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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 21:24

           

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           Puisque j’avais adoré le premier tome  ("apprendre") de cette mini-série (pas de tome 3 en vue…), je me suis empressée d’acheter la suite.

            Pour vous remettre dans le bain, un petit rappel : Aster enfant avait découvert qu’elle possédait une particularité gênante, elle faisait partie de la petite minorité des gens mortels. Les autres hommes, nés sous fécondation in vitro vivaient éternellement. Exclue puis rebelle, elle avait fui les immortels.
On la retrouve avec les quatre derniers mortels, ils constituent une petite bande d’anarchistes, bravant les immortels qu’ils côtoient le moins possible, jouant avec le feu, jusqu’au jour où… l’un d’eux meurt brutalement et bêtement. Aster se drogue pour oublier, elle rêve, délire et sera finalement recueillie par le premier immortel, Ewig Heyoun qui sera à son chevet nuit et jour. Commence alors une relation basée sur des « je t’aime moi non plus »… L’album se clôt sur un point d’interrogation puisqu’Aster nous confie avoir « fait la plus belle connerie de [sa] vie »… et on n’en sait pas plus.

 

Première réaction : j’aurais voulu lire la suite, là maintenant tout de suite !

Deuxième réaction : on en sait trop peu, c’est pour ça que je me suis sentie frustrée et insatisfaite ! Ce deuxième tome pêche donc un peu au niveau de l’intrigue bien maigrichonne. Certains passages sont touchants, on ne peut que compatir et s’attacher à cette jeune fille mais il n’y a plus le choc de la surprise du premier tome.
Le graphisme rattrape cependant cette faiblesse. Il a bien changé depuis le premier album : les traits sont plus fuyants, les couleurs plus pastel ; la poésie prédomine des cases souvent dénuées de texte. Le dessinateur a insisté sur le beau regard d’Aster, sa détresse et sa solitude. La science-fiction cohabite avec le fantastique dans un monde féérique mais également teinté de philosophie.

Le sous-titre « comprendre » n’a pas fait écho en moi… que comprend Aster dans ce tome-là ? rien de plus que dans le premier… !?

 

            L’extrait qui suit se situe juste après la mort de l’ami d’Aster : « on en avait beaucoup parlé… mais là c’était le premier. Je crois même qu’on ne parlait que de ça. De manière frontale ou sous forme d’allusions… au premier ou au dernier degré. On pensait en avoir tellement conscience qu’on était prêts à accélérer encore le mouvement : puisqu’on est condamnés, autant crever vite. Un raisonnement que je trouvais d’une évidence irréfutable à l’époque… mais aujourd’hui, je ne comprends même plus ce qui le rendait logique, j’aurais même tendance à penser l’inverse… quand l’issue est inéluctable, autant la retarder un maximum. Ca doit être ça vieillir. »

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 11:34

 

 

J’avais promis de ne pas le lâcher ce Mardon ! Voilà une de ses premières BD. 

Plusieurs récits se croisent :

-          Une mère de famille accro au lifting, aux UV, aux opérations chirurgicales et autres ravalements de façade qui lui font, comme le dit si bien sa fille, plus de mal que de bien au final.

-          Sa fille, justement, Agnès, l’aînée de la famille qui ne se sent pas trop à sa place dans ce milieu bourgeois et huppé. Elle fait de petits trafics en aidant son voyou de copain.

-          Le fameux Jean-Pierre Martin, déjà rencontré dans Incognito , celui qui se plaint d’être invisible, couard et insignifiant. Il finit dans les bras de la mère de famille liftée.

-          Le père de famille, toujours pressé, toujours occupé, qui découvre, le même jour, qu’il a un cancer et que sa femme le trompe

-          La cadette de cette famille un peu particulière, Jeanne, qui, contrairement à sa mère se complaît dans des habits larges, s’empiffre à longueur de journée et… vole dans les magasins.

-          Il y a aussi Cyril, le copain de Jean-Pierre, dragueur et petit comédien sans succès, il s’amourache d’Agnès…

-          Et la petite vieille de l’immeuble de Cyril, qui vit seule et qui meurt sous les yeux de Jean-Pierre qui lui rendait visite pour la première fois.

