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30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 19:52

Alma : Le vent se lève - Timothée de Fombelle - Babelio

Alma est une jeune fille vive de 13 ans. Elle vit avec ses parents et ses deux frères, coupée du reste de l’Afrique, dans une enclave protégée par une rivière à sec, qu’on ne peut rejoindre qu’une fois par an, lors de la montée des eaux. Lorsque le « zèbre sans rayures » qu’Alma a secrètement apprivoisé disparaît en même temps que son petit frère Lam, Alma part à sa recherche. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que son père Mosi est parti le chercher aussi et que leur peuple, les Okos, est très recherché par les Blancs.

Joseph Mars a 13 ans lui aussi. Embarqué clandestinement sur le bateau La Douce Amélie, il se montre d’une insolence folle face au capitaine Gardel qui, pourtant, le gardera en vie. Pourquoi ? Joseph cache non seulement une carte au trésor dont il donne des informations au capitaine au compte-gouttes mais il tait aussi un secret. La Douce Amélie partie de La Rochelle se dirige vers les côtes ghanéennes pour quitter l’Afrique avec, à son bord, le plus de « captifs » possible.

Amélie, qui a donné son prénom au fameux bateau, est la fille de Bassac, l’armateur qui gère, de loin, la traite des Noirs. Son bras droit, Saint-Ange, a une attitude ambiguë à la fois envers son patron qu’il aimerait contraindre à faire certains choix et vis-à-vis d’Amélie qu’il semble aimer. Mais Amélie n’aime pas ce qui est joli et attendrissant et sa gouvernante ou plutôt son « gouvernail » veille à son intégrité et sa sécurité… jusqu’à quel point ?

Les trois adolescents vont vivre chacun des bouleversements qui vont affermir encore un peu plus leur caractère déjà bien aguerri.

On sait très bien que tout ce que crée Timothée de Fombelle se transforme en or ou, au moins, en lecture passionnante. C’est bien le cas pour ce récit captivant. Toutes les qualités sont réunies : dépaysement, sensations fortes, portraits bien dessinés, différentes destinées, Histoire… et pour clore le tout, François Place a illustré l’ouvrage avec son habituelle élégance. Dans ce premier tome du triptyque, on plante le décor, les personnages sont campés et on apprend à les connaître. L’horreur de l’esclavagisme se devine déjà – il faut mettre dans le bateau toujours plus de captifs qui ne savent pas où ils vont, quitte à les affamer et à les entasser.  On s’attacherait bien à son canapé pour lire, des heures durant, ce roman, sans s’interrompre, tellement c’est bien écrit, fluide et passionnant. Comme je le remarque souvent, les romans jeunesse de l’auteur ne sont pas forcément faits pour les jeunes (ma fille n’a pas eu envie de le lire en tous cas) mais les adolescents et les jeunes adultes auraient tout à y gagner à lire cette page d’Histoire si savamment romancée. Le suspens est entier à la fin du livre, vivement la suite, elle est prévue pour cette année.

« Chez les Okos, le mot « alma » signifie « libre ». Mais ce genre de liberté n’existe dans aucune autre langue. C’est un mot rare, une liberté imprenable, une liberté qui remplit l’être pour toujours. »

« A l’heure qu’il est, ils n’ont déjà plus de noms.»

« Tout ce malheur pour un peu de café, de confiture et de chocolat à l’heure du goûter… Pour cette folie du sucre qui a envahi les salons de l’Europe. »

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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 18:11

Résultat de recherche d'images pour "La Nuit est mon Royaume de Claire Fauvel bedetheque"

