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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 20:03

 

 

            Dans le monde animal, chacun a un prédateur, chacun a un ennemi, chacun a une proie. La Renarde est, bien sûr, la plus rusée de tous les animaux, elle bouffe les poules, elle croque tous les lapereaux de toutes les portées successives de la lapine, elle se moque du nigaud de chien gardien du troupeau de moutons, elle déjoue les pièges des chasseurs, elle arrive même à tromper le loup. Ça circule, ça vit, ça meurt, ça tue, ça ment, ça attend, ça crève la faim, ça désespère… bref, ça ressemble finalement beaucoup à l’univers des hommes !

           Un peu décontenancée au début de ma lecture par la simplicité des dessins qui nous porterait à croire qu’il s’agit d’un mignon petit album pour les enfants, je me suis pourtant très vite prise au jeu. Attention, tout n’est que méchanceté et cruauté. La renarde s’enfile des quantités pas possibles de petits lapins tout mignons, la plupart du temps au nez de leur mère. Elle joue au bonneteau avec ces petites créatures fragiles avant de les gober… Le cheval nommé Kevin n’est pas mal non plus dans son genre. Ses grosses fesses sont coincées dans la porte de la clôture et, entre liberté et captivité, son cœur balance. Le chien gardien de troupeau fait tout, de son côté, pour se faire bien voir auprès du chasseur, malheureusement, quand l’homme s’approche du gibier, le chien parle trop et fait fuir biches et faisans. C’est irrévérencieux, parodique (La Fontaine n’est évidemment pas loin), parfois très drôle, ça m’a aussi fait penser aux Méchants cochons d’Andy Ryley.

 

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:36

 

 

 

           C’est un coup de coup de cœur de Mo’ qui m’a poussée vers ce premier tome de la tétralogie. La lecture a été faite en famille.

           Contrairement à ce qu’indique le titre, elles sont cinq sœurs. Cinq sœurs de 9 ans pour la plus jeune (Enid) à 23 ans pour l’aînée (Charlie). Cinq sœurs occupant la Vill’Hervé, cette immense demeure perchée sur une falaise, au bord de la mer. Les cinq sœurs sont orphelines, leurs parents ont péri brûlés dans un accident de voiture. Elles se débrouillent bien, les filles. Au départ, on se dit qu’on va un peu les confondre ces jolies nanas, mais que nenni, elles ont chacune une personnalité bien particulière : Hortense, 11 ans, c’est l’intello, elle ne fait que lire et écrire ; Geneviève, 16 ans, est très forte en tâches ménagères et en cuisine ; Charlie fait un peu le mec parfois en bricolant et traficotant, elle a un amoureux, Basile ; Enid, c’est la jeune futée courageuse et Bettina la peste coquette de nature trop jalouse. Chaperonnées de très loin par la tante Lucrèce surnommée « L’Emmerdeuse », les filles sont confrontées à un problème de taille : toutes les nuits venteuses, un « houhouhou » terrifiant rend les sœurs insomniaques. Les brèves apparitions de leurs fantômes de parents (apparitions qu’elles se cachent l’une l’autre) ne les aident pas. Jusqu’au jour où Enid décide de descendre dans le puits avec un copain. La trouvaille faite au bout du tunnel va être formidable et va expliquer les bruits les soirs de vent. Rajoutons à cela la venue peu désirée de Colombe, une jeune fille aux apparences de sainte-nitouche qui agace prodigieusement les filles à cause de son ingéniosité, de son extrême gentillesse et… de sa beauté.

          Au départ, la BD est un roman ou plutôt les quatre BD étaient quatre romans écrits par Malika Ferdjoukh et mis en images par Cati Baur.

         L’album est très vivant, on s’attache très vite à cette maisonnée bouillonnante de vie, de problèmes, de joies, de questions. Le surnaturel effleure l’histoire sans la plomber, c’est tout ce que je j’aime ! Ma fille s’est tout de suite identifiée à Enid (elle n’a que deux ans de moins), mon fils a été moins emballé (trop de filles peut-être ?), quant à moi, j’ai beaucoup aimé cet album qui a un petit quelque chose des Carnets de Cerise et un doux parfum de Zidrou. Deux références auxquelles nos deux femmes-auteurs n’ont pas à rougir. C’est dense, c’est passionnant et dénué de manichéisme. Je lirai la suite !

