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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 16:48

 

 

          J’aime toujours les romans et les BD qui me font voyager. Le hasard m’emmène souvent dans les pays froids depuis quelque temps –et j’aime ça !

           Le narrateur et bédéiste Georges est invité à participer à une escapade et un séjour au Groenland. L’objectif est de réunir « des artistes et des scientifiques de renom au sein du plus grand système de fjords du monde. Le point d’orgue de l’expédition sera l’installation in situ d’une œuvre monumentale d’Ulrich Kloster, artiste allemand contemporain internationalement reconnu.» Notre Georges est un trouillard, il imagine le pire (une attaque d’ours, un naufrage, des bestioles sous-marines énormes, …) mais finit par accepter. A bord du bateau : l’artiste détestable par excellence qui ne pense qu’à son œuvre, qui maudit les autres à longueur de journée. Jorn (le sosie du capitaine Haddock !) est plus sympa avec Georges, d’autant plus qu’il a déjà collaboré avec lui dans le passé. C’est d’ailleurs ce qui l’autorise à lui demander de l’accompagner : vivre quelques jours dans une cabane où il a vécu jeune et coécrire une livre. Georges se sent obligé d’accepter avant de réaliser que, si Jorn l’a emmené, au péril de sa vie, dans cette bicoque isolée, c’est en réalité pour y retrouver … des caisses de vieux whisky enterrées là quelque cinquante ans auparavant. Après moult engueulades et beuveries, les deux hommes vont rejoindre le bateau et l’œuvre d’art de Kloster : un immense derrick qui ne fera pas tout à fait sensation dans le sens où le pauvre fou l’entendait…

           Deux reproches : tout est fictif alors que je m’attendais à une BD-témoignage comme il en existe tant (allez lire le magnifique Voyage aux îles de la Désolation par exemple !) J’ai tout de même cherché des renseignements sur cet acariâtre de Kloster, en vain, il n’existe pas ! C’est peut-être lié : je n’ai pas non plus aimé le côté artificiel voire caricatural : on a le vieux poivrot, le petit méchant, le naïf maladroit… pas de femmes. Une ressemblance avec l’univers de Tintin plaira sans doute à certains, je pense même qu’on peut aisément faire lire l’album à des enfants (je n’ai pas testé sur les miens). En bref, un avis en demi-teinte pour une lecture qui n’a, somme toute, pas été désagréable. Certaines planches représentant un fjord ou un glacier valent le coup d’œil. Yv a été beaucoup plus enthousiaste.

 

« 15/20 »

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 11:07

 

 

         La guerre 14-18 est terminée, le soldat Augustin Dortet rentre chez lui, dans les Pyrénées. Il a à la fois hâte de retrouver sa femme Geneviève et il éprouve quelques réticences puisqu’après avoir été froide dans son courrier, Geneviève lui a envoyé de vraies et belles lettres d’amour, ces fameuses « valentines », accompagnées de dessins et d’autoportraits suggestifs.  De retour au village, Augustin apprend que sa femme est morte des suites d’une maladie. Félicien, son ennemi juré désormais « gueule cassée », lui promet qu’il ne s’était rien passé avec Geneviève et lui révèle la vérité où une jeune fille laide et mal-aimée a occupé un rôle fondamental. Entre tentatives de suicide et désirs de meurtre, Augustin est plus perdu que jamais.

          De Metter m’a manqué, ses dessins sont sans aucun doute parmi les plus beaux et les plus touchants dans l’univers de la BD. Certains passages sont d’une émotion remarquable, notamment quand Geneviève apparaît à Augustin sur le champ de bataille, apparition diaphane, élégante et rassurante au milieu de l’horreur. L’auteur retransmet bien le clivage entre ceux qui se battaient et ceux qui restaient, les mensonges, les incompréhensions, une paix entachée de mutilations et de douleurs.

