Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 21:48

 

Résultat de recherche d'images pour "Mariée par correspondance de Kalesniko"

 

 

          Kyung est une jeune Coréenne, belle, jeune et élancée qui se retrouve « mariée par correspondance » à un vendeur et collectionneur de jouets, Monty Wheeler. L’action se passe au Canada, Monty est à l’aéroport pour chercher et découvrir sa future bien-aimée qu’il a choisie sur catalogue « Filles traditionnelles du Japon ! de Corée ! de Chine ! du Vietnam ! des Philippines ! de Thaïlande ! Laborieuses, loyales, obéissantes, mignonnes, exotiques, ménagères, filles simples ». Avec un tel postulat de départ, la suite avait des risques de s’avérer difficile. Pourtant, les premiers pas de Kyung au Canada se passent plutôt bien, la jeune felle est aussi docile et silencieuse que le vantait la brochure. Elle se rend cependant vite compte de l’étrangeté de son compagnon : puceau à 39 ans, il manque de caractère, il loue à ses jouets, à ses figurines mais aussi aux anciennes boîtes à déjeuner un véritable culte.

        Une fois mariée, la routine s’installe, les commères trouvent que le couple est joli et bien assorti. Kuyng, elle, s’ennuie à tenir la caisse du magasin de jouets. Un jour, une jeune cliente asiatique photographe lui propose de venir poser pour elle. Kyung, lorsqu’elle se rend compte qu’il faut faire des nus, refuse mais Eve se révèle persuasive et loue l’esprit de liberté qu’elle prône fièrement. Evidemment, les photos sur le thème de la femme et de la machine scandalisent Monty. De fil en aiguille, ce couple créé de toutes pièces va se déchirer et se heurter à des montagnes de questions et d’incompréhensions. Chacun va découvrir des facettes cachées de l’autre et, à chaque fois, la surprise sera mauvaise.

         D’une grande violence, cette BD en noir et blanc oppose deux univers, l’occidental et l’oriental, qui finalement se retrouvent dans le non-dit et l’hypocrisie. J’ai beaucoup aimé cette lecture riche et intéressante, et trouvé que ces deux êtres vivaient finalement incarcérés, l’un dans une vie médiocre faite de babioles et de revues porno, l’autre hantée par un passé sur lequel l’auteur a laissé planer le mystère. La femme est un jouet, l’homme est puéril et lâche, la vision de l’humanité n’est pas belle à voir…

 

17/20

Résultat de recherche d'images pour "Mariée par correspondance de Kalesniko"

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:49

                   

  

  -  La Sagesse des Mythes -

           Après Thésée, je continue ma petite découverte des mythes version BD.

           Une guerre sans merci affronte les Troyens et les Grecs. Pourquoi tant de haine a-t-on envie de demander ? L’origine de ce conflit n’est pas à chercher du côté des mortels mais des déesses. Au mariage de Pélée et Thétis, Zeus n’a pas souhaité inviter Éris, la déesse de la Discorde, mais cette dernière, fort vexée, a pointé le bout de son nez en apportant une magnifique pomme d’or « destinée à la plus belle femme de cette assemblée ». Héra, Athéna et Aphrodite se sentent immédiatement visées et elles se disputent déjà titre et pomme. Zeus se dégonfle et ne veut pas trancher, il envoie Hermès trouver « un ingénu qui servira de juge ». Le hasard (mais pas tout à fait le hasard…) tombe sur Pâris, un jeune berger qui se laisse convaincre par Aphrodite, déesse de l’Amour, qui lui promet, en échange, la plus belle femme du monde, la fameuse Hélène.