 

« 17 /20 »

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 12:25

 

 

         J’aime, parfois, faire les choses à l’envers. Après avoir lu le tome 3 de ce qu’on pourrait déjà appeler une série Docteur Moustache, je suis partie à la découverte du tome 2 !

         Quand on a lu un bouquin de cette Marion Montaigne, fraîche, jeune et jolie en apparence (seulement), on sait comment ça fonctionne : elle nous emmène dans de sombres contrées scientifiques parfois complètement inexplorées (en tous cas pour moi !) et nous propose de nous expliquer des trucs de ouf mais sur le mode de la poilade, et c’est ça qui est vraiment génial ! Quelques exemples : le complexe d’Œdipe, les cellules, les stades oral, anal, phallique de tout enfant normalement constitué, la vie sexuelle de quelques bêtes (l’araignée, la baudroie ou encore la puce), un organe vestigial (je ne connaissais pas, il ne sert absolument à rien, …comme l’appendice, le coccyx, les ongles, les dents de sagesse, le téton chez l’homme), la taille du pénis, les microbes, le prix IG Nobel (une parodie du prix Nobel : une étude sur « l’effet de la musique country sur le suicide » ou le « traitement du hoquet persistant… par toucher rectal » !), la mort par guillotine, la mammoplastie, le dopage, l’autopsie, etc.

         Si on n’apprendre rien, on se marre, si on ne rit pas, on en ressort bien plus intelligent qu’avant, de cette lecture ! Un petit bout chaque soir avant de s’endormir, c’est parfait !

        Le tome 4 est déjà paru mais vais-je lire le 1er avant le 4 ou le 4 après le 3 et avant le 1 ? Le mystère est entier…

 

« d’après le livre Orgasm Answer Guide, l’orgasme en lui-même ne brûle que de deux calories. « Nan, je ne coucherai pas avec toi. Mais tiens, prends un tic tac. 2 calories. Pour t’aider ce soir. Quand tu penseras à moi, très très fort. »

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 11:34

 

 

           Le scénariste de cette BD nous en informe dans sa préface : l’arrière-plan de cette BD nous renvoie à la dictature argentine des années 70 et 80 mais le récit reste une fiction.

           Fils d’un colonel dictateur et tortionnaire désormais mort, Elvio Guastavino vit dans une Argentine plus démocratique (même si ce n’est pas encore ça…). Fonctionnaire travaillant dix heures par jour, il vit seul avec sa vieille mère qu’il nourrit à peine dans un bouge peu ragoûtant. S’il néglige tant sa mère, c’est parce qu’il économise pour s’acheter la poupée de ses rêves qu’il a baptisée Luisita et qu’un antiquaire garde précieusement dans sa vitrine. Il fantasme sur cette poupée qui devient son unique centre d’intérêt, son seul objectif d’une vie détruite dès la petite enfance. Le jour où il apprend que « sa » poupée a été vendue à une petite fille de riche, il met tout en œuvre pour la récupérer.

          Cet album n’est vraiment pas à mettre entre toutes les mains ! Les dessins m’ont tout de suite déstabilisée, cet Elvio avec ses yeux globuleux derrière ses culs de bouteille n’inspire déjà pas confiance. Mais quand le scénariste nous fait entrer dans son monde bâti sur ses hallucinations, ses délires sexuels et fétichistes, ses souvenirs terrifiants, ça fait franchement froid dans le dos ! Et pourtant ça fonctionne, je n’ai pas lâché cet album à l’univers sordide, malsain et effrayant ! D’une efficacité redoutable, il donne une nausée à peine calmée à la fin de la lecture et rivalise avec les plus abominables Stephen King. Ce n’est pas forcément ma tasse de thé mais les auteurs ont bien fait leur boulot, il faut le reconnaître !