A Créteil, Alice débarque dans un collège où porter une barrette rose dans les cheveux et une veste violette provoque du remous, voire de la bagarre. Nawel, une jeune Beur populaire et charismatique, après s’être elle aussi moquée d’Alice, la prend sous son aile. Et Alice lui fait découvrir Paul McCartney et les Beatles… Pour Nawel, c’est une révélation, elle se met à faire de la musique et les deux jeunes filles que tout oppose deviennent meilleures amies. Nawel se met au synthé, Alice à la guitare. Elles grandissent dans un univers pauvre mais se quittent pas, choisissant le même BTS dans l’audiovisuel. Elles ont trouvé leur musique, leur style et si Nawel compose, c’est aussi elle qui s’émancipe le plus vite. Tatouée, rejetant ses parents musulmans, elle consacre sa vie à la musique, allant jusqu’à se nourrir le moins possible pour économiser ses derniers sous. La rencontre avec le Suédois Isak Olsen lors d’un festival, va bouleverser Nawel dans tous les sens du terme : elle va s’éloigner d’Alice qui garde plus les pieds sur terre, elle va tomber amoureuse du jeune blond et de sa musique hypnotique et elle va parfaire ses compositions plus que jamais. Mais Isak n’a peut-être pas les intentions les plus honnêtes du monde et Nawel va encore devoir apprendre pour mûrir et grandir.

J’ai offert cette BD à ma fille et elle l’a appréciée tout comme moi. Avec ses 150 pages, ce récit initiatique, sans se montrer ni manichéen, ni trop caricatural, illustre bien la combattivité d’une musicienne prête à tout pour vivre de sa passion. Les méandres de son parcours, les obstacles et les mauvaises rencontres m’ont paru assez justes. Ma fille a trouvé cette lecture originale et pleine de rebondissements. Je l’ai lue d’une traite avec plaisir et j’ai aimé les dessins de l’autrice (celle-là même qui a illustré La Guerre de Catherine)… une BD positive et musicale !

« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. » (la citation est de Victor Hugo).

le joli billet de Soukee

Résultat de recherche d'images pour "La Nuit est mon Royaume de Claire Fauvel deux sevres"

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 10:20

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-Saison 6-

Entre des patients tellement atteints au point d’être hospitalisés et d’autres qui savent désormais vivre heureux sans Sauveur, le cabinet fourmille de vie et la petite maison de Sauveur et Lazare n’est pas en reste. Que retenir de ce 6ème tome ? Jovo va jouer aux psys, Koslo va vivre de sacrées aventures impressionnantes pour les lecteurs, Grégoire est un petit garçon de 4 ans qui apporte une touche de mignonattitude et le chat Miaou nous a bien fait penser à notre chat Comète.

Encore une lecture entre filles ! Je passe la main à Danaé qui vous donne son avis. « Je pense que ce nouveau livre fut et restera un de mes livres préférés de Sauveur & Fils. Il y a beaucoup de rebondissement et on s’attache très vite aux nouveaux patients et encore plus aux anciens. Ce nouveau livre, dis-je donc, et plein de rebondissements et d’actions. L’auteur a un vrai pouvoir pour nous mettre à la place des personnages : quand ils ont un coup de stress, nous sentons notre cœur battre. Quand ils pleurent, nous sentons des larmes perler sur nos joues, etc… en bref, ce nouveau livre Sauveur & Fils de Marie-Aude Murail est un de ces livres où il y a des actions intenses ! »

Ce qui m’a surprise, peut-être parce que c’est déjà le 6ème tome, c’est la constance dans la qualité des récits. Jamais une fausse note n’a été déplorée, jamais un bâillement d’ennui n’a été entendu. J’irais même plus loin, je crois que ce 6ème tome est mon préféré. J’ai ri et presque pleuré à la fin (Danaé ne vous le dira pas mais elle a sauté deux fois de joie à la fin) Et pour Danaé et moi, c’est pas loin de 2000 pages (!!!) lues ensemble avec un grand grand plaisir. Il fallait bien un dernier coup de cœur de lecture pour terminer cette année pourrie au plus haut point (même si, personnellement, 2019 était encore nettement un cran au-dessus). Voilà une série devenue un classique à la maison, qu’on recommande souvent, qu’on offre parfois.

 

Réveillonnez bien !

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 09:53

Capitaine Rosalie - Timothée de FOMBELLE et Isabelle ARSENAULT ...

