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25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 09:34

Moon - Cyrille Pomès - Babelio

Une station balnéaire où touristes, animations et activités pullulent à la belle saison, où c’est complètement mort le reste de l’année. C’est pendant cette période creuse qu’on retrouve Luna, Loïc, Tom, Mel et d’autres encore, des ados désœuvrés qui passent leur temps sur leur portable, transportent leurs lots de peine et de souffrance et font des conneries. Le soir où, pour rigoler, Luna envoie une photo de l’intérieur de sa culotte à sa copine Mel et que celle-ci la partage par inadvertance sur Snoop, un réseau social, ça pourrait être le drame. Sauf qu’au même moment, un violent orage a endommagé l’antenne-relais qui alimente le village et rendu impossible toute connexion. Quinze jours sans écran, c’est l’ennui assuré. Les jeux de société sortent du placard, un vieil accordéon se fait entendre, on se promène sur la plage, les tensions s’amplifient et les vérités se disent.

Si j’ai mis du temps à entrer dans ce roman graphique de 160 pages, mélangeant les personnages, je m’y suis sentie bien une fois à l’intérieur. Dans un no man’s land original, les ados tentent laborieusement de combler le vide, vide qui devient encore plus abyssal sans leur chère connexion internet, à moins que ce soit le contraire ? Toujours est-il que ces jeunes m’ont fait penser à des bêtes perdues, impulsives et violentes, parfois attachantes, sans adultes sur qui compter véritablement, rejetant d’ailleurs tout autre repère que les réseaux sociaux. A la fin, on ne sait s’il faut pleurer ou espérer. Certaines planches sont magnifiques, une grande piscine vide qui se remplit petit à petit, un coffre plein de canards en plastique au fond de la mer, trois jeunes qui s’essaient à une chorégraphie improbable sur une plage déserte, un camping fermé… Un bel album sur la période de l’adolescence qui aurait cependant gagné en force s’il avait eu quelques pages de moins.

https://www.bdgest.com/prepages/thb_planche/3522_P2.jpg

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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 09:40

Thérapie de Groupe (tome 3) - (Manu Larcenet) - Humour [CANAL-BD]

-   La tristesse durera toujours.

Qu’il me tardait de retrouver cet auteur-de-BD-chouchou !! Mon étincelle de bonheur de la rentrée !

Jean-Eudes de Cageot-Goujon alias Manu Larcenet, après avoir connu les affres de l’hôpital psychiatrique, les gouffres de la dépression, les angoisses de la page vide et de l’artiste mal compris, trouve refuge dans la contemplation. Malgré sa grande motivation de départ, le mystique lui a fait faux bond. Lorsqu’il cherche un peu de réconfort auprès de sa famille, il n’y trouve qu’indifférence. Il découvre ensuite que son fils a des abdos (un truc impensable dans la famille !) et se révèle bien plus fort que lui, il en profite pour avoir une énième révélation : coller bout à bout les meilleures parties de l’ADN de ses enfants pour obtenir une idée du siècle entière rien qu’à lui. Avec sa fille, notre cher Jean-Eudes n’est pas en reste puisqu’il découvre qu’elle découche… pour retrouver un groupe de philosophes en pleine forêt ; le père s’incline devant ces forts du cerveau. Pour faire face à une concurrence féroce en matière de BD, Jean-Eudes a enfin une idée de génie (oui, encore une) : il se lance dans la bédé reportage, il suit sa vétérinaire d’épouse 24h/24. Après relecture, il balance tout, c’est nul, il se retrouve encore une fois désœuvré. « Après tout, pourquoi ne pas dessiner juste pour le plaisir », ben voilà… sauf que la critique est sans appel : « Vos tentatives, tout aussi incessantes que vaines, pour retrouver une gloire révolue lassent Les Français dans des proportions considérables ! Vous êtes prêt à toutes les compromissions pour regagner le devant de la scène et palper le maximum de pognon ! » Si après ça, je vous dis que Jean-Eudes fuit le foyer familial et va sauver Van Gogh de la mort en pleine campagne, vous me direz que c’est complètement déjanté ?

Il me semble que l’hyperbole est une des figures de style fétiches de notre cher Manu Larcenet, il la manie à merveille et à foison. Il apprécie aussi l’accumulation en tous genres : des listes de synonymes, des dessins qui remplissent la case et débordent allègrement, des gribouillis ordonnés, des imbroglios de genres picturaux, un record battu de nombre de bulles et de cartouches par planche (ma fille assise à côté de moi : « Y’a pas trop de texte pour une BD ? »). Bref du bonheur à saturation, une outrance de bonnes idées, des barres de rire, une cavalcade de folies, une avalanche d’absurdités tellement mais tellement délicieuses. Si on pleure à chaudes larmes une fois l’album refermé, on se console, le mec au gros nez phallique nous l’a promis : « Le boss estoye de restour ». J’attends déjà le tome 4.

