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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 12:21

 

 

              Un matin, Linh Berlier, une jolie Chinoise aux formes rondes, se réveille aux côtés d’un parfait inconnu. Le problème, c’est que ça arrive pour la 3ème fois, qu’il n’y a aucunement d’histoires de beuverie et de coucherie là-dedans. L’homme en pyjama qui s’excuse à chaque fois sans comprendre ce qu’il fait là, s’appelle Napoléon Cavallo et il est somnambule ! Il consulte spécialistes et chercheurs, ce qui ne l’empêche pas de retourner dans le lit de Linh toutes les nuits. Cet ancien flic demande à être surveillé de près par son copain mais celui-ci s’endort et faille à sa tâche. Petit à petit, Linh et Nap’ se lient d’amitié avant de réaliser un fait épatant : la « maladie » de Napoléon est contagieuse ! S’il arrive si facilement à pénétrer dans son appartement, c’est que Linh lui a inconsciemment déverrouillé la porte ! Cette épidémie va bientôt sévir dans tout le quartier et voir ses habitants se promener sur les toits la nuit.

            J’en dis déjà trop pour cet album tendrement poétique. Les couleurs pastel sont à l’image de l’histoire racontée : douces et souriantes. Quelques images vont restées bien ancrées dans ma mémoire : celle des habitants se promenant « sous la lune » bien sûr (une vie nocturne calme et silencieuse !) mais aussi celle de Linh sur le balcon de son appartement à attendre le coucher du soleil, tous les soirs, à côté de sa vieille dame de voisine. N’allez pas croire que l’humour est absent, j’ai adoré le husky de Mme la voisine qui ne fait ses besoins que sur le Figaro ou les magazines people (elle le « soupçonne d’avoir des idées de gauche »). Bref, un album à lire, je me demande même si je ne vais pas le lire avec mes enfants !

« 17/20 »

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:36

 

 

          Cet album est une série de quatre tomes que j’ai lus à la suite.

          New York, en 1931. Une guerre des gangs sème la terreur dans la ville. Un garçon de 13 ans, haut comme trois pommes, nommé Anthony Poucet voit mourir ses parents lors d’une fusillade destinée à tuer le Tailleur. Le massacre laisse sept garçons orphelins au désir de vengeance bien aiguisé. Parallèlement, Anthony court, au sens propre comme au sens figuré, pour son amoureuse, Anne, qui vit avec sa grande sœur mariée à un escroc mafieux en puissance.

         Pour celui qui rêve d’action, d’histoires de prohibition, des années 30, d’Eliot Ness et d’Al Capone, ce polar en images est juste parfait. Le rythme est enlevé, les personnages tous vindicatifs et cruels, l’histoire passionnante. Et vous l’aurez deviné, une petite mélodie qui nous vient des contes de fée nous accompagne pendant toute la lecture là même où l’histoire n’a rien d’un conte de fée. On en a pour son argent avec cette intégrale dense et tourbillonnante. J’avoue que cet univers n’est pas ma tasse de thé quotidien mais j’ai pris du plaisir à lire ces quatre tomes aux titres évocateurs : « Le Déjeuner des monstres », « Le Festin des monstres », « La Part des chiens » et « Le Ventre de la bête ».

          Pour l’anecdote qui peut faire sourire certains (mais pas moi !), j’ai laissé traîner la BD et ma fille de 6 ans1/2 l’a feuilletée sans que je le sache… et ben, ce n’est pas du tout du tout pour les enfants…

 

 

« 1931. New York se rapproche toujours plus du ciel… pendant que tout m’éloigne d’Anne. Ma douce Anne. »

 

« 16/20 »

 

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 11:41

 

 

 – Sept nains sapent un conte majeur –

 

              Je crois que je ne suis pas la seule : on ne veut plus rater une seule sortie de Lupano ! En plus, après quelques mauvaises expériences avec la série des Sept (ici et ), j’avais envie de remettre le nez dedans. Ici, c’est un remake de « Blanche-Neige » qui nous est offert.

            C’est l’anniversaire de Belle, la fille du roi. Une fête est donnée et les fous, les sept nains, mettent une ambiance du feu de Dieu. Oui mais une blague idiote jaillit du petit spectacle « A douze ans, la femme de dessine… et à quarante… elle se peint ! » et met la reine, la marâtre de Belle, dans une colère noire. Elle veut faire tuer les sept nains, le roi les sauve de justesse : ils seront bannis du royaume. La vengeance de la reine ne s’arrête pas là : le roi disparaît mystérieusement et Belle est reléguée au statut de bonne à tout faire.

