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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 09:24

                Vous avez peut-être remarqué qu’il y a de moins en moins de billets portant sur les albums et la littérature de jeunesse (doux euphémisme ! le dernier billet date de 2012 !) et pourtant, on lit énormément d’albums en famille. Dernièrement, il y en a un qui est sorti du lot pour son originalité.

            Les très petits cochons sont des jouets, de petites figurines qui évoluent dans un monde de jouets, de lego, d’accessoires miniatures. Comme dans « Les trois petits cochons », les frangins ont un cruel besoin de liberté et d’émancipation, ils quittent le foyer familial parce qu’ils en ont ras-le-bol d’ « Obéir ! Toujours obéir ! »

L’aîné s’appelle Jambon et il se construit sa maison avec des pailles… en plastique ! Evidemment, le méchant loup rôde et n’a qu’à souffler sur la maison  pour que les pailles s’envolent. Rillette, le deuxième frère, choisit des tranches de pain grillé pour se fabriquer, nichée dans un arbre, « une splendide cabane de deux étages ». Le loup n’a qu’à secouer le poirier pour détruire cet abri. Enfin, Lardon, le plus jeune des trois, comme dans le conte original, se fait une maison de briques, mais attention mas n’importe quelles briques puisqu’il s’agit ici de morceaux de sucre !

 

Les illustrations sont des photos de jouets et d’objets de récupération en tous genres (pots de yaourt, mini-caissettes, bouteilles de lait, …) C’est adorable, attendrissant et très bien mis en scène ; les cochons sont croquignolets et mes enfants ont vraiment apprécié cet album plus vrai que nature. Excellente adaptation ! 

le site de l'auteur  : http://www.martinecamillieri.com/

 


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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 18:56

Je me réjouissais tant à l’idée de lire ce deuxième opus que je n’ai même pas eu peur d’être déçue. J’avais bien raison, cet album est un bonheur, une folie des grandeurs, une plénitude extrême.  Quoi ? grand format, grands mots.

Alors qu’on avait laissé petit Charles voler de ses immenses ailes de dragons, parcourir le monde à coups de vers et de rimes, on le retrouve très en forme, en vrai globe-trotter, mais avec un souci qui le turlupine: il est seul et recherche un ami. Antoinette, la coccinelle, lui propose la sienne, d’amitié. Mais Charles se fout d’elle, elle ne vivra que deux ans maximum, et lui qui est parti pour quelques siècles d’existence, que peut-il en faire ?

Quittant les pays froids, il s’aventure dans les contrées chaudes quémandant quelque amitié. Notre ingénu se fait avoir : il tombe sur le cyclope, Polyphème lui-même, qui lui rit au nez quand il entend parler d’amitié. Il lui demande de traire ses brebis avant de le manger tout cru ! Devinez qui vient sauver Charles ? ce n’est pas une mais des dizaines de coccinelles qui viennent tourmenter l’unique œil de l’énorme cyclope jusqu’à ce que Charles puisse s’envoler. Charles a compris la leçon, les grands amis ne sont pas forcément grand en taille et à son tour, il va sauver les coccinelles grâce à un gros crachat enflammé.

Succès garanti à la maison. Ce qui est super avec nos chers deux auteurs (et je l’avais déjà dit pour le premier tome) c’est que le parent prend autant de plaisir que l’enfant à cette lecture. Ma fille a aimé le cyclope qui ne lui a pas fait peur du tout (et c’est la première fois qu’elle en voyait un !), ce qui ne l’a pas empêchée de faire un gros câlin à l’œil de Charles en dernière page … et mon fils a vraiment apprécié le passage où Charles doit traire la brebis avant de passer à la casserole. Tout deux ont aimé ce nouveau surnom, Charly Charlot, et pour ma part, retrouver le géant de L’Odyssée aux prises avec notre dragonnet d’amour a été délectable !

Que dire de plus ? s’il y a un album à acheter (pas à emprunter, à se procurer d’une manière obscure… et non, les auteurs ne m’ont pas –encore !- payée !), donc s’il ne devait y avoir qu’un album à acheter, c’est celui-ci qu’il faut choisir.