« Je me sens comme un pauvre cowboy solitaire… (mais pas trop loin de mon foyer, je me fais vieux). »

« CQFD… ce qu’il fallait dessiner. »

Le tome 1 

Le tome 2

 

Thérapie de Groupe tome 3 - La tristesse durera toujours - Bubble BD,  Comics et Mangas

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1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 19:26

Casterman - L'Homme qui marche - sens de lecture original

Cela faisait très longtemps que je n’avais plus lu de manga de cet auteur.

Le manga sera vite résumé : un homme et son épouse s’installent dans un nouveau quartier, ils adoptent le chien que les précédents propriétaires ont abandonné et l’homme, tous les jours, l’homme, accompagné de son chien, marche dans le quartier. Déambulations, errances, promenades, pérégrinations, flâneries, tous ces mots conviennent aux activités du personnage au fil des saisons. La ville est vaste et les découvertes multiples mais il arrive aussi à notre homme de grimper aux arbres, de jouer au cerf-volant, de monter au sommet d’un immeuble ou au sommet d’un jardin qui est une copie du mont Fuji, de gonfler un ballon de papier, de s’allonger au pied d’un arbre et… ce qui doit être un plaisir immense : de nager dans une piscine, seul, la nuit.

J’ai lu quelque part que ce manga est la version sportive et diététique du Gourmet solitaire (que j’ai tant tant aimé !). C’est vrai que ça y ressemble beaucoup et j’ai aimé retrouver ce côté un peu artificiel (chaque sortie est rythmée par une autre découverte mais tiens donc) et surtout complètement naïf propre à Taniguchi. Peu de texte, quelques planches en couleur et une exploration du monde par les cinq sens. Un émerveillement enfantin et souvent gracieux de la vie qui nous entoure, tout en retenue et en pudeur, avec de temps en temps une jolie surprise. Oui, j’ai adoré cette idée de franchir la clôture d’une piscine municipale et de s’y baigner seul et nu, la tête dans les étoiles. En bref, celui qui n’a jamais lu Taniguchi doit le faire au moins une fois dans sa vie.

L'Homme qui Marche - (Jirô Taniguchi) - Seinen [CANAL-BD]

 

BONNE RENTREÉ !!!

 

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22 août 2022 1 22 /08 /août /2022 23:52

https://www.actuabd.com/local/cache-vignettes/L330xH444/arton27002-bf106.jpg?1612166217

-   Une adaptation du roman de Jules Verne   -

Jules Verne, je peux adorer (Le Château des Carpathes) mais aussi grogner (Cinq semaines en ballon). Pour ne pas trop se mouiller, l’adaptation BD est une jolie alternative.

A la suite d’un pari un peu fou, un Anglais, Phileas Fogg, décide de faire le tour du monde en 80 jours seulement. Nous sommes en octobre 1872. Il y arrivera, il en est convaincu. Il embauche Passepartout, un domestique français débrouillard et polyvalent et ils partent de Londres en bateau, passent par le Port de Suez pour arriver en Inde même pas 20 jours plus tard. Si le voyage s’est fait jusque là sans encombres, Fogg est poursuivi par Fix, un détective, persuadé que Fogg est un grand voleur. Fogg et Passepartout prennent le train mais le chemin de fer n’est pas achevé, il faut donc poursuivre le voyage… à dos d’éléphant. C’est à ce moment-là que notre célèbre aventurier sauve une femme promise au sacrifice par des brahmanes. Elle accompagnera les deux hommes jusqu’à la fin. Hong-Kong. Le Japon. Après quelques tempêtes et typhon, la perte de Passepartout et les retrouvailles, la dangereuse traversée des Etats-Unis avec ses bisons et ses Sioux, Fogg prend la place d’un capitaine de bateau pour la dernière traversée entre New York et Liverpool.

J’ai beaucoup aimé cet album qui donne envie de lire le roman. Si le personnage de Fogg est agaçant au début (il n’a aucun mérite à part être riche, c’est son sous-fifre qui fait tout, et il reste enfermé dans sa cabine ou passe son temps à jouer au whist), il montre ensuite des qualités telles que la générosité, la fidélité et l’honnêteté. Son assurance et son calme implacable sont drôles. La rencontre d’autres peuples et cultures et la découverte d’autres horizons se fait presque toujours dans un climat de tolérance, étonnant pour cette fin de XIXe siècle. Les dessins rendent justice à la beauté et à la variété des paysages traversés ; c’est un album qui se lit donc facilement et dont la lecture est très agréable. A mettre entre toutes les mains.

