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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 22:12

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« Le chemin des écoliers »

J’ai sauté sur l’album dès qu’il s’est trouvé disponible à la bibliothèque. Que c’est bon de retrouver petite Mamette !

La maman de Mamette qui l’a laissée à ses parents, n’est toujours pas revenue. C’est en voulant montrer la Tour Eiffel à sa biquette que Mamette se perd en forêt. Elle est recueillie par la Mariote, une étrange guérisseuse qui lui applique une compresse de bouse sur son entorse. Le fils de la pseudo sorcière est amoureux de Mamette en secret.

Un autre en pince pour la jolie brunette : c’est Jacques, le pêcheur qui lui apprend aussi l’école buissonnière. Car Mamette se rend à l’école du village pour la première fois. En plus des calculs et des leçons de morale, elle doit apprendre à marcher longtemps pour rejoindre la sévère Mme Chignole mais aussi à jongler entre travaux de la ferme et devoirs (nos élèves actuels devraient en prendre de la graine !).

Un délice. Pour celui qui a vécu enfant à la campagne (c’est mon cas), cet album est un bijou de souvenirs.  La liberté des sentiers, l’odeur du foin, les vaches en dans les prés, les bruits étranges de la nature, les courses dans les hautes herbes, les menus bricolages avec deux branches de bois, les errances sous le soleil… Frôlant la caricature, Nob nous offre un panier empli de rusticité et d’authenticité. Toutes les couleurs y passent, les traits sont précis et… on y est, tout simplement.

»   18/20   »

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 09:58

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A force d’en entendre parler, de la voir partout cette fameuse Lou (jusque sur les murs de mon fournisseur officiel de lectures, en poster géant), j’ai eu envie de savoir ce que pouvait bien être cette BD éclatante de couleurs.

Lou est une jeune collégienne (pendant quelques pages je me suis demandée quel pouvait être son âge, 12 ans, 15 ans, 22 ans… ce n’était pas clair) qui vit seule avec sa mère. Son père a quitté sa compagne quand elle était enceinte. La cohabitation se passe très bien sauf que la plupart du temps, c’est Lou la raisonnable, celle qui donne des conseils, celle qui pousse sa mère à sortir, à rencontrer des gens. La mère est maladroite au possible, elle n’a pas le permis, elle ne sait pas cuisiner, elle est aussi timide et fleur bleue que sa fille, elle est une passionnée des jeux vidéo.

Lou a une meilleure amie, Mina, qui l’accompagne et la conseille. La conseille surtout dans le domaine de l’amour car Lou est tombée amoureuse de son voisin d’en face, Tristan. En parallèle, sa mère en pince pour le beau Richard, le voisin de pallier. Lou prend vite une longueur d’avance puisqu’elle arrive à entamer une relation amoureuse avec Tristan alors que sa mère ne fait toujours que flirter avec Richard.

D’abord sceptique, j’ai rapidement été conquise par ce petit bout de femme, cette Lou souvent radieuse, plutôt combattive. Certaines planches sont vraiment drôles et m’ont arraché des sourires. Il y a, par exemple, le dialogue qu’imaginent Mina et Lou en jouant aux barbies. Ken n’a pas d’autres habits que ceux du Prince Charmant, ses cheveux sont «  en plastoc » et il ne sait rien faire d’autre que trotter sur son beau cheval blanc. Les filles se rendent compte que « Faut se rendre à l’évidence, on a passé l’âge. Ouais, toute la magie a disparu. »

Je ne pense pas lire la suite mais j’ai été contente de voir ce que c’était…

»   15/20   »

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 15:54

Au départ, j’ai bien cru qu’il s’agissait encore d’une énième chronique de voyage comme Pyongyang de Delisle ou Tokyo Sanpo de Chavouet (que j’apprécie beaucoup beaucoup). Non. Ou alors au début et plus après.