Et à la maison, les deux albums grandissimes l’un à côté de l’autre sur les étagères de la salle de jeux, ça a quand même sacrément de la gueule !

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 21:27

 

Voilà un petit coup de cœur familial. Il faut dire que je suis tombée amoureuse des petites poupées gigognes il y a peu. Ce conte nous expose tout simplement les origines de ces poupées russes qui s’emboîtent. Un vrai bonheur !

Ivan et Natacha, les parents de cinq filles que seule la taille différencie, sont de pauvres moujiks, si pauvres qu’une année de malchance, ils doivent se résoudre à demander à leur aînée, Katérina, de travailler chez Baba Yaga, l’affreuse sorcière mangeuse d’enfants.

Katérina prend son courage à deux mains et accepte. C’est sans compter la solidarité de ses sœurs qui se cachent sous sa grande robe pour l’accompagner. Sans compter aussi le don que chacune d’elle suit partout comme une bonne fée : Katérina fait merveilleusement la cuisine, Anna chante délicieusement bien, Marina coud et brode tout ce qu’elle veut, Tatiana lit dans les pensées et Véra gagne aux échecs à tous les coups.

Baba Yaga, bien déterminée à manger Katérina lui demande d’abord de faire le ménage et de cuisiner pour elle. Le plat que la jeune fille prépare est si bon que la sorcière s’endort en reportant au lendemain son horrible promesse. Le lendemain, elle demande un manteau couleur de la mer. C’est Marina qui s’exécute en réalisant un manteau aux multiples tons de bleu, si beau que la sorcière refuse encore de manger la grande sœur. Et ainsi de suite… jusqu’au jour où Tatiana qui lit dans les pensées de Baba Yaga, découvre qu’elle a subi un mauvais sort. Autrefois tsarine, elle a été métamorphosée en sorcière parce qu’elle était incapable de mettre au monde un enfant. Le maléfice ne disparaîtra que quand un enfant la battra aux échecs, ce que fait Véra. La sorcière se transforme alors en belle jeune femme, elle lègue sa fortune aux cinq sœurs, épouse un jeune paysan et met au monde une petite fille prénommée Matriona.

Quant à la mère des cinq filles, elle les a protégées, de loin, en fabriquant de petites poupées à leur image… poupées qu’elle offre à la tsarine. La petite Matriona se faisait appeler Matriochka. « L’enfant avait pour seuls jouets les poupées gigognes dont elle ne se séparait jamais. Devenue adulte, elle se mit à en fabriquer. Elle leur donna son nom et depuis, les poupées Matriochka symbolisent la fertilité, et sont aimées des enfants du monde entier.

 

Le conte fait écho à d’autres contes traditionnels comme « Peau d’âne » ou « Hansel et Gretel » avec cette touche dépaysante puisque le récit se déroule en Russie, on mange du bortsch et on dort dans une isba.

Mes enfants ont beaucoup aimé cet album, ils ont détesté la sorcière (la question favorite de ma fille quant il s’agit de sorcière : « mais les sorcières, ça n’existe pas, hein ? »), il m’a fallu faire une pause pour expliquer que la sorcière était victime d’un maléfice. Pour ma part, les couleurs rouge, bleu, blanc et doré m’ont fait voyager, la morale m’a plu - les morales plutôt - puisqu’on parle de solidarité familiale mais aussi de générosité (point de rancune envers la sorcière qui n’en est plus une…) et de dépassement de soi (cette petite Matriona qui s’aide de ses seuls jouets pour bâtir sa vie).

Ne boudons pas notre plaisir quand un pan de tradition russe entre doucettement dans la chambre de nos enfants…

 

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:51

 

          

J’avais acheté cet album il y a quelques mois déjà, mes enfants n’avaient pas accroché et, c’est drôle, depuis que mon fils aîné commence à lire, ce livre lui plaît.