       Après m’être laissée enchanter par Quelqu’un m’attend derrière la neige, voici un autre petit roman jeunesse de ce même auteur si talentueux.

       Rosalie, la narratrice, est une petite fille de cinq ans et demi, elle vit seule avec sa maman parce que son papa est parti à la guerre. Nous sommes en hiver 1917. Rosalie reste à l’école dans la classe des grands pour que sa maman puisse travailler à l’usine. Le papa soldat écrit régulièrement des lettres que lui lit sa mère : il parle de ruisseau et de truites et du moment où il reviendra. Rosalie n’aime pas tellement ces lettres mais elle ne sait l’expliquer. Plus tard, une nouvelle lettre arrive, elle n’est pas du père mais c’est une enveloppe bleue qui change radicalement l’attitude de la mère… On comprend qu’une tragédie est arrivée mais la mère se tait et la petite fille continue son étrange combat personnel…

       C’est encore une belle réussite que ce petit album plein de pudeur et de douceur. On le comprend, la mère tait le pire à sa petite fille mais son silence ne fait qu’envenimer la situation. Prononcer les mots vrais ou ne pas prendre une enfant perspicace pour une andouille. Les illustrations d’Isabelle Arsenault, tout en finesse, retranscrivent parfaitement à la fois la détresse de ce petit être mais aussi sa combativité si impressionnante pour ses cinq ans. Je vous laisse découvrir son petit secret, il vaut le détour.

       Danaé – 11 ans - l’a lu aussi : « C’est très poétique, pas dans l’écriture des mots mais dans le sens du texte. Au début elle dit que c’est un « soldat en mission », on s’imagine que c’est une Résistante de guerre mais en fait, sa mission a pour but quelque chose qui est pour nous très simple mais qui lui tient très à coeur. Elle comprend déjà beaucoup de choses pour son âge et doit traverser beaucoup d’épreuves avant de percer la vérité. »

Joyeux déconfinement, … même s'il n'y a rien de très joyeux. Restez prudents!

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 10:08

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-Saison 5-

       Je passe encore une fois la main à Danaé, 11 ans, qui vous présente un résumé de ce cinquième tome :

       Sauveur va passer une année difficile, plus que les autres mêmes ! Eh oui vous ne croyez peut-être pas cela possible, mais Sauveur (& fils) va/vont rencontrer plein de nouvelles péripéties (et patients). Grâce (ou à cause ?) de Louane qui cherche un nouvel animal de soutien émotionnel, Sauveur va devenir psychologue pour animaux … pour de vrai ou non ? Mais il y a aussi Frédérique qui revient pour raconter ses séances d’hypnose chez un monsieur qui lui a fait découvrir que son père n’est autre que Donald Trump, Ella , maintenant appelée Elliot qui souhaite une complète métamorphose et aussi qui hésite de plus en plus à aller chez Sauveur. Samuel qui, lui, va découvrir que les femmes ne sont que des sales hypocrites et que les hommes ne sont dans aucun cas des machos grâce (ou plutôt à cause) d’un garçon avec qui il partage sa chambre. Mais il ne faut SURTOUT pas oublier Maelys qui vient surtout pour régler les problèmes de son papa avec sa nouvelle compagne, et bien sûr Blandine qui mange beaucoup TROP de bonbons et qui va être suivie par un docteur pour qu’elle ne fasse plus des bonbons son repas quotidien. Cependant pour la vie quotidienne de Sauveur, c’est compliqué ! Maintenant qu’il est en couple avec Louise et qu’il héberge Paul et Alice, ils veulent un bébé et c’est là que la situation va tourner au désastre ! Mais je n’en dis pas plus ! Ce sera une surprise, une très grosse même ! Mais bien sûr il héberge aussi Jovo Jovanovic, Gabin et Miaou, un chat donné par une de ses patientes !