         Peut-être est-ce là le seul livre qui a été lu par les quatre membres de ma famille. J’étais la dernière à passer et je me demande bien ce que mes enfants ont pu comprendre de l’intrigue. La chronologie est bouleversée et, pour une fois, je trouve que ce n’est pas l’idée du siècle, la complexité et la multitude des personnages rendant déjà l’histoire assez compliquée. Théâtralisé, le récit met en scène des personnages parfois un peu trop lisses ou trop prévisibles (les déesses sont hyper sexy, les héros archi balaises). J’ai bien aimé l’ensemble mais, bémol de taille, on attend le cheval de Troie tout en sachant qu’il ne viendra point puisqu’il s’agit d’un tome 1 et qu’il y en aura 3… Puisque le tome 2 n’est prévu que pour septembre, je vous conseille d’attendre parce qu’il faut bien admettre qu’on reste sur notre faim à la dernière planche même si, ô merci, des tableaux et diverses œuvres autour du thème nous sont présentés en fin d’album (et, avec le texte explicatif de Luc Ferry, c’est très bon).

 

« 16/20 »

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 16:30

 

   

               En Espagne, El Paraiso, le Paradis, est un bar de prostituées. Et c’est là qu’Augustin Mirales a rencontré une Équatorienne dont il est tombé amoureux, Maria-Auxiliadora. Le problème, c’est que celle qui se faisait appeler « Shakira » a disparu. Augustin n’y va pas par quatre chemins, il fait enlever la fille du patron de la boîte et réclame qu’on lui rende son Équatorienne. Augustin est intrinsèquement un gentil mais, par amour, il est prêt à tout. Il se trouve qu’il est bien organisé face au gérant de la boîte, gros costaud et entouré, comme il se doit, d’hommes et de femmes de confiance.

            Même si j’adore Zidrou, j'ai trouvé le scénario un peu trop rudimentaire, teinté de déjà-vu. L’histoire se finit bien, à la manière d’un conte de fée pour cette prostituée qui est réellement aimée. Heureusement que les personnages sont riches en contrastes et surprennent le lecteur. Les dessins, à l’image de l’univers sordide, utilisent des couleurs froides et des formes géométriques. Malgré l’univers « chaud », ça fait froid dans le dos. Ce n’est donc pas le meilleur de Zidrou mais une lecture sympathique finalement un peu optimiste et qui fait référence, de temps à autre, ô surprise, à Antigone ! Mais vous l’aurez compris, elle n’est pas à mettre entre toutes les mains.

 

« 15/20 »

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 22:09

 

 

         Ah je l’attendais ce tome 3 ! je l’ai même laissé un peu reposer comme on laisse macérer un rhum arrangé pour mieux le savourer !

        1992 : la 4L a servi trente ans, il est temps de la revendre à un collectionneur ; cette voiture rouge nommée « Mam’zelle Estérel » a emmené toute la famille bourlinguer en été. Ahhh trente ans d’amour et d’escapades, ça mérite bien un petit retour en arrière : Nous sommes en 1962, en Belgique. Dans les oreilles : « Let’s twist again », « Tous les garçons et les filles » et « Les Bourgeois ». Les valises sont prêtes, maman allaite la petite dernière, sa mère, Mamyvette, époussette une derrière fois le living de la salle à manger, le papa Pierre vient de boucler l’encrage de sa dernière BD et c’est partiii… Enfin, le mot vacances ne revêt pas le même sens chez tout le monde : alors que Mado et Pierre souhaiteraient vadrouiller au petit bonheur la chance, camper deci delà avant de se poser dans le bassin méditerranéen, Mamyvette la super organisée a réservé un hôtel à Saint-Étienne. C’est grâce à son Guide Michelin infaillible qu’elle a trouvé « Au Fier Brusseleir » établissement géré par un Belge mais elle a aussi le don de dénicher les églises à visiter. La vieille dame sèche qui sait tout ne laisse aucune place au hasard. Gros-Papy s’en fiche un peu, il a survécu à une attaque cardiaque l’an dernier, tout ce qu’il espère c’est que, malgré ses restrictions, il pourra grappiller quelques frites et poursuivre sa vie parfaitement oisive.

       Saint-Étienne pour les vacances, ce n’est pas le rêve mais entre la fête nationale belge (quel dépaysement !), les confidences familiales, les disputes et les câlins, le séjour se passe et le retour est égayé par une pause à la baraque à frites (le cuistot belge de l’hôtel a quand même fait croire qu’il n’avait plus de frites pour ne pas tenter Gros-Papy). Mado et Pierre, frustrés, campent avec leurs enfants dans le jardin, sous la pluie.