Une fois n’est pas coutume, je vous livre la quatrième de couverture qui est aussi la deuxième page de l’album :

 « Depuis que papa a rempli sa grosse valise bleue, rien n'est plus comme avant. Les bonbons ne fondent plus dans la bouche, les fraises sont flagada et le carambar sans a a le goût de la colère. Crmbr. »

Les bonbons ont perdu leurs voyelles, la petite fille a perdu sa joie de vivre, elle enterre ces traîtres de bonbons sous la neige, au fond du jardin. Les jours passent… au printemps, qu’est-ce qu’elle ne voit pas ? de petites pousses de bâtonnets marron, de petits morceaux de bonbons qui pointent le bout de leur nez ! Avec ces sucreries qui grandissent, les voyelles reviennent accompagnant le sourire de la petite fille. « Un courant d’air de bonheur flotte dans la maison. Il a fait prendre plusieurs mètres au plafond. »

Une belle métaphore agrémentée de ces petites cochonneries que les enfants (et les grands ! ) aiment tant ! Les miens ont apprécié ces grandes illustrations colorées et la fin heureuse qui voit revenir le papa !

 









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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 10:18

 

Pour un album pris au hasard avec les enfants à la bibliothèque, nous avons eu du bol, encore une fois ! Mes enfants aiment les histoires de loup. Il faut dire qu’on en rit souvent, de cet animal qui, à force de passer pour un croqueur d’enfants, a été tourné en ridicule. Ici, il récupère son véritable statut.


Le narrateur s’exprime à la première personne. C’était une première pour mes petiots, en tous cas, ça les a marqués. Dans le grand Nord glacial, il raconte que son grand frère a dû le quitter pour quelques jours. Au bout d’un mois de solitude, un jour que Hilmar suivait les traces de renne dans la neige, il tombe sur un loup : « C’est un loup qui court vers moi, un loup affamé ». En voulant s’enfuir, Hilmar glisse du sommet d’une falaise. Le loup l’observe, « doucement, sans comprendre mon courage, je tends une main vers lui. Je le vois hésiter, puis il s’éloigne. » Le début d’une relation homme/loup basée sur le respect et l’entente muette commence. Hilmar va nourrir ce loup, le loup va le protéger de l’attaque d’un aigle énorme.

A la fin, le retour du grand frère marque la séparation entre l’homme et son nouveau compagnon : « Le loup et moi, nous le savons : c’est ici que nos chemins se séparent. Il fait demi-tour, me frôle. Du bout des doigts, je touche sa fourrure chaude. Puis il s’éloigne dans les broussailles. »

Je ne cesse de me dire que je connais ce Carl Norac… bon, déjà, il est le fils de Pierre Coran, ce n’est pas rien. Mais je connais ce nom … ? quelqu’un pourra peut-être m’aider ?

Et les dessins !! Dieu que j’ai craqué sur les magnifiques pastels ! Le noir, le blanc et le rouge prédominent, soulignant l’âpreté et la rigueur de l’espace, du froid, du paysage. Louis Joos est un nom à retenir !

Un album lu religieusement, ma petite demoiselle qui, habituellement, pose dix mille questions par page s’est abstenue ! Le retenue et la sobriété de ce petit récit nous a émus tous les trois.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 16:39

 

 

 

            Il est des hasards heureux. Ma fifille de trois ans souhaitait absolument un livre sur les princesses. Nous allâmes donc demander à l’aimable dame de la bibliothèque si elle avait ça dans son antre.  Oui, bien sûr, une petite dizaine de livres … mais tous étaient déjà empruntés pour assouvir la soif d’autres petites demoiselles.

            Ma princesse, cachant sa déception, se rabattit sur un livre dont la couverture m’avait moi aussi fait de l’œil. Elle a du flair, ma fille ! Cet album est complet ! Les illustrations sont merveilleuses, de rouge et d’orange parées, d’animaux ornées.

Le sujet du livre, quoique trop élaboré pour ma pucette de trois ans, m’a conquise. La fée Cléofée tricote des mots pour ses amis les animaux : « Des mots pour parler, se fâcher mais aussi pour se réconcilier et tout oublier et puis des mots pour se dévoiler, pour s’aimer avec toujours un sujet, un verbe… un compliment. » Créatrice des pièces rares et personnalisées, elle tricote une culotte en jersey d’onomatopées pour un goret, un veston d’allitérations pour un dindon ou encore un « poule-over » de mots ampoulés pour une grosse poule un peu maboule.

C’est tendre, fantaisiste, musical et coloré. De l’Orsenna abrégé et illustré.

