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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 11:17

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         C’est la nuit à la fête foraine, le public s’en est allé ravi, le gardien des lieux a éteint les lumières, les forains ont quitté leurs installations. La place est libre pour les bêtes de la forêt. Ours, faons, renards, lapins, cerfs, hérissons ou biches ont redonné vie aux manèges, aux stands de confiserie, aux distributeurs de pop-corn, aux tasses, aux auto-tamponneuses, aux stands de tir, à la grand roue… Mais le ciel s’éclaircit et les animaux vont céder leur place aux humains, rejoignant leur bois en catimini, dans la brume matinale.

         Quel bel album ! Sans aucun dialogue, les sublimes aquarelles suffisent à créer une ambiance féérique et magique. La dimension clandestine fascine le lecteur, ces animaux qui vivent leur vie en profitant des mêmes joies que les humains sans déranger personne ; au petit matin, tout est à sa place. J’ai aussi voulu voir un peu plus loin : ces bêtes de la forêt bien réels qui s’assoient sur de faux chevaux, qui gagnent de faux ours en peluche : homme et animal sont mis sur un même pied d’égalité. Et puis cette délicieuse image finale, ce petit renard qui a gagné un poisson rouge à la pêche aux canards et qui va le relâcher dans le lac. Ou quand quiétude et festivité s’entrelacent, quand le monde des hommes vit en harmonie avec celui de la nature. A admirer à tout âge.

La Nuit de la Fête Foraine - (Gideon Sterer) - Animaux-Nature-Écologie  [BDNET.COM]

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 18:39

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Etant fan de l’écrivain comme du dessinateur, je ne voulais pas passer à côté de leur belle collaboration.

Un père accompagne son fils, en maternelle, en vacances, au fast-food. Il l’emmène à la boulangerie, au bord de la rivière, à l’aire de jeux ou dans les rues de Paris. On comprendre que papa et maman se sont séparés. Et puis un jour, c’est le grand moment : le petit va au CP. Le père continue à l’accompagner ce jour qui est finalement plus marqué au fer rouge pour lui que pour l’enfant. Le petit a pris 5 cm, il porte un sac trop lourd mais va retrouver ses potes, sa nouvelle classe et la jolie maîtresse.

Cet album plein de tendresse met en lumière cet âge de l’innocence, d’une pureté que rien ne vient entacher. Une insouciance et une simplicité dont on devrait s’inspirer et une étape dans la vie d’un parent, dans la vie d’un enfant : entrer à la grande école… Ce Petit Nicolas moderne est croqué magnifiquement par un dessinateur dont les traits émeuvent par leur délicatesse et leur élégance. C’est un joli spectacle ! J’ai aimé les paysages parisiens dans lesquels se perdent père et fils. J’ai aimé que le premier soit une sorte de personnage secondaire à côté du petit grand héros. J’ai aimé ce rappel en douceur : que le temps passe parfois trop vite… Lu avec ma fille (qui a fait sa rentrée au CP il y a plus de cinq ans déjà), le grand format nous a beaucoup plu et on en aurait bien lu encore et encore.

A lire à tout âge !

« Je t’attends à l’autre bout, ne t’en fais pas. Ton enfance est en lieu sûr. Tu peux devenir qui tu voudras. »

Merci Tiphanie !

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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 18:12

Résultat de recherche d'images pour "La vie infinitive de Martine Delerm"

       Relativement inclassable, ce petit album réservé aussi bien aux adultes qu’aux enfants associe une phrase débutant par un verbe à l’infinitif et une jolie et délicate aquarelle. Conseils, injonctions à vivre mieux, plus simplement, le petit recueil allie tendresse et poésie pour une ode à la vie et à ses petits plaisirs authentiques et simples. On peut constater une certaine progression pas inintéressante puisque de « Prendre le temps le temps d’un thé », on arrive à « danser la danse lente des jours » en passant par « Accueillir sans hésiter l’hésitation » ou encore « S’ennuager de mélancolie ». C’est très doux, enfantin, parfois très sage, parfois vaguement espiègle.
       En tous cas, c’est un joli cadeau que j’ai reçu !