       Elle s’exclame beaucoup ma fille…

       La nouveauté, c’est que Sauveur a besoin de parler à quelqu’un lui aussi. Il remet ses compétences de psychologue de plus en plus en question et il n’est pas toujours au mieux de sa forme lui-même. Le couple qu’il forme avec Louise vacille sans couler pour autant même si des moments bien tristes sont à traverser. On retrouve Sauveur & fils, rien qu’eux deux, à la fin du livre, sur la plage des Salines (à laquelle on a pu goûter il y a deux ans aussi !) à manger du matoutou et à se mêler aux Antillais avec plus ou moins de succès. On s’attache à ces personnages au fil des tomes, bouh, c’est de plus en plus difficile de les quitter. J’espère lire encore avec ma fille qui, doucement s’éloigne, c’est souvent moi qui devais rameuter les troupes pour ce joli moment de complicité. Une chose est sûre, on veut retourner au 12, rue des Murlins, on veut continuer à vivre avec cette petite tribu.

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 10:33

Résultat de recherche d'images pour "Le pays où l’on n’arrive jamais d’André Dhôtel"

             J’ai récupéré ce bouquin dans une cabane à livres et je crois me souvenir qu’une copine m’accompagnant m’avait dit qu’elle l’avait lu et aimé.

            Gaspard est recueilli dès la naissance par sa tante parce que ses parents, forains, ne pouvaient ni ne voulaient vraiment s’occuper de lui. Il se distingue par une grande maladresse et une poisse assez remarquable qui le poursuit dans chacun de ses faits et gestes. Sa vie monotone est brisée le jour où il rencontre un enfant de son âge qui a détalé de chez lui parce qu’il cherchait son pays… Gaspard va tout faire pour le retrouver et l’aider. Il s’enfuit sur le dos d’un cheval sauvage, monte clandestinement à bord d’un bateau vers les Bermudes. L’enfant rebelle s’avère être une fille, Hélène, qui, toujours en quête de ce pays merveilleux, fera de Gaspard un formidable complice.

            Malgré sa ressemblance avec Le Grand Meaulnes, ce roman a un peu vieilli et paraît maintenant désuet. Certains passages m’ont fait bâiller, d’autres -invraisemblables- m’ont fait sourire. Pourtant l’atmosphère onirique et bohème se laisse apprécier, l’ode à la nature est plus que louable et on bourlingue avec plaisir avec ce petit gars attendrissant, ingénu et gauche. Je crois que le livre m’aurait plu enfant mais j’étais enfant dans les années 80 et je ne suis pas sûre qu’il puisse plaire encore aujourd’hui aux petites têtes blondes…  

Le hasard (!) jette Gaspard sur le dos d’un cheval pie : « Dès lors, le garçon n’eut plus aucun désir de sauter, et il lui semblait qu’il était comme attaché au cheval, et qu’il ne devait sous aucun prétexte lâcher prise. Après avoir parcouru une immense futaie de hêtres, ils arrivèrent dans une allée bordée de chênes dont les feuillages énormes s’élevaient vers un ciel maintenant nuageux. Après les chênes, il y eut des taillis obscurs, puis d’autres taillis clairsemés qui étaient peuplés de sorbiers et ornés de chèvrefeuille. Plus loin, des genêts avec des bouleaux. On traversa aussi une forêt d’épicéa où le cheval glissa sans bruit dans un sentier couvert d’aiguilles. Gaspard apprit donc qu’il n’y a pas une forêt mais mille forêts dont pas une ne ressemblait à celle de Lominval. »

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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 19:31

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            Regan est une lycéenne américaine qui bavarde avec ses copines, se nourrit des ragots des autres, essaie de se faire une place, finalement comme la plupart des ados. Entichée d’une mère politicienne aux dents longues, elle se doit d’autant plus d’être parfaite et cette pression lui vaut des crises d’anxiété. Un jour, elle découvre avec horreur que des insultes recouvrent les casiers du lycée accompagnées de messages privés révélés au grand jour. Commence la descente aux Enfers : ses copines la fuient, les profs ne la comprennent plus et elle est exclue de toutes les associations. Seul Nolan, un type un peu marginal et lourdaud, la colle contre son gré. Il va finalement se rapprocher de Regan, l’aider, la porter, la stimuler…

