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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 15:38

 

 

             Le scénariste-narrateur-personnage principal nous propose de le suivre dans sa vie de père célibataire. La semaine, c’est un vrai célibataire avec tout ce qui va avec : boulot, beuverie, malbouffe, et le week-end c’est un père qui fait ce qu’il peut pour éduquer son enfant et passer, dans le meilleur des mondes possibles, deux jours avec lui.

              Entre BD et roman graphique, c’est souvent au jardin d’enfants qu’on se retrouve, le père s’y ennuie, joue avec son fils, observe son fils, mate les mères célibataires (ou non), réfléchit à sa situation …

          Je me suis ennuyée. Je n’ai rien appris, c’est sans nuances : le père est bordélique, il emmène son fils au Mc Do pour compenser ses absences, il est veule, il achète ses meubles chez Ikea, il aimerait refaire sa vie tout en sachant qu’il ne tient que rarement plus de quelques mois avec une fille…. Ça date de 2006, c’est peut-être ce qui explique cela ! Bref, sans intérêt à part le dessin peut-être, moderne et sympatoche !

« 13/20 »

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 15:49

 

 

              Angleterre, 1918. Miss Adélaïde Crumble est une institutrice à la retraite. En plus d’être encore sexy, elle a un caractère bien trempé et a pour habitude d’aider la police dans la résolution d’obscures enquêtes. Celle qui nous intéresse est d’ailleurs corsée : à la fin de la guerre, le comte Crackersmith qu’on croyait mort depuis quatre ans, revient en excellente santé. Son retour signe aussi le début des ennuis : Miss Plumcake la remplaçante d’Adélaïde se fait agresser, le lieutenant Harlow est retrouvé mort, … les crimes s’enchaînent avec un point commun : des traces de boue de bottes. C’est ainsi que l’éventuel tueur est surnommé « le Monstre Botté ».

              L’intrigue dense et complexe semble pourtant des plus classiques. Evidemment, on pense (avec plaisir) à Agatha Christie. Tout y est pour créer une ambiance so british : le thé, les bonnes manières, les petites lunettes sur le bout du nez, les ragots des voisins et les petites mesquineries entre bonnes femmes… C’est sans compter les bonnes surprises finales où l’album prend un aspect un peu plus rock’n’ roll ! J’ai beaucoup aimé sans cependant connaître l’album 7 Détectives dont on a extrait chacun des personnages pour leur dédier un album à part entière (si j’ai bien compris). Les personnages sont délicieusement typés : l’énorme Miss Flange qui n’arrive pas à faire passer ses grosses fesses par la porte du jardin de Miss Crumble ou encore la femme du comte (la veuve qui n’en est plus une !), Beatrice, qui représente parfaitement la richissime alcoolique désespérée.

                        Je lirai la suite qui est déjà parue (les tomes 2 et 3, plus précisément).

 

« 16,5/20 »

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 14:17

 

 

            D’emblée, Florence Cestac et Daniel Pennac assument leur collaboration, on les retrouve dans un bistrot parisien, Pennac expose les grandes lignes de son projet à la dessinatrice : ce sera une histoire d’amour, un « amour exemplaire ». Serveurs et clients se mêlent à la discussion, commentent le récit de Pennac pendant toute la BD.

            Daniel Pennac raconte l’histoire de ses voisins qui l’a toujours fasciné : Jean et Germaine Bozignac se sont unis malgré l’avis de leur famille respective. Jean est laid, c’est un oisif, un tricheur au jeu, il ne travaille pas car « en amour, le travail est une séparation ». Ils acquièrent quelques biens, minuscule maison, Dauphine rouge, etc. grâce à un héritage de livres de collection. Ils ne veulent pas d’enfants car « en amour, pas d’intermédiaire ». Pennac est spectateur de cet amour exclusif, idéal, très rare, solide, cet « amour exemplaire ».

