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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 12:20

 

 

 

- Une jeunesse au Moyen-Orient (1984-1985) –

 

            Si l’auteur nous a bringuebalés dans différents lieux dans le tome 1, ici, on reste en Syrie presque tout le long du tome. Riad Sattouf s’est cantonné à une année, celle de ses six-sept ans pour la simple raison que c’est l’année de son entrée à l’école, c’est l’année où il dessine de plus en plus et de mieux en mieux, c’est l’année où il commence à lire en arabe puis en français.

           Comme pour le premier tome, le lecteur tombe de haut en découvrant cette vie hors du commun pour nous : la maîtresse porte un hijab mais a toujours des jupes courtes et moulantes, la vie à la maison est toujours si peu confortable malgré le titre « docteur d’Université» du père (coupures d’électricité qui durent tous les jours 4 à 5h, repas très peu variés, absence de lave-linge, …), la violence permanente qui environne ce petit garçon : la chasse aux moineaux avec son père qui force son fils à les manger ; le tabassage des élèves par maître et maîtresse d’école ; la mise à mort d’une cousine parce qu’elle était enceinte hors mariage (Leïla a été étouffée avec un coussin par deux hommes de sa famille !!!) ; à la télé des soldates qui mangent un serpent vivant devant Assad pour lui prouver qu’elles n’ont peur de rien. Au milieu de tout ça, le petit Riad a souvent peur mais sa candeur et son innocence lui permettent de grandir et de traverser ces événements tant bien que mal. Comme pour le tome précédent, le père menteur et radin est empli de contradictions et donne d’ailleurs l’impression que tout son pays, sa culture, sa religion reposent sur des paradoxes. On entend toujours aussi peu une mère veule et plutôt matérialiste. Une escapade en France montre à quel point la société de consommation et les hypermarchés la fascinent. La fin du livre renforce l’image malhonnête de la Syrie et de ses habitants : celui qui a tué la pauvre Leïla a vu sa peine de prison largement diminuée et le père de Riad annonce, fièrement en plus, que le grand projet de construction d’une sublimissime villa est repoussé à l’année suivante. Un monde où valeurs et principes pataugent dans le plus grand flou… et on se demande comment Riad Sattouf a pu devenir celui qu’il est aujourd’hui. Réponse, peut-être au prochain numéro.

          J’ai, encore une fois, beaucoup apprécié cette lecture passionnante et intéressante. C’est finalement la subtilité et l’absence de manichéisme qui font toute la richesse de cette série. De petits moments tendres rehaussent la cruauté de certains passages : quand Riad découvre l’alphabet arabe, quand il cueille pour sa maman ce coquelicot perdu au milieu d’un désert de pierres…

 

« Mon père était docteur d’Université et pourtant, il n’y avait pas un seul livre à la maison, à part le Coran et mes Tintins. Depuis toujours, je les lisais en ne regardant que les dessins. Puis un jour, ces signes ont commencé à prendre sens ! […] c’est pas du tout l’histoire que j’avais imaginée ! Ce que je découvrais était infiniment mieux raconté. Je me mis à lire frénétiquement. »

 

« 19/20 »

 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 12:23

 

 

           Il fallait que j’attende 2016 pour découvrir enfin cet auteur, bon sang !

           C’est l’histoire d’une petite famille heureuse, un père, une mère, un petit garçon Joachim, qui vit au sommet d’une colline dans une maison isolée en pleine campagne. Tout n’est que jeu, baignade, jardinage, lecture et rigolades. Jusqu’à un soir où Joachim vient se plaindre auprès de ses parents parce qu’il a « peur des ombres ». Son père se moque de lui, il n’y a donc rien d’inquiétant… avant de découvrir par lui-même trois ombres au loin, trois cavaliers sombres. Leur présence est étrange et inconfortable. Et ils vont revenir, jour après jour, s’immiscer dans la vie de cette famille épanouie. La mère, Lise, va consulter une rebouteuse-guérisseuse en ville qui lui dit que les ombres veulent s’emparer de Joachim, le père préfère l’ignorance au savoir, il se voile la face et emmène son fils loin, très loin, là où les ombres ne pourront l’atteindre.