Le Tour du monde en 80 jours - cartonné - Jean-Michel Coblence, Younn Locard  - Achat Livre ou ebook | fnac

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13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 20:25

Derrière le rideau de Sara Del Giudice - BDfugue.com

Yaël, la narratrice, vit une existence heureuse en Provence, en 1938. Sa tranquillité est troublée par la découverte de son père caché derrière un grand rideau vert et une jeune femme blonde, et complètement chamboulée, quelques mois plus tard, par la mort de sa mère. Proche et complice de sa petite sœur Emilie, Yaël voit d’un mauvais œil l’arrivée à la maison d’Ophélie, la jeune femme blonde du rideau. Le père et Ophélie ne tardent pas à se marier. En 1939, être juif pose de plus en plus problème. Or, les deux filles sont juives par leur mère mais leur père est goy… elles sont elles-mêmes un peu perdues d’autant que la première loi promulguée par le régime de Vichy ne les désigne pas comme étant juives mais le second statut des Juifs de juin 41 contraint leur père à les déclarer comme telles. Comme on le sait, la « chasse aux Juifs » est ouverte et ce grand rideau vert va également servir à cacher les deux sœurs.

Je l’ai maladroitement résumée mais cette BD est une belle réussite tant pour le scénario qui fait monter la tension au fil des pages que pour le graphisme que j’ai vraiment beaucoup aimé, les traits simples font mouche, les couleurs pastel renvoient à cette époque révolue tout en douceur. La subtilité et la sobriété sont parfois plus efficaces que la violence. Si le sujet a été maintes fois traité et n’est pas sans rappeler Le Journal d’Anne Frank, le rideau qui constitue le fil directeur du récit apporte une originalité intéressant car il appuie encore un peu plus sur l’innocence de ces deux enfants. Le résultat : une œuvre touchante et sensible, tout à fait appropriée à de jeunes ados, la BD est d’ailleurs accompagnée d’un instructif glossaire.

Derrière le rideau de Sara Del Giudice - BDfugue.com

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31 juillet 2022 7 31 /07 /juillet /2022 20:24

Les oiseaux ne se retournent pas de Nadia Nakhlé - Album - Livre - Decitre

En temps de guerre, Amel doit quitter ceux qui restent de sa famille, ses grands-parents, pour survivre, elle va suivre la famille Hudhad et devenir « Nina ». Elle accepte de se taire, ne parle ni de sa maison, ni de sa religion, ni de sa véritable identité. Le voyage vers l’inconnu commence : le bus, les longues marches à pied, le camp. Nina perd la famille qui l’a acceptée en son sein et se retrouve seule. Elle croise le chemin de Bacem, un jeune homme joueur de oud et surtout déserteur, qui veut vibrer loin des canons. Au son de la musique qui les accompagne, les deux êtres perdus se lient d’amitié, l’un devient le guide de l’autre, ils se promettent soutien et protection et font un bout de route ensemble. Mais l’heure de la traversée approche et c’est Paris que les deux veulent rejoindre avec l’espoir d’un eldorado où ils trouveront enfin la paix. Mais Nina va encore une fois devoir lutter seule.

Quelle belle découverte que cet album onirique, bouleversant et envoûtant ! J’ai tourné les pages de plus en plus émue, de plus en plus charmée à la fois par la beauté des images mais autant par le sort de ces exilés que par le traitement de l’intrigue tout en douceur et en force à la fois. La musique est le fil directeur de l’œuvre qui détient elle-même une sorte d’aura musicale et magique. Noir et blanc côtoient une étincelle de couleur unique pour la plupart des cases, les volutes et courbes nous emmènent loin de notre quotidien, en compagnie de réfugiés qui sont de véritables héros. Ce sont aussi des histoires de rencontres, belles ou mauvaises, qui forgent un être ; des histoires de confiance et de dignité, des mots de poème persan et de paroles de chanson orientale. Une très belle parenthèse.

« Les oiseaux

ne se retournent pas.

 

Ils partent.

 

Exilés au cœur léger,

Âmes vagabondes,

Qui filent à travers les ombres.

 

Ils partent.

 

Naufragés du ciel,

Que le vent accompagne,

Gonflant les ailes.               

 

Ils partent.

 

Avant de revenir à toi.

L’enfant qui observe,

A la porte de leur royaume.