 

Vous ne m’en voudrez pas si je vous livre la toute fin :

« Mais Cléofée avait dû arrêter de tricoter le jour où elle a joué des aiguilles avec ses doigts de fée pour un taureau et s’était trompée en lui faisant un bikini de gros mots coquelicots, au lieu d’un tricot de jolis mots indigo… quel quiproquo ! »

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 10:06

 

 

Pour honorer la prêtresse Za et son za’ffreux challenge, j’ai déniché ce livre absolument délicieux. Il faut savoir, au préalable, une chose importante. Mon Grand de 6 ans a peur des monstres depuis quelque temps et ça lui file des cauchemars. Ma Petite de presque 3 ans, que nenni, c’est de la franche rigolade les horribles bêbêtes…

C’est donc avec une légère crainte que j’abordai cet album avec eux. Au début, la description du monstre poilu est complètement dégoûtante et répugnante et je sentais bien, chez  mon Grand, monter le malaise. Un silence brisait les habituelles questions, une certaine rigidité corporelle m’indiqua qu’il souhaiterait bien laisser tomber ce bouquin au profit de Tintin ou de Louis à la plage qu’il sait maintenant raconter seul… Mais je faisais confiance aux auteurs et à la suite de l’histoire pour dérider mon phobique-des-monstres.

Mais racontons-la donc, cette histoire : Un monstre poilu à tête énorme, « grande bouche, deux petits yeux glauques et deux longs bras minces qui partaient  de ses oreilles » vit dans une caverne sombre au fond d’une forêt. Il rêve de manger un homme. Mais il n’y pas d’être humain qui passe dans les parages... jusqu’au jour où un roi, sans doute un peu étourdi, vient se perdre près de l’antre du monstre poilu. Le monstre lui signale qu’il va se faire bouffer, et le roi, ce lâche, lui dit qu’il est bon, mais que non loin de là, de petits enfants se démarquent par leur chair encore bien plus fraîche et plus tendre. OK, dit le monstre, tu m’apportes un enfant et je le mangerai à ta place. Il prend soin, avant que le roi s’en aille, de lui attacher une grande ficelle à la jambe. Bien évidemment, cette ficelle est impossible à couper. Le roi part donc à la recherche d’un enfant qu’il donnera en pâture à son bourreau. Et sur qui ne tombe-t-il pas ? (qu’il a d’ailleurs du mal à reconnaître, le bougre de père indigne !), il tombe sur sa fille Lucile. Celle-ci, bien moins couarde que son paternel, le console et honore la promesse faite au monstre.

Lucile brille par son audace, ses répliques provocantes et son toupet. Le comique de répétition fonctionne à plein pot car elle répond invariablement au monstre poilu « Poil au… » (voir citation ci-dessous). L’horrible créature s’énerve et « la fureur le faisait gonfler, gonfler, gonfler. Il enfla tant et tant qu’à la fin il éclata de colère, explosant en petits morceaux qui s’envolèrent dans tous les sens et devinrent des papillons multicolores et des fleurs parfumées. » Et qui fit son apparition entouré des petits papillons ? Un mignon petit garçon qui répondait au doux nom de « prince charmant ». Bien sûr, histoire de ne pas oublier qu’on est dans un conte, Lucile et son prince charmant se marient et s’envolent sur le dos d’un papillon géant.

Je ne vous dis pas la tranche de rigolade que se sont enfilée mes enfants au mot de « kiki ». L’illustration où Lucile montre ses fesses ne les a pas laissés de marbre non plus. Partir d’un monstre terriblement monstrueux et arriver à une farce des plus rigolotes, voici le pari réussi de Pef et Bichonnier. … et pas de cauchemar pour le Grand !

