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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 16:02

 

 

             Après avoir lu et aimé le tome 1 de cette série (dont chaque opus peut se lire indépendamment des autres, il est important de le souligner), j’ai découvert, après le polar au féminin, le polar au masculin.

              Toute la BD se construit sur des retours en arrière. La première planche nous montre un détective privé, Richard Monroe, traversant une vitre du 47ème étage d’un immeuble de Los Angeles, en 1935. Comment en est-il arrivé là ? Chargé de la sécurité d’une célèbre chanteuse de comédie musicale, Ava Lamont, le détective a vu sa soirée chamboulée : l’actrice-chanteuse, au lieu de feindre de tirer sur son partenaire, M. Cromley, le tue véritablement sur scène, devant des centaines de spectateurs. Mlle Lamont est rapidement soupçonnée puis blanchie. Et si l’intrigue se passe en 1935, l’influence nazie n’est pas loin et l’affaire s’avère plus compliquée qu’il n’y paraît de prime abord.

             Si le tome 1, Miss Crumble, m’a fait penser à l’ambiance british d’Agatha Christie, ici, c’est plutôt l’esprit de James Bond qui domine. L’humour, l’autodérision, l’élégance et les paillettes californiennes des années 30 agrémentent une intrigue prenante. Petit bémol : les visages des personnages que je n’ai pas trouvés à mon goût même si celui de Monroe entouré de bandages m’a renvoyée à celui de Blacksad… allez savoir pourquoi ! La suite reste à lire, et c’est tant mieux.

 

« 17/20 »

 

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 15:42

 

 

           J’avais lu le roman de Camilla Läckberg il y a presque quatre ans. Pas « lu » d’ailleurs mais écouté. Mon avis était mitigé mais j’avais finalement trouvé que le livre s’adaptait parfaitement au support audio.

            Erica Falck revient dans la maison familiale de la petite ville suédoise après la mort de ses parents. Elle est rapidement emportée par une affaire policière malgré elle : une de ses amies d’enfance, Alexandra, a été retrouvée morte dans sa baignoire, entourée de glace à cause du chauffage coupé. Si le bel inspecteur Patrick mène l’enquête, c’est tout de même Erica et sa curiosité qui font le plus gros du boulot. Au menu : des drames liés à l’enfance des personnages, des souvenirs qui ressurgissent, des parents trop lâches, des adultères, une amitié très forte, des sœurs vraiment trop différentes, une petite histoire d’amour destinée à grandir… Même si les coupes sont inévitables lors du passage au roman à la BD, l’essentiel est là et bien là. Les planches retransmettent bien la personnalité des protagonistes, les dessins sont agréables et j’ai beaucoup apprécié les cases dédiées aux paysages. L’histoire, comme dans le roman, finit par être captivante. Pas indispensable mais plaisante, cette petite lecture enneigée en plein cagnard estival !

« 16/20 »

 

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 10:05

 

 

           Après avoir clamé haut et fort que Lydie était mon album préféré, je n’ai pas lu tant de Zidrou que ça (Le magnifique Folies Bergères, l’exotique Montreur d’histoires et La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien). C’est bien sûr une erreur.

            Léa est une jeune fille bisexuelle qui a rencontré sa meilleure amie lorsqu’elle s’est fait avorter pour la première fois. Léa a une vie mouvementée et débridée faite d’apparitions brèves à la télé, de photos dénudées dans des magazines, de rendez-vous sexuels. Elle n’est pas mal dans sa peau mais lorsqu’elle apprend la mort de son père, son passé lui gicle à la figure : son père médecin généraliste n’avait jamais de temps à lui consacrer, trop occupé à soigner la terre entière ; sa mère lassée du désintérêt de son mari s’en est allée voir ailleurs… il y a surtout l’image de ce petit frère mort dans la piscine familiale qui revient et pèse sur Léa. Elle aurait « remplacé » ce petit frère, conçue juste après l’accident.

           Léa va tenter d’alléger le lourd bagage de son passé, va tenter d’évacuer un héritage émotionnel trop lourd pour elle. L’album est touchant, poignant et fait ressurgir notre propre passé pour mieux l’appréhender. On ne peut que lire cette BD d’une seule traite, on ne peut que pleurer devant cette douloureuse histoire familiale, on ne peut qu’applaudir le courage de Léa qui parvient à tracer son chemin. Une lecture indispensable.

