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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 22:42

Premier tome d’un  dyptique d’un auteur qu’on m’a recommandé maintes fois. Ah, je n’ai pas regretté le déplacement !

L’auteur-narrateur évoque sa vie d’écologiste. Quand on est écolo, on l’est tout le temps, aussi bien quand il s’agit de se déplacer (vélo hollandais), quand il s’agit de manger (légumes non traités et même repas sans lait de vache), quand il s’agit de jardiner (arracher les mauvaises herbes à la main est bien plus écolo que d’utiliser des produits chimiques).


             On sent bien qu’il a vraiment l’âme écolo notre Pedrosa mais que la route est longue et semée d’embûches ! Non seulement, il est difficile de convaincre les non-écolos mais il est parfois bien ardu de respecter sa propre ligne de conduite. Donc, Pedrosa dit non au poney qui tond le gazon à la place de sa tondeuse polluante, il ne peut se passer des saucisses cocktails qu’il aime tant, il se goinfre de fromages quand sa femme, bien plus coriace que lui encore, a le dos tourné.

C’est drôle et ça rend un sujet devenu délicat plutôt léger, ce qui n’est pas pour me déplaire… Dans la presque même veine, j’avais lu le très intéressant livre d’Iegor Gran,  L’écologie en bas de chez moi, qui m’avait fait presque autant rire que cette BD. Et on rit, c’est vrai. L’auteur se ridiculise, pointant du doigt son absence de répartie et ses petites faiblesses. Il a, par exemple, recueilli un chaton pour le plus grand plaisir de ses enfants. Il l’a baptisé Sardine. Par sa faute, le félin s’est échappé et le voilà qui fait le tour du quartier sur son vélo en hurlant des « Saaaaardine » désespérément. « les voisins vont penser que je vends du poisson ».

J’ai hâte de lire le tome 2 ! A suivre, très bientôt !

« Ce fut comme une révélation… Après toutes ces années militantes, il fallait se rendre à l’évidence. J’étais incapable de répondre à ces trois questions fondamentales de l’écologie : 1. Faut-il vraiment enlever les putains de bouchons de bouteilles en plastique pour les recycler ? 2. Peut-on oui ou merde jeter les bouteilles d’huile avec les autres bouteilles en verre ? 3. Faut-il mettre à plat le papier dans ces saloperies de poubelles jaunes ? »

»   17/20   »

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 22:17

 

Comme l’indique le titre, l’auteur nous présente le dernier vol d’un pilote japonais, américain, allemand puis russe pendant la Seconde Guerre Mondiale. Moments qui devraient touchants puisque c’est le pilote qui s’exprime. Le Japonais explique qu’il a accepté de faire le kamikaze pour « porter un coup violent à cet ennemi qui viole la terre de notre patrie », l’Américain se fait toucher à la jambe et ne volera plus, l’Allemand considéré comme « l’expert » n’est pas si invincible que ça et le Russe meurt en délaissant une compagne enceinte…

Les illustrations sont très belles, la beauté des explosions sur fond de ciel bleu, les avions qui planent, volent et tourbillonnent… On sent que le dessinateur s’est fait plaisir. Pour le reste… ces quatre exemples de la stupidité militaire très vite expédiés m’ont laissée sur ma faim. On a juste envie de dire à ces mecs qu'ils l'avaient bien cherché... Je crois bien que j’avais trouvé cette BD classée dans un top des meilleures BD… bof, bof, bof. Faut-il être gros macho et/ou militaire pour apprécier ce genre d’ouvrage ? Pour ma part, tout ça est passé à côté de moi à la vitesse d'un Messerschmitt BF-109 G-10 (attention, vitesse de pointe exceptionnelle) ! 

»   11/20   »

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 21:55

Premier tome et donc, première découverte de cet adorable poussin nommé Abélard.