 

« On s’est foutu sur la gueule pendant quatre ans… et maintenant, on rentre chacun chez soi, comme des cons. »

« Regarde-moi bien, Augustin, mon visage... ma jambe en moins. La guerre m'a tué de la pire manière qui soit... en me laissant la vie »

 

« 18/20 »

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 15:31

 

 

          Je ne suis pas sûre que vous arriviez à mettre la main sur cette BD en métropole, j’ai acheté cet ouvrage en Martinique, à la « Savane des Esclaves », un endroit dédié au souvenir, qui rend hommage aux victimes de l’esclavage en reconstituant un village de cases des esclaves. La visite guidée a réellement été passionnante, insistant sur le courage des esclaves, l’esprit d’entraide, la débrouillardise, la grande connaissance de la nature des Martiniquais. Le propriétaire des lieux, Gilbert Larose surnommé Ti’Gilbé retrace l’histoire de ses ancêtres.

          Les Arawaks, originaires d’Amazonie, sont les premiers habitants de l’île. Pacifiques, ils furent tués par les Caraïbes, un peuple guerrier qui garda les femmes arawaks captives. En 1502, Christophe Colomb débarque sans s’intéresser plus que ça à la Martinique. Ce n’est que vers 1635 que les premiers colons prennent possession d’une moitié de l’île pour y planter coton, tabac et canne à sucre. Devant l’ampleur du travail, le cardinal Richelieu décide d’y envoyer des Bretons et des Normands qui espéraient faire fortune  mais qui furent vendus comme des esclaves. Parce que ces derniers supportaient mal le climat, en 1638, les premiers esclaves africains arrivaient sur l’île. Ils se rallient vite aux Caraïbes mais perdent la guerre contre les colons vingt ans plus tard. Le commerce triangulaire peut alors fonctionner à plein régime : les Européens offrent aux rois africains textile, vins, armes et diverses pacotilles. Ces marchandises étaient échangées contre des esclaves ; on transportait même des chevaux : un cheval valait douze esclaves ! Les esclaves étaient amenés dans les Antilles et en Amérique pour travailler dans les plantations, ce qui permettait d’envoyer en Europe coton, sucre et tabac.

           Enchaînés et marqués au fer, les esclaves étaient entassés dans la cale d’un navire. Après une traversée d’une cinquantaine de jours, les esclaves devaient travailler de 5h du matin à la tombée de la nuit (qui, heureusement, est à 18h30 maximum). Il était interdit de parler la langue africaine, la peine de mort était monnaie courante et, à partir de 1685, le fameux et terrifiant Code Noir est mis en application. Malgré les sanctions, certains esclaves réussissent à s’enfuir vers les mornes (les collines) ou les hautes forêts, on les appelle les « Marrons ». Avec la Révolution française, une société abolitionniste voit le jour mais Napoléon renforcera l’esclavage en 1802. Alors qu’en Angleterre, la traite est interdite dès 1833, il faudra attendre 1848 et Victor Schœlcher pour une abolition de l’esclavage en France. Non seulement, le décret met des mois à être appliqué réellement mais en plus, les esclaves désormais libres rejoignaient souvent leur ancien maître pour ne pas vivre dans un dénuement total. Pour combler la main d’œuvre manquante, des Chinois et des Indiens d’Inde viennent faire le sale boulot et sont souvent mal traités à leur tour…. Il faut tout de même attendre 2001 pour que la loi Taubira déclare l’esclavage comme « crime contre l’humanité ». 78000 anciens esclaves ont pu retrouver les terres africaines. Pendant trois siècles, environ 12 millions d’Africains ont été déportés en Amérique ! Le métissage constitue une force et une fierté en Martinique où on nous a bien souvent expliqué qu’avec une telle histoire, l’île ne pouvait pas être raciste.

           Si les dessins sont de facture naïve et que le récit est simple, il émane de ces quelques planches une authenticité et une tendresse remarquables. Il est absolument nécessaire, pour ne pas répéter les abominations du passé, d’instruire, de transmettre. Mes enfants ont été impressionnés par les récits entendus en Martinique et tout autant captivés par cette BD.