Encore :

« Funambuler sa vie

Ne pas craindre d’y laisser des plumes »

« Choisir de ne pas monter trop haut

Mais assez pour pouvoir se pencher »

« Porter en soi ceux que l’on a perdus »

       Martine Delerm est l’épouse de Philippe Delerm et j’ai vraiment retrouvé chez elle ce goût du petit bonheur que Philippe aime tant. Un éloge du quotidien qui ne passe pas par les grandes sensations mais par la lenteur, la douceur, le fondamental et l’essentiel. Et les dessins sont adorables !

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26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 10:00

Résultat de recherche d'images pour "Quelqu’un m’attend derrière la neige de Timothée de Fombelle Gallimard Campi""

 

C’est la nuit de Noël.

          Gloria est une petite hirondelle pas comme les autres. Elle vole à contresens et, au lieu de rejoindre l’Afrique, se dirige vers le froid et la neige d’Europe. Petite écervelée, elle va geler ! Pourtant, toute jeune, elle a été recueillie par un enfant africain qui l’a soignée et remise en liberté.

          Freddy, lui, conduit son camion frigorifique jaune pour livrer des glaces en Angleterre. Cent jours. Il les a comptés, cela fait bientôt cent jours que personne ne lui a vraiment adressé la parole. Une annulation de livraison le contraint à rester chez lui, seul. Jusqu’à ce qu’il découvre la petite hirondelle dans des circonstances bien particulières…

         Tous ceux qui l’ont lu vous le diront : cet album est une pépite ! Conte de Noël atypique et moderne, il adoucit les cœurs, apaise l’âme, donne le sourire et laisse couler une larme. Lueur dans la nuit, caresse consolatrice, le texte brille autant que les dessins, admirables de justesse et de simplicité. Que dire de plus ? A lire, à offrir, à relire, seul ou à plusieurs.

« La plupart des hirondelles ne connaissent rien d’autre de l’humanité, de ses tragédies et de sa beauté, que ces silhouettes minuscules tout en bas qui se croient grandes sur la terre mais ne dépassent pas le plus petit de leurs arbres. »

« au creux de sa main, Freddy devinait encore l’énergie de la lutte et des voyages, le relâchement qui suit les grands efforts. »

Petite précision : ma fille (presque 11 ans) l'a lu seule et préconise d'accompagner les jeunes enfants dans leur lecture qu'elle a trouvée assez triste tout de même… 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 21:10

Résultat de recherche d'images pour "Cyrano de Taï-Marc Le Thanh et Rébecca Dautremer gautier"

            Notre pièce de théâtre préférée (je n’ai aucun doute sur l’amour que, vous aussi, lui porter) est revue ici à la sauce exotico-poétique délicieusement mitonnée par la talentueuse Rébecca Dautremer. Le nez de Cyrano est vraiment immense, il cache ses « magnifiques yeux verts » et l’empêche de déclarer son amour à sa cousine Roxanne. « Christian était trés bête. Comme un caillou. Il ne pouvait d’ailleurs discuter qu’avec des cailloux. Mais comme il était très beau, il ne discutant qu’avec de jolis galets, polis par la mer et dorés par le soleil. » Roxanne tombe amoureux de la beauté de Christian ; c’est décidé, « Cyrano lui dit de ne pas s’en faire, qu’il parlerait à sa place. » La suite, vous la connaissez.