 

« 15/20 »

 

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 15:05

 

 

          Tout ce que j’ai déjà lu de Chabouté m’a plu. Cet album ne fait pas exception.

           Un fou s’est évadé d’un asile. Un couple en camping-car l’accepte dans son véhicule sans savoir qui il est. Le fou s’appelle Jorn, il tient des propos incohérents sur les pouvoirs et les dangers de l’industrie du tabac, non, ce ne sont pas des propos « incohérents », il raconte simplement ce que tout le monde sait déjà mais il prétend aussi détenir certains documents très compromettants. Il faut donc éviter les foules et les endroits publics. Le couple à l’esprit hippie vaguement inquiet face au flingue de Jorn, plutôt intrigué par son discours voire amusé par ses théories du complot, l’emmène où il veut. Le gars se fout de Jorn mais, étrangement, lui obéit tout de même. Quand la fille découvre qu’il est recherché par la police, le rythme s’accélère encore…

          A travers un road-movie plus amusant que terrifiant, Chabouté nous manipule en réalisant une mise en abyme délicieuse quoiqu’un peu étonnante. J’ose le dire, j’ai presque eu l’impression qu’il ne savait plus trop quoi raconter à la fin et qu’il s’en est sorti avec cette petite pirouette finale. Mais bon. C’est Chabouté. Avec des dessins en noir en blanc qui se suffisent à eux-mêmes, avec une intrigue qu’on ne lâche pas, avec des personnages parfaitement dessinés au sens propre comme au sens figuré (sauf la fille peut-être, un peu fade…). Donc, quelques ombres au tableau … qui reste cependant agréable à lire. Je suis donc quand même plus positive que Jérôme, Noukette ou encore Mo’ !

« 16/20 »

 

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 15:40

 

 

         Première découverte pour moi de ce dessinateur-scénariste de BD.

         C’est l’histoire de quatre copains musiciens qui se voient offrir « un cadeau temporaire » par le père de l’un d’eux : un local perdu, rien qu’à eux, où ils peuvent tranquillement répéter. Les conditions, c’est de ne rien dégrader et de ne pas faire de conneries.  Petit à petit, on en apprend un peu plus sur chacun. L’un a une copine et sa maigreur le complexe, l’autre est toujours en retard, le troisième aime afficher des posters nazi dans sa chambre… Ils sont en fait très différents mais liés par la musique, par cette énergie et ces frissons que procurent les sons. Ça se passe en Italie (Gipi est italien !),  les chapitres sont des titres de chansons et la fin est plus positive qu’on pourrait le supposer.

         J’ai beaucoup aimé les dessins de Gipi, les aquarelles sont superbes, notamment celles représentant des paysages, tout en finesse et en simplicité. Par contre, l’intrigue m’a laissée complètement indifférente. Dès les premières planches, je me suis demandée où on m’emmenait et, à la dernière, je n’ai toujours pas su répondre. Certes il y a un peu de parcours initiatique pour ces quatre grands ados mais tout de même… j’ai frôlé l’ennui. Je suppose que je n’ai pas choisi la bonne BD !

 

« 13/20 »

 

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 12:20

 

 

 

- Une jeunesse au Moyen-Orient (1984-1985) –

 

            Si l’auteur nous a bringuebalés dans différents lieux dans le tome 1, ici, on reste en Syrie presque tout le long du tome. Riad Sattouf s’est cantonné à une année, celle de ses six-sept ans pour la simple raison que c’est l’année de son entrée à l’école, c’est l’année où il dessine de plus en plus et de mieux en mieux, c’est l’année où il commence à lire en arabe puis en français.