          Métaphore de la mort, ces ombres personnifient aussi le destin, l’inévitable destin qu’on ne peut fuir et qu’il faut savoir accepter. Difficile thème que celui de la mort d’un enfant ! Une mère qui a compris bien avant son mari, un père éperdu d’amour pour son fils mais aussi empli de colère… et le tout parfaitement mis en image par le trait torturé de l’auteur, les méandres inextricables d’un noir et blanc terrifiant… Et avec une histoire pareille, Pedrosa aboutit à une fin positive, mais quel exploit ! Que d’émotions qui prennent aux tripes !  Quelle leçon d’espoir ! Je ressors de cette lecture complètement retournée et amplement convaincue de la nécessité de lire encore cet auteur de talent !

 

« La peur et la colère ne protègeront pas Joachim »

« Tenir debout. Rester du côté des vivants. »

 

« 20/20 »

 

 

 

           Je me reprends, mais si mais si, j'ai déjà lu Pedrosa, pour Autobio ! Mais ça n'a tellement rien à voir que je n'ai pas fait le rapprochement!

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 12:09

 

 

          Cette BD a pour sous-titre « Biographie dessinée », ainsi les choses sont claires dès le départ. Enfin… comment résumer la vie et l’œuvre d’un si grand homme en 54 planches ?

           L’enfance de Freud est marquée par l’amour inconditionnel et réciproque pour sa mère. Juif, né dans une famille nombreuse et aisée, il s’entête à vouloir épouser Martha. La famille de la jeune femme s’y oppose un moment avant d’accepter. Ils auront six enfants. Freud s’insurge contre l’absence de réponses face aux maladies nerveuses. Quelques cas spécifiques sont exposés, ceux traités dans le « cabinet du Docteur Freud » qui allonge ses patients sur un divan. Certains auront déjà entendu parler d’Anna O., de Dora, de l’homme à rats, du petit Hans… et du complexe d’Œdipe. L’Anschluss de 1938 a exilé Freud et Martha à Londres.

          Commençons par le positif parce qu’il faut bien en trouver. J’ai eu envie de me replonger soit dans les œuvres de Freud, soit dans une de ses biographies. Par contre, je n’ai rien appris que je ne savais déjà. Etudié au lycée et la à la fac, ce psychanalyste me semble assez connu pour éviter les évidences et les banalités. Peut-être que cet album s’adresse à des gens qui n’ont jamais entendu parler de Freud (hum…) ? Les dessins sont originaux, fantaisistes et mettent en valeur l’époque tourmentée de Freud, ses hésitations et les méandres de ses recherches. D’ailleurs certaines planches m’ont fait penser au style de Lucie Durbiano ou celui de Joann Sfar. Pour le reste… c’est à me freiner quant aux hypothétiques futures autres « biographies dessinées » que je pourrai croiser à l’avenir ! Une déception, oui ! Je n’avais qu’à aller chez Mo’ avant d’ouvrir cette BD, n’est-ce pas ?

« 13/20 »

 

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 19:38

 

 

           Je continue mon petit bonhomme de chemin dans cette série qui me plaît toujours autant.

           Angleterre, 1922. Le capitaine Phillips tient absolument à emmener l’illustre Ernest Patisson, détective helvète de son état, dans un manoir perché sur le sommet d’une falaise, car il s’inquiète pour son amie et maîtresse de maison, Marissa. En effet, la jeune femme a l’impression, depuis deux ans, de vivre dans une demeure hantée, elle se sent persécutée par l’ancêtre de son mari, Georges Wallace. Ernest Patisson, sceptique et cartésien par nature, n’y croit pas, mais il faut bien avouer que cette arrivée sous une pluie battante, ce trajet en bateau mené par un type qui a tout du pirate d’un autre siècle, cette imposante demeure qui se détache de ce ciel zébré d’éclairs menaçants a de quoi en faire frémir plus d’un. Par son comportement débridé et décalé, Marissa semble bien avoir une sauterelle dans la guitare… mais Patisson ne se fie pas aux apparences et quand la jeune femme est retrouvée morte la nuit suivante, un poignard dans le dos, c’est bien le seul à garder son sang froid. Le mari est immédiatement montré du doigt, il se disputait avec Marissa quelques minutes auparavant… mais quand son cadavre est découvert dans la cave du manoir, les soupçons se portent… sur tout le monde !