 

Ils murmurent :

 Viens ! L’aube attend. »

 

De belles citations comme celle-ci émaillent l’album : « Vous avez des ailes. Apprenez à les utiliser et envolez-vous. » (Djalâl Ad-Dîn Rûmi)

https://culturellementvotre.fr/wp-content/uploads/2020/07/les-oiseaux-ne-se-retournent-pas-planche-3.jpg

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17 juillet 2022 7 17 /07 /juillet /2022 23:46

Simone - Tome 01 - Simone - Jean-David Morvan, David Evrard, Walter Pezzali  - cartonné - Achat Livre ou ebook | fnac

Obéir c’est trahir,

désobéir c’est servir.

En février 1972, Simone prépare des crêpes pour sa famille et découvre, sur l’écran du téléviseur, l’homme qui l’a torturée à Lyon, en juin 1944. Les souvenirs ressurgissent : petite fille juive, Simone vivait heureuse au sein d’une famille aisée, à Lyon. Le Blitzkrieg contraint la population à s’exiler et la famille Kadosche recueille ainsi une petite orpheline nommée Jeanne. Le premier acte de résistance de Simone est de cracher au visage de son institutrice : alors que ses parents l’ont maintes fois aidée financièrement parlant, après le début de la guerre, elle retourne sa veste et se plaît à asperger les élèves juives d’insecticide et de les humilier au quotidien. Simone continuera son combat en distribuant des tracts résistants ou en aidant des réfugiés de la zone occupée. Interdictions, restrictions et discriminations envers les Juifs prennent l’ampleur qu’on connaît et Jeanne s’avère être une garce collabo qui finit par dénoncer la famille Kadosche auprès de son nouvel amant nazi. Simone est arrêtée et torturée par celui dont elle ne découvrira le nom que dans les années 70 : il s’agit de Klaus Barbie. Simone finira à Auschwitz avec sa famille, elle sera une des seules à en réchapper.

Les recommandations de ma bibliothécaire sont toujours judicieuses, j’ai failli ne pas emprunter cette BD parce qu’il s’agit d’un premier tome d’une série mais la lecture vaut le détour. Même si suite il y aura, l’album constitue quand même une certaine unité. L’intrigue est évidemment passionnante et la jeunesse de Simone édifiante et admirable. LA BD met aussi en lumière le parcours de ce monstre qu’est Klaus Barbie, la chance et les protections (de la CIA notamment) dont il a bénéficié. Le traitement du personnage de Simone est intéressant, elle semble plus traumatisée par la trahison de cette Jeanne qu’elle considérait comme son amie que par Klaus Barbie qui se fait tout petit en face d’elle, en fin d’album, dans un dialogue fictif réussi. La BD peut être lue par des grands enfants ou des ados qui pourront en apprendre beaucoup sur l’Occupation lyonnaise et le mouvement de résistance. Le dessinateur David Evrad a déjà collaboré avec Morvan pour une autre série sur la 2ème guerre mondiale, Irena.

Simone T1 : Obéir c'est trahir, désobéir c'est servir (0), bd chez Glénat  de Tréfouel, Morvan, Evrard, Walter

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8 juillet 2022 5 08 /07 /juillet /2022 18:16

Noire : une adolescente entre en résistance

D’après Tania de Montaigne

Claudette est une jeune Noire qui a grandi en Alabama dans les années 50 à l’heure où la ségrégation vivait encore ses heures de pauvre gloire… Un jour de mars 1955, dans le bus, elle refuse de se lever pour céder la place à une femme blanche. A 15 ans. La police est appelée, les flics malmènent Claudette et elle est accusée de « troubles à l’ordre public, d’agression à l’égard d’un policier lors de son arrestation et d’avoir violé les lois de la ville en refusant de céder son siège. » Cette histoire vous rappelle quelque chose ? Mais c’est bien Claudette une des premières femmes noires à avoir résisté, Rosa Parks est venue plus tard, en décembre 1955. Pourquoi n’a-t-on retenu que le nom de Rosa Parks ? Parce que Claudette est tombée enceinte quelques mois plus tard (d’un homme blanc, en plus !) et que les leaders noirs ont préféré taire son histoire au profit de celle de Rosa Parks considérée comme dévote, intègre et très religieuse. Ça passait mieux.