          Les années passent et les nains ont trouvé un passage sous la terre qui leur permettrait de rejoindre la salle du trésor donc ils piochent, ils creusent, ils triment toute la journée. Un soir, rentrant dans leur maisonnette, quelle n’est pas leur surprise de trouver Belle à leur table ! Comme dans le conte, la belle-mère voulait la faire tuer pour sa beauté mais elle a filé entre les doigts du pervers chasseur.

           Le conte est détourné, réécrit à la lumière du fantastique et de la noirceur. Simplet est un obsédé qui bave littéralement sur Belle (et c’est lui qui parle derrière le miroir de la reine), le chasseur veut violer la jeune femme avant de la tuer, Belle insulte les nains*et les accuse de vivre dans une porcherie. C’est cruel, violent et dénué de bons sentiments. Les images aux couleurs chaudes retranscrivent bien l’enfer que vivent ces personnages, la reine métamorphosée en vieille femme est un monstre et l’univers tout entier de cet album est à l’envers de celui du conte propret et gentillet, oui, c’est cracra et méchant comme tout. A ne pas donner aux enfants donc !

          Je me suis laissé happer par l’intrigue mais j’ai été légèrement déçue par la fin, par la dernière case pour être plus précise. Je n’ai pas non plus adhéré tant que ça au graphisme mais l’ensemble m’a plu.

* « Ça pue pire que dans une porcherie ! Vos couvertures, c’est des élevages de puces, et elles poquent pire que l’enfer ! J’ai failli vomir en me couchant dessus ! et les taches, là… je préfère même pas savoir ce que c’est… »

 

« 16/20 »

 

 

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:54

 

 

        Après avoir adoré Tokyo Sanpo, un peu moins Petites coupures à Shioguni, c’est avec un immense plaisir que j’ai lu cette chronique illustrée, ce voyage nippon bédéesque.

          Florent Chavouet ne connaît que deux îles japonaises. Un peu comme ça, pour voir ce que c’est, il décide de vivre deux mois sur une île qu’il choisit soigneusement parmi les quatre mille existantes (personnellement, je ne savais pas qu’il y en avait tant !), d’en découvrir une troisième, et ce sera Manabé Shima. Elle ne compte que trois centaines d’habitants, elle vit au rythme de la mer, elle est peuplée de mamies poussant un déambulateur étrange, elle est envahie par des chats qui n’appartiennent à personne, des poulpes, de crabes, de pêcheurs, des umibotaru (des lucioles de mer !). Les gens y sont calmes, souvent généreux, la vie paisible, débonnaire et gastronomique.

          Je suis une fan absolue des dessins de Chavouet, j’aimerais qu’il réalise des milliers de pages pour ne jamais être en rade (quelques planches tous les soirs, nan ?) Son humour omniprésent est souvent associé à une bonne dose d’humilité, le dessinateur sait se faire accepter, ne demande qu’un strict minimum vital, respecte les gens qu’ils croisent, mange parfois en échange d’un dessin, reconnaît quand il dessine mal (et bon sang, que j’aimerais dessiner aussi « mal » que lui !), quand il est ignorant. Il est aussi un modèle de voyageur, s’intégrant parfaitement au décor et aux habitants.

       Chaque planche est une nouvelle découverte, passant du gros plan (le fugu, ce poisson à bec et au foie empoisonné) à la plongée (c’est comme ça qu’on découvre l’île mais aussi le boui-boui d’Ikkyu San, vaste bordel où on est obligé de boire le Shoshu, alcool distillé à base de blé) sans oublier les listes, les tableaux, les digressions, les portraits… c’est l’anarchie totale et ce que j’adore chez Chavouet. Maintenant, je veux une dédicace du Maître –non, j’en fais pas trop ! J un petit dessin, rien qu’à moi ! Guettons son blog !

« 20/20 »

 

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 11:07

 

 

             Étrange album qui a étrangement atterri dans ma PAL sans que je sache d’où il vienne.

             Elisabeth a 13 ans et elle est morte. Elle voit son cercueil blanc entouré de sa sœur et de ses amies du pensionnat qui ne peuvent l’entendre hurler et les interpeller. Projetée dans un monde statique, fantastique, victorien, Elisabeth se retrouve en compagnie de créatures merveilleuses (un chat-serpent, une grenouille qui parle, une chauve-souris aux pattes de poule). Elle tente de sortir de cet univers inquiétant, aimerait communiquer avec sa sœur mais elle semble prisonnière et revenir dans la « vraie » vie exige sans doute quelques sacrifices.