                        J’aime beaucoup la couverture de l’album qui réunit tous ces personnages,  ils sont tous là ensemble, mais chacun dans son coin…

              Je ne résiste pas au plaisir de vous citer la deuxième planche, une conversation entre la fan du lifting et sa copine dans une salle de sport :

 

"- Je ne suis pas mécontente d'avoir changé de chirurgien. Tu devrais le rencontrer, lui ne refuse pas de me scier les côtes pour affiner ma taille.

- Tu as entendu parler de ces vitamines orthomoléculaires qui empêchent de vieillir.

- Oui, au Brésil, elles sont en vente libre. Tu sais que mon chirurgien a exercé quelque temps là-bas. Je crois que je vais lui amener Cynthia à la prochaine consultation. Je lui avais promis une liposuccion de la culotte de cheval pour ses dix-huit ans. Elle ne parvient pas à s'en débarrasser malgré la gym, la pauvre.

- J'aimerais tant avoir la même osmose avec mes filles."

 

            Des tranches de vie, encore une fois, dans un album grouillant de couleurs, de mouvement et de réalisme. C’est souvent drôle mais des réflexions plus sérieuses se cachent sous les petites histoires individuelles. L’être et le paraître, le corps de la femme (qui est vraiment récurrent chez ce cher Mardon…) Il n’y a pas de héros, simplement des gens de la vie de tous les jours. Les dessins sont réalistes et simples, les hachurages obscurcissent un peu l’ensemble mais vraiment, à part ça, rien à redire. Ce fut un plaisir à chaque page.


Mon album préféré reste néanmoins Leçon de choses

 

 

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:31

 

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            Un album qui retrace la vie du philosophe. Nietzsche est né en Allemagne en 1844. Très vite, il se sent différent des autres et adolescent, il clamera son admiration pour Schopenhauer (vous  savez celui qui a dit que l’amour n’existe pas et que l’espoir était à bannir parce qu’étant à l’origine de toutes nos déceptions.). Très jeune, Nietzsche devient professeur à Bâle. Il souhaite suivre l’exemple antique et crée de petites communautés de philosophes où « on y causerait beaucoup, on lirait un peu, on écrirait à peine ». Ensuite, ça part en eau de boudin dans ma tête. Il se convertit au catholicisme mais croit dur comme fer au destin. Il commence à délirer, ce que j’ai mis un petit temps à comprendre… Il est incompris (tu m’étonnes, dirais-je…), interné en asile psychiatrique et finit sa vie dans un état végétatif.

            Il me semblait que j’avais lu Ainsi parlait Zarathoustra  il y a quelques années mais comme il ne m’en reste vraiment aucun souvenir (et que cette BD ne les a pas ravivés), je doute. Moi qui me disais amatrice de philo et toute fière de mon 16 en dissert au bac, j’en ai pris pour mon grade… J’étais paumée dans la lecture de cet album mais ce qui m’a le plus dérangée c’est de n’avoir pas compris quelles étaient les idées de Nietzsche, de ne même pas savoir en faire un résumé. Je n’ai retenu que l’influence de Schopenhauer, la présence de sa sœur et sa fin de vie marquée par la folie. Je ne suis peut-être qu’une mauvaise lectrice. Je me sens d’autant plus penaude qu’on m’a offert cet album. Laurence, toi qui l’as lu, dis-moi ce que tu en as pensé !

            Il est dommage, tout de même, de ne pas avoir rendu la philosophie plus accessible par le biais de la BD. Ah si, j’ai retenu une chose encore : la sœur de Nietzsche a répandu la thèse d’un philosophe antisémite, alors que c’était tout faux. C’est donc l’image de la folie et de la propagande nazie qui a été donnée aux lecteurs.

            Un gros point positif : les illustrations ! La BD est un objet magnifique, les planches sont dignes des plus grands peintres, il y a du Cézanne dans le personnage de Nietzsche et la ressemblance entre certaines cases et des tableaux de Géricault m’a frappée. Un plaisir pour les mirettes !

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 14:09

 

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            Une suite de L’île au trésor. Je devais être en quatrième –pas sûr…- quand j’ai découvert le roman et ce fut une de mes plus grandes déceptions littéraires. Non seulement le livre d’aventures m’avait profondément ennuyée (un comble !) mais en plus, je n’avais pas tout saisi, les personnages ne formaient plus qu’un méli-mélo dans ma tête.

            La BD nous propose donc de continuer les aventures de Jim Hawkins et les autres héros de L’île au trésor… et moi, je me suis presque autant amusée qu’à la lecture du roman.
Rendez-vous raté.