          L’album aurait pu se contenter d’être un joli résumé de la pièce, une histoire simplifiée destinée aux enfants mais il est plus que ça : il apporte une touche mélancolique et poétique pas désagréable du tout en gommant au passage la dimension burlesque, énergique et truculente de Cyrano. Mais là où c’est très ingénieux, c’est qu’on retrouve l’humour dans des définitions fantaisistes qui égayent le texte. Petit exemple : « Il [Cyrano] traversait les plaines de désolation pour porter ses lettres ; Et Roxanne les trouvait si belles qu’elle décida de faire une surprise à son mari [Christian] en venant le retrouver à la guerre. Quel terrible quiproquo ! en note : Un quiproquo est la rencontre entre plusieurs personnes qui proquent. Proquer signifie s’enlémer les cinpeaux. » Rajoutons que comme d’habitude, les dessins de Dautremer sont de vraies merveilles, des bijoux mis en valeur par le grand format de l’album. C’est une vraie réussite que ma fille et moi avons beaucoup aimé. Seul bémol mais qui a trait au genre lui-même, nous étions frustrées de ne pas en lire plus… ne pas lire toute la pièce, quoi !

Je viens de le découvrir, nos deux auteurs sont mari et femme et ils ont l’habitude de collaborer !

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 08:24

                Vous avez peut-être remarqué qu’il y a de moins en moins de billets portant sur les albums et la littérature de jeunesse (doux euphémisme ! le dernier billet date de 2012 !) et pourtant, on lit énormément d’albums en famille. Dernièrement, il y en a un qui est sorti du lot pour son originalité.

            Les très petits cochons sont des jouets, de petites figurines qui évoluent dans un monde de jouets, de lego, d’accessoires miniatures. Comme dans « Les trois petits cochons », les frangins ont un cruel besoin de liberté et d’émancipation, ils quittent le foyer familial parce qu’ils en ont ras-le-bol d’ « Obéir ! Toujours obéir ! »

L’aîné s’appelle Jambon et il se construit sa maison avec des pailles… en plastique ! Evidemment, le méchant loup rôde et n’a qu’à souffler sur la maison  pour que les pailles s’envolent. Rillette, le deuxième frère, choisit des tranches de pain grillé pour se fabriquer, nichée dans un arbre, « une splendide cabane de deux étages ». Le loup n’a qu’à secouer le poirier pour détruire cet abri. Enfin, Lardon, le plus jeune des trois, comme dans le conte original, se fait une maison de briques, mais attention mas n’importe quelles briques puisqu’il s’agit ici de morceaux de sucre !

 

Les illustrations sont des photos de jouets et d’objets de récupération en tous genres (pots de yaourt, mini-caissettes, bouteilles de lait, …) C’est adorable, attendrissant et très bien mis en scène ; les cochons sont croquignolets et mes enfants ont vraiment apprécié cet album plus vrai que nature. Excellente adaptation ! 

le site de l'auteur  : http://www.martinecamillieri.com/

 


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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 18:56

Je me réjouissais tant à l’idée de lire ce deuxième opus que je n’ai même pas eu peur d’être déçue. J’avais bien raison, cet album est un bonheur, une folie des grandeurs, une plénitude extrême.  Quoi ? grand format, grands mots.

Alors qu’on avait laissé petit Charles voler de ses immenses ailes de dragons, parcourir le monde à coups de vers et de rimes, on le retrouve très en forme, en vrai globe-trotter, mais avec un souci qui le turlupine: il est seul et recherche un ami. Antoinette, la coccinelle, lui propose la sienne, d’amitié. Mais Charles se fout d’elle, elle ne vivra que deux ans maximum, et lui qui est parti pour quelques siècles d’existence, que peut-il en faire ?

Quittant les pays froids, il s’aventure dans les contrées chaudes quémandant quelque amitié. Notre ingénu se fait avoir : il tombe sur le cyclope, Polyphème lui-même, qui lui rit au nez quand il entend parler d’amitié. Il lui demande de traire ses brebis avant de le manger tout cru ! Devinez qui vient sauver Charles ? ce n’est pas une mais des dizaines de coccinelles qui viennent tourmenter l’unique œil de l’énorme cyclope jusqu’à ce que Charles puisse s’envoler. Charles a compris la leçon, les grands amis ne sont pas forcément grand en taille et à son tour, il va sauver les coccinelles grâce à un gros crachat enflammé.