         C’est dans l’univers d’Agatha Christie que les auteurs nous transportent. Dans ce huis clos effrayant, chacun a l’air coupable. Si j’ai eu l’impression que la plupart des personnages n’étaient pas assez fouillés, je me suis régalée avec Patisson, qui, aux allures de savant fou, parle avec des accents circonflexes et ne réfléchit bien qu’habillé élégamment. Une belle lecture, encore une fois ! La suite de la série m’attend déjà !

« 17.5/20 »

« Je ne peux pas penser en chemise de nuit. Ce n’est pas un accoutrement taillé pour penser, voyez-vous ? »

 

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 17:44

 

 

 

        Comme beaucoup, j’ai adoré le roman de Pierre Lemaitre…  et comme beaucoup je pense, j’ai un peu appréhendé le moment d’ouvrir cette BD, de peur d’être déçue.

         Une gueule cassée qui veut se faire oublier, un copain d’une fidélité exemplaire, un salaud comme il ne faudrait pas qu’il en existe, un père à l’amour « décalé », une période d’après-guerre où l’arnaque est facile… je ne vais pas résumer le livre, je l’ai fait ici.  Contrairement aux avis que j’ai pu lire à droite à gauche, ce qui m’a le plus surprise en refermant cette copieuse BD, c’est d’avoir l’impression de ressentir exactement les mêmes émotions que jadis, avec le roman. Entre laideur et sublime, entre bonté et cruauté, cette œuvre est un terrain où poussent les contradictions et prend aux tripes ! De même, les personnages sont à la fois ordinaires et complètement insolites. D’ailleurs l’homme occupe une grande place dans la BD, les cases représentant souvent un ou deux personnages en plan américain ou croqués par leur visage. Sandrine nous disait que l’humour et l’ironie étaient absents dans cette version graphique, c’est vrai que les deux procédés occupaient une grande place dans le roman mais le jeu de masques, la présence de la mère de Maillard et la maladresse de Maillard tentent tout de même de faire sourire cette ambiance dramatique.

          J’ai adoré les dessins de ce Monsieur de Metter dont je ne connaissais pas le travail. Il n’a pas pris de pincettes pour défigurer Edouard, il n’a pas lésiné non plus sur les centaines de couleurs représentant parfaitement les nuances de tonalité de l’œuvre. J’ai du mal à comprendre pourquoi la Fnac (voir ci-dessous) apposait une jaquette bien moins jolie que celle de la couverture originale (mgnifique... mais qui divulgue prématurément la fin – choix bizarre, il faut bien l’avouer). Une belle découverte que cet album à l’intrigue excellente et aux dessins épatants !

 

« 18/20 »

 

 

 

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 11:35

 

 

         Qui n’a pas vu au moins un des trois tomes en librairie ? Il fallait que je sache de quoi il en retourne !

           Marion Montaigne entreprend de nous instruire. En quelques planches de BD rigolotes, elle nous en apprend un peu plus en sciences : le corps humain, les animaux, la psychologie, les comportements sexuels, etc. Le lecteur se retrouvera donc forcément dans un de ces titres : « Comment perdre son gras ? Mange-t-on des araignées quand on dort ? La cryogénie après la mort, comment ça marche ? Les turbulences en avion ; Pourquoi ça fait mal un coup dans les bijoux de famille ? Pourquoi les animaux sont mou ? Les séries médicales sont-elles crédibles ? » Etc. Etc.

          La présentation de chaque objet d’étude est ludique et introduite par une carte postale (dessinée par un dessinateur de BD, autre que Marion Montaigne). Les sources, citées à la fin de l’ouvrage, sont néanmoins sérieuses. Qu’est-ce que j’ai ri parfois ! L’humour est vraiment le point fort de l’auteur, j’ai essayé de retranscrire certains des passages qui m’ont fait marré mais les dessins font le gros du boulot donc je vous conseille fortement de lire ce tome 3 qui doit être au moins aussi bons que les précédents (que j’ai, forcément, bien envie de découvrir maintenant…)

 

Et le blog de l'auteur qui a été le point de départ de l'écriture des trois tomes : http://tumourrasmoinsbete.blogspot.fr/

 

       Cette histoire des araignées qui nous grimperaient sur le corps pendant qu’on dort : « Pourquoi une araignée irait s’aventurer sur votre visage ? On raconte que ce serait pour boire les larmes au bord des yeux. Mais c’est pas trop de l’eau qu’on trouve au bord des yeux… C’est des chips ! » (dit l’araignée dépitée !)