Paul est marié à Lucie et papa d’une fillette prénommée Rose. Au début de la BD, la famille de Lucie, originaire du Québec, et l’esprit de tribu sont mis en lumière. La langue québécoise est riche et savoureuse, les expressions rigolotes pour les non-initiés fusent, on trinque à l’indépendance du Québec, on joue au scrabble et au jeu de cartes « J’achète », on se baigne dans une piscine chauffée dehors même en hiver, les parents de Lucie, Roland et Lisette pour leurs enfants et leurs « petits-lapins ». Bref, ces premières planches, je les ai trouvées sympa, sans plus… parfois même un peu confuses pour moi qui ne pratique pas le Québec (mais qui rêve d’y aller !).


            La seconde partie de l’album prend une autre tournure. Roland, le beau-père de Paul, est malade. Il ne lui reste que trois mois à vivre. Sa femme, Lisette, tente d’abord de le garder à la maison mais les maladresses de son mari, ses requêtes incessantes, son absence d’autonomie la contraignent à le placer dans un centre de soins palliatifs. L’endroit paraît idéal, le personnel est aux petits soins, les animations sont variées et ça ne ressemble pas à un hôpital. Pourtant, Roland joue à l’ours mal léché et se met tout le monde à dos. Heureusement, il change très vite d’attitude… Les jours passent, ses trois filles se relaient pour lui tenir compagnie et la petite famille de Paul vient aussi très régulièrement le voir. Roland maigrit, dépérit, s’affaiblit et finira par décéder une nuit après une soirée où ses filles ont fait un petit dîner dans sa chambre sur sa musique préférée, l’Ave Maria de Schubert.

Ce thème de la fin de vie m’a extrêmement touchée, j’ai beaucoup pleuré, les différentes étapes de la lente marche vers la mort sont pertinemment décrites. Certains détails m’ont bouleversée : Rose, la petite fille qui ne veut plus quitter le béret de son grand-père mort, sa dernière visite sur sa tombe, le texte prononcé à l’enterrement…. Tout en pudeur, sans faux-semblant, délicatement et subtilement, Rabagliati évoque un événement de sa vie.

Le dessin est simple, le noir et blanc se prête bien à la sobriété du récit. Un bel album à découvrir absolument !

»   16/20   »

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 11:26

On connaît une Bagieu rigolote, en voilà une plus « sérieuse »,  … quoique…

Eloïse Pinson se retrouve assise sur un banc, dans une rue parisienne. Elle se demande ce qu’elle fait là, elle ne souvient plus pourquoi elle est là, elle ne se souvient même plus ni de son prénom ni de l’endroit où elle habite. Elle trouve ces informations dans son sac. Elle se rend péniblement chez elle, dans ce qui apparemment, constituerait son appart, mais rien ne lui est familier, elle ne se souvient ni de son chat, ni de sa cuisine, ni de son parfum de gel douche, ni de son mot de passe pour allumer l’ordinateur.

Le lendemain matin, un coup de fil l’avertit qu’elle a trois heures de retard à son boulot. Mais elle ne se souvient plus de son travail. Elle découvre petit à petit sa vie. Comme une enquêtrice, elle assemble les pièces du puzzle de l’existence de la fille qu’elle avait été… Une collègue l’aide et la soutient, Sonia. Les médecins et les psys lui disent qu’elle est normale, qu’une telle amnésie ne peut pas exister, car elle se souvient des stations de métro, de Britney Spears et de toutes les connaissances qu’elle a pu accumuler jusque-là.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé cette lecture, j’ai passé un bon moment, les illustrations m’ont plu, mais le hasard a fait que j’ai lu cet album peu après La Parenthèse qui traite à peu près du même sujet mais qui est brillamment réussi. Un peu déçue par une fin « facile », j’ai trouvé cette BD-là divertissante, un point, c’est tout.

Le début : « Je faisais quoi, déjà ? … Je suis o, là ? … J’ai pleuré ??? Je ferais mieux de rentrer. C’est où, chez moi ? Il était juste là… C’est MON Sac ? … »

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 11:13

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Cette bande dessinée regroupe plusieurs histoires ayant pourtant un point commun : une mort inattendue, une mort surprenante. Les fins sont souvent violentes, complètement étonnantes.