 

 

« - Haha ! s'écria le monstre, je vais te manger, mon petit lapin.
- Poils aux mains, dit Lucile.
- Quoi ? dit le monstre.
- Je dis : «Poils aux mains», parce que vous avez des poils aux mains, dit Lucile.
(Et c'était tout à fait exact. Le monstre avait bien des poils aux mains, vu qu'il avait des poils partout.)
- Ça, par exemple! dit le monstre. Petite effrontée !
- Poils au nez ! dit Lucile.
Surpris, le monstre dut reconnaître qu'il avait aussi des poils au nez, puisqu'il était poilu partout. Mais comme il était en colère, il menaça la fillette.
- Je vais t'apprendre, moi ! - Poils aux doigts, dit Lucile.
- Tu vas le regretter !
- Poils aux pieds !
- C'est tout de même malheureux...
- Poils aux yeux!
- Attention, je compte un...
- Poils aux mains !
- Deux...
- Poils aux yeux !
- Trois...
- Poils aux bras !
- Quatre !
- Poils aux pattes !
Le monstre, hors de lui, se roulait par terre de colère. C'était d'ailleurs très drôle à voir. Maintenant, il hurlait :
- Ce ne sont pas des manières de princesse !
- Poils aux fesses !
- Maintenant, c'est fini !

- Poils au kiki ! »

 

 

 

 

 

 

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 00:00

            Evidemment que je ne commente pas tous les albums et petits livres que je lis à mes enfants sur ce blog. Je n’en finirai jamais. On lit de tout ici. Du bon, du beau, du moins bon parfois. J’aimerais cependant vous parler d’une petite collection qui tape dans le mille, qui nous ravit tous les trois à chaque fois, le fiston de cinq ans, la fifille de deux ans et la maman de « bip » ans !

Petite sélection de trois livres :

            Une lettre pour Lily …la licorne ! de Christian Ponchon et Rébecca Dautremer. Un album qui était d’actualité il y a quelques jours encore. C’est Victor le facteur qui fait sa tournée. nullIl a une lettre pour Lily la licorne. Il est motivé, le gentil facteur, mais il ne sait où se trouve cette Lily. Tous les animaux qu’il croise sur son chemin l’envoient chercher ailleurs… le mouton lui dit d’aller voir le cochon qui lui dit d’aller voir la vache et ainsi de suite, jusqu’à ce que Victor le facteur tombe sur une licorne bien étrange, « un cheval avec une corne brillante sur le chanfrein » qui n’est autre qu’un entonnoir. Cette extravagante Lily lui demande de lire la lettre qui lui est destinée et… c’est un dessin de poisson ! « Car c’est aujourd’hui le premier avril ! Un jour où tout peut arriver, même de rencontrer un bel animal mystérieux qui n’existe que dans les histoires… ». La première lecture se termine par une vraie surprise, on a tous bien ri parce que l’imaginaire se même à la réalité. Bien sûr qu’une licorne n’existe pas mais les personnages sont tout de même des animaux qui parlent !

 

            Je t’aimerai toujours, quoi qu’il arrivede Debi Gliori. Cet album-là est le chouchou de mon fils. Il est simple et pourtant essentiel. C’est une maman qui dit à son petit renard de fils qu’elle l’aimera quoi qu’il arrive. nullCa étonne un peu le garçon qui lui demande ce qu’il en serait s’il devenait un ours, un alligator, un hanneton ou encore une mouche… Mon fils s’est beaucoup identifié au renardeau. Eh oui, je passe souvent des journées à le gronder beaucoup, eh oui, ça ne m’empêche pas de l’aimer encore et toujours… Le refrain répété sans cesse de ce joli album est une déclaration d’amour à n’en plus finir…

 

 

 

           Le Géant aux oiseauxde Ghislaine Biondi et Rébecca Dautremer est mon album préféré, à moi. J’aime tout : les illustrations et le texte d’une poésie touchante. C’est un géant qui est très grand, très gros et surtout très seul. Tout le monde se moque de sa différence et le rejette. Jusqu’au jour où quelque chose, dans la forêt, atterrit aux pieds de Rodolphe, le géant. nullC’est un oisillon perdu que le géant recueille et réchauffe dans le creux de sa main et dans un coin de sa chemise.

« Rodolphe et son ami ne se quittent ni d’une semelle

 ni d’un battement d’ailes

et les jours s’égrènent au fil de cette douce complicité de l’amitié. »

L’oisillon grandit, aura à son tour des enfants et tous les oiseaux du coin trouveront refuge dans la chemise de Rodolphe pour faire leur nid. Rodolphe est toujours grand et gros mais il est enfin heureux. Le thème de la différence est subtilement traité et on ne peut qu’être touché par cet oisillon qui se blottit dans cette main démesurée.