             Je fais partie des (rares ?) lecteurs qui aiment les dessins de Cestac. Je dirais que j’ai appris à les aimer, que je les ai apprivoisés, ou qu’ils m’ont apprivoisée. Ces gros nez qu’elle attribue à tous ses personnages permettent de les mettre à pied d’égalité, ils sont tous moches, justice est rendue… J’ai beaucoup beaucoup aimé cet album, il est frais, gai, on rit pas mal, il nous raconte une jolie histoire d’amour sur fond de citations de Proust, Céline ou Montaigne. Un seul reproche, c’est trop court ! On en voudrait encore quand la dernière page est tournée. Cestac est au summum de sa forme, les dessins sont colorés, ronds (ben oui !), radieux. A lire ! En plus c’est une histoire vraie…

Un autre album de Cestac que j'ai aimé : Le Démon d'après-midi.

 

« Le toit à refaire : « Les Fleurs du mal » édition Poulet-Malassis et de Broise – 1857. La cuisine : « Histoires naturelles » de Jules Renard, 1899. La piaule : Rimbaud, « Les Illuminations ». Publications de la Vogue, 1886. »

« J’aimais les regarder vivre, je crois. Tous les jours, elle lui astiquait le crâne. Quand tu sors, je veux que cela fasse net ! J’aimais aussi les écouter se faire la lecture. »

 

« 18/20 »

 

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 12:47

 

 

             Fauve d’or à Angoulême en 2014, il était temps que je lise enfin cet album !

             Fabio est boxeur à ses heures perdues. Il a aussi tendance à voler, escroquer, mentir, tromper, faire la brute. Son frère Giovanni le retrouve après dix ans de silence. Fabio avait, en effet, quitter le village italien de son enfance pour fuir. Si Giovanni entre en contact avec lui, c’est parce que leur père est mort et qu’il veut emmener son frère lui dire adieu. Dans une vieille Fiat 500 brinquebalante, avec l’urne du père sur la banquette arrière, les frangins vont écumer les routes de France puis d’Italie. Ils vont réveiller quelques souvenirs d’enfance, se disputer très souvent,  adopter un chien, se faire voler leur voiture puis la récupérer, s’expliquer, se taire, discuter avec un curé un peu particulier, boire plus qu’il n’en faut, frôler la mort, …

               Ce road trip des années 60 en Fiat 500 passe par plusieurs phases correspondant aux relations successives des deux frères. Haine, colère, méfiance, jalousie, indifférence, complicité… Cette histoire fraternelle à l’accent italien prend différentes couleurs à l’image des paysages traversés. Quand on arrive en Italie, la température monte, l’ocre et l’orange des terres, le bleu du ciel vont faire exploser Fabio mais vont aussi lui révéler des secrets dont il ne soupçonnait pas l’existence.

              J’ai adoré cette BD, le scénario comme les dessins sont recherchés, subtils, surprenants, sensibles. J’ai bien compris la leçon et après avoir apprécié Je mourrai pas gibier et l'inégalable Pourquoi j’ai tué Pierre du même auteur… je vais essayer de tout lire d’Alfred !

               Deux mini-reproches qui ne valent rien face aux qualités innombrables de cette BD : les planches qui évoquent l’enfance des frères m’ont moins touchée et puis cette histoire d’urne dont j’avais deviné le pourquoi du comment…

 

« 18/20 »

 

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 09:04

 

 

              Dernier volet de cette série si forte en émotions…

              Très bon début, la première planche m’a déjà stupéfiée : Marco court à perdre haleine au milieu d’une forêt, il fuit, on l’imagine encore une fois poursuivi par ses démons, anéanti par ses angoisses. Il court, il court, et puis il tombe, il hurle, il s’est sans doute cassé une jambe. Eh bien non, c’est sa petit Maude, son enfant, qui le poursuit et un bisou magique suffit à lui réparer sa jambe cassée. Marco est donc papa, et ce n’est pas tous les jours facile. Il adore sa fille mais a aussi parfois envie d’être très loin d’elle. Il la cajole puis doit gérer son incompréhension face aux colères de la petite.