 

« 17.5/20 »

 

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 19:38

 

 

               Deuxième lecture de cet auteur après Paul à Québec qui m’avait sacrément remuée.

               Comme le laisse supposer le titre, Paul nous raconte une partie de son enfance. Et c’est au parc que se déroule l’action des premières planches. Paul s’ennuie un peu tout en titillant son cerf-volant. La jolie Hélène le sort de sa léthargie et lui propose d’aller voir un spectacle de théâtre dans une roulotte, au parc. Nous sommes à Montréal à la fin des années 60, un mouvement de libération nationale réclame l'indépendance de la province du Québec et utilise, pour se faire entendre, des mesures impressionnantes comme l’enlèvement d’un diplomate et d’un ministre. Paul vit dans un appartement avec sa sœur et ses parents, ses grands-parents et son oncle sont dans l’appartement voisin, la cohabitation est difficile, le garçon a deux échappatoires : la BD qu’il découvre avec grand bonheur (il s’y colle lui-même mais ses parents rient devant ses premières planches) et le scoutisme ! C’est un camp d’été qui occupe une bonne partie de l’album, c’est à cette occasion-là que Paul se fait des amis, apprend à vivre dans la nature (au sens propre du terme, sa dernière nuit, il la passera seul sous un sapin) grandit, tout simplement, guidé par de chouettes adultes.

              C’est cette image que je viens d’évoquer qui m’a le plus émue. On a vraiment l’impression que Paul a fait des rencontres magnifiques, importantes pour son avenir, notamment celle avec Daniel, un animateur scout qui l’emmène au cinéma, qui le pousse à faire du théâtre, qui l’incite à continuer la BD… 

             Peut-être que quelqu’un pourra répondre à ma question : les albums de la série des Paul sont-ils réellement autobiographiques ? Pour mes deux lectures, j’ai été surprise, voire décontenancée, de « tomber » sur une tragédie. Non seulement, elle brise l’ambiance légère des planches précédentes mais en plus, elle semble trop énorme pour être crédible. Je ne sais pas si vous avez tout compris…  Au final, ce petit morceau de Bildungsroman m’a sacrément plu, Paul est attachant et on a envie de le voir devenir un chic type !

 

« 17/20 »

 

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 16:12

 

 

                On a parfois une pépite chez soi et on ne le sait pas ! Depuis trois longues années, cet album dort dans ma bibliothèque sans que je m’en soucie le moins du monde, je l’ai réveillé …, il m’a réveillée plutôt !

                 L’auteur-narrateur-scénariste-illustrateur se voit offrir une réponse positive à sa demande, toute particulière, d’aller voir les TAFF, comprenez les Terres Australes et Antarctiques Françaises (personnellement, je n’avais jamais entendu parler de cet acronyme !).  Avec, dans sa tête, les souvenirs des dessins qu’il faisait enfant, de grands bateaux, Emmanuel Lepage embarque dans le Marion Dufresne, le 18 mars 2010. Après une courte escale à Tromelin, îlot inhabité (seuls quatre hommes surveillent une station météo), une entrée fracassante dans les quarantièmes rugissants, le Marion jette l’ancre près des falaises noires de Crozet. Mis à part les quelques scientifiques, les marins sont accueillis par des hordes de manchots et quelques très impressionnants éléphants de mer. Le 16ème jour, le bateau aborde les rivages oniriques de Kerguelen. Là, c’est le froid, la pluie, le vent à 120km/h, des paysages lunaires mais aussi des cormorans, des phoques, des otaries, des éléphants de mer, des manchots (encore), des carcasses de baleine.  Après une pause agrémentée d’une aurore boréale (rien que ça !), le Marion passe devant Saint-Paul, une réserve où il est interdit d’y mettre les pieds puis fait halte à Amsterdam, un mois après le grand départ, une île agréable qui ressemble à la Bretagne.

             Quel voyage, mais quel voyage ! Je crois bien que c’est la BD la plus déconcertante d’un point de vue géographique, la plus instructive que j’ai pu lire jusqu’ici. Non content de nous emmener si loin, dans des contrées rudes et peu civilisées, Emmanuel Lepage nous offre des aquarelles de toute beauté, mêlant avec merveille les nuances de bleu, de vert, de gris. Moi qui vantais tout récemment les talents de Chavouet, je viens de lui trouver, dans un tout autre style, un sacré concurrent. Que de bonheurs nous procurent les BD quand même !