La Savane des Esclaves :

 

 

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 20:58

 

 

-  La Sagesse des Mythes -

         Zeus cherche un être qui le représenterait sur Terre. Cet homme qui se doit être exceptionnel, bien entendu, n’est pas encore né. Le roi des dieux décide de s’accoupler avec la belle Alcmène en prenant l’apparence de son mari, Amphitryon. A son retour, l’époux, apprenant la vérité, entre dans une colère noire et veut tuer Alcmène, finalement sauvée par Zeus. Héraclès d’abord appelé Alcide est placé, le plus discrètement possible par Hermès, dans le lit d’Héra endormie. Le bébé tète le sein et la fameuse ambroisie qui doit le rendre immortel. C’en est trop pour Héra qui, furieuse, se venge : deux énormes serpents dans le berceau n’auront pas raison de notre héros en herbe qui les étranglera. Adulte, après avoir tué le lion de Cithéron qui décimait les troupeaux des alentours, Héraclès est invité par le roi Thespios qui, malin, lui envoie, cinquante nuits durant sa fille dans sa couche. Mais en réalité, Thespios a cinquante filles qui porteront donc toutes un descendant du héros. Héra n’oublie pas ses désirs de vengeance et, lorsqu’Héraclès est marié à Mégara (fille de Créon) et père de deux enfants, elle le rend fou et il assassine femme et enfants. C’est pour cette raison qu’Héraclès doit et veut se racheter : la série des douze travaux peut commencer…

        Comme le titre l’indique, l’album ne s’intéresse qu’à la jeunesse du héros, il ne faut pas vouloir y trouver un des fameux douze travaux. Qu’importe, la naissance, l’enfance et la jeunesse d’Héraclès (dont le nom signifie « gloire d’Héra ») valent bien tout un tome ! C’est passionnant et violent (pas du tout destiné aux enfants… même si ma fille l’a lu derrière mon dos !), la suite paraîtra bientôt, tant mieux !

 

« 17/20 »

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 21:48

 

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          Kyung est une jeune Coréenne, belle, jeune et élancée qui se retrouve « mariée par correspondance » à un vendeur et collectionneur de jouets, Monty Wheeler. L’action se passe au Canada, Monty est à l’aéroport pour chercher et découvrir sa future bien-aimée qu’il a choisie sur catalogue « Filles traditionnelles du Japon ! de Corée ! de Chine ! du Vietnam ! des Philippines ! de Thaïlande ! Laborieuses, loyales, obéissantes, mignonnes, exotiques, ménagères, filles simples ». Avec un tel postulat de départ, la suite avait des risques de s’avérer difficile. Pourtant, les premiers pas de Kyung au Canada se passent plutôt bien, la jeune felle est aussi docile et silencieuse que le vantait la brochure. Elle se rend cependant vite compte de l’étrangeté de son compagnon : puceau à 39 ans, il manque de caractère, il loue à ses jouets, à ses figurines mais aussi aux anciennes boîtes à déjeuner un véritable culte.

        Une fois mariée, la routine s’installe, les commères trouvent que le couple est joli et bien assorti. Kuyng, elle, s’ennuie à tenir la caisse du magasin de jouets. Un jour, une jeune cliente asiatique photographe lui propose de venir poser pour elle. Kyung, lorsqu’elle se rend compte qu’il faut faire des nus, refuse mais Eve se révèle persuasive et loue l’esprit de liberté qu’elle prône fièrement. Evidemment, les photos sur le thème de la femme et de la machine scandalisent Monty. De fil en aiguille, ce couple créé de toutes pièces va se déchirer et se heurter à des montagnes de questions et d’incompréhensions. Chacun va découvrir des facettes cachées de l’autre et, à chaque fois, la surprise sera mauvaise.

         D’une grande violence, cette BD en noir et blanc oppose deux univers, l’occidental et l’oriental, qui finalement se retrouvent dans le non-dit et l’hypocrisie. J’ai beaucoup aimé cette lecture riche et intéressante, et trouvé que ces deux êtres vivaient finalement incarcérés, l’un dans une vie médiocre faite de babioles et de revues porno, l’autre hantée par un passé sur lequel l’auteur a laissé planer le mystère. La femme est un jouet, l’homme est puéril et lâche, la vision de l’humanité n’est pas belle à voir…

 

17/20

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:49

                   

  

  -  La Sagesse des Mythes -

           Après Thésée, je continue ma petite découverte des mythes version BD.