 

 

            Concluons : Jamais de déception avec cette collection qui a aussi l’avantage d’être abordable (4.94 euros l’album). Rébecca Dautremer est une artiste de talent, ses illustrations et peintures d’une finesse, d’un réalisme et d’une précision incroyables m’émeuvent terriblement. Son site officiel parle de lui-même, allez le découvrir, c’est ici.

 

Ne suis-je pas gentille de faire de la publicité à l’œil ? J

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 18:01

 

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            Je ne sais plus chez qui j’avais lu un billet qui avait attiré mon attention sur cet album … un peu sans savoir de quoi il en retourne. Ce sont les aléas des différentes lectures de la blogosphère, on apprécie, on note, on ne sait plus pourquoi on a apprécié, et à la réception : surprise, surprise ! C’est un plus aussi, me direz-vous…

            Je reçois un album par la Poste, tout bêtement, je le lis à mes enfants et pendant cette dite lecture je me rends compte que ça ne leur ai pas vraiment destiné. Rien de bien méchant mais mon fils de cinq ans trouve que les dessins manquent de couleur et ma fille de deux ans se borne à répéter « la fille » qu’elle retrouve d’une page à l’autre. Ca m’apprendra à ne pas partir en éclaireur…

            Bien sûr que cet album est joli, simple et touchant. Il évoque une « enfant silence », une fille qui ne parle pas à l’école, qui cache un lourd secret car « elle vit dans la maison des loups ». L’album évoque la maltraitance tout en douceur, à pas feutrés, en silence presque. Une petite fille qui est partagée entre l’amour pour ses parents et leur cruauté, la peur qu’elle ressent à leur égard.

Mon fils n’a pas eu de mal à comprendre que la fille était triste, le graphisme de ses grands yeux en détresse est révélateur. Le rouge, présent à chaque page trouve sa force dans sa polysémie : sang, amour, brûlure ? On ferme le livre la gorge serrée. Pourtant, l’auteur a su semé une graine d’espoir car la fille s’est mise à parler et l’œuvre se clôt sur l’image d’une poupée souriante, elle, symbole d’une enfance sans heurts ni coups.

            Je n’ai pu m’empêcher de penser à certains de mes élèves qui luttent, souvent seuls et à armes inégales, contre des adultes et ainsi, grandissent bien trop vite.

Ne cherchez ni la gaité ni le réconfort dans cet album aux dessins sublimes. Ne le mettez pas entre toutes les mains non plus.

 

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 14:41

 

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L’adorable dragon m’a d’abord fait de l’œil chez Anne Ferrier et quand je l’ai revu chez Za, je n’ai plus hésité une seconde !

Punaise, quel album génial ! C’est du Baudelaire pour les enfants, en gros !

            Charles est un petit dragon différent de ses congénères. Quand il entre à l’école, on se moque de lui car il ne sait pas voler, il a de grandes ailes, un corps maigrichon, de grands pieds et au lieu de cracher du feu, l’hurluberlu crache des mots, quelle idée ! Ses parents sont pourtant persuadés qu’il est le plus beau du monde. Charles, lui, se réfugie dans la poésie qu’il préfère triste.

Un jour, il se voit contraint de déployer ses ailes immenses et alors… alors, elles sont tellement gigantesques, ses ailes de géant, qu’elles font la nuit sur le monde des dragons. La maîtresse déclenche le plus beau des feux d’artifice. Et le petit Charles  « s’en va. Son cœur palpite de joie. Il est désormais assez grand pour visiter le vaste monde. Il sait voler, il sait cracher du feu. Alors, poursuivant son chemin, il disparaît à l’horizon plein de promesses. »

C’est juste sublimissime de rendre un hommage à Baudelaire à travers un album pour enfants. Merci aux auteurs, merci !

 

A la maison, la magie n’a pas tardé à opérer. Ma dragonnette de deux ans s’est tue pendant toute la lecture (ce qui relève de l’exploit pour cette petite bavarde !) avant de s’exclamer « Beau, beau, beau! » et mon dragonnet de cinq ans en redemande encore et encore.


Il est magique cet album, magique ! 
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