             Marco connaît les fêtes d’école et les dessins des enfants qui ont tenté de copier Picasso, celui qui « confond toujours les yeux et la bouche », il reste coi alors que sa fille aime beaucoup beaucoup un petit garçon méchant qui la tape. Une autre femme de sa vie, sa mère, se refait doucement après la mort de son mari, elle apprend à vivre seule, à être bien seule. Et puis il y a les ouvriers du chantier naval. Ils sont en grève contre un plan social qui menace de fermer tous les ateliers. Marco aide, soutient, dessine encore ceux qui bossent face à « ceux qui ne savent que planter des clous. »

              L’album se clôt d’abord avec une réflexion sur les élections (On est en2007, Sarko vient de gagner…), sur le racisme, sur le renouvellement du monde, sur l’évolution de la société, réflexion surtout délivrée par le copain ouvrier, puis, de très belles cases sans texte nous prouvent que Marco a trouvé un semblant de sérénité auprès des siens, qu’il arrive à intégrer le passé dans son présent sans pour autant être envahi par ses souvenirs…

            Des quatre albums de la série, c’est celui qui m’a le plus touchée. Les dessins sont magnifiques, le scénario autour de ce « combat ordinaire » qu’est la vie est parfait. Encore une série dégustée avec plaisir !

 

« 20/20 »

 

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:52

 

 

            En refermant le premier tome de cette série qui se passe à Vienne en 1900, on pouvait se douter de ce qui allait suivre.

             Victor a été soudoyé, Klement et surtout Alec, deux jeunes bourgeois arrogants, lui ont montré ce qu’étaient argent, femmes et pouvoir. A la fin du premier tome, on avait laissé Victor en train de courir dans les rues viennoises pour échapper à la police. Il avait semé la pagaille dans un restaurant huppé, faisant usage d’un revolver (volé). C’est le père de Victor qui paye les pots cassés et se retrouve en prison. Même si le jeune homme n’aime pas son père, il ne peut supporter cette injustice et va se résoudre à faire du chantage : le juge doit faire libérer son père en échange de la liberté de la belle Mathilde, la prostituée préférée du juge, que Victor a réussi à kidnapper…

             Ses proches, les personnes qui l’aident comme cet Hermann antisémite vont bien le regretter. Cet album pourrait avoir « Vengeance » pour sous-titre. Victor a perdu innocence et candeur, il doit désormais se battre même si on sent qu’il fait fausse route, Hermann lui ayant inculqué la haine des juifs.

            Suspense, sensualité, haine, richesse et pauvreté… le tout dans un décor somptueux. Tout y est, le dessin comme le scénario ravissent le lecteur. Vivement la suite !

« 19/20 »

 

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 18:17

 

 

           Ça fait un moment que je connais l’existence de ce surprenant manga, il me tardait de le découvrir. Je n’ai pas été déçue.

             Shizuku Kanzaki est le fils d’un œnologue mondialement connu. Pourtant, il ne boit pas de vin, il s’est plutôt spécialisé dans les bières. Son père, lui ayant fait sentir des centaines de parfums (la mine d’un crayon, une ceinture en cuir, des baies, …) dès son plus jeune âge, l’a complètement écœuré. Le célèbre œnologue meurt, son fils ne savait même pas qu’il était malade. Il s’imagine, la tristesse dans l’âme, hériter des bouteilles précieuses de son père mais l’affaire se révèle plus compliquée : une avocate lui explique que son père avait prévu une sorte de concours entre Shizuku et un œnologue expérimenté qu’il avait adopté avant de mourir. « Il se trouve que dans ce testament, maître Kanzaki a décrit 12 grands vins choisis par ses soins… ainsi qu’un treizième, qui se trouve au-dessus d’eux, son vin idéal qu’il a appelé « Les gouttes de Dieu ». « Celui qui arrivera, d’ici un an, à découvrir de quels vins et de quel millésime il s’agit, recevra la totalité de son héritage. »

            Accompagnée par une apprentie sommelière plutôt douée, Miyabi Shinohara, Shizuku va vite se rendre compte qu’il a un odorat particulièrement développé et les leçons de son père y sont sans doute pour beaucoup…