           Comme pour le premier tome, le lecteur tombe de haut en découvrant cette vie hors du commun pour nous : la maîtresse porte un hijab mais a toujours des jupes courtes et moulantes, la vie à la maison est toujours si peu confortable malgré le titre « docteur d’Université» du père (coupures d’électricité qui durent tous les jours 4 à 5h, repas très peu variés, absence de lave-linge, …), la violence permanente qui environne ce petit garçon : la chasse aux moineaux avec son père qui force son fils à les manger ; le tabassage des élèves par maître et maîtresse d’école ; la mise à mort d’une cousine parce qu’elle était enceinte hors mariage (Leïla a été étouffée avec un coussin par deux hommes de sa famille !!!) ; à la télé des soldates qui mangent un serpent vivant devant Assad pour lui prouver qu’elles n’ont peur de rien. Au milieu de tout ça, le petit Riad a souvent peur mais sa candeur et son innocence lui permettent de grandir et de traverser ces événements tant bien que mal. Comme pour le tome précédent, le père menteur et radin est empli de contradictions et donne d’ailleurs l’impression que tout son pays, sa culture, sa religion reposent sur des paradoxes. On entend toujours aussi peu une mère veule et plutôt matérialiste. Une escapade en France montre à quel point la société de consommation et les hypermarchés la fascinent. La fin du livre renforce l’image malhonnête de la Syrie et de ses habitants : celui qui a tué la pauvre Leïla a vu sa peine de prison largement diminuée et le père de Riad annonce, fièrement en plus, que le grand projet de construction d’une sublimissime villa est repoussé à l’année suivante. Un monde où valeurs et principes pataugent dans le plus grand flou… et on se demande comment Riad Sattouf a pu devenir celui qu’il est aujourd’hui. Réponse, peut-être au prochain numéro.

          J’ai, encore une fois, beaucoup apprécié cette lecture passionnante et intéressante. C’est finalement la subtilité et l’absence de manichéisme qui font toute la richesse de cette série. De petits moments tendres rehaussent la cruauté de certains passages : quand Riad découvre l’alphabet arabe, quand il cueille pour sa maman ce coquelicot perdu au milieu d’un désert de pierres…

 

« Mon père était docteur d’Université et pourtant, il n’y avait pas un seul livre à la maison, à part le Coran et mes Tintins. Depuis toujours, je les lisais en ne regardant que les dessins. Puis un jour, ces signes ont commencé à prendre sens ! […] c’est pas du tout l’histoire que j’avais imaginée ! Ce que je découvrais était infiniment mieux raconté. Je me mis à lire frénétiquement. »

 

« 19/20 »

 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 12:23

 

 

           Il fallait que j’attende 2016 pour découvrir enfin cet auteur, bon sang !

           C’est l’histoire d’une petite famille heureuse, un père, une mère, un petit garçon Joachim, qui vit au sommet d’une colline dans une maison isolée en pleine campagne. Tout n’est que jeu, baignade, jardinage, lecture et rigolades. Jusqu’à un soir où Joachim vient se plaindre auprès de ses parents parce qu’il a « peur des ombres ». Son père se moque de lui, il n’y a donc rien d’inquiétant… avant de découvrir par lui-même trois ombres au loin, trois cavaliers sombres. Leur présence est étrange et inconfortable. Et ils vont revenir, jour après jour, s’immiscer dans la vie de cette famille épanouie. La mère, Lise, va consulter une rebouteuse-guérisseuse en ville qui lui dit que les ombres veulent s’emparer de Joachim, le père préfère l’ignorance au savoir, il se voile la face et emmène son fils loin, très loin, là où les ombres ne pourront l’atteindre.

          Métaphore de la mort, ces ombres personnifient aussi le destin, l’inévitable destin qu’on ne peut fuir et qu’il faut savoir accepter. Difficile thème que celui de la mort d’un enfant ! Une mère qui a compris bien avant son mari, un père éperdu d’amour pour son fils mais aussi empli de colère… et le tout parfaitement mis en image par le trait torturé de l’auteur, les méandres inextricables d’un noir et blanc terrifiant… Et avec une histoire pareille, Pedrosa aboutit à une fin positive, mais quel exploit ! Que d’émotions qui prennent aux tripes !  Quelle leçon d’espoir ! Je ressors de cette lecture complètement retournée et amplement convaincue de la nécessité de lire encore cet auteur de talent !

 

« La peur et la colère ne protègeront pas Joachim »

« Tenir debout. Rester du côté des vivants. »

 

« 20/20 »

 

 

 

           Je me reprends, mais si mais si, j'ai déjà lu Pedrosa, pour Autobio ! Mais ça n'a tellement rien à voir que je n'ai pas fait le rapprochement!