            Ce qui surprend dès la couverture de cette BD, c’est la beauté et la précision du dessin. Peu de couleurs se promènent dans l’album, du gris, du bleu, du vert, du noir, les teintes d’un cimetière au crépuscule ou d’un vieux château abandonné. Le ton est donné : celui du mystère, de l’envoûtement, de la mélancolie. J’ai été charmée, je l’avoue, mais deux choses m’ont dérangée : l’intrigue un peu complexe (mais peut-être que c’est parce qu’il existe une suite) et la présence du gothique qui ne me touche pas plus que ça. J’insiste, le graphisme est magnifique, les cases réalistes sont empreintes d’un charme suranné irrésistible. Je crois que je vais lire la suite (pas encore parue) !

 

« 16/20 »

 

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 19:49

 

 

           Me voilà bien embêtée pour critiquer un one-shot que la Terre entière a adulé…

           Nous cueillons Brás à différents moments de sa vie, les instants les plus intenses, la mort de son père, la naissance d’un enfant, la rencontre de la femme de sa vie… Et ensuite, il meurt.  Qu’il ait 32, 28, 31 ou 41 ans, Brás vit des instants uniques qui vont être déterminants pour sa vie mais aussi dans ce qu’il est profondément. Une manière de réfléchir sur ses choix de vie, une manière de mettre en lumière les quelques heures précédent la mort… sans qu’il y ait mort pour autant.

          Bâti sur une intrigue insolite et déstabilisante, cet album brille aussi par la beauté de ses dessins où l’onirique et le fantastique ont une place tout à fait légitime à côté d’un univers réaliste et trivial. C’est d’ailleurs un peu le message de la BD, nier la frontière entre la vie et la mort, construire des passerelles entre le réel et l’impalpable… Résultat pour moi : un sentiment de malaise, d’où mon souci pour émettre un avis tranché pour cette lecture évidemment marquante, sans conteste envoûtante ; d’où ma difficulté à donner une note sur 20. Peut-être cet album a-t-il réveillé en moi des angoisses que j’aimerais camoufler sans pouvoir les faire disparaître jamais ? Je ne sais pas.

« 16/20 »

 

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 16:02

 

 

             Après avoir lu et aimé le tome 1 de cette série (dont chaque opus peut se lire indépendamment des autres, il est important de le souligner), j’ai découvert, après le polar au féminin, le polar au masculin.

              Toute la BD se construit sur des retours en arrière. La première planche nous montre un détective privé, Richard Monroe, traversant une vitre du 47ème étage d’un immeuble de Los Angeles, en 1935. Comment en est-il arrivé là ? Chargé de la sécurité d’une célèbre chanteuse de comédie musicale, Ava Lamont, le détective a vu sa soirée chamboulée : l’actrice-chanteuse, au lieu de feindre de tirer sur son partenaire, M. Cromley, le tue véritablement sur scène, devant des centaines de spectateurs. Mlle Lamont est rapidement soupçonnée puis blanchie. Et si l’intrigue se passe en 1935, l’influence nazie n’est pas loin et l’affaire s’avère plus compliquée qu’il n’y paraît de prime abord.

             Si le tome 1, Miss Crumble, m’a fait penser à l’ambiance british d’Agatha Christie, ici, c’est plutôt l’esprit de James Bond qui domine. L’humour, l’autodérision, l’élégance et les paillettes californiennes des années 30 agrémentent une intrigue prenante. Petit bémol : les visages des personnages que je n’ai pas trouvés à mon goût même si celui de Monroe entouré de bandages m’a renvoyée à celui de Blacksad… allez savoir pourquoi ! La suite reste à lire, et c’est tant mieux.

 

« 17/20 »

 

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 15:42

 

 

           J’avais lu le roman de Camilla Läckberg il y a presque quatre ans. Pas « lu » d’ailleurs mais écouté. Mon avis était mitigé mais j’avais finalement trouvé que le livre s’adaptait parfaitement au support audio.

