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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 19:25

 

 

         La parution de ce tome 3 fut une belle surprise car j’ignorais qu’il existât ! Alors que j’avais adoré-vénéré-encensé le premier opus, très légèrement moins aimé la suite, ce troisième volet m’enchante à nouveau.

        Il pleut, il pleut des cordes sur la vieille ferme où vivent Antoine, sa petite-fille Sophie et son arrière-petite fille Juliette. Alors qu’Antoine va sauver des moutons de la noyade chez la voisine Berthe qu’il déteste, Mimile est victime d’un malaise et doit être hospitalisé. Pierrot continue à semer la zizanie avec sa bande de vieillards révolutionnaires, à Paris. Sa dernière mission : déverser du miel sur des gros producteurs de pesticides. Réussite totale. Les surprises s’enchaînent, Mimile retrouvant un vieux copain australien et infirme, Sophie découvrant avec stupeur la véritable origine de la haine de trente ans qui sépare Berthe et les trois inséparables.

         J’ai adoré le nouveau personnage surnommé « La Biouche » du même acabit que nos gais lurons, il est « farci de prothèses » et « on dirait qu’il a été mâché par Belzébuth ». Le passé qu’il partage avec Mimile est délicieux, drôle et empli de requins ! Mais je n’en dis pas plus, lisez, lisez !

       Les vieux râleurs au sale caractère n’ont pas changé, ils ne changeront plus, à cet âge, c’est fichu ! Qu’est-ce qu’on aime leur vivacité, leur mauvaise foi, leur inventivité, leurs colères ! Les dessins m’ont beaucoup plu, les dialogues avec la verve de nos trois lascars encore plus ! Le suspense reste entier mais je soupçonne les auteurs de préparer la suite, tant mieux !

 

Les policiers ont arrêté la vieille Fanfan susceptible de finir ses jours dans un asile psychiatrique : « C’est pas vos psys à deux balles qui vont m’apprendre si Fanfan a le chou qui se fane ! T’étais encore dans les burnes de ton père qu’on militait déjà ensemble ! Peigne-cul ! »

« 19/20 »

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:35

 

 

           Jan entre au lycée. Il est complexé, timide, ni très beau ni très grand, et surtout mort de trouille. Pour se donner du courage, pour affronter cette jungle d’adolescents, Jan a convoqué trois mastodontes : Russel Crowe, Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger. Ils cassent la gueule à tous ceux qui embêtent Jan. Mais petit à petit, Jan va apprendre à se défaire d’eux, de leur force surnaturelle et trouver un véritable ami en la personne d’un élève en chair et en os.

            J’ai eu d’abord un peu de mal à appréhender ces kilos ou plutôt ces tonnes de muscles qui occupent toute la planche. Et progressivement, je me suis prise au jeu, c’est en réalité une manière amusante de démontrer à quel point les ados (et pas forcément que les ados) ont besoin de se cacher derrière un prétexte ou un bouclier (tenue vestimentaire, maquillage, grande gueule…) pour s’affirmer. Et puis, les trois acteurs réduits à leurs énormes muscles (pour être finalement réduits à néant !) sont évidemment ridiculisés au point que ça en devienne jouissif. De Vivès, j’ai retrouvé le style épuré et minimaliste du Goût du chlore que j’ai finalement bien moins aimé que cette petite histoire racontée de manière originale et tout à fait plaisante.

 

« 15/20 »

 

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 21:31

 

 

             Troisième essai de cet auteur, troisième réussite. Et Paul à la campagne est son premier album de bande dessinée.

               Le narrateur(-auteur) revient dans sa maison familiale. Il n’est pas seul, il est accompagné de sa femme et de sa fille Alice. On est à l’époque où on écoute des cassettes dans la voiture mais le paysage campagnard environnant déclenche à Paul une avalanche de souvenirs : les baignades dans le Lac-à-Jean avec son copain Alain, sa première carabine à plomb, la tortue qu’on maltraite, les cours d’accordéon décevants à cause d’une prof qui était née pour faire autre chose qu’enseigner…

                Même si on ne se prend pas les mêmes grosses claques que pour les albums que j’ai déjà lus de M. Rabagliati, l’ambiance générale est déjà bien là, cette enfance vue avec tendresse et indulgence, cette nostalgie de l’innocence perdue et la découverte du monde. Les accents canadiens colorent les planches pour notre plus grand bonheur… Y paraît même qu'une édition spéciale, toute en couleur et en format géant a été créée pour le 15ème anniversaire de Paul !

