autre petit roman jeunesse de ce même auteur si talentueux.

       Rosalie, la narratrice, est une petite fille de cinq ans et demi, elle vit seule avec sa maman parce que son papa est parti à la guerre. Nous sommes en hiver 1917. Rosalie reste à l’école dans la classe des grands pour que sa maman puisse travailler à l’usine. Le papa soldat écrit régulièrement des lettres que lui lit sa mère : il parle de ruisseau et de truites et du moment où il reviendra. Rosalie n’aime pas tellement ces lettres mais elle ne sait l’expliquer. Plus tard, une nouvelle lettre arrive, elle n’est pas du père mais c’est une enveloppe bleue qui change radicalement l’attitude de la mère… On comprend qu’une tragédie est arrivée mais la mère se tait et la petite fille continue son étrange combat personnel…

       C’est encore une belle réussite que ce petit album plein de pudeur et de douceur. On le comprend, la mère tait le pire à sa petite fille mais son silence ne fait qu’envenimer la situation. Prononcer les mots vrais ou ne pas prendre une enfant perspicace pour une andouille. Les illustrations d’Isabelle Arsenault, tout en finesse, retranscrivent parfaitement à la fois la détresse de ce petit être mais aussi sa combativité si impressionnante pour ses cinq ans. Je vous laisse découvrir son petit secret, il vaut le détour.

       Danaé – 11 ans - l’a lu aussi : « C’est très poétique, pas dans l’écriture des mots mais dans le sens du texte. Au début elle dit que c’est un « soldat en mission », on s’imagine que c’est une Résistante de guerre mais en fait, sa mission a pour but quelque chose qui est pour nous très simple mais qui lui tient très à coeur. Elle comprend déjà beaucoup de choses pour son âge et doit traverser beaucoup d’épreuves avant de percer la vérité. »

Joyeux déconfinement, … même s'il n'y a rien de très joyeux. Restez prudents!

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 10:08

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-Saison 5-

       Je passe encore une fois la main à Danaé, 11 ans, qui vous présente un résumé de ce cinquième tome :

       Sauveur va passer une année difficile, plus que les autres mêmes ! Eh oui vous ne croyez peut-être pas cela possible, mais Sauveur (& fils) va/vont rencontrer plein de nouvelles péripéties (et patients). Grâce (ou à cause ?) de Louane qui cherche un nouvel animal de soutien émotionnel, Sauveur va devenir psychologue pour animaux … pour de vrai ou non ? Mais il y a aussi Frédérique qui revient pour raconter ses séances d’hypnose chez un monsieur qui lui a fait découvrir que son père n’est autre que Donald Trump, Ella , maintenant appelée Elliot qui souhaite une complète métamorphose et aussi qui hésite de plus en plus à aller chez Sauveur. Samuel qui, lui, va découvrir que les femmes ne sont que des sales hypocrites et que les hommes ne sont dans aucun cas des machos grâce (ou plutôt à cause) d’un garçon avec qui il partage sa chambre. Mais il ne faut SURTOUT pas oublier Maelys qui vient surtout pour régler les problèmes de son papa avec sa nouvelle compagne, et bien sûr Blandine qui mange beaucoup TROP de bonbons et qui va être suivie par un docteur pour qu’elle ne fasse plus des bonbons son repas quotidien. Cependant pour la vie quotidienne de Sauveur, c’est compliqué ! Maintenant qu’il est en couple avec Louise et qu’il héberge Paul et Alice, ils veulent un bébé et c’est là que la situation va tourner au désastre ! Mais je n’en dis pas plus ! Ce sera une surprise, une très grosse même ! Mais bien sûr il héberge aussi Jovo Jovanovic, Gabin et Miaou, un chat donné par une de ses patientes !

       Elle s’exclame beaucoup ma fille…

       La nouveauté, c’est que Sauveur a besoin de parler à quelqu’un lui aussi. Il remet ses compétences de psychologue de plus en plus en question et il n’est pas toujours au mieux de sa forme lui-même. Le couple qu’il forme avec Louise vacille sans couler pour autant même si des moments bien tristes sont à traverser. On retrouve Sauveur & fils, rien qu’eux deux, à la fin du livre, sur la plage des Salines (à laquelle on a pu goûter il y a deux ans aussi !) à manger du matoutou et à se mêler aux Antillais avec plus ou moins de succès. On s’attache à ces personnages au fil des tomes, bouh, c’est de plus en plus difficile de les quitter. J’espère lire encore avec ma fille qui, doucement s’éloigne, c’est souvent moi qui devais rameuter les troupes pour ce joli moment de complicité. Une chose est sûre, on veut retourner au 12, rue des Murlins, on veut continuer à vivre avec cette petite tribu.