       Un truc que je ne savais pas du tout : Si ceux qui ont vécu une NDE (Near Death Experience) voient souvent un tunnel, c’est parce que les neurones du cortex (l’œil) manquent d’oxygène et que « ceux de la périphérie défailliront avant ceux du centre ». « Quelques neurones résistent encore au centre d’où l’impression de voir un tunnel » !

        Le chapitre consacré aux séries médicales type Urgences ou Dr House est hilarant aussi. Lors du massage cardiaque : « Dans la réalité, le corps ne sautille pas non plus comme ça, mais ça permet de voir des bustiers déchirés ou des soutiens-gorge. Et il serait dommage de louper cette jolie performance de gymnastique du figurant. »

 

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 09:21

 

 

           Trois lycéens doivent réaliser un exposé sur les camps de concentration. Emballés ni par le travail ni par le thème, ils décident d’aller voir l’arrière-grand-père de l’un d’entre eux qui aurait vécu la Seconde Guerre mondiale. Arrivés chez ce vieillard rustre et antipathique, ils écoutent son histoire…

           Andreas Müller est, en 1932, un homme heureux : il vit à Berlin, il réalise avec succès des affiches pour la campagne du prometteur Hitler, il vit avec sa mère, il retrouve régulièrement sa bande de copains homosexuels avec qui il fait la fête. Oui mais les Nazis renforcent leur politique de lutte contre l’homosexualité qui est considéré comme « un délit » selon le paragraphe 175 du Code pénal allemand (de 1871 à 1994 !). Certains de ses amis disparaissent. Dénoncé par sa concierge, Andreas se montre ostensiblement avec une fille pour éviter l’arrestation mais les Nazis ont des photos, ils emprisonnent Andreas avec deux brutes avec de le déporter dans un camp de concentration où on leur assène qu’ils sont « anormaux, nuisibles et superflus ». En 1945, Andreas est libre mais la traque des homosexuels continue et Andreas s’enfuit en France avec son ancienne fausse compagne.

         Commençons par le côté négatif, le récit-cadre avec ces adolescents vulgaires et ignares m’a profondément déplu. Je suis sceptique aussi face au choix de faire, de la personne d’Andreas vieux, un être méchant et obtus. Le récit central, celui d’Andreas avant et pendant la Seconde guerre mondiale, emmène le lecteur dans ce crescendo infernal passant d’une vie normale à une déchéance totale. C’est horrifiée et émue que j’ai fermé cette BD. Une histoire à lire et à faire lire pour ne pas oublier…

 

« 16/20 »

 

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 13:45

 

 

           En grande fan de Gainsbourg, je ne pouvais pas ne pas lire cette BD. Difficile de faire un billet ventru de cet ouvrage qui résume tout simplement et de manière parfaitement chronologique la vie de ce compositeur-chanteur-peintre-acteur-poète. Commençons par ce qui m’a plu : replonger dans l’univers de cet artiste que j’adore, ça oui, bien sûr que je l’ai apprécié ! Les dessins sont une belle réussite, les personnages (Serge d’abord mais aussi Lise, Jane, BB, Petula Clark, France Gall, Charlotte …) sont saisis avec beaucoup de justesse. Certaines planches, en s’éloignant du réalisme, se rapprochent de la dimension psychédélique et totalement allumée de son univers. Le lien entre les différentes femmes de sa vie a bien été établi avec cette rengaine « je vais et je viens… », Serge était fidèle oui, à sa manière.

          Mais dans l’ensemble je suis restée sur ma faim. D’abord, je n’ai rien appris que je ne savais déjà, ensuite, j’ai beaucoup moins apprécié les dernières pages qui montrent une image réductrice et galvaudée de Gainsbourg (celui qui brûle le billet de 500 francs au JT ou qui dit « I want to fuck you » à Whitney Houston qui manquait quand même sérieusement d’humour, il faut bien l’admettre…) et qui ont même tendance à le présenter comme un raté (et je ne renie bien sûr pas la part de Gainsbarre). Il aurait aussi fallu bien plus de pages à cet album, de nombreux passages importants de sa vie ne sont pas présents, des références à des chansons exceptionnelles font défaut. Bref, il en fallait bien plus pour me satisfaire mais je le redis, les illustrations valent le détour en exprimant parfaitement la poésie et l’originalité du bonhomme !