 

 

« 19/20 »

 

 

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 14:11

 

 

            Un cuisiner d’un bouiboui japonais se fait agresser par trois hommes en noir parce qu’il ne leur avait pas remboursé l’argent prêté. Une jeune fille, la seule cliente d’un restaurant qui fait faillite, est témoin. Oui, mais au fil des pages, on découvre que cette jeune fille n’est peut-être pas si innocente qu’elle le paraît…  Les apparences sont trompeuses dans cet univers noir et cruel. Courses-poursuites, vol de blouson, distributeur de boissons, crevettes mais aussi peau grillées, tigre se promenant dans une ville imaginaire, voilà les quelques éléments d’une enquête qui prend vite des allures picaresques.

             L’album porte bien son titre puisque de nombreuses planches comportent des coupures de journaux mais aussi des morceaux de feuille déchirés, des collages, des gribouillages, des brouillons, des taches, des notes… rien de conventionnel, d’habituel, de classique. Cette grande confusion apparente m’a déroutée mais j’ai, comme pour Tokyo Sanpo, adoré les dessins d’une précision surprenante. J’irais même plus loin, lire Chavouet, c’est ne trouver que peu de charme aux graphismes des autres illustrateurs BD.

« 16/20 »

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 11:47

 

 

             Suite et fin du triptyque qui, pour résumer, raconte la découverte du monde faite par un innocent élevé par son oncle dans une ferme isolée.

              Si Geronimo s’est enfui, c’est pour retrouver la jolie vendeuse avec qui il avait eu une brève liaison les vacances dernières. Oui mais sans nourriture et sans argent, il ne fait pas long feu. Il se laisse embarquer malgré lui dans un boulot de chantier, découvre le travail illégal et finit même à la gendarmerie. A la ferme de l’Indien, c’est Ben qui a pris la place de Geronimo, c’est lui qui récolte les fruits, épluche les légumes, coupe du bois pour Francis. Mais cette autarcie ne plaît pas à sa belle Lola qui finit par le quitter. Virgile et Malo grandissent, murissent, deviennent petit à petit adultes et, malgré boutades et vie de patachon,  arrivent enfin à se trouver des copines.

                J’ai bien aimé suivre les aventures de ces quatre garçons, la lecture a été agréable et divertissante mais il manque un petit quelque chose qui fait que ce n’est pas un Lupano (oups, ce n’est pas bien de comparer !), les auteurs auraient peut-être pu insister sur l’éducation indienne qu’ils n’ont fait qu’effleurer du doigt. La note reste bonne parce que j’ai beaucoup apprécié le passage qui évoque la notion de liberté : Geronimo, sans papiers, sans identité, ne se considère pas « libre » et pense n’avoir « aucune issue » … et puis, j’ai adoré la planche finale !

« 17/20 »

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 18:54

 

 

               Ça y est, Ben, Malo, Virgile et Geronimo sont en vacances, au camping, en bord de mer. Alors que certains tentent de draguer tout ce qui s’appelle fille, Ben noue des liens de plus en plus étroits avec sa petite amie, Lola. Quant à Geronimo, il poursuit sa découverte du monde et de la vie. Deux moments cultes : le lait en brique ou « lait carré », Geronimo se demande « comment ils l’ont mis dans cette boîte » ! En passant devant un crucifix, il demande encore plus naïvement « c’est qui ce mec en slip ? » Si Geronimo fait souvent rire la petite bande, il crée aussi parfois des problèmes à ses copains : scooter fichu parce qu’il a voulu le conduire, bagarres en veux-tu en voilà, manque de délicatesse avec une jeune fille qu’il avait pourtant réussi à emballer.

               L’essentiel de cet album réside dans le retour de Geronimo auprès de son oncle, de son père adoptif, Francis. A la grande surprise de tout le monde, Francis réagit bien, il pose des questions, s’amuse des découvertes faites par son neveu.  Resté seul avec lui, il lui demande pourtant de se purifier selon des rites indiens. Ben ne semble pas insensible à cette existence éloignée des tracas quotidiens, il se verrait bien ermite avec sa Lola. Coincé entre la vie moderne et celle du baba cool proche de la nature, que va faire Geronimo ? Il va s’enfuir ! Suite au tome 3…

              L’intrigue est bien construite, merci Monsieur Davodeau ! J’ai aimé sentir la fragilité et la dimension éphémère de l’ingénuité de ce bonhomme toujours souriant. J’ai retrouvé pas mal de points communs avec l’histoire de Lulu Femme nue. Par contre, je baisse légèrement la note car le graphisme m’a un peu lassée.