Objectivement, je crois que l’album ne nous offre vraiment rien de bien passionnant : l’intrigue est plate comme un trottoir de rue, le graphisme… ben rien à dire, rien de spécial non plus.
 

          Petite bonne nouvelle, l’album fait partie d’une série de 7 albums présentés ainsi sur la quatrième de couverture : « 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir, 7 histoires complètes à découvrir dans une collection d’exception ». L’idée est sympa : Sept psychopathes, sept voleurs, sept guerrières, etc. J’en lirai peut-être un encore.

Une petite citation pour ne pas finir ce billet en eau de boudin :

« Chacun recherche son trésor, Jim… quel est le vôtre ? L’aventure peut-être ? Vous avez raison, bonne ou mauvaise, l’aventure, c’est la vie ! »

 

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:51

 

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Grâce à l’opération Masse Critique de Babelio, j’ai reçu cette épaisse BD. Sympa comme cadeau post-Noël !

Un avertissement, d’emblée : âmes sensibles s’abstenir. Si sur la première planche on distingue mal l’homme couché dans son lit qui se tourne et se retourne sans trouver le sommeil, en tournant la page, c’est on ne peut plus clair : il s’agit d’un grand brûlé, un homme dont le visage et la tête sont entièrement déformés, ratatinés et fripés. On comprend très vite qu’il lui est arrivé un accident qui l’a isolé du reste du monde. Il vit reclus dans son appart, boit, regarde la télé, décroche le téléphone pour le raccrocher aussitôt. On comprend aussi petit à petit qu’il a un fils et une femme, que c’est lui qui a décidé de les abandonner, par honte et par dégoût de lui-même… Il fait peur au livreur de pizza, il effraie la prostituée qu’il a fait venir… bref, sa vie est un enfer, et la vivre avec lui est éprouvant.

La fin s’adoucit quelque peu car il accepte enfin la venue de son frère qui lui tient simplement compagnie en regardant un film.

Les couleurs rejoignent la noirceur du thème puisque tout est sombre, on peut même dire que la BD ne présente que les couleurs du feu : du rouge, du noir, du brun. Le trait est vif

Je ne suis pas d’accord avec le titre, il m’a profondément dérangée. L’homme n’est pas un monstre mais une victime. Le but des deux auteurs était peut-être là : prouver que, si physiquement, le type est plus que rebutant, il n’en reste pas moins un homme ; que si nous souffrons en le voyant, sa souffrance à lui est bien pire…

Bon, 140 pages, c’était beaucoup tout de même… cependant, je dois avouer qu’en commençant à lire cet album, je n’ai pu m’arrêter avant la dernière page. C’est haletant parce que c’est affreux. L’effet cathartique joue plein pot, le huis clos nous oppresse mais pourtant, on en veut encore et encore… C’est étrange et déstabilisant.

 

Merci aux éditions manolosanctis !

 

 

 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 00:00

 

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            Après la lecture d’Incognito, je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé Grégory Mardon, à la fois illustrateur et scénariste pour cet album haut en couleurs et en émotions. C’est toujours Jean-Pierre qu’on accompagne, vous vous souvenez, ce gars un peu gauche, veule et insignifiant d’Incognito, mais cette fois-ci c’est un Jean-Pierre enfant qui se fait le narrateur. A huit ans, le garçon vit dans le Pas-de-Calais avec ses parents. Il nous présente son village, ses habitants, son quotidien d’élève, ses jeux, son copain Cyril. De petits morceaux de vie dans lesquels chacun se retrouvera.
Une vie à la campagne décrite avec tendresse et simplicité. Le maître d’école rustre et imposant, la nature rude et parfois hostile, la jolie camarade de classe dont on tombe amoureux, le géant du village et sa famille suspectée de consanguinité, le meilleur copain bien plus au courant des choses de la vie que Jean-Pierre.

            Cette BD est excellentissime, elle chatouille nos souvenirs en les ressuscitant à chaque page, elle est à la fois drôle et émouvante, nous projetant dans notre enfance comme peu de films sont capables de le faire. On redevient gosse en faisant les mêmes bêtises que Jean-Pierre, on connaît ses hontes, ses peurs, ses humiliations. On vit avec lui la séparation de ses parents mais aussi les joies de la fête d’école, la découverte de la sexualité, de la mort ou de la culpabilité.