       Il est encore une fois totalement jouissif de retrouver cette famille partie sur la route des vacances ! Un esprit de légèreté et un air de liberté prennent immédiatement le lecteur par la main pour nous emporter dans un univers de tendresse. Oui, je deviens lyrique mais cette série, sans être mièvre pour un sou, nous fait sourire, nous met du baume au cœur en réveillant même quelques souvenirs (pourtant je n’étais pas née, en 1962 !) Cerise sur le gâteau, un tome 4 est prévu et il se passera en 1980 !

« - Dis, Gros-Papy, pourquoi t’es crès crès gros ?

  -  C’est parce que je suis rempli de souvenirs, c’est pour ça. »

     « Vieillir, c’est comme conduire une voiture : on a beau savoir qu’il faut regarder a route devant soi, on ne peut pas s’empêcher de zieuter tout le temps dans le rétroviseur ! »

« Ces moules ont vécu des années sans côtoyer la moindre frite et ne s’en sont pas portées plus mal pour autant ! »

      « On a beau dire... ne rien faire, c’est encore ce qu’il y a de mieux à faire ! »

 

« 19/20 »

 

Le tome 1 - le tome 2.

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 15:17

 

          

           Bien moins atonique que dans le précédent tome, Gabriel, ce papy rustre à qui on a volé sa petite fille péruvienne, nous emmène à Lima. Petit rappel des faits : le fils de Gabriel, Alain, avec la complicité de sa femme Lynette, ont adopté en toute illégalité Qinaya, fillette de quatre ans, qu’ils ont dû « rendre » au bout de quelques semaines. Alain, accusé de « rapt » se retrouve emprisonné. Sa femme demande le divorce, la famille périclite, la grand-mère est plus morte que vivante et Gabriel ne cesse de penser à cette petite-fille avec qui il avait créé une belle complicité. Au Pérou donc, grâce à un détective privé, Gabriel retrouve aisément la petite Qinaya mais la gamine, qui a effectivement une famille bien à elle, ne reconnaît pas le bonhomme. Plus déprimé que jamais, Gabriel rencontre Marco, un retraité qui tente de ramener en Belgique le corps de sa fille décédée dans un tremblement de terre. Les deux hommes au cœur blessé vont visiter les principaux sites touristiques, gênés par le « garúa », ce brouillard humide et omniprésent. Les auteurs nous ramènent en France, le temps d’une planche, pour évoquer le désarroi de la fille de Gabriel, partagée entre l’incarcération de son frère qu’elle est le seule à visiter et la détresse de sa mère. Et c’est bien en France que l’histoire se termine, Gabriel se rendant compte qu’il se trompe de mission en s’en allant seul au bout du monde…

            J’ai encore une fois bien aimé ce papy bougon et sympathique (j’ai souvent pensé aux Vieux Fourneaux !), le voyage péruvien est de toute beauté, les retrouvailles avec la famille et les amis restés en France sont touchants mais il m’a manqué un je-ne-sais-quoi pour être totalement emballée. L’intrigue partait dans des directions trop éloignées peut-être. Pourtant, j’ai été touchée par la relation père-fils… bah, je ne sais pas, je deviens de plus en plus difficile en BD ! Ce diptyque appelle finalement une multitude de tomes, les trois gugusses de copains lancent bien l’idée d’aller au Sénégal à la fin du tome. Pourquoi pas ?