           Une guerre sans merci affronte les Troyens et les Grecs. Pourquoi tant de haine a-t-on envie de demander ? L’origine de ce conflit n’est pas à chercher du côté des mortels mais des déesses. Au mariage de Pélée et Thétis, Zeus n’a pas souhaité inviter Éris, la déesse de la Discorde, mais cette dernière, fort vexée, a pointé le bout de son nez en apportant une magnifique pomme d’or « destinée à la plus belle femme de cette assemblée ». Héra, Athéna et Aphrodite se sentent immédiatement visées et elles se disputent déjà titre et pomme. Zeus se dégonfle et ne veut pas trancher, il envoie Hermès trouver « un ingénu qui servira de juge ». Le hasard (mais pas tout à fait le hasard…) tombe sur Pâris, un jeune berger qui se laisse convaincre par Aphrodite, déesse de l’Amour, qui lui promet, en échange, la plus belle femme du monde, la fameuse Hélène.

         Peut-être est-ce là le seul livre qui a été lu par les quatre membres de ma famille. J’étais la dernière à passer et je me demande bien ce que mes enfants ont pu comprendre de l’intrigue. La chronologie est bouleversée et, pour une fois, je trouve que ce n’est pas l’idée du siècle, la complexité et la multitude des personnages rendant déjà l’histoire assez compliquée. Théâtralisé, le récit met en scène des personnages parfois un peu trop lisses ou trop prévisibles (les déesses sont hyper sexy, les héros archi balaises). J’ai bien aimé l’ensemble mais, bémol de taille, on attend le cheval de Troie tout en sachant qu’il ne viendra point puisqu’il s’agit d’un tome 1 et qu’il y en aura 3… Puisque le tome 2 n’est prévu que pour septembre, je vous conseille d’attendre parce qu’il faut bien admettre qu’on reste sur notre faim à la dernière planche même si, ô merci, des tableaux et diverses œuvres autour du thème nous sont présentés en fin d’album (et, avec le texte explicatif de Luc Ferry, c’est très bon).

 

« 16/20 »

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 16:30

 

   

               En Espagne, El Paraiso, le Paradis, est un bar de prostituées. Et c’est là qu’Augustin Mirales a rencontré une Équatorienne dont il est tombé amoureux, Maria-Auxiliadora. Le problème, c’est que celle qui se faisait appeler « Shakira » a disparu. Augustin n’y va pas par quatre chemins, il fait enlever la fille du patron de la boîte et réclame qu’on lui rende son Équatorienne. Augustin est intrinsèquement un gentil mais, par amour, il est prêt à tout. Il se trouve qu’il est bien organisé face au gérant de la boîte, gros costaud et entouré, comme il se doit, d’hommes et de femmes de confiance.

            Même si j’adore Zidrou, j'ai trouvé le scénario un peu trop rudimentaire, teinté de déjà-vu. L’histoire se finit bien, à la manière d’un conte de fée pour cette prostituée qui est réellement aimée. Heureusement que les personnages sont riches en contrastes et surprennent le lecteur. Les dessins, à l’image de l’univers sordide, utilisent des couleurs froides et des formes géométriques. Malgré l’univers « chaud », ça fait froid dans le dos. Ce n’est donc pas le meilleur de Zidrou mais une lecture sympathique finalement un peu optimiste et qui fait référence, de temps à autre, ô surprise, à Antigone ! Mais vous l’aurez compris, elle n’est pas à mettre entre toutes les mains.

 

« 15/20 »

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 22:09

 

 

         Ah je l’attendais ce tome 3 ! je l’ai même laissé un peu reposer comme on laisse macérer un rhum arrangé pour mieux le savourer !