Abélard vit dans le marais, un endroit paisible. Même si son copain lui répète que leur marais est l’endroit le plus agréable au monde, Abélard rêve d’ailleurs. Lorsqu’il rencontre la jolie Epilie, il lui offre une fleur mais on se moque de lui en disant qu’il faut offrir la lune à une femme, ou « au moins un bouquet d’étoiles ».  Quand le petit poussin naïf entend qu’en Amérique, on a inventé « une machine capable de voler comme un oiseau », il voit ça comme une chance de décrocher lune et étoiles pour sa bien-aimée. Il prend son petit baluchon et sa guitare, et s’en va.

Les rencontres se multiplient, bonnes et mauvaises ;  un groupe de musiciens tziganes que rejoindra notre petit poussin ou un certain Gaston, pochtron à ses heures et qui lui dit connaître Epilie.

On s’attache tout de suite à ce petit poussin qui brille par sa candeur et son enthousiasme à séduire Epilie. Les dessins sont magnifiques même si j’ai trouvé les couleurs un peu ternes. Une BD qui met en valeur de petits êtres perdus au milieu de notre grand univers, dans la lignée de Mamette ou Pico Bogue, une belle harmonie de poésie et de philosophie pour un personnage dont la principale qualité pourrait être l’innocence…

Parole d’un tzigane : « La pluie, c’est la poussière des étoiles qui se transforme en eau quand elle traverse les nuages. Tu vois, Gadjo, chaque goutte d’eau est l’enfant d’une étoile. C’est pour ça que les lacs et les rivières scintillent, même la nuit. »

»   18/20   »

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 17:53

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Voilà une BD qui dormait dans ma très très maigre (maigre ? que dis-je quasi inexistante !) PAL de BD depuis quelques mois.

Alice est malencontreusement tombée dans le pays des singes, une jungle bien étrange où on la prend pour Tarzan. Eddy le Mandrill la prend sous son aile en se pliant en quatre pour l’aider à rentrer au « pays des merveilles ». Son langage fleuri et sa maladresse conduiront les deux personnages à braver les dangers les plus fous (un assaut de crabes casse-noisettes, une invasion de chauves-souris, une attaque de serpent-dodo ou encore celle du tigre qui veut être le seigneur de la jungle.)

Les références aux contes sont nombreuses et l’univers dans lequel on s’embarque sans ceinture de sécurité est désopilant et surprenant à chaque planche –planche, qui, souvent, occupe deux pages. Les illustrations sont toutes aussi colorées que les aventures des personnages, les vignettes aussi chargées que l’humour omniprésent. Une parodie, une réécriture qui frôle le surréalisme ; des personnages bien croqués (j’ai adoré la plante carnivore qui n’en est pas une parce qu’elle est devenue végétarienne et qui a besoin d’un pot pour se déplacer). Un beau moment de lecture qui pourra captiver petits et grands.

»   16/20   »

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 23:12

 

Marie est une femme mariée, prof et mère d’un petit garçon prénommé Martin. Elle en marre, marre de son mari, de ses élèves, parfois même de son fils. Et un jour, sur le trajet des vacances, sur une aire d’autoroute, elle prend la poudre d’escampette. Elle couche avec le premier routier qui passe et qui l’emmène à Nice. Là-bas, vidant son compte en banque, elle boit, dépense sans compter et rencontre Lestaque, un peintre richissime. Elle pose nue pour lui avant de partir en prenant soin de lui piquer une somme rondelette pour fuir en Italie. Les rencontres se suivent, rien ne dure, seul  le mot « liberté » persiste…

 

De son côté, se remettant douloureusement de la « fugue » de sa femme, le mari délaissé refait sa vie. Marie, elle, finit par attendre, rongeant son frein sur l’aire d’autoroute qui l’avait vue disparaître…

 

Même si le sujet est similaire à celui de Lulu femme nue de Davodeau (et que de ressemblances !  le thème de la nudité, la solitude, les errances sur la plage, l’apparente absence de regrets), il m’a encore une fois fort intéressée. Ne nous voilons pas la face, chacun de nous a eu envie, ne serait-ce que quelques secondes, de partir, fuir, tout oublier de sa vie, de son passé. Si l’héroïne s’éclate quelque temps, on comprend qu’elle s’ennuie aussi très vite et que les relations basées sur le mensonge (parce que, bien sûr, elle n’avoue à personne qu’elle a quitté mari et enfant sur un coup de tête) n’ont pas la vie dure.