« 17/20 »

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 15:25

 

          Je suis tombée sur cette BD après un voyage en Crète, je ne pouvais donc pas ne pas la lire…

         Thésée est un petit garçon téméraire et curieux qui cherche constamment à savoir qui est son père. Sa mère lui cache son identité jusqu’à ce qu’il devienne jeune adulte. Là, il accomplit déjà un exploit en déplaçant une lourde pierre pour découvrir ce que son père, Égée, le roi d’Athènes, lui a légué : des sandales et une épée. C’est grâce aux sandales qu’il parcourra la longue route menant à Athènes et c’est avec l’épée qu’il combattra tous les monstres rencontrés. Sa réputation le précède et la femme d’Égée, Médée, prépare un cratère de boisson empoisonnée afin d’éliminer l’imposteur qui veut sans aucun doute se saisir du trône. Égée, reconnaissant son fils Thésée grâce à l’épée offerte des années plus tôt, chasse Médée du royaume. Quelques semaines plus tard, Thésée souhaite faire partie des quatorze jeunes gens destinés à être sacrifiés dans le labyrinthe du Minotaure. La suite, on la connaît mieux : aidée par Ariane et son fil, Thésée va vaincre le monstre. Il emmènera Ariane loin de la Crète avant de recevoir la visite d’Athéna qui lui ordonne d’abandonner la jeune femme qui se retrouvera dans les bras de Dionysos. La voile noire oubliée du bateau de Thésée envoie son père, désespéré, dans la mer… Égée ! Bien des années plus tard, lorsque Thésée présente Phèdre, son épouse, à son fils Hippolyte, la sœur d’Ariane en tombera amoureuse et le conduira à sa mort.

          C’est une BD pour adultes mais je l’ai tout de même lue avec mes enfants (qui me l’ont réclamée) : à part une ou deux scènes un peu osées et un carnage lors de la lutte Thésée-homme taureau, il n’y a rien de choquant si on accompagne l’enfant. Les dessins réaliste ont plu et permettent de se plonger dans ce monde antique et fantastique avec aisance. J’ai adoré retrouver cette page tragique et ça m’a donné envie de relire Phèdre ! Si je devais apporter un bémol à cette critique, ce serait la trop petite place qu’occupent le Minotaure et son labyrinthe qui sont finalement un peu trop vite expédiés. La collection « La sagesse des mythes » conçue par Luc Ferry est dédiée à la mythologie et comporte déjà de nombreux titres, mon prochain sera L’Iliade.

          Au musée archéologique d’Héraklion, la visite se termine par une exposition sur le lien, fort intéressant et riche, entre la mythologie grecque et l’art. J’avais oublié la revue du Minotaure créée par les Surréalistes.

« 18/20 »

 

Résultat de recherche d'images pour "minotaure luc ferry"

 

René Magritte, couverture du Minotaure (1933)

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 09:58

 

 

Résultat de recherche d'images pour "légèreté catherine meurisse"

 

           Après avoir lu Catharsis de Luz, j’ai préféré laisser passer un petit temps pour découvrir, sur le même thème, La Légèreté.

         Catherine Meurisse est dessinatrice pour Charlie Hebdo depuis dix ans. Le 7 janvier 2015 au matin, elle rumine sa séparation avec l’homme qu’elle aime qui l’abandonne pour retrouver femme et enfants. En retard pour se rendre à la réunion de rédaction, elle arrive rue Nicolas-Appert lorsque Luz, en retard aussi (c’est le jour de son anniversaire) la prévient « Ne monte pas au journal. Il y a une prise d’otages à « Charlie ». » La suite, on la connaît. Ici, on la découvre à travers celle qui aurait pu mourir aussi ce jour-là, celle qui a perdu une partie de ses collègues et amis, celle qui perd la mémoire sous le choc du massacre. Catherine Meurisse est passée par différentes étapes dans la reconstruction : une perte des repères, la page blanche (« les idées reviennent péniblement, le dessin plus laborieusement encore »), la fuite (voir Cabourg pour retrouver Proust qu’elle aime tant), l’état de dissociation (elle voit son corps mourir, la plupart du temps), l’agacement d’avoir deux baraques de la sécurité collées à elle constamment. Elle finit par vouloir retrouver la beauté, cherche à ressentir ce fameux syndrome de Stendhal qui voudrait que la beauté d’une œuvre d’art prenne le dessus sur tout le reste. Elle se rend à la Villa Médicis à Rome en quête de beau mais n’y retrouve, dans un premier temps, que des résurgences de la tragédie qu’elle a vécue, les œuvres d’art évoquant bien souvent des tueries. Le syndrome de Stendhal lui aurait « posé un lapin. »Mais elle ne lâche pas l’affaire et c’est finalement à travers la musique, la peinture et un beau paysage, qu’elle parvient à retrouver un peu, rien qu’un peu de cette « légèreté ».