L’univers dans lequel on nous fait entrer est aussi particulier, c’est celui de la prison, des trafics en tous genres, des bars sordides, de la prostitution, de l’adultère. Si je n’ai pas aimé toutes les histoires, les chutes m’ont à chaque fois bluffée.
Les dessins sont assez géométriques, plutôt froids mais ils s’accordent ainsi à merveille avec les scénarios. La couverture est trompeuse, j’ai failli ne pas le choisir, cet album, m’attendant à lire un navrant comics. A lire, donc, pour se laisser surprendre…

»   17/20   »

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 19:02

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Oui, j’avais dit que je ne lirai plus les aventures de Mamette, mais convaincue par les commentaires du billet, j’ai eu envie de savoir ce que cette Mamette avait bien pu faire, enfant.

Car c’est bien de l’enfance de Mamette qu’il s’agit, comme le titre l’indique, elle se remémore son passé. Abandonnée (momentanément ?) par sa mère qui divorce, par un père complètement absent, elle est confiée à la sœur de sa mère à l’âge de huit ans. De la ville, elle passe à la campagne et découvre la vie rustique et fermière de sa tante et de ses grands-parents. Elle trait les vaches, gardes les chèvres, mange une soupe au goût douteux, dort dans le grenier où il y autant de souris que d’araignées, assiste au meurtre du joli lapin dont elle câlinait les petits. Bref la vie est rude, mais à cet âge-là, on s’y fait même si ça fait maintenant plusieurs mois que maman n’est pas revenue. Le papi la gâte un peu en lui racontant des histoires (la chèvre de Monsieur Seguin), en lui offrant des gâteaux, elle découvre les romans de Jules Verne (oui à cet âge-là !) de sa tante, elle rougit devant le fils du fermier voisin… La BD se termine par le retour à la vie présente… une Mamette qui descend péniblement l’escalier, qui prends son sac de courses et va fleurir la tombe de son mari.

Il est vrai que ce recueil de souvenirs est tendre et touchant, cette vie à la dure nous fait même relativiser nos petits bobos bien modernes. Et puis, il y a cette envie de poursuivre l’histoire, l’auteur a su ménager assez de suspens pour que la lecture du tome 2 me tente !

 

»   18/20   »

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 12:30

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Dans une bande dessinée autobiographique, l’auteur nous raconte les débuts de sa maladie, son acmé, sa lente guérison et sa renaissance.

A 21 ans, Judith (l’auteur a eu du mal à attribuer à son « personnage » son vrai prénom…)  commence à avoir des malaises, des absences dont elle n’a jamais aucun souvenir. Elle en arrive à devenir violente et elle se décide à consulter un neurologue. Ce sont des crises d’épilepsie. Mais les crises sont si rapprochées, le besoin de dormir si fréquent que la jeune femme enchaîne scanners et IRM. Le couperet tombe : elle a une tumeur maligne dans le cerveau, un astrocytome. On ne peut l’opérer. Son état se dégrade. Elle ne connaît plus ses tables de multiplication, elle a oublié son alphabet ainsi que le nom du président… Finalement, à Marseille, il existe une solution : des rayons qui auraient le pouvoir d’éradiquer la lésion. Cela semble réussir à la jeune femme, il faudra attendre 18 mois pour en être sûr. Pourtant, son état s’empire encore, elle n’est plus autonome du tout et passe ses journées et ses nuits à dormir. Elle fait un œdème cérébral, une énorme tumeur l’empêche de vivre ; cet effet secondaire est très rare. Le traitement à base de cortisone fait dégonfler puis se résorber l’œdème. Au bout de 18 mois, le verdict tombe comme une victoire : la tumeur était nécrosée.

La convalescence est lente et fastidieuse. La jeune femme réapprend à vivre, travaille sa mémoire, reprend des cours. Dans la foulée, on découvre qu’elle n’est plus épileptique. Elle est ravie même si elle a du mal à accepter d’avoir passé des années sans avoir vraiment vécu.

C’est un récit incroyablement touchant. Un témoignage courageux et optimiste qui constitue d’abord une thérapie pour l’auteur puis, comme elle le dit elle-même, « un objet, un livre « , le lecteur est intrigué par le texte mais les images s’y associent à merveille.