             Ce roman pour ado, je comptais le lire entre les lignes, rapidement, pour trouver des passages sur le harcèlement des jeunes… et finalement, je me suis laissé happer par cette histoire d’ado rejetée par tout le monde, je suis revenue dans ce monde cruel de l’adolescence, et l’ensemble m’a beaucoup plu. Ce qu’on peut surtout retenir et qui est bien explicité et mis en valeur dans cette fiction, c’est que l’ado n’est jamais vraiment lui-même, toujours en train de se mettre en scène, de fanfaronner, de jouer des coudes ou de broyer du noir. De cette comédie des apparences, il n’en ressort souvent que manipulations et mensonges, or, ici, l’issue est productive et optimiste tout en restant réaliste.

Nolan aime filmer les gens à leur insu : « Tu savais qu’à l’origine du documentaire, on appelait ça en anglais des « life caught unawares » ? Des prises de vie en toute inconscience ? J’adore cette expression. Tellement que je voulais appeler mon propre documentaire La vie en toute inconscience. Rien n’est aussi prenant qu’un film bien réalisé et convaincant sur la vie. Si pour moi les docus sont tellement supérieurs aux films, c’est justement parce qu’ils sont vrais. C’est ça qui les rend si géniaux. Les films essaient de se rapprocher de la réalité, et en s’approchent parfois de très près, mais on ne peut pas fabriquer du réel. »

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 16:22

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-Saison 4-

Lecture en duo, encore une fois. Sans plus tarder, je passe le clavier à Danaé, ma fille de 10 ans ½ :

 

              Une salle d’attente remplie de nouveaux patients pour Sauveur Saint-Yves : Des grands comme Jean-Jacques Luciani (surnommé J-J) qui passe ses journées devant l’écran de son ordinateur, Solo et sa mère qui s’inquiète pour Kamil, mais aussi des petits comme Maïlys qui s’est vu devenir une voleuse professionnelle mais aussi une petite fille en quête d’amour et qui adore jouer avec les petits animaux en plastique de son psychologue clinicien. Mais bien d’autres encore sont revenus : Ella qui veut participer à un concours de lecture et que son père va soutenir même s’il a le cancer, Samuel Cahen qui a toujours sa mère sur le dos, Margot et Blandine Carré qui en ont marre de leurs parents et qui n’arrêtent pas de se chamailler même si au fond elles ne peuvent compter que sur elles-mêmes. Sinon à part tout ça, Sauveur et Louise essayent tant bien que mal de créer une famille recomposée. Mais sont déjà dans la maison : Gabin Poupard, qui passe ses nuits devant The Walking Dead, Jovo Jovanovic qui est de plus en plus vieux…, Lazare qui est à fond dans l’idée de construire une famille recomposée et bien sûr Sauveur Saint-Yves qui va tout faire pour que cette idée de famille recomposée devienne réelle !

Avis :

             J’ai beaucoup aimé ce livre (comme tous les autres tomes d’ailleurs) et surtout avec cette histoire de famille recomposée, Alice fait semblant de ne pas être d’accord mais en fait, elle ne voulait que ça. Et puis surtout que je puisse passer un peu de temps avec maman pour lire (même si ce n’était pas régulier) !

             Je n’ai rien touché à ce qu’elle a écrit, hormis quelques rares fautes d’orthographe. La demoiselle persiste dans son idée de devenir psychologue à son tour malgré les aléas, les inquiétudes et les doutes bien présents dans ce tome pour Sauveur. Je suis toujours extrêmement ravie de partager ce temps de lecture et de discussion avec ma fille ! A bientôt pour le tome 5 !

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 10:02

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           Je lis de plus en plus de romans jeunesse sans en parler forcément ici. Je prépare un projet théâtre sur le thème de la sexualité des ados, le harcèlement, la différence (ce n’est pas encore clairement défini), j’engrange donc pas mal de lectures sur ce thème.