           Cet album est magnifique. Emouvant bien sûr, courageux, très fort et sublime. Au cours de la lecture, on ressent tout sauf de la « légèreté », les événements tragiques nous reviennent à la figure (pour parler poliment), pèsent et accablent, et petit à petit, on se met à la place de Catherine, celle qui a réellement besoin de survivre, de revivre et de renaître. L’énorme vague de solidarité (encore que ce ne soit pas le mot adéquat) avec ce fameux « Je suis Charlie » ne semble pas avoir aidé la jeune femme à sortir la tête de l’eau. C’est bien sûr en elle-même et loin de tout qu’un début de renaissance a pu se faire. Certaines planches sont une merveille qui correspond très bien à l’idée qu’on peut se faire du « Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or. » Plus doux que l’album de Luz mais non moins marquant.

A lire absolument.

 

Lorsqu’elle retrouve le petit chemin creux de la campagne où elle a grandi, même là, elle ne trouve que tristesse et détresse. « Enlacer un arbre. Toi, tu es là depuis toujours, tu ne meurs pas, tu ne tombes pas. Si on te tire dessus, ton écorce engloutit la balle. »

« Une fois le chaos éloigné, la raison se ranime et l’équilibre avec la perception est retrouvé. On voit moins intensément, mais on se souvient d’avoir vu. Je compte bien rester éveillée, attentive au moindre singe de beauté. Cette beauté qui me sauve, en me rendant la légèreté. »

 

Résultat de recherche d'images pour "légèreté catherine meurisse"

 

 

Résultat de recherche d'images pour "légèreté catherine meurisse"

 

 

Résultat de recherche d'images pour "légèreté catherine meurisse"

 

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 17:38

1. Justice et légumes frais

 

          Je suis ravie de partager avec vous une découverte BD que j’ai faite moi toute seule, une fois n’est pas coutume !

          Imbattable est un super-héros, « le seul véritable super-héros de bande dessinée », il accomplit l’impossible, l’insolite, l’unique : il saute d’une case à l’autre pour immobiliser un voyou, il glisse vers la vignette du bas pour avancer plus vite dans le temps ou pour se téléporter d’un endroit à l’autre. Ce petit être masqué jaune et noir est un gentil, un peu candide mais très courageux. Sa vie est paisible et routinière, il aime beaucoup rendre visite à sa mamie jusqu’à ce qu’on l’appelle pour sauver le monde ! Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Un joueur de pétanque, rien que par la force des mots, parvient à détruire des panneaux de signalisation, à soulever les gens du sol et à semer le chaos dans une brigade de flics, parce qu’ « il ne faut pas sous-estimer le pouvoir des mots. Les mots, ça peut soulever des montagnes. » Le savant fou réussit à imaginer les machines les plus destructrices pour annihiler le monde, mais c’est sans compter le pouvoir extraordinaire de notre Imbattable ! Reste un ennemi de taille : Plaisantin qui semble avoir le don d’apparaître et de disparaître comme bon lui chante. Imbattable est malin et il a compris que lui aussi se joue des pages de la bande dessinée…

           Complètement novatrice, cette BD qui défie les notions de temps et d'espace ne peut que vous laisser coi. On sourit beaucoup, on rit parfois, on se laisse surprendre à chaque planche par tant d’ingéniosité et d’invention. Astucieuse, ludique et rythmée, cette lecture m’a plu à moi mais mes enfants me l’ont rapidement subtilisée pour la dévorer à leur tour. Résultat : un énorme succès. Ça se résume difficilement alors un seul conseil : lisez ce truc complètement fou !