 

Un thème intéressant, des cases qui bien souvent se passent de texte, une sensibilité délicate pour des images parfois crues : j’ai bien aimé ! Petit bémol : ces rencontres avec des millionnaires qui paraissent si faciles… et peu crédibles ! Et il y a encore de quoi faire avec ce thème de la femme qui fuit son foyer !

 

Un petit extrait où Marie explique qu’elle ne comprend pas un mot d’italien : « que dalle ! mais tu sais quoi ? Hé ben, c’est génial, de pas comprendre, ça me berce. […] J’adore qu’on me parle sans que la signification des mots puisse m’atteindre, celle logorrhée qui résonne à mon esprit comme la carte d’une pizzeria. Je ne veux surtout pas comprendre. »

 

»   16/20   »

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 22:43

Depuis que j’ai lu Lydie que j’ai adoré au point de nommer l’album Mon Album Préféré d’entres tous, le nom de Zidrou m’attire forcément. Et pourtant, j’ai retardé cette lecture par peur, justement, d’être déçue.

Le Sénégal. Il était une fois est le nom d’un marionnettiste qui va de village en village pour raconter des histoires d’amours, de monstre, de jalousie, de vengeance. Il a la particularité de ne plus avoir de main et il est accompagné d’un petit singe blanc. Ce singe, Toubab, était autrefois un redoutable et gigantesque yéti. Souffrant d’être seul, il a parcouru de nombreux pays chauds qui l’ont fait petit à petit fondre, avant de trouver en la personne de Il était une fois, un ami pour la vie.

Si Il était une fois n’a plus de mains, c’est parce qu’elles lui ont été coupées par le chef de la police qui sévit dans sa région à la manière d’un dictateur. Ça ne lui plaisait pas qu’on raconte des histoires sur la place du village… Inconscience ou conviction ? Il était une fois revient sur les lieux du drame et tente de refaire vivre ses marionnettes. Le chef de la police lui coupe les pieds. C’est son ancien amour qui va soigner et s’occuper de Il était une fois. Autour d’eux, les personnages se succèdent, se présentent pour raconter leur vie.

On est en Afrique noire, l’imaginaire a une place prépondérante (les vautours se tapent la discute avec un squelette, par exemple), il est associé aux démons et aux angoisses qui hantent les habitants qui savent pourtant aussi profiter de chaque seconde de la vie. Entre vie et mort, cet album fascine par son pouvoir surnaturel ; les couleurs chaudes permettent un voyage instantané au pied du baobab, auprès du jeune Golkiper et de son petit engin fabriqué à partir de canettes Sprite. La tragédie côtoie l’amour sur fond de peurs ancestrales.

Cet album, très original, rend hommage à l’Afrique et se distingue par son dessin sublime, ses paysages éclairés par un soleil de plomb. J’y ai même retrouvé un morceau de la magie qui m’a tant plu dans Lydie … je ne vous en dis pas plus mais il est question de vie après la mort et d’immortalité…

Un petit extrait qui m’a fait rêver :

«  Il était une fois un éléphant qui, plus que tout, aimait contempler le monde qui l’entourait. Il regardait les nuages paresser dans le ciel… il regardait le vent chatouiller les herbes de la savane, le soleil suer dans le ciel… il les regarda tant qu’il finit par prendre racine. Ses pattes, sa queue, sa trompe même, s’enfoncèrent dans le sol. Son corps massif se fit tronc. Ses oreilles se firent branches. La prochaine fois que ta route croisera celle de l’un de ces éléphants très lents que l’on appelle « baobab », colle ton oreille contre son flanc. Tu entendras, son sourd d’un lourd tambour, battre le cœur de l’éléphant qui aimait tant regarder passer le temps. »

»   17/20   »

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 22:12

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« Le chemin des écoliers »

J’ai sauté sur l’album dès qu’il s’est trouvé disponible à la bibliothèque. Que c’est bon de retrouver petite Mamette !