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 12:09

 

 

          Cette BD a pour sous-titre « Biographie dessinée », ainsi les choses sont claires dès le départ. Enfin… comment résumer la vie et l’œuvre d’un si grand homme en 54 planches ?

           L’enfance de Freud est marquée par l’amour inconditionnel et réciproque pour sa mère. Juif, né dans une famille nombreuse et aisée, il s’entête à vouloir épouser Martha. La famille de la jeune femme s’y oppose un moment avant d’accepter. Ils auront six enfants. Freud s’insurge contre l’absence de réponses face aux maladies nerveuses. Quelques cas spécifiques sont exposés, ceux traités dans le « cabinet du Docteur Freud » qui allonge ses patients sur un divan. Certains auront déjà entendu parler d’Anna O., de Dora, de l’homme à rats, du petit Hans… et du complexe d’Œdipe. L’Anschluss de 1938 a exilé Freud et Martha à Londres.

          Commençons par le positif parce qu’il faut bien en trouver. J’ai eu envie de me replonger soit dans les œuvres de Freud, soit dans une de ses biographies. Par contre, je n’ai rien appris que je ne savais déjà. Etudié au lycée et la à la fac, ce psychanalyste me semble assez connu pour éviter les évidences et les banalités. Peut-être que cet album s’adresse à des gens qui n’ont jamais entendu parler de Freud (hum…) ? Les dessins sont originaux, fantaisistes et mettent en valeur l’époque tourmentée de Freud, ses hésitations et les méandres de ses recherches. D’ailleurs certaines planches m’ont fait penser au style de Lucie Durbiano ou celui de Joann Sfar. Pour le reste… c’est à me freiner quant aux hypothétiques futures autres « biographies dessinées » que je pourrai croiser à l’avenir ! Une déception, oui ! Je n’avais qu’à aller chez Mo’ avant d’ouvrir cette BD, n’est-ce pas ?

« 13/20 »

 

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 19:38

 

 

           Je continue mon petit bonhomme de chemin dans cette série qui me plaît toujours autant.

           Angleterre, 1922. Le capitaine Phillips tient absolument à emmener l’illustre Ernest Patisson, détective helvète de son état, dans un manoir perché sur le sommet d’une falaise, car il s’inquiète pour son amie et maîtresse de maison, Marissa. En effet, la jeune femme a l’impression, depuis deux ans, de vivre dans une demeure hantée, elle se sent persécutée par l’ancêtre de son mari, Georges Wallace. Ernest Patisson, sceptique et cartésien par nature, n’y croit pas, mais il faut bien avouer que cette arrivée sous une pluie battante, ce trajet en bateau mené par un type qui a tout du pirate d’un autre siècle, cette imposante demeure qui se détache de ce ciel zébré d’éclairs menaçants a de quoi en faire frémir plus d’un. Par son comportement débridé et décalé, Marissa semble bien avoir une sauterelle dans la guitare… mais Patisson ne se fie pas aux apparences et quand la jeune femme est retrouvée morte la nuit suivante, un poignard dans le dos, c’est bien le seul à garder son sang froid. Le mari est immédiatement montré du doigt, il se disputait avec Marissa quelques minutes auparavant… mais quand son cadavre est découvert dans la cave du manoir, les soupçons se portent… sur tout le monde !

         C’est dans l’univers d’Agatha Christie que les auteurs nous transportent. Dans ce huis clos effrayant, chacun a l’air coupable. Si j’ai eu l’impression que la plupart des personnages n’étaient pas assez fouillés, je me suis régalée avec Patisson, qui, aux allures de savant fou, parle avec des accents circonflexes et ne réfléchit bien qu’habillé élégamment. Une belle lecture, encore une fois ! La suite de la série m’attend déjà !

« 17.5/20 »

« Je ne peux pas penser en chemise de nuit. Ce n’est pas un accoutrement taillé pour penser, voyez-vous ? »

 

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