Quelle réussite ! Cet album  qui m’a complètement tourneboulée est un hymne à la vie. Tout simplement.

            Pour ceux qui n’avaient pas apprécié ma mention des nombreuses hachures dans Incognito, sachez qu’elles sont presque absentes de cet ouvrage et ont laissé la place à des couleurs plus gaies.

            Je ne l’ai pas encore dit ? C’est un coup de cœur ! L’année commence bien…

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 18:18

           

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              Une BD choisie au hasard et une jolie surprise. Petits drames humains, quotidiens, réalistes.

             Jean-Pierre se croit invisible et transparent. Sa vie semble plate et insignifiante jusqu’à ce qu’il rencontre, par accident puisqu’il s’est fracturé le péroné devant chez elle, Bérénice. Bérénice lui plaît, elle est affable et plantureuse, attirante et délicate. Comble de chance, elle est kinésithérapeute et c’est elle qui s’occupera de la rééducation de Jean-Pierre. Mais Bérénice cache un secret connu des lecteurs uniquement : elle vit avec son frère handicapé et le jeune homme en chaise roulante peut se révéler un compagnon de vie tendre et serviable mais aussi parfois un être redoutable de jalousie, de cruauté, de perversité et d’agressivité. Il va jusqu’à réclamer que Bérénice couche sous ses yeux avec un homme. Cet homme sera Jean-Pierre…

            La fin de la BD est plus qu’étrange et le lecteur fait un pas dans le fantastique et fantasque proche de l’univers d’Almadovar (l’influence de la commedia dell’arte n’est pas loin non plus), tout en tenant par la main le genre policier. En tous cas, l’album donne à voir un aperçu d’un monde contemporain avec une incroyable justesse. On ne peut y rester indifférent.

            Les dessins, quant à eux sont grisés et hachurés (je ne connais pas la terminologie exacte, si un spécialiste veut bien m’éclairer ?), l’ombre est omniprésente, à l’image des personnages pour le moins énigmatiques.

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 06:00

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         C’est Alwenn qui m’a tentée, et si drôlement bien tentée qu’après avoir lu son billet, j’ai immédiatement commandé la BD en question. Je bénis cette impulsion bienheureuse, cet ouvrage est un pur délice !!! Je pense l’avoir lu du début à la fin avec le sourire aux lèvres, ponctuant ma lecture de « rhoooo » et de « ha, ha, ha ! ». Alwenn a raison, les onomatopées ont bien leur place dans la critique de ce chef d’œuvre. Quand on aime, on ne trouve plus ses mots.
         Mais de quoi s’agit-il ? Catherine Meurisse, dessinatrice et illustratrice chez Charlie Hebdo mais aussi pour d’autres journaux et magazines, revoit, à sa manière, la littérature française du Moyen-âge au XXème siècle. Elle croque donc certains des écrivains les plus connus, les relie parfois entre eux, invente une histoire autour d’eux, emmène le lecteur sur la charrette de Lancelot, aux abords de la Loire près du fief de Rabelais, dans la chambre du père Goriot, ou encore, dans le salon de Proust. C’est divin. Ces écrivains tous morts reprennent vie, ils sont drôles, sensibles et surtout terriblement attachants. Tellement attachants qu’on en veut encore !

Ce Lagarde et Michard revu et corrigé est jubilatoire et indispensable à toute bibliothèque qui se respecte !

        Je ne vais pas m’en aller sans vous citer quelques exemples. Comment résister aux quatre hommes, Proust, Radiguet, Cocteau et Gide qui s’apprêtent à sortir, un soir, voir leur copine Colette, tels quatre potes toujours prêts à gaudrioler et à se lancer des vannes ? Eh oui, c’est bien aux Beatles qu’ils ressemblent…

 

Ou encore Zola qui passe sa journée à se planquer dans un grand magasin, dans un train, dans les rues de Paris, dans un estaminet,… qui rentre chez lui et qui dit à sa femme « Chéri, je suis rentré de chez les Rougon-Macquart » et elle de répondre « Va te laverles mains ».