        1992 : la 4L a servi trente ans, il est temps de la revendre à un collectionneur ; cette voiture rouge nommée « Mam’zelle Estérel » a emmené toute la famille bourlinguer en été. Ahhh trente ans d’amour et d’escapades, ça mérite bien un petit retour en arrière : Nous sommes en 1962, en Belgique. Dans les oreilles : « Let’s twist again », « Tous les garçons et les filles » et « Les Bourgeois ». Les valises sont prêtes, maman allaite la petite dernière, sa mère, Mamyvette, époussette une derrière fois le living de la salle à manger, le papa Pierre vient de boucler l’encrage de sa dernière BD et c’est partiii… Enfin, le mot vacances ne revêt pas le même sens chez tout le monde : alors que Mado et Pierre souhaiteraient vadrouiller au petit bonheur la chance, camper deci delà avant de se poser dans le bassin méditerranéen, Mamyvette la super organisée a réservé un hôtel à Saint-Étienne. C’est grâce à son Guide Michelin infaillible qu’elle a trouvé « Au Fier Brusseleir » établissement géré par un Belge mais elle a aussi le don de dénicher les églises à visiter. La vieille dame sèche qui sait tout ne laisse aucune place au hasard. Gros-Papy s’en fiche un peu, il a survécu à une attaque cardiaque l’an dernier, tout ce qu’il espère c’est que, malgré ses restrictions, il pourra grappiller quelques frites et poursuivre sa vie parfaitement oisive.

       Saint-Étienne pour les vacances, ce n’est pas le rêve mais entre la fête nationale belge (quel dépaysement !), les confidences familiales, les disputes et les câlins, le séjour se passe et le retour est égayé par une pause à la baraque à frites (le cuistot belge de l’hôtel a quand même fait croire qu’il n’avait plus de frites pour ne pas tenter Gros-Papy). Mado et Pierre, frustrés, campent avec leurs enfants dans le jardin, sous la pluie.

       Il est encore une fois totalement jouissif de retrouver cette famille partie sur la route des vacances ! Un esprit de légèreté et un air de liberté prennent immédiatement le lecteur par la main pour nous emporter dans un univers de tendresse. Oui, je deviens lyrique mais cette série, sans être mièvre pour un sou, nous fait sourire, nous met du baume au cœur en réveillant même quelques souvenirs (pourtant je n’étais pas née, en 1962 !) Cerise sur le gâteau, un tome 4 est prévu et il se passera en 1980 !

« - Dis, Gros-Papy, pourquoi t’es crès crès gros ?

  -  C’est parce que je suis rempli de souvenirs, c’est pour ça. »

     « Vieillir, c’est comme conduire une voiture : on a beau savoir qu’il faut regarder a route devant soi, on ne peut pas s’empêcher de zieuter tout le temps dans le rétroviseur ! »

« Ces moules ont vécu des années sans côtoyer la moindre frite et ne s’en sont pas portées plus mal pour autant ! »

      « On a beau dire... ne rien faire, c’est encore ce qu’il y a de mieux à faire ! »

 

« 19/20 »

 

Le tome 1 - le tome 2.

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 15:17

 

          

           Bien moins atonique que dans le précédent tome, Gabriel, ce papy rustre à qui on a volé sa petite fille péruvienne, nous emmène à Lima. Petit rappel des faits : le fils de Gabriel, Alain, avec la complicité de sa femme Lynette, ont adopté en toute illégalité Qinaya, fillette de quatre ans, qu’ils ont dû « rendre » au bout de quelques semaines. Alain, accusé de « rapt » se retrouve emprisonné. Sa femme demande le divorce, la famille périclite, la grand-mère est plus morte que vivante et Gabriel ne cesse de penser à cette petite-fille avec qui il avait créé une belle complicité. Au Pérou donc, grâce à un détective privé, Gabriel retrouve aisément la petite Qinaya mais la gamine, qui a effectivement une famille bien à elle, ne reconnaît pas le bonhomme. Plus déprimé que jamais, Gabriel rencontre Marco, un retraité qui tente de ramener en Belgique le corps de sa fille décédée dans un tremblement de terre. Les deux hommes au cœur blessé vont visiter les principaux sites touristiques, gênés par le « garúa », ce brouillard humide et omniprésent. Les auteurs nous ramènent en France, le temps d’une planche, pour évoquer le désarroi de la fille de Gabriel, partagée entre l’incarcération de son frère qu’elle est le seule à visiter et la détresse de sa mère. Et c’est bien en France que l’histoire se termine, Gabriel se rendant compte qu’il se trompe de mission en s’en allant seul au bout du monde…