La maman de Mamette qui l’a laissée à ses parents, n’est toujours pas revenue. C’est en voulant montrer la Tour Eiffel à sa biquette que Mamette se perd en forêt. Elle est recueillie par la Mariote, une étrange guérisseuse qui lui applique une compresse de bouse sur son entorse. Le fils de la pseudo sorcière est amoureux de Mamette en secret.

Un autre en pince pour la jolie brunette : c’est Jacques, le pêcheur qui lui apprend aussi l’école buissonnière. Car Mamette se rend à l’école du village pour la première fois. En plus des calculs et des leçons de morale, elle doit apprendre à marcher longtemps pour rejoindre la sévère Mme Chignole mais aussi à jongler entre travaux de la ferme et devoirs (nos élèves actuels devraient en prendre de la graine !).

Un délice. Pour celui qui a vécu enfant à la campagne (c’est mon cas), cet album est un bijou de souvenirs.  La liberté des sentiers, l’odeur du foin, les vaches en dans les prés, les bruits étranges de la nature, les courses dans les hautes herbes, les menus bricolages avec deux branches de bois, les errances sous le soleil… Frôlant la caricature, Nob nous offre un panier empli de rusticité et d’authenticité. Toutes les couleurs y passent, les traits sont précis et… on y est, tout simplement.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 09:58

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A force d’en entendre parler, de la voir partout cette fameuse Lou (jusque sur les murs de mon fournisseur officiel de lectures, en poster géant), j’ai eu envie de savoir ce que pouvait bien être cette BD éclatante de couleurs.

Lou est une jeune collégienne (pendant quelques pages je me suis demandée quel pouvait être son âge, 12 ans, 15 ans, 22 ans… ce n’était pas clair) qui vit seule avec sa mère. Son père a quitté sa compagne quand elle était enceinte. La cohabitation se passe très bien sauf que la plupart du temps, c’est Lou la raisonnable, celle qui donne des conseils, celle qui pousse sa mère à sortir, à rencontrer des gens. La mère est maladroite au possible, elle n’a pas le permis, elle ne sait pas cuisiner, elle est aussi timide et fleur bleue que sa fille, elle est une passionnée des jeux vidéo.

Lou a une meilleure amie, Mina, qui l’accompagne et la conseille. La conseille surtout dans le domaine de l’amour car Lou est tombée amoureuse de son voisin d’en face, Tristan. En parallèle, sa mère en pince pour le beau Richard, le voisin de pallier. Lou prend vite une longueur d’avance puisqu’elle arrive à entamer une relation amoureuse avec Tristan alors que sa mère ne fait toujours que flirter avec Richard.

D’abord sceptique, j’ai rapidement été conquise par ce petit bout de femme, cette Lou souvent radieuse, plutôt combattive. Certaines planches sont vraiment drôles et m’ont arraché des sourires. Il y a, par exemple, le dialogue qu’imaginent Mina et Lou en jouant aux barbies. Ken n’a pas d’autres habits que ceux du Prince Charmant, ses cheveux sont «  en plastoc » et il ne sait rien faire d’autre que trotter sur son beau cheval blanc. Les filles se rendent compte que « Faut se rendre à l’évidence, on a passé l’âge. Ouais, toute la magie a disparu. »

Je ne pense pas lire la suite mais j’ai été contente de voir ce que c’était…

»   15/20   »

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 15:54

Au départ, j’ai bien cru qu’il s’agissait encore d’une énième chronique de voyage comme Pyongyang de Delisle ou Tokyo Sanpo de Chavouet (que j’apprécie beaucoup beaucoup). Non. Ou alors au début et plus après.