Ou encore le conflit Sartre-Céline : l’existentialiste avoue à Beauvoir : « On peut dire qu’en lisant Bagatelles pour un massacre, j’ai eu la nausée et les mains sales ! »

Ou encore cette madeleine qui fit temps jaser. Cocteau cherche le souvenir de son Radiguet en buvant son thé accompagné de l’inévitable madeleine. Il interroge sa tasse : « Raymond, où es-tu ?  … Tu préfèrerais peut-être un petit beurre ? »

       S’il y en avait peut-être une à retenir, ce serait l’illustration finale, où tous les écrivains réunis font la fête, dansent et se soûlent au rythme des sons de l’orchestre Lagarde & Michou.

J’ai un seul regret : ne pas avoir eu cette BD entre les mains lors de mes études de lettres !

Une question reste en suspens : est-ce que qu’une personne hermétique à la littérature française pourrait aimer et apprécier à sa juste valeur cette BD ? Je n’en suis, hélas ! pas sûre…

Puisque c’est encore un peu Noël, moi je demande une BD par écrivain à Madame Meurisse.  Donc, autant de BD que d’écrivains (ben quoi ? c’est Noël, on peut rêver…).

 

 

 

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 12:16

 

 

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Le procès de Kamala et ses amis leur permet de sortir de prison. Emy et un Jarawal souffrant se retrouvent enfin (ou encore ?) et l’avenir semble être de meilleur augure puisque Jarawal aperçoit également l’avatara. L’épilogue nous présente Kamala lisant le journal intime d’un ancien colonel britannique de l’Armée des Indes, qui n’est autre que son arrière-grand père. La dernière planche nous apprend que Jarawal a reconnu Jay comme son fils pour que Kamal puisse lui succéder, et que Jay et Kamala vivent toujours à Khalapour. 

 

Est-ce la loi des séries (encore !) ou cette BD en particulier ? Ce dernier tome (je sais qu’une suite existe, mais je vais faire une longue pause) ne m’a pas emballée. Je dirais même que je m’y suis ennuyée, je n’y ai rien appris. Tout va bien trop vite, il me semble qu’on n’a pas le temps d’apprivoiser les personnages, l’intrigue ou encore le contexte historique.

Les dessins sont néanmoins fidèles au talent de Jean-François Charles mais le scénario se délite, dommage !

Pour les irréductibles de la série et les amoureux de l’Inde, il reste Trois femmes (tome 5) et D’un monde à l’autre, le tome 6 sorti tout récemment (novembre).

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 11:42

 

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C’est chez Noukette que l’envie de lire cette BD au titre plus qu’étrange est née … La première planche présente un accouchement, une naissance, celle d’Aster, l’héroïne du roman. « Ca y est, je suis née mais… je suis morte ». Le mystère scelle donc d’emblée le lecteur à l’histoire de cette fille rouquine qu’il voit grandir au fil des pages.

On cache un secret à Aster, mais lequel ? Ses parents sont en désaccord permanent, ils se disputent et son père la rejette en refusant de la prendre dans ses bras. La petite, à 4-5 ans déjà, se rend compte qu’elle est différente. Mais pourquoi ? A l’école, ses camarades ne veulent pas la toucher.

C’est lorsqu’elle est ado, qu’Aster découvre la vérité : elle est une des dernières Terriennes à ne pas avoir bénéficié du programme Forever qui permet de rendre l’être humain immortel. Ses parents ont fait l’amour à l’ancienne alors que les « nouveaux » bébés ne vivent plus dans le ventre de leur mère. La nouvelle est une bombe pour la jeune fille. Elle se révolte, se hisse sur la statue du premier immortel, Ewig Heyoun, et provoque tous les badauds : « je me tue si je veux, bande de cons ! » Les remarques des passants effrayés lui renvoient sa différence et en même temps, met en lumière notre inéluctable fatalité : « S’ils étaient tous comme elle, je comprends mieux la violence de leur histoire ! … Moi elle me fait de la peine, c’est vrai, ça ne doit pas être facile à vivre… »

Le tome premier (parce qu’il y a un second, youpi !!) se clôt sur la fuite d’Aster. On ne sait si elle rejoint les derniers mortels qu’elle avait rencontrés dans sa petite enfance déjà et dont on l’avait éloignée.

Une très jolie découverte que cette BD ! Les dessins puisent à la fois dans la modernité avec des figures géométriques et quelques éléments appartenant au monde de la science-fiction, mais les couleurs chaudes et fauve m’ont rappelé l’univers de la jungle et effectivement, la vie semble bien cruelle et injuste pour Aster qui rêve de devenir cosmonaute.

Je voudrais déjà lire la suite, Comprendre.

 

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