          Marion est une ado plutôt bonne élève qui se fait harceler par le beau Enzo. Elle ne se laisse pas faire et sait répondre, même par des coups. Pourtant, ce jour-là, après une énième altercation, son carnet intime disparaît. Elle y note ses pensées, le manque de son père parti en Argentine, les frasques de son petit frère Barnabé, les trente-six petits copains de sa mère, des notes de musique, des poèmes et des chansons. Quand elle réclame son carnet à Enzo, il se fait plus doux que jamais. Oui, il a lu ce qu’il contenait, il a été touché, il s’en veut de s’être comporté ainsi… Marion tombe sous le charme de celui qu’elle voit différemment. Elle se laisse embrasser et tripoter mais ne se doute pas du piège qui se trame : les copains d’Enzo filment la scène et la mettent sur YouTube. Pour Marion, c’est la dégringolade, non seulement, elle n’a pas récupéré son précieux carnet mais le collège au complet semble avoir visionné la vidéo et elle passe pour une fille facile. Désespérée, plus seule que jamais, elle se venge d’une bien cruelle manière avant de le regretter amèrement.

           Quand la victime devient bourreau à son tour… le harcèlement se transforme vite en cercle vicieux. On comprend bien ici la difficulté de Marion à dénoncer les copains cameramen, trop honteuse de s’être laissé piéger. Mention spéciale au petit frère Barnabé qui, depuis le départ lâche de son père, note tous les hommes qui passent près de sa mère, avec une lucidité et un humour appréciables. La lecture est facile et agréable et je me rends compte que le thème de la vengeance semble récurrent chez l’auteur puisqu’il en parlait déjà dans Blues en noir.

« Je pleurais. Je n’arrivais même pas à me sentir soulagée de ce que je venais d’accomplir, et fière moins encore. Je me sentais sale et amère. Ma rage était toujours là, tenace, comme si elle avait été désormais ma seule véritable amie. Le croyais la dissoudre dans ma vengeance, elle surnageait, maîtresse et encombrante. »

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 13:55

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-Saison 3-

Lecture à deux, comme pour les précédents tomes. Je laisse le clavier à ma fille :

           Dans cette nouvelle saison, Sauveur Saint-Yves reçoit des cas étranges comme Gervaise Germain, qui a passé le cap de son toc de propreté, mais qui s’interdit de prononcer un mot qui contient le radical MAL sans dessiner une petite croix dans sa main de peur qu’il ne lui arrive « MALheur ». Ou encore M. Kermartin qui pense que ses voisins ont installé des caméras de vidéosurveillance dans son plafond. Mais il reçoit aussi des enfants et des adolescents : Ella, 13 ans qui est cyberharcelée parce qu’elle est une fille qui aimerait être un garçon, ou encore Maïlys qui n’arrête pas de se cogner la tête contre le mur pour attirer l’attention de ses parents. Mais parlons maintenant de Sauveur : Louise, sa fiancée depuis quelque mois, Gabin, l'ado "adopté" qui a son concert à Paris « Eagles of Death Metal » et qui va bientôt retrouver sa mère internée depuis quelques semaines. Et Sauveur doit aussi s’occuper de Jovo, un militaire ronchon mais attachant. En plus, les copines de Louise lui disent qu’il la balade ! En gros, Sauveur aura encore une année pas évidente à passer !

Mon avis : j’ai bien aimé ce tome (comme tous les autres d’ailleurs !) avec beaucoup de suspens et d’actions.

                                                                                                                                                         Danaé                    

             Pas grand-chose à rajouter si ce n’est que je redoutais ce 13 novembre qui approchait à grand pas et Gabin qui devait se rendre à ce fameux concert. Finalement, l’autrice nous épargne des tragédies (enfin, à moitié, je ne vous en dis pas plus) et on a à nouveau passé d’excellents moments de rigolade (la paranoïa de Kermartin a été très appréciée mais la belle-mère de Louise et son franc-parler n’est pas en reste).

            Enfin, cette saga est un formidable déclencheur de discussions et un porte-parole parfait pour la Tolérance.

On va évidemment poursuivre les aventures de ce charmant psychologue et de toute sa tribu !

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