 

« 20/20 »

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 10:15

 

Résultat de recherche d'images pour "hermann yves h le passeur blog"

 

            Nous sommes dans un monde apocalyptique. Tout a été détruit, les humains fuient, adoptent une position statique déconcertante (on n’est pas loin des zombies…) ou tentent de retrouver le « Paradize », un univers merveilleux où le mal n’existe plus. Sam et Samantha y croient eux aussi ; lui plus qu’elle. Ils ont l’argent et les informations nécessaires pour aller de l’autre côté mais le passeur leur annonce que la somme ne correspond qu’à une personne. Il garde Samantha et Sam doit se débrouiller, dans une ville fantôme, pour trouver l’argent manquant. Il se rend vite compte que ce passage de la frontière n’est qu’un piège pour dépouiller et tuer les prétendants au rêve. Un homme régit cette vaste fumisterie : il n’a ni bras ni jambes et c’est aussi le châtiment qu’il réserve à ses prisonniers.

          Mais quelle horreur cette BD ! Dans un monde fait de gris et de noir, quelques couleurs vives viennent contraster avec le sordide et le glauque. J’ai apprécié la qualité des dessins mais le scénario ne m’a pas du tout plu. Dans cet étalage de violence, le lecteur ne peut que se sentir nauséeux. Il y a une once de miette de lueur d’espoir qui réside en l’amour entre Sam et Sam mais ce genre-là (entre SF et thriller sanglant) n’est vraiment pas pour moi… Dire que la BD a reçu le Grand Prix d’Angoulême en 2016…

« 12/20 »

 

Résultat de recherche d'images pour "hermann yves h le passeur blog"

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 23:17

 

Résultat de recherche d'images pour "cahiers d'esther 11 ans couverture allary"

 

 

 

            Suite des aventures de la petite Parisienne qui grandit et fête ses 11 ans au début du tome.

             Esther est maintenant au CM2, elle a changé de meilleure amie, c’est Cassandre qui lui tient désormais compagnie à la récréation et qui passe une partie du week-end avec elle. A l’école, on distingue trois groupes : « les petits », ceux qui sont isolés, exclus (par Esther aussi), parce qu’ils sont différents et bizarres ; les « moyens » dont Esther fait partie… les normaux quoi ! et enfin, les « grands-racailles » qui « ont tous plein d’amoureux et qui disent plein de gros mots vulgaires et tout le monde  voudrait être comme eux. »

            Esther a toujours en tête son envie d’avoir un I-phone mais c’est moins présent qu’au premier tome. On la sent plus mûre, un peu plus indépendante et moins influençable. L’événement familial qui vient briser sa routine, c’est la naissance de son petit frère, Gaëtan. Passés les premiers instants de suspicion (tous les garçons sont des ennemis…), Esther se met à l’aimer beaucoup, à admirer sa grosse tignasse blonde qu’elle jalouse un peu et à faire des expériences avec lui (il ne s’agit que de tests de souplesse…)

             Il ne faut pas oublier qu’Esther n’est pas une petite fille de fiction, et un journaliste vient l’interviewer pour déceler le vrai et le faux dans le tome 1. La fillette a d’ailleurs une chose indispensable à rectifier : « Raiponce n’est plus mon film préféré ». Elle adore lire et son rêve est d’être éditrice pour pouvoir lire bien sûr, mais aussi ordonner aux auteurs la direction qu’ils doivent prendre. Vous l’aurez compris, Esther n’est pas la dernière des idiotes, et pour preuve, elle est admise dans un grand collège parisien public. Pour son père, c’est le plus beau jour de sa vie. Sa fille lui voue une admiration et un amour sans bornes alors qu’elle n’exprime qu’une affection tiédasse pour sa mère qui l’exaspère souvent.

               J’imagine qu’on va voir mûrir cette petite demoiselle, ça y est, elle a vu poindre sur son nez ses deux premiers vrais boutons, elle fait son entrée au collège, où nous la laissons à la fois craintive et pleine d’assurance. Son ultime souci : elle a reçu de son père un Nokia… et pas un I-phone !

 

17/20

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Violette
  • Le blog de Violette
  • : Un blog consignant mes lectures diverses, colorées et variées ... et d'autres blabla en prime.
  • Contact

à vous !


Mon blog se nourrit de vos commentaires...

Rechercher

Pages