            J’ai encore une fois bien aimé ce papy bougon et sympathique (j’ai souvent pensé aux Vieux Fourneaux !), le voyage péruvien est de toute beauté, les retrouvailles avec la famille et les amis restés en France sont touchants mais il m’a manqué un je-ne-sais-quoi pour être totalement emballée. L’intrigue partait dans des directions trop éloignées peut-être. Pourtant, j’ai été touchée par la relation père-fils… bah, je ne sais pas, je deviens de plus en plus difficile en BD ! Ce diptyque appelle finalement une multitude de tomes, les trois gugusses de copains lancent bien l’idée d’aller au Sénégal à la fin du tome. Pourquoi pas ?

« 17/20 »

 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 15:25

 

          Je suis tombée sur cette BD après un voyage en Crète, je ne pouvais donc pas ne pas la lire…

         Thésée est un petit garçon téméraire et curieux qui cherche constamment à savoir qui est son père. Sa mère lui cache son identité jusqu’à ce qu’il devienne jeune adulte. Là, il accomplit déjà un exploit en déplaçant une lourde pierre pour découvrir ce que son père, Égée, le roi d’Athènes, lui a légué : des sandales et une épée. C’est grâce aux sandales qu’il parcourra la longue route menant à Athènes et c’est avec l’épée qu’il combattra tous les monstres rencontrés. Sa réputation le précède et la femme d’Égée, Médée, prépare un cratère de boisson empoisonnée afin d’éliminer l’imposteur qui veut sans aucun doute se saisir du trône. Égée, reconnaissant son fils Thésée grâce à l’épée offerte des années plus tôt, chasse Médée du royaume. Quelques semaines plus tard, Thésée souhaite faire partie des quatorze jeunes gens destinés à être sacrifiés dans le labyrinthe du Minotaure. La suite, on la connaît mieux : aidée par Ariane et son fil, Thésée va vaincre le monstre. Il emmènera Ariane loin de la Crète avant de recevoir la visite d’Athéna qui lui ordonne d’abandonner la jeune femme qui se retrouvera dans les bras de Dionysos. La voile noire oubliée du bateau de Thésée envoie son père, désespéré, dans la mer… Égée ! Bien des années plus tard, lorsque Thésée présente Phèdre, son épouse, à son fils Hippolyte, la sœur d’Ariane en tombera amoureuse et le conduira à sa mort.

          C’est une BD pour adultes mais je l’ai tout de même lue avec mes enfants (qui me l’ont réclamée) : à part une ou deux scènes un peu osées et un carnage lors de la lutte Thésée-homme taureau, il n’y a rien de choquant si on accompagne l’enfant. Les dessins réaliste ont plu et permettent de se plonger dans ce monde antique et fantastique avec aisance. J’ai adoré retrouver cette page tragique et ça m’a donné envie de relire Phèdre ! Si je devais apporter un bémol à cette critique, ce serait la trop petite place qu’occupent le Minotaure et son labyrinthe qui sont finalement un peu trop vite expédiés. La collection « La sagesse des mythes » conçue par Luc Ferry est dédiée à la mythologie et comporte déjà de nombreux titres, mon prochain sera L’Iliade.

          Au musée archéologique d’Héraklion, la visite se termine par une exposition sur le lien, fort intéressant et riche, entre la mythologie grecque et l’art. J’avais oublié la revue du Minotaure créée par les Surréalistes.

« 18/20 »

 

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René Magritte, couverture du Minotaure (1933)

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