 

« 16/20 »

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 22:29

 

 

 

          Trois grands ados, trois potes depuis toujours : Ben, Malo et Virgile. Ben fête son anniversaire et les copains trouvent refuge dans une vieille bagnole abandonnée dans un fourré. Contre toute attente, la carcasse se met à glisser et à dévaler la pente. Les trois gars s’en tirent avec quelques bleus mais la rencontre qu’ils vont faire va chambouler leur vie : celui qu’on appelle « l’Indien » leur fait la conversation en leur expliquant qu’il vit retiré du monde, que la nature est généreuse et qu’il préfère vivre seul et tranquille. Seul, il ne l’est pas tant que ça, c’est que va découvrir Ben puis les deux autres. Un ado qui semble avoir leur âge se cache à leur arrivée, il s’appelle Geronimo et n’a jamais rien vu d’autre que sa ferme isolée, n’a jamais discuté qu’avec l’Indien qui lui tient reclus et ignorant de la civilisation. Suite à un accident, l’Indien a dû être hospitalisé, Geronimo est seul et les trois garçons réussissent à l’amadouer et à lui faire découvrir le monde : scooter, trfic urbain, écouteurs, filles, mer, …

             Friande de tout ce qui tourne autour du mythe du bon sauvage, je n’ai pas boudé mon plaisir avec ce premier tome que j’ai avalé cul-sec. Non seulement, on se régale avec cette intrigue passionnante du jeune garçon qui n’a jamais vu ni télé ni voiture, mais on se retrouve aussi de plain-pied dans une vie adolescente faite d’insouciance, d’amour, de gruges, d’évasion. Ça fait du bien. Vivement le tome 2 !

 

« 17/20 »

 

 

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 09:50

 

 

                    7 janvier 2015. Attentat meurtrier au siège du journal de Charlie Hebdo. Luz, un des dessinateurs de la bande, arrive en retard, peut-être parce que c’est le jour de son anniversaire, peut-être parce que son épouse le garde au lit un peu plus longtemps. Il manque l’attentat de peu, c’est même lui qui est un des premiers à prévenir l’extérieur.

                    Comment écrire et dessiner après cela ? Est-ce seulement possible ? « Un jour, le dessin m’a quitté. Le même jour qu’une poignée d’amis chers. A la seule différence qu’il est revenu, lui. » Cette quatrième de couverture donne le ton. Le dessin revient mais il est violent, agressif, hachuré, sombre, à l’image de ce qui se passe dans la tête du dessinateur.

                    Luz tente de raconter « l’après », la perte de ses potes, la surveillance rapprochée, le soutien sans faille de sa compagne, le soutien parfois maladroit des anonymes (tous ces crayons de bois l’agacent), le sang qu’il voit partout, sa conversation avec les morts, la boule au ventre qu’il personnifie comme un monstre ne le quittant plus, … D’emblée c’est le côté brut de décoffrage qui choque, bouscule. Le titre est clair, Luz avait besoin de s’exprimer et même si ça passe par des gribouillis, des taches rouges, des dessins de lui et sa compagne à poil, c’est livré, c’est envoyé, c’est vomi.

                    Bouleversée par ce livre qui semble faire polémique (il faut dire que l’auteur y étale tout : sa vie perso, son cul, sa merde, pour parler aussi crûment que lui !), il me semble cependant nécessaire. Nécessaire à la lutte contre l’oubli parce qu’il faut bien avouer que si cette tragédie a su créer des liens, a soudé les Français, a donné un élan d’espoir, de cohésion, de solidarité et tout le toutim, on l’a bien vite oubliée. Bien sûr que Luz, premier concerné, ne peut oublier. Pour répondre à Mo’ qui parle de cette BD mieux que moi, oui, moi aussi j’ai ressenti un malaise à cette lecture impudique mais ma théorie dit qu’après un drame, on a tous les droits, ou presque. Ce n’est pas pour le lecteur que je m’inquiète mais pour le dessinateur…

                     Yaneck ne nous livre plus son classement mensuel des BD (hélas ! …. Merci à lui pour toutes ces années !) mais j’ai envie de continuer à noter mes lectures. Et je suis d’ailleurs bien embêtée pour cette BD-là qui n’en est pas vraiment une…

 

18/20

 

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