               Cette BD est à lire et à mettre entre toutes les mains, peut-être même que notre Mamette y a jeté un coup d’œil !

« 18/20 »

 

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 12:48

 

 

          Repéré chez A_girl_from_earth, j’avais bien envie de mettre, moi aussi, un peu de chaleur et de sourires dans cet automne… ben automnal !

           Tout est dans le titre, Kek nous fait un panorama des petits moments, pas douloureux, pas traumatisants, pas catastrophiques, mais dont on se passerait bien dans notre quotidien. Et je me demande même si le cumul de plusieurs « petits moments chiants » n’en vient pas à gâcher une journée qui avait tout pour être radieuse… Petits exemples dans lesquels je me suis retrouvée à 300% :

  • « Quand à 34 ans, t’as toujours pas compris comment mettre la couette dans la housse en moins de 30 minutes. »
  • « Quand un courant d’air vient coller le rideau de douche sur ta peau »
  • « Quand le dentiste te pose des questions » et que tu réponds, forcément « Ahon he hon hon ha han » !
  • « Quand tu crois que tu grattes un bouton mais qu’en fait c’est un grain de beauté. » Horreur !
  • « Quand t’as un repas de famille un lendemain de cuite. »
  • « Quand tu tombes sur un site où le son se met directement. » (en public, bien sûr)
  • « Quand tu devrais être couché depuis 2 heures mais que tu traînes sur l’ordi à rien faire »

Eh oui, ça fait toujours du bien de se dire « C’est vrai, ça n’arrive pas qu’à moi » ! Les dessins en noir et blanc sont drôles et reflètent bien nos défauts de maladresse et de paresse ou tout simplement la faute à pas d’chance ! A feuilleter à tout moment (pas chiant !)

« 15/20 »

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 12:21

 

 

              Un matin, Linh Berlier, une jolie Chinoise aux formes rondes, se réveille aux côtés d’un parfait inconnu. Le problème, c’est que ça arrive pour la 3ème fois, qu’il n’y a aucunement d’histoires de beuverie et de coucherie là-dedans. L’homme en pyjama qui s’excuse à chaque fois sans comprendre ce qu’il fait là, s’appelle Napoléon Cavallo et il est somnambule ! Il consulte spécialistes et chercheurs, ce qui ne l’empêche pas de retourner dans le lit de Linh toutes les nuits. Cet ancien flic demande à être surveillé de près par son copain mais celui-ci s’endort et faille à sa tâche. Petit à petit, Linh et Nap’ se lient d’amitié avant de réaliser un fait épatant : la « maladie » de Napoléon est contagieuse ! S’il arrive si facilement à pénétrer dans son appartement, c’est que Linh lui a inconsciemment déverrouillé la porte ! Cette épidémie va bientôt sévir dans tout le quartier et voir ses habitants se promener sur les toits la nuit.

            J’en dis déjà trop pour cet album tendrement poétique. Les couleurs pastel sont à l’image de l’histoire racontée : douces et souriantes. Quelques images vont restées bien ancrées dans ma mémoire : celle des habitants se promenant « sous la lune » bien sûr (une vie nocturne calme et silencieuse !) mais aussi celle de Linh sur le balcon de son appartement à attendre le coucher du soleil, tous les soirs, à côté de sa vieille dame de voisine. N’allez pas croire que l’humour est absent, j’ai adoré le husky de Mme la voisine qui ne fait ses besoins que sur le Figaro ou les magazines people (elle le « soupçonne d’avoir des idées de gauche »). Bref, un album à lire, je me demande même si je ne vais pas le lire avec mes enfants !

« 17/20 »

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:36

 

 

          Cet album est une série de quatre tomes que j’ai lus à la suite.

          New York, en 1931. Une guerre des gangs sème la terreur dans la ville. Un garçon de 13 ans, haut comme trois pommes, nommé Anthony Poucet voit mourir ses parents lors d’une fusillade destinée à tuer le Tailleur. Le massacre laisse sept garçons orphelins au désir de vengeance bien aiguisé. Parallèlement, Anthony court, au sens propre comme au sens figuré, pour son amoureuse, Anne, qui vit avec sa grande sœur mariée à un escroc mafieux en puissance.