« 14/20 »

 

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 21:16

 

 

          Sans Jérôme, je n’aurais sans doute jamais lu ce bel album. Eh, oui jalousez-moi toutes, c’est moi qui ai gagné à son jeu-anniversaire, ça m’étonne encore aujourd’hui !

          Mai 1869. Constance Deprez arrive de sa Normandie natale et débarque à Paris, cette ville qui sent mauvais. Assez vite, elle côtoie à la fois le Mal en la personne de Fouque, un policier malhonnête et irrespectueux, et le Bien avec Darius, ce galopin rusé et orphelin. Darius présente Constance à Gill, un caricaturiste à la mode qui fréquente les grands noms de l’époque : Gambetta, Monet, Zola, Manet, Renoir… L’artiste tombe immédiatement amoureux de la beauté de Constance qui, elle, n’a pourtant qu’une idée en tête : retrouver son fils qu’on lui a pris à la naissance et qui aurait été adopté à Paris. Et elle est capable d’aller loin, très loin, pour assouvir son souhait le plus cher.

       Le gros point fort de cet album réside dans ses dessins. Que ce soit pour la butte Montmartre, les Halles de l’époque, le musée du Louvre, la gare Saint-Lazare, les chantiers d’Haussmann ou encore une soirée mondaine, l’élégance est au rendez-vous, les traits sont fins et travaillés, les couleurs douces. Qu’il est plaisant de voir se matérialiser les peintres impressionnistes à côté des femmes plus belles les unes que les autres ! Le titi parisien n’est pas en reste et nous offre une promenade parisienne des plus agréables.

 

        Jérôme, à moi qui adore le XIXème siècle et qui suis amoureuse de Paris, tu ne pouvais faire plus plaisir en m’offrant ce beau voyage ! Je me suis régalée ! Merci mille fois !

 

« 17/20 »

 

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 20:35

 

 

           Grande fan de l’auteur, je ne pouvais passer à côté de ce nouvel album.

           Le Louvre est devenu une île, on y accède en bateau, Chavouet a besoin d’«un visa de plus d’une journée » pour y accéder. Et la visite commence… Accompagner quelques touristes, discuter avec un gardien, suivre un guide, croquer quelques figures du Louvre, quelques exemplaires de la faune du Louvre… Si Chavouet dessine à merveille quelques tableaux célèbres du musée, il s’amuse également à ridiculiser certains touristes, ceux qui se prennent en photo devant n’importe quoi, ceux qui confondent les œuvres et cherchent des tableaux qui se trouvent dans d’autres musées, ceux qui ne comprennent rien aux œuvres, ceux qui veulent voir la Joconde puis Mona Lisa…

          J’ai trouvé que faire du Louvre une île était une idée géniale, car il est vrai que le musée est un pays, un microcosme, un endroit vaste - à part - qui traverse âges et pays. Et il faut dire que c’est bien marrant de voir l’eau couler aux abords du musée. L’humour est de toute manière présent, comme dans tous les ouvrages de Chavouet. Il a d’ailleurs créé une œuvre d’art des plus étranges, réunissant les quatre sujets les plus demandés aux gardiens qui sont : la Joconde, la Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace… et les toilettes ! J’ai adoré cette visite même si je regrette l’insistance faite sur les aspects péjoratifs, c’est-à-dire qu’on a l’impression que presque pas un visiteur ne vient ici pour les bonnes raisons. Chercher les toilettes, compter les marches de l’escalier, comparer un tableau à « Games of Thrones », mater les seins des filles sur les peintures, pique-niquer devant les plus grandes toiles ( !), se plaindre du prix d’entrée trop élevé… bref, les préoccupations des visiteurs semblent bien triviales (et malheureusement, ça doit être très proche de la vérité !) J’en viens laborieusement à ma critique majeure : je suis restée sur ma faim ! C’est trop court ! J’en voulais encore ! Je suis parvenue à la dernière planche à une promptitude qui m’a désespérée alors que ce cher Florent m’avait habituée à consacrer du temps, voire des heures à un album ! Est-il moins inspiré sur le sol français qu’en territoire asiatique ?! Rahhh, je suis frustrée (frustration amplifiée après avoir appris que Florent Chavouet était passé tout près de chez moi et que je l’avais loupé)! Bon, on peut toujours déplier le poster offert et l’admirer à n’en plus finir… Le dessin de Chavouet est destiné aux gourmands, il y en a partout, le souci du détail me régale à chaque fois.

 

« 17/20 »

 

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