            Entre enquête policière (il s’agit de dénicher un vin très rare) et leçons sur le vin, ce manga en noir et blanc se lit délicieusement bien et précède un « b.a.-ba de l’œnologie » ainsi qu’une description et une évaluation des vins cités dans le livre. J’ai adoré, je bois beaucoup de vins, je sais ce que j’aime mais j’ai encore du mal à m’y retrouver vraiment, donc ce livre enfonce le clou, et c’est très bien. Reste à savoir si je vais continuer la série… elle compte 37 tomes, rien que ça. Toujours est-il que le concept me plaît même si la naïveté (propre aux mangas, non ?) des personnages me fait toujours marrer. Combien de fois les personnages sont-ils dessinés avec une perle de sueur sur la joue pour signifier soit l’angoisse, soit l’ignorance, soit la stupeur, soit … :-)

« 17/20 »

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 10:16

 

 

               Récompensé au festival d’Angoulême 2015 en obtenant le Fauve d’Or, le prix du meilleur album, cette grosse BD autobiographique raconte, comme le sous-titre l’indique, l’enfance de l’auteur de 1978 à 1984.

                Riad Sattouf nous narre d’abord la rencontre entre ses parents, au début des années 60. Alors qu’Abdel-Razaak, étudiant syrien, drague tout ce qui s’appelle fille dans un resto U parisien, la mère de l’auteur « eut pitié de lui ».  Cette étudiante bretonne s’installe avec le Sunnite et, en 1978, naît Riad. Le couple décide de partir vivre en Libye, le père ayant obtenu un poste de Maître à l’Université de Tripoli. Gouverné par Kadhafi, le pays semble déserté, Riad est encore petit, il passe ses journées avec sa mère dans l’appartement insalubre ou joue dans le couloir de l’immeuble avec une petite Indienne et un petit Yéménite. Pour se nourrir, il faut avoir la patience de faire la queue devant une coopérative qui, la plupart du temps, ne donne que des œufs, des boîtes de corned-beef et du jus d’orange lyophilisé. A cause de l’abolition de la propriété privée, les maisons sont à tout le monde, en partant le matin et en la laissant vide, on peut donc trouver sa propriété occupée par des inconnus le soir. Kadhafi impose aussi l’échange des emplois, l’instituteur pouvait devenir paysan du jour au lendemain et vice versa.

             Assez brusquement, en tous cas, du point de vue de Riad encore petit garçon aux cheveux blonds, la famille quitte la Libye, passe quelque temps en France avant de s’installer en Syrie,  le pays natal du père. Là, c’est Hafez Al-Assad qui règne. Les voitures et les bus ont des trous au plancher, la famille paternelle s’amuse de voir les enfants se bagarrer, l’appel à la prière retentit dans un haut-parleur, tous les matins à quatre heures. Les femmes mangent les restes du repas pris par les hommes dans la pièce d’à côté. Dans la rue, Riad qui a désormais un petit frère, peut voir des « criminels » pendus. Il a surtout très peur des autres garçons de son âge qui ne jurent que par la violence et les insultes. Quand il est victime d’une grosse fièvre et que sa mère, par la fenêtre, voit des gamins massacrer un pauvre chiot, c’en est trop, la famille retourne en France. Même si l’air y est « piquant », la maison familiale en Bretagne peut-être occupée par des fantômes, Anas et Moktar ne peuvent plus tuer Riad… jusqu’au jour où le père annonce leur retour en Syrie. C’est les larmes aux yeux que Riad s’apprête à rentrer dans l’avion, et c’est aussi la dernière planche de l’album qui nous promet une belle suite (trois tomes sont prévus en tout).

             Ce qui m’a frappée, plus encore que les aberrations vécues en Libye ou en Syrie, c’est la relation entre le père et la mère. La mère est quasi muette dans l’album, elle met sa vie et celle de ses enfants parfois en danger, s’installe dans un pays qui est lui est hostile, écoute à longueur de journée son mari pérorer mais ne pipe pas mot. Le père, quant à lui, domine. Par ses discours, par ses décisions. Il paraît contradictoire dans ses actes et dans ses paroles, semble hanté par un certain nombre de superstitions, vit comme un Français quand il est à Paris, mange du porc et ne pratique pas l’Islam mais devient un fervent croyant une fois en Syrie. Il rêve d’avoir une Mercedes, d’être puissant et se niche sur les genoux de sa vieille mère dès qu’il la voit.