Succès garanti à la maison. Ce qui est super avec nos chers deux auteurs (et je l’avais déjà dit pour le premier tome) c’est que le parent prend autant de plaisir que l’enfant à cette lecture. Ma fille a aimé le cyclope qui ne lui a pas fait peur du tout (et c’est la première fois qu’elle en voyait un !), ce qui ne l’a pas empêchée de faire un gros câlin à l’œil de Charles en dernière page … et mon fils a vraiment apprécié le passage où Charles doit traire la brebis avant de passer à la casserole. Tout deux ont aimé ce nouveau surnom, Charly Charlot, et pour ma part, retrouver le géant de L’Odyssée aux prises avec notre dragonnet d’amour a été délectable !

Que dire de plus ? s’il y a un album à acheter (pas à emprunter, à se procurer d’une manière obscure… et non, les auteurs ne m’ont pas –encore !- payée !), donc s’il ne devait y avoir qu’un album à acheter, c’est celui-ci qu’il faut choisir.

Et à la maison, les deux albums grandissimes l’un à côté de l’autre sur les étagères de la salle de jeux, ça a quand même sacrément de la gueule !

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 20:27

 

Voilà un petit coup de cœur familial. Il faut dire que je suis tombée amoureuse des petites poupées gigognes il y a peu. Ce conte nous expose tout simplement les origines de ces poupées russes qui s’emboîtent. Un vrai bonheur !

Ivan et Natacha, les parents de cinq filles que seule la taille différencie, sont de pauvres moujiks, si pauvres qu’une année de malchance, ils doivent se résoudre à demander à leur aînée, Katérina, de travailler chez Baba Yaga, l’affreuse sorcière mangeuse d’enfants.

Katérina prend son courage à deux mains et accepte. C’est sans compter la solidarité de ses sœurs qui se cachent sous sa grande robe pour l’accompagner. Sans compter aussi le don que chacune d’elle suit partout comme une bonne fée : Katérina fait merveilleusement la cuisine, Anna chante délicieusement bien, Marina coud et brode tout ce qu’elle veut, Tatiana lit dans les pensées et Véra gagne aux échecs à tous les coups.

Baba Yaga, bien déterminée à manger Katérina lui demande d’abord de faire le ménage et de cuisiner pour elle. Le plat que la jeune fille prépare est si bon que la sorcière s’endort en reportant au lendemain son horrible promesse. Le lendemain, elle demande un manteau couleur de la mer. C’est Marina qui s’exécute en réalisant un manteau aux multiples tons de bleu, si beau que la sorcière refuse encore de manger la grande sœur. Et ainsi de suite… jusqu’au jour où Tatiana qui lit dans les pensées de Baba Yaga, découvre qu’elle a subi un mauvais sort. Autrefois tsarine, elle a été métamorphosée en sorcière parce qu’elle était incapable de mettre au monde un enfant. Le maléfice ne disparaîtra que quand un enfant la battra aux échecs, ce que fait Véra. La sorcière se transforme alors en belle jeune femme, elle lègue sa fortune aux cinq sœurs, épouse un jeune paysan et met au monde une petite fille prénommée Matriona.

Quant à la mère des cinq filles, elle les a protégées, de loin, en fabriquant de petites poupées à leur image… poupées qu’elle offre à la tsarine. La petite Matriona se faisait appeler Matriochka. « L’enfant avait pour seuls jouets les poupées gigognes dont elle ne se séparait jamais. Devenue adulte, elle se mit à en fabriquer. Elle leur donna son nom et depuis, les poupées Matriochka symbolisent la fertilité, et sont aimées des enfants du monde entier.

 

Le conte fait écho à d’autres contes traditionnels comme « Peau d’âne » ou « Hansel et Gretel » avec cette touche dépaysante puisque le récit se déroule en Russie, on mange du bortsch et on dort dans une isba.