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 10:33

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             J’ai récupéré ce bouquin dans une cabane à livres et je crois me souvenir qu’une copine m’accompagnant m’avait dit qu’elle l’avait lu et aimé.

            Gaspard est recueilli dès la naissance par sa tante parce que ses parents, forains, ne pouvaient ni ne voulaient vraiment s’occuper de lui. Il se distingue par une grande maladresse et une poisse assez remarquable qui le poursuit dans chacun de ses faits et gestes. Sa vie monotone est brisée le jour où il rencontre un enfant de son âge qui a détalé de chez lui parce qu’il cherchait son pays… Gaspard va tout faire pour le retrouver et l’aider. Il s’enfuit sur le dos d’un cheval sauvage, monte clandestinement à bord d’un bateau vers les Bermudes. L’enfant rebelle s’avère être une fille, Hélène, qui, toujours en quête de ce pays merveilleux, fera de Gaspard un formidable complice.

            Malgré sa ressemblance avec Le Grand Meaulnes, ce roman a un peu vieilli et paraît maintenant désuet. Certains passages m’ont fait bâiller, d’autres -invraisemblables- m’ont fait sourire. Pourtant l’atmosphère onirique et bohème se laisse apprécier, l’ode à la nature est plus que louable et on bourlingue avec plaisir avec ce petit gars attendrissant, ingénu et gauche. Je crois que le livre m’aurait plu enfant mais j’étais enfant dans les années 80 et je ne suis pas sûre qu’il puisse plaire encore aujourd’hui aux petites têtes blondes…  

Le hasard (!) jette Gaspard sur le dos d’un cheval pie : « Dès lors, le garçon n’eut plus aucun désir de sauter, et il lui semblait qu’il était comme attaché au cheval, et qu’il ne devait sous aucun prétexte lâcher prise. Après avoir parcouru une immense futaie de hêtres, ils arrivèrent dans une allée bordée de chênes dont les feuillages énormes s’élevaient vers un ciel maintenant nuageux. Après les chênes, il y eut des taillis obscurs, puis d’autres taillis clairsemés qui étaient peuplés de sorbiers et ornés de chèvrefeuille. Plus loin, des genêts avec des bouleaux. On traversa aussi une forêt d’épicéa où le cheval glissa sans bruit dans un sentier couvert d’aiguilles. Gaspard apprit donc qu’il n’y a pas une forêt mais mille forêts dont pas une ne ressemblait à celle de Lominval. »

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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 19:31

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            Regan est une lycéenne américaine qui bavarde avec ses copines, se nourrit des ragots des autres, essaie de se faire une place, finalement comme la plupart des ados. Entichée d’une mère politicienne aux dents longues, elle se doit d’autant plus d’être parfaite et cette pression lui vaut des crises d’anxiété. Un jour, elle découvre avec horreur que des insultes recouvrent les casiers du lycée accompagnées de messages privés révélés au grand jour. Commence la descente aux Enfers : ses copines la fuient, les profs ne la comprennent plus et elle est exclue de toutes les associations. Seul Nolan, un type un peu marginal et lourdaud, la colle contre son gré. Il va finalement se rapprocher de Regan, l’aider, la porter, la stimuler…

             Ce roman pour ado, je comptais le lire entre les lignes, rapidement, pour trouver des passages sur le harcèlement des jeunes… et finalement, je me suis laissé happer par cette histoire d’ado rejetée par tout le monde, je suis revenue dans ce monde cruel de l’adolescence, et l’ensemble m’a beaucoup plu. Ce qu’on peut surtout retenir et qui est bien explicité et mis en valeur dans cette fiction, c’est que l’ado n’est jamais vraiment lui-même, toujours en train de se mettre en scène, de fanfaronner, de jouer des coudes ou de broyer du noir. De cette comédie des apparences, il n’en ressort souvent que manipulations et mensonges, or, ici, l’issue est productive et optimiste tout en restant réaliste.

Nolan aime filmer les gens à leur insu : « Tu savais qu’à l’origine du documentaire, on appelait ça en anglais des « life caught unawares » ? Des prises de vie en toute inconscience ? J’adore cette expression. Tellement que je voulais appeler mon propre documentaire La vie en toute inconscience. Rien n’est aussi prenant qu’un film bien réalisé et convaincant sur la vie. Si pour moi les docus sont tellement supérieurs aux films, c’est justement parce qu’ils sont vrais. C’est ça qui les rend si géniaux. Les films essaient de se rapprocher de la réalité, et en s’approchent parfois de très près, mais on ne peut pas fabriquer du réel. »

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