            Erica Falck revient dans la maison familiale de la petite ville suédoise après la mort de ses parents. Elle est rapidement emportée par une affaire policière malgré elle : une de ses amies d’enfance, Alexandra, a été retrouvée morte dans sa baignoire, entourée de glace à cause du chauffage coupé. Si le bel inspecteur Patrick mène l’enquête, c’est tout de même Erica et sa curiosité qui font le plus gros du boulot. Au menu : des drames liés à l’enfance des personnages, des souvenirs qui ressurgissent, des parents trop lâches, des adultères, une amitié très forte, des sœurs vraiment trop différentes, une petite histoire d’amour destinée à grandir… Même si les coupes sont inévitables lors du passage au roman à la BD, l’essentiel est là et bien là. Les planches retransmettent bien la personnalité des protagonistes, les dessins sont agréables et j’ai beaucoup apprécié les cases dédiées aux paysages. L’histoire, comme dans le roman, finit par être captivante. Pas indispensable mais plaisante, cette petite lecture enneigée en plein cagnard estival !

« 16/20 »

 

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 10:05

 

 

           Après avoir clamé haut et fort que Lydie était mon album préféré, je n’ai pas lu tant de Zidrou que ça (Le magnifique Folies Bergères, l’exotique Montreur d’histoires et La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien). C’est bien sûr une erreur.

            Léa est une jeune fille bisexuelle qui a rencontré sa meilleure amie lorsqu’elle s’est fait avorter pour la première fois. Léa a une vie mouvementée et débridée faite d’apparitions brèves à la télé, de photos dénudées dans des magazines, de rendez-vous sexuels. Elle n’est pas mal dans sa peau mais lorsqu’elle apprend la mort de son père, son passé lui gicle à la figure : son père médecin généraliste n’avait jamais de temps à lui consacrer, trop occupé à soigner la terre entière ; sa mère lassée du désintérêt de son mari s’en est allée voir ailleurs… il y a surtout l’image de ce petit frère mort dans la piscine familiale qui revient et pèse sur Léa. Elle aurait « remplacé » ce petit frère, conçue juste après l’accident.

           Léa va tenter d’alléger le lourd bagage de son passé, va tenter d’évacuer un héritage émotionnel trop lourd pour elle. L’album est touchant, poignant et fait ressurgir notre propre passé pour mieux l’appréhender. On ne peut que lire cette BD d’une seule traite, on ne peut que pleurer devant cette douloureuse histoire familiale, on ne peut qu’applaudir le courage de Léa qui parvient à tracer son chemin. Une lecture indispensable.

 

« 17.5/20 »

 

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 19:38

 

 

               Deuxième lecture de cet auteur après Paul à Québec qui m’avait sacrément remuée.

               Comme le laisse supposer le titre, Paul nous raconte une partie de son enfance. Et c’est au parc que se déroule l’action des premières planches. Paul s’ennuie un peu tout en titillant son cerf-volant. La jolie Hélène le sort de sa léthargie et lui propose d’aller voir un spectacle de théâtre dans une roulotte, au parc. Nous sommes à Montréal à la fin des années 60, un mouvement de libération nationale réclame l'indépendance de la province du Québec et utilise, pour se faire entendre, des mesures impressionnantes comme l’enlèvement d’un diplomate et d’un ministre. Paul vit dans un appartement avec sa sœur et ses parents, ses grands-parents et son oncle sont dans l’appartement voisin, la cohabitation est difficile, le garçon a deux échappatoires : la BD qu’il découvre avec grand bonheur (il s’y colle lui-même mais ses parents rient devant ses premières planches) et le scoutisme ! C’est un camp d’été qui occupe une bonne partie de l’album, c’est à cette occasion-là que Paul se fait des amis, apprend à vivre dans la nature (au sens propre du terme, sa dernière nuit, il la passera seul sous un sapin) grandit, tout simplement, guidé par de chouettes adultes.

              C’est cette image que je viens d’évoquer qui m’a le plus émue. On a vraiment l’impression que Paul a fait des rencontres magnifiques, importantes pour son avenir, notamment celle avec Daniel, un animateur scout qui l’emmène au cinéma, qui le pousse à faire du théâtre, qui l’incite à continuer la BD… 

             Peut-être que quelqu’un pourra répondre à ma question : les albums de la série des Paul sont-ils réellement autobiographiques ? Pour mes deux lectures, j’ai été surprise, voire décontenancée, de « tomber » sur une tragédie. Non seulement, elle brise l’ambiance légère des planches précédentes mais en plus, elle semble trop énorme pour être crédible. Je ne sais pas si vous avez tout compris…  Au final, ce petit morceau de Bildungsroman m’a sacrément plu, Paul est attachant et on a envie de le voir devenir un chic type !

 

« 17/20 »

 

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