Paul est marié à Lucie et papa d’une fillette prénommée Rose. Au début de la BD, la famille de Lucie, originaire du Québec, et l’esprit de tribu sont mis en lumière. La langue québécoise est riche et savoureuse, les expressions rigolotes pour les non-initiés fusent, on trinque à l’indépendance du Québec, on joue au scrabble et au jeu de cartes « J’achète », on se baigne dans une piscine chauffée dehors même en hiver, les parents de Lucie, Roland et Lisette pour leurs enfants et leurs « petits-lapins ». Bref, ces premières planches, je les ai trouvées sympa, sans plus… parfois même un peu confuses pour moi qui ne pratique pas le Québec (mais qui rêve d’y aller !).


            La seconde partie de l’album prend une autre tournure. Roland, le beau-père de Paul, est malade. Il ne lui reste que trois mois à vivre. Sa femme, Lisette, tente d’abord de le garder à la maison mais les maladresses de son mari, ses requêtes incessantes, son absence d’autonomie la contraignent à le placer dans un centre de soins palliatifs. L’endroit paraît idéal, le personnel est aux petits soins, les animations sont variées et ça ne ressemble pas à un hôpital. Pourtant, Roland joue à l’ours mal léché et se met tout le monde à dos. Heureusement, il change très vite d’attitude… Les jours passent, ses trois filles se relaient pour lui tenir compagnie et la petite famille de Paul vient aussi très régulièrement le voir. Roland maigrit, dépérit, s’affaiblit et finira par décéder une nuit après une soirée où ses filles ont fait un petit dîner dans sa chambre sur sa musique préférée, l’Ave Maria de Schubert.

Ce thème de la fin de vie m’a extrêmement touchée, j’ai beaucoup pleuré, les différentes étapes de la lente marche vers la mort sont pertinemment décrites. Certains détails m’ont bouleversée : Rose, la petite fille qui ne veut plus quitter le béret de son grand-père mort, sa dernière visite sur sa tombe, le texte prononcé à l’enterrement…. Tout en pudeur, sans faux-semblant, délicatement et subtilement, Rabagliati évoque un événement de sa vie.

Le dessin est simple, le noir et blanc se prête bien à la sobriété du récit. Un bel album à découvrir absolument !

»   16/20   »

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 11:26

On connaît une Bagieu rigolote, en voilà une plus « sérieuse »,  … quoique…

Eloïse Pinson se retrouve assise sur un banc, dans une rue parisienne. Elle se demande ce qu’elle fait là, elle ne souvient plus pourquoi elle est là, elle ne se souvient même plus ni de son prénom ni de l’endroit où elle habite. Elle trouve ces informations dans son sac. Elle se rend péniblement chez elle, dans ce qui apparemment, constituerait son appart, mais rien ne lui est familier, elle ne se souvient ni de son chat, ni de sa cuisine, ni de son parfum de gel douche, ni de son mot de passe pour allumer l’ordinateur.

Le lendemain matin, un coup de fil l’avertit qu’elle a trois heures de retard à son boulot. Mais elle ne se souvient plus de son travail. Elle découvre petit à petit sa vie. Comme une enquêtrice, elle assemble les pièces du puzzle de l’existence de la fille qu’elle avait été… Une collègue l’aide et la soutient, Sonia. Les médecins et les psys lui disent qu’elle est normale, qu’une telle amnésie ne peut pas exister, car elle se souvient des stations de métro, de Britney Spears et de toutes les connaissances qu’elle a pu accumuler jusque-là.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé cette lecture, j’ai passé un bon moment, les illustrations m’ont plu, mais le hasard a fait que j’ai lu cet album peu après La Parenthèse qui traite à peu près du même sujet mais qui est brillamment réussi. Un peu déçue par une fin « facile », j’ai trouvé cette BD-là divertissante, un point, c’est tout.

Le début : « Je faisais quoi, déjà ? … Je suis o, là ? … J’ai pleuré ??? Je ferais mieux de rentrer. C’est où, chez moi ? Il était juste là… C’est MON Sac ? … »

»   16/20   »

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