J’ai beaucoup aimé cette lecture même si son point fort constitue aussi son point faible : schématiser. Les dessins sont simples, clairs, nets et précis… et parfois trop simples au point de confondre les personnages ou de (presque) tomber dans la caricature. Mais l’histoire est évidemment touchante et doit être connue du plus grand nombre. Être noir et être femme, c’est la double peine : c’est Martin Luther King et trois leaders noirs et blancs qui posent devant un bus, alors qu’elles étaient au moins quatre plaignantes qu’on a voulu laisser dans l’ombre. Claudette a été sacrifiée et est tombée dans l’anonymat. Elle souhaitait devenir avocat, elle a été aide-soignante toute sa vie, rejetée parce qu’elle avait un enfant trop clair. On a attribué son nom à une rue mais attention, une toute petite rue misérable de Montgomery. Je me permets de mettre sa photo ci-dessous, maigre hommage…

Petite question : n’y a-t-il que des femmes autrices qui s’intéressent à ces héroïnes méconnues au parcours courageux ? Je dis ça parce que j’avais d’abord lu « Emile » pour le prénom de l’auteur avant de me dire « Ben, non, « Emilie », évidemment, évidemment, c’est une femme… ».

La BD est une adaptation du livre de Tania de Montaigne, animatrice et écrivaine.

Emilie Plateau- Noire: la vie méconnue de Claudette Colvin - Un dernier  livre avant la fin du monde

Claudette Colvin — Wikipédia

 

Bonnes vacances aux concerné(e)s, bel été à toutes et tous !

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 17:35

Frenchman

J’ai une PAL BD peau de chagrin mais cet album s’y trouve depuis de années (je ne sais comment il a atterri chez moi). Une belle idée de le dépoussiérer.

En 1803, dans un petit village normand, les sergents recruteurs tirent au sort les hommes qui iront rejoindre l’armée afin de pacifier le territoire de la Louisiane, cédé depuis peu par le Consul Bonaparte aux Etats-Unis.  Le jeune Alban Labiche est exempté mais sa sœur, Angèle, est malheureuse parce son amant, Louis de Mauge, issu de la noblesse, doit partir. Finalement, le père de Louis achète la permission de son fils en échange du départ d’Alban. Louis ne supportant pas cette injustice et voulant contenter son amante part en Louisiane retrouver Alban. Le même Alban dont la tête est mise à prix à peine arrivé sur le sol américain pour avoir défendu un Noir. Un mystérieux inconnu qui s’avère être Toussaint Charbonneau, un trappeur français (qui a réellement existé), l’emmène avec lui. La course poursuite promène le lecteur à travers les vastes étendues du pays, à la rencontre des squaws et des bisons, même hélas aussi des préjugés et des discriminations, de la haine bestiale que vouent certains hommes aux Indiens.

De facture assez classique, cette BD m’a intéressée et beaucoup plu. Le dépaysement est garanti grâce aux magnifiques dessins de l’artiste, les aquarelles sont sublimes et magnifient ces paysages grandioses. Peut-être que certains personnages passent trop rapidement sans qu’on ait le temps de s’attacher à eux mais le bilan est positif pour une BD que j’ai boudée toutes ces années… Un intéressant carnet de croquis permet de comprendre la genèse de l’œuvre et de prolonger le voyage.

Un vautour protecteur : « Ce vautour sera souvent ton meilleur ami dans ces contrées ! Aie toujours un œil sur lui ! Il te préviendra de bien des dangers ! »

Frenchman - Patrick Prugne - Le Tourne Page - Le Tourne Page

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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 20:17

Livre: Comme une grande, Reat Maëlle, Rivages, Virages Graphiq,  9782743655709 - Leslibraires.fr

Un entretien d’embauche est l’occasion, pour une jeune femme de se projeter dans son passé et de s’interroger sur son identité. « Pensez-vous avoir l’esprit d’équipe ? », Marie se revoit en tant qu’ado, prise entre les disputes de ses parents et son unique amie, Amandine. « Pourquoi vous plutôt qu’un autre candidat ? », Marie est une jeune femme à présent qui vit seule avec sa mère et qui a vu Amandine partir à New York. Suit une rencontre toxique, une belle femme séduit Marie, se conduit comme un parfait salaud avant de l’envoyer sur les roses. Enfin, Marie retrouve Amandine, différente et pourtant la même.

Si j’ai trouvé l’album très réussi, un air de déjà lu m’a poursuivie pendant toute ma lecture et j’ai bien peur de ne pas garder un souvenir impérissable de cette BD. Je n’ai cependant pas grand-chose à lui reprocher, le récit d’apprentissage reprend les moments-clés d’une adolescence pas aussi banale qu’il n’y semble et les dessins, simples et efficaces, respirent eux aussi une sincérité bienvenue. Rien de transcendant, pour résumer, mais un bon moment de lecture.

Comme une Grande - (Maëlle Reat) - Roman Graphique [CANAL-BD]

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