         Pour celui qui rêve d’action, d’histoires de prohibition, des années 30, d’Eliot Ness et d’Al Capone, ce polar en images est juste parfait. Le rythme est enlevé, les personnages tous vindicatifs et cruels, l’histoire passionnante. Et vous l’aurez deviné, une petite mélodie qui nous vient des contes de fée nous accompagne pendant toute la lecture là même où l’histoire n’a rien d’un conte de fée. On en a pour son argent avec cette intégrale dense et tourbillonnante. J’avoue que cet univers n’est pas ma tasse de thé quotidien mais j’ai pris du plaisir à lire ces quatre tomes aux titres évocateurs : « Le Déjeuner des monstres », « Le Festin des monstres », « La Part des chiens » et « Le Ventre de la bête ».

          Pour l’anecdote qui peut faire sourire certains (mais pas moi !), j’ai laissé traîner la BD et ma fille de 6 ans1/2 l’a feuilletée sans que je le sache… et ben, ce n’est pas du tout du tout pour les enfants…

 

 

« 1931. New York se rapproche toujours plus du ciel… pendant que tout m’éloigne d’Anne. Ma douce Anne. »

 

« 16/20 »

 

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 11:41

 

 

 – Sept nains sapent un conte majeur –

 

              Je crois que je ne suis pas la seule : on ne veut plus rater une seule sortie de Lupano ! En plus, après quelques mauvaises expériences avec la série des Sept (ici et ), j’avais envie de remettre le nez dedans. Ici, c’est un remake de « Blanche-Neige » qui nous est offert.

            C’est l’anniversaire de Belle, la fille du roi. Une fête est donnée et les fous, les sept nains, mettent une ambiance du feu de Dieu. Oui mais une blague idiote jaillit du petit spectacle « A douze ans, la femme de dessine… et à quarante… elle se peint ! » et met la reine, la marâtre de Belle, dans une colère noire. Elle veut faire tuer les sept nains, le roi les sauve de justesse : ils seront bannis du royaume. La vengeance de la reine ne s’arrête pas là : le roi disparaît mystérieusement et Belle est reléguée au statut de bonne à tout faire.

          Les années passent et les nains ont trouvé un passage sous la terre qui leur permettrait de rejoindre la salle du trésor donc ils piochent, ils creusent, ils triment toute la journée. Un soir, rentrant dans leur maisonnette, quelle n’est pas leur surprise de trouver Belle à leur table ! Comme dans le conte, la belle-mère voulait la faire tuer pour sa beauté mais elle a filé entre les doigts du pervers chasseur.

           Le conte est détourné, réécrit à la lumière du fantastique et de la noirceur. Simplet est un obsédé qui bave littéralement sur Belle (et c’est lui qui parle derrière le miroir de la reine), le chasseur veut violer la jeune femme avant de la tuer, Belle insulte les nains*et les accuse de vivre dans une porcherie. C’est cruel, violent et dénué de bons sentiments. Les images aux couleurs chaudes retranscrivent bien l’enfer que vivent ces personnages, la reine métamorphosée en vieille femme est un monstre et l’univers tout entier de cet album est à l’envers de celui du conte propret et gentillet, oui, c’est cracra et méchant comme tout. A ne pas donner aux enfants donc !

          Je me suis laissé happer par l’intrigue mais j’ai été légèrement déçue par la fin, par la dernière case pour être plus précise. Je n’ai pas non plus adhéré tant que ça au graphisme mais l’ensemble m’a plu.

* « Ça pue pire que dans une porcherie ! Vos couvertures, c’est des élevages de puces, et elles poquent pire que l’enfer ! J’ai failli vomir en me couchant dessus ! et les taches, là… je préfère même pas savoir ce que c’est… »

 

« 16/20 »

 

 

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:54

 

 

        Après avoir adoré Tokyo Sanpo, un peu moins Petites coupures à Shioguni, c’est avec un immense plaisir que j’ai lu cette chronique illustrée, ce voyage nippon bédéesque.

          Florent Chavouet ne connaît que deux îles japonaises. Un peu comme ça, pour voir ce que c’est, il décide de vivre deux mois sur une île qu’il choisit soigneusement parmi les quatre mille existantes (personnellement, je ne savais pas qu’il y en avait tant !), d’en découvrir une troisième, et ce sera Manabé Shima. Elle ne compte que trois centaines d’habitants, elle vit au rythme de la mer, elle est peuplée de mamies poussant un déambulateur étrange, elle est envahie par des chats qui n’appartiennent à personne, des poulpes, de crabes, de pêcheurs, des umibotaru (des lucioles de mer !). Les gens y sont calmes, souvent généreux, la vie paisible, débonnaire et gastronomique.