             C’est un album riche, dense et intéressant qui m’a tenue en haleine pendant un bon bout de temps. Riad Sattouf y dénonce sans ambages une société syrienne gouvernée par la violence, y peint une famille sans concession ni tendresse (ou si peu !). Ce ton abrupt était encore plus incisif dans La vie secrète des jeunes dont une planche était publiée, chaque semaine, dans Charlie Hebdo, et ce, de 2004 à 2014.

 

"18/20"

 

 

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 18:42

 

 

              Monsieur Hasard m’a doublement surprise, il m’a fait découvrir une nouvelle BD gastronomique très chouette qui a été réalisée par un type qui n’habite vraiment pas loin de chez moi… et je n’en avais pas entendu parler !

                L’auteur a interrogé son exceptionnelle grand-mère sur son passé, ses déménagements, ses habitudes alimentaires et ses talents de cuisinière puisqu’elle est mère de neuf enfants ! Elle nous a fait faire, ainsi, un tour complet du XXème siècle, avec, en vrac, son amour pour les chapeaux, des voyages en Afrique du Nord, les deux guerres, les centaines de kilos de pommes de terre à acheter, les habitudes du dîner à onze ( !!!), et des recettes simples pour les grandes tablées : les pommes de terre sautées, l’aïoli, la confiture de châtaignes, le clafoutis, le gâteau aux groseilles, …

              J’ai commencé l’album en essayant de gérer une grosse frustration, celle de lire autre chose que des recettes de cuisine que j’attendais tellement… mais au final, j’ai été happée par l’histoire de cette vieille dame, son côté pragmatique, un peu bourru et optimiste m’a convaincue et j’ai avalé les 158 pages comme si c’était le meilleur bouillon du monde ! J’ai beaucoup aimé les dessins simples de l’auteur qui s’est permis, de temps en temps d’intercaler des photos dans ses œuvres. Sa grand-mère au long nez est un exemple de longévité, de bonne humeur et de persévérance, et il l’aime sa grand-mère, Etienne Gendrin, oh oui ! Quelle authenticité, bravo l’artiste et bravo la mamie !

« 18/20 »

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 14:43

 

 

              Une fois qu’on a goûté aux talents de Lupano, on ne peut plus s’arrêter de le lire.

              Nous sommes à Vienne en 1900. Deux dandys insolents et richissimes font un pari : l’un pense réussir à façonner un jeune homme pauvre à sa manière, « créer de toutes pièces un ennemi de la société à partir d’un être innocent. » Alec jette son dévolu sur Victor, un grand ado qu’il emmène voir des poules de luxe. Victor, battu par son père et contraint par lui de devenir tailleur de pierres profite pleinement de ces jolies femmes et s’amourache rapidement de la belle Mathilde. Ses copains pauvres comme lui voient d’un mauvais œil cette générosité gratuite. Et en effet, du jour au lendemain, Alec lui interdit l’accès au bordel à Victor qui commençait à y prendre ses habitudes. Victor ne l’entend pas ainsi, il vole un revolver et agresse les clients d’un restaurant chic et tire sur tout ce qui bouge demandant des comptes à son « bienfaiteur ».

               Alec a-t-il donc réussi son pari, transformer en un tournemain un gentil garçon un peu veule en un dangereux bandit ? La réponse ne figure pas dans ce premier tome !

             L’intrigue signée Lupano brille par son suspense, ses personnages bien campés, son rythme trépidant. J’ai souvent pensé à L’homme qui n’aimait pas les armes à feu. Lupano semble friand des histoires de banditisme, de western, il aime aussi jouer avec les limites entre le bien et le mal. Il me tarde de connaître la suite de cette série qui compte trois tomes !

 

"18/20"

 

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