Mes enfants ont beaucoup aimé cet album, ils ont détesté la sorcière (la question favorite de ma fille quant il s’agit de sorcière : « mais les sorcières, ça n’existe pas, hein ? »), il m’a fallu faire une pause pour expliquer que la sorcière était victime d’un maléfice. Pour ma part, les couleurs rouge, bleu, blanc et doré m’ont fait voyager, la morale m’a plu - les morales plutôt - puisqu’on parle de solidarité familiale mais aussi de générosité (point de rancune envers la sorcière qui n’en est plus une…) et de dépassement de soi (cette petite Matriona qui s’aide de ses seuls jouets pour bâtir sa vie).

Ne boudons pas notre plaisir quand un pan de tradition russe entre doucettement dans la chambre de nos enfants…

 

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:51

 

          

J’avais acheté cet album il y a quelques mois déjà, mes enfants n’avaient pas accroché et, c’est drôle, depuis que mon fils aîné commence à lire, ce livre lui plaît.

Une fois n’est pas coutume, je vous livre la quatrième de couverture qui est aussi la deuxième page de l’album :

 « Depuis que papa a rempli sa grosse valise bleue, rien n'est plus comme avant. Les bonbons ne fondent plus dans la bouche, les fraises sont flagada et le carambar sans a a le goût de la colère. Crmbr. »

Les bonbons ont perdu leurs voyelles, la petite fille a perdu sa joie de vivre, elle enterre ces traîtres de bonbons sous la neige, au fond du jardin. Les jours passent… au printemps, qu’est-ce qu’elle ne voit pas ? de petites pousses de bâtonnets marron, de petits morceaux de bonbons qui pointent le bout de leur nez ! Avec ces sucreries qui grandissent, les voyelles reviennent accompagnant le sourire de la petite fille. « Un courant d’air de bonheur flotte dans la maison. Il a fait prendre plusieurs mètres au plafond. »

Une belle métaphore agrémentée de ces petites cochonneries que les enfants (et les grands ! ) aiment tant ! Les miens ont apprécié ces grandes illustrations colorées et la fin heureuse qui voit revenir le papa !

 









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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 10:18

 

Pour un album pris au hasard avec les enfants à la bibliothèque, nous avons eu du bol, encore une fois ! Mes enfants aiment les histoires de loup. Il faut dire qu’on en rit souvent, de cet animal qui, à force de passer pour un croqueur d’enfants, a été tourné en ridicule. Ici, il récupère son véritable statut.


Le narrateur s’exprime à la première personne. C’était une première pour mes petiots, en tous cas, ça les a marqués. Dans le grand Nord glacial, il raconte que son grand frère a dû le quitter pour quelques jours. Au bout d’un mois de solitude, un jour que Hilmar suivait les traces de renne dans la neige, il tombe sur un loup : « C’est un loup qui court vers moi, un loup affamé ». En voulant s’enfuir, Hilmar glisse du sommet d’une falaise. Le loup l’observe, « doucement, sans comprendre mon courage, je tends une main vers lui. Je le vois hésiter, puis il s’éloigne. » Le début d’une relation homme/loup basée sur le respect et l’entente muette commence. Hilmar va nourrir ce loup, le loup va le protéger de l’attaque d’un aigle énorme.

A la fin, le retour du grand frère marque la séparation entre l’homme et son nouveau compagnon : « Le loup et moi, nous le savons : c’est ici que nos chemins se séparent. Il fait demi-tour, me frôle. Du bout des doigts, je touche sa fourrure chaude. Puis il s’éloigne dans les broussailles. »

Je ne cesse de me dire que je connais ce Carl Norac… bon, déjà, il est le fils de Pierre Coran, ce n’est pas rien. Mais je connais ce nom … ? quelqu’un pourra peut-être m’aider ?

Et les dessins !! Dieu que j’ai craqué sur les magnifiques pastels ! Le noir, le blanc et le rouge prédominent, soulignant l’âpreté et la rigueur de l’espace, du froid, du paysage. Louis Joos est un nom à retenir !

Un album lu religieusement, ma petite demoiselle qui, habituellement, pose dix mille questions par page s’est abstenue ! Le retenue et la sobriété de ce petit récit nous a émus tous les trois.

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