          Je suis une fan absolue des dessins de Chavouet, j’aimerais qu’il réalise des milliers de pages pour ne jamais être en rade (quelques planches tous les soirs, nan ?) Son humour omniprésent est souvent associé à une bonne dose d’humilité, le dessinateur sait se faire accepter, ne demande qu’un strict minimum vital, respecte les gens qu’ils croisent, mange parfois en échange d’un dessin, reconnaît quand il dessine mal (et bon sang, que j’aimerais dessiner aussi « mal » que lui !), quand il est ignorant. Il est aussi un modèle de voyageur, s’intégrant parfaitement au décor et aux habitants.

       Chaque planche est une nouvelle découverte, passant du gros plan (le fugu, ce poisson à bec et au foie empoisonné) à la plongée (c’est comme ça qu’on découvre l’île mais aussi le boui-boui d’Ikkyu San, vaste bordel où on est obligé de boire le Shoshu, alcool distillé à base de blé) sans oublier les listes, les tableaux, les digressions, les portraits… c’est l’anarchie totale et ce que j’adore chez Chavouet. Maintenant, je veux une dédicace du Maître –non, j’en fais pas trop ! J un petit dessin, rien qu’à moi ! Guettons son blog !

« 20/20 »

 

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 11:07

 

 

             Étrange album qui a étrangement atterri dans ma PAL sans que je sache d’où il vienne.

             Elisabeth a 13 ans et elle est morte. Elle voit son cercueil blanc entouré de sa sœur et de ses amies du pensionnat qui ne peuvent l’entendre hurler et les interpeller. Projetée dans un monde statique, fantastique, victorien, Elisabeth se retrouve en compagnie de créatures merveilleuses (un chat-serpent, une grenouille qui parle, une chauve-souris aux pattes de poule). Elle tente de sortir de cet univers inquiétant, aimerait communiquer avec sa sœur mais elle semble prisonnière et revenir dans la « vraie » vie exige sans doute quelques sacrifices.

            Ce qui surprend dès la couverture de cette BD, c’est la beauté et la précision du dessin. Peu de couleurs se promènent dans l’album, du gris, du bleu, du vert, du noir, les teintes d’un cimetière au crépuscule ou d’un vieux château abandonné. Le ton est donné : celui du mystère, de l’envoûtement, de la mélancolie. J’ai été charmée, je l’avoue, mais deux choses m’ont dérangée : l’intrigue un peu complexe (mais peut-être que c’est parce qu’il existe une suite) et la présence du gothique qui ne me touche pas plus que ça. J’insiste, le graphisme est magnifique, les cases réalistes sont empreintes d’un charme suranné irrésistible. Je crois que je vais lire la suite (pas encore parue) !

 

« 16/20 »

 

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 19:49

 

 

           Me voilà bien embêtée pour critiquer un one-shot que la Terre entière a adulé…

           Nous cueillons Brás à différents moments de sa vie, les instants les plus intenses, la mort de son père, la naissance d’un enfant, la rencontre de la femme de sa vie… Et ensuite, il meurt.  Qu’il ait 32, 28, 31 ou 41 ans, Brás vit des instants uniques qui vont être déterminants pour sa vie mais aussi dans ce qu’il est profondément. Une manière de réfléchir sur ses choix de vie, une manière de mettre en lumière les quelques heures précédent la mort… sans qu’il y ait mort pour autant.

          Bâti sur une intrigue insolite et déstabilisante, cet album brille aussi par la beauté de ses dessins où l’onirique et le fantastique ont une place tout à fait légitime à côté d’un univers réaliste et trivial. C’est d’ailleurs un peu le message de la BD, nier la frontière entre la vie et la mort, construire des passerelles entre le réel et l’impalpable… Résultat pour moi : un sentiment de malaise, d’où mon souci pour émettre un avis tranché pour cette lecture évidemment marquante, sans conteste envoûtante ; d’où ma difficulté à donner une note sur 20. Peut-être cet album a-t-il réveillé en moi des angoisses que j’aimerais camoufler sans pouvoir les faire disparaître jamais ? Je ne sais pas.

« 16/20 »

 

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