La parenthèse diabolique s’est refermée.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 13:33

Ça fait bien longtemps que, attirée par les illustrations, j’avais envie de découvrir ce … ce quoi, oui ? Manga ? BD ? Roman graphique ? Je suis incapable de répondre !

L’auteur a passé six mois au Japon, à Tokyo, plus précisément. Il n’avait rien d’autre à faire que de dessiner ce qu’il voyait. Le livre est découpé en chapitres qui correspondent aux différents quartiers de la ville. Chaque chapitre s’ouvre sur le dessin d’un koban, un commissariat. « Le koban est à l’architecture japonaise ce que furent les monuments aux morts de 14-18 pour les artistes français : un vaste carnet de commandes où il semblerait que les critères d’évaluation aient été moins sévères que d’habitude ».

L’auteur le dit lui-même, ce n’est pas un guide de voyage, plutôt un « livre d’aventures ». On pourrait encore l’appeler « carnet d’impressions », le dessinateur croque des endroits, des gens, de la nourriture, des bâtiments, les endroits où il vit, les crayons qu’il achète, les nombreuses étiquettes qu’il trouve sur les fruits vendus dans le commerce et qu’il ne comprend pas… J’ai adoré ce petit voyage, on en prend plein les yeux, pourtant l’impression de manque domine à la fin, l’auteur semble toujours être resté en dehors, bien sûr qu’il n’a pas pu se « nipponiser » en quelques mois mais on ne retrouve pas la tentative constante de Delisle, par exemple, de comprendre, de s’impliquer dans la culture de la ville.

Comme je suis complètement gaga de ses dessins, je prends tous les défauts, les mets dans un petit coin… et les oublie ! Il faut absolument découvrir ces images sublimes, on ne peut que rêver de savoir dessiner comme ça !

 

Et voilà le blog de l’auteur : http://florentchavouet.blogspot.fr/

Florent Chavouet

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 21:22

C’est le gros bidon de la couverture qui m’a poussée à emprunter cette BD à la bibliothèque. Mesdames et messieurs, si vous êtes concernés, de loin ou de près, par la conception ou l’idée de conception d’un enfant, si vous connaissez une femme enceinte ou un copain qui a pris du poids parce que sa compagne est enceinte, jetez-vous sur ce livre !

De petites histoires, plus ou moins longues, racontent les désirs d’enfant, les débuts de grossesse, les fins de grossesse, les désistements du père, les craintes de la mère, les inquiétudes au sujet du petit être qui va naître, les habits de grossesse, la sexualité de la femme enceinte, les départs pour l’hôpital, etc. etc.

Tout ça sur un ton très drôle, décalé, qui prouve surtout qu’il n’y a ni mère parfaite, ni père parfait. J’ai adoré. J’aurais voulu lire la BD pendant une de mes grossesses.

Le dessin en noir et blanc me disait quelque chose, mais oui, il s’agit bien de l’auteur d’Agrippine. La BD date un peu (1982) mais elle reste bien sûr d’actualité ! C’est léger, amusant, parfois tendre, parfois légèrement cynique et toujours déculpabilisant !

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 11:52

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Depuis mon immense coup de cœur pour Lydie, lorsque je rencontre le nom de Zidrou, je frémis. Le scénariste a compilé plusieurs BD pour en faire un album. Les auteurs changent au fur et à mesure des histoires, les dessins aussi. Il ‘agit donc bien de nouvelles bédéesques !

La première et la dernière BD, dessinées par Jordi Lafebre, se recoupent. Un vieil homme recueille chez lui son petit-fils sorti de prison. Deux univers se côtoient, la vieille génération et ses disques, la nouvelle et ses sushis.

Il est aussi  question de bonheurs simples, d’histoire d’amour, d’intimité, de différences qui n’en sont plus, d’acceptation de l’autre et de ses défauts, de renaissance, de rêve et de mort.

C’est un bien bel album, il n’y a pas à dire, très agréable à lire. Certaines histoires paraissent trop courtes. Toutes sont liées par la beauté du dessin même si elles sont différentes par leur style. Zidrou brille dans l’art de raconter la vie avec une belle et douce simplicité.

 

 

 

»   17.5/20   »

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