Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 18:49

 

Afficher l'image d'origine

 

          Me voilà abonnée à cette série ! Série qui se veut policière et dont les enquêtes sont traitées de différentes manières, dans des époques et des endroits divers. Ici, nous sommes à Paris dans les années 30.

           Une jeune femme est retrouvée morte, défenestrée, dans la cour intérieure de son immeuble. Son mari qui se dit très amoureux d’elle, débarque, livide, et accuse d’emblée le vieux clochard qui faisait du gringue à son épouse depuis des mois. Le mari est, accessoirement, un collègue qui était en planque le soir du crime. Des voisins, il n’y a aucun témoin, chacun dit être tombé de sommeil et n’avoir rien vu ni entendu. Des bijoux ont été volés et peu de temps après on retrouve effectivement le clochard nommé Guerry qui porte sur lui les bijoux volés et semble avouer à moitié son crime. L’affaire s’arrête là… c’est sans compter le sixième sens du commissaire Bec et son entêtement. Les apparences sont bien trompeuses, chaque personnage a joué un jeu qui n’a pas tenu longtemps.

          C’était encore une fois bien sympathique : une petite enquête, des personnages bien typés, un Paris des années 30 sous une pluie battante, des troquets où l’on mange une potée aux lentilles en buvant de la bière. Moi, j’aime bien, rien qu’à voir la tronche du commissaire… Le scénario tient la route et nous fait passer une demi-heure agréablement divertissante. Je viens de remarquer que le scénariste est le même d’un tome à l’autre (Herik Hanna) et qu’il s’associe à chaque fois avec un autre dessinateur (ici, Thomas Labourot).

 

« 17/20 »

 

Afficher l'image d'origine

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 15:19

 

Afficher l'image d'origine

 

              Nous sommes toujours dans la maison bretonne des cinq sœurs orphelines. Un problème – de taille- se pose : il n’y a plus de sous ! Les économies des parents décédés ont été mangées, le chèque mensuel de l’abominable tante Lucrèce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de leurs dépenses. Charlie a une idée d’enfer qui a pourtant du mal à passer au départ : louer la chambre de leurs parents, celle qu’elles n’ont presque pas touchée depuis leur mort, celle qui leur rappelle tant de souvenirs… Après quelques rencontres ratées, un locataire qui semble parfait s’installe, en toute discrétion à la Vill’Hervé. Il s’appelle Tancrède, il est chercheur en quelque chose d’indéterminé et surtout, il est très beau ! Ni une ni deux, Charlie tombe amoureuse de lui et c’est réciproque. Oui, mais souvenez-vous, Charlie est avec Basile, le médecin si sympa qui vient régulièrement voir les sœurs ! Bettina, de son côté, a décidé d’aller voir Merlin pour lui avouer son amour. Deux enfants débarquent aussi, comme s’il n’y en avait pas assez, ça court dans tous les sens ! C’est souvent drôle (tous les poireaux ont été cueillis dans le potager, on en mange à toutes les sauces et on les utilise comme éléments de décor… ou de vengeance !), toujours tendre et parfois espiègle.

           J’aimerais juste qu’on m’explique un truc concernant le titre des albums : il ne correspond pas à l’héroïne du tome. Dans le tome intitulé « Hortense », c’est Bettina la star et dans celui intitulé « Bettina », c’est plutôt sur Charlie qu’on insiste…

           Ah la laaa, cette série ! Je l’ai lue avec mes enfants, et je dois dire que ce tome-là m’a donné du fil à retordre. J’ai dû expliquer ce que c’est que « se prostituer » (mes enfants ont 7 et 10 ans !), j’ai pu éponger quelques larmichettes de ma fille (la claque quand même que ce tome et sa révélation presque finale !), j’ai moi-même laborieusement retenu mon émotion et mes larmes (l’épisode où Hortense a ses règles pour la première fois et que sa mère réapparaît a été fatal pour moi !)… vous allez me dire, elle est bien classée dans le rayon Ados, cette BD… mouais. En tous cas, cette lecture nous a permis à tous les trois de vivre un beau moment fait de connivences, de discussions, de complicité. Et nous a permis d’aborder des sujets plus mûrs que le méchant loup qui tremble de peur et la princesse qui en a marre d’être princesse. Ce saut éclair dans la vraie vie, c’était très bien. Ça a crié dans la chaumière quand on est arrivé à la dernière planche, ben oui, on n’a pas encore le tome 4 à disposition. Vivement !

« 20/20 » (oui, oui, 20…)

 

Afficher l'image d'origine

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 22:04

 

Afficher l'image d'origine

 

               Jiri et Polka sont deux compagnons animaliers (une cigogne et… une souris ? … aucune idée !) errant dans le désert. Ils ont soif, ils en ont assez de marcher, ils cherchent désespérément un point d’eau. On ne sait pas pourquoi ils sont là. Les rencontres qu’ils vont faire sont plus insolites et plus loufoques les unes que les autres : des poissons volants (un espoir de trouver de l’eau, mais non, ils volent dans les airs !), une autruche perchée au sommet d’un palmier, un énorme éléphant dans une minuscule voiture ou encore un cirque ne comprenant qu’un seul saltimbanque, très susceptible par-dessus le marché. L’errance de nos deux compagnons est semée d’embûches et par moments, ils ne se supportent plus, il faut bien le dire. L’un s’est pris d’amour pour une noix de coco, l’autre ne quitte pas sa cithare.

            Hum… je vais commencer par ce que j’ai aimé : les dessins sont superbes, malgré un paysage souvent épuré (le désert, forcément…), le souci du détail de Dillies et la finesse de son trait rendent ces bêtes-là accessibles et touchantes : des pattes extrêmement fines, une pipe évanescente, des feuilles de palmier comparables à de la dentelle, des motifs orientaux et des personnages qui ont dû faire escale auparavant chez Alice et son pays des merveilles. Oui, c’est un conte et c’est peut-être cela qui m’a empêchée d’aimer à 100% ce récit truffé d’apparitions absurdes et de personnages fantastiques. Le mélange des genres dans une histoire où il ne se passe finalement pas grand-chose. C’est joli mais pour moi, ça s’arrête là. J’ai trouvé le scénario inconsistant. Désolée pour les fans inconditionnels (je sais déjà que je vais me faire taper sur les doigts)!

 

« 15/20 »

 

Afficher l'image d'origine

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:37

 

Afficher l'image d'origine

 

              Je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin alors qu’on m’avait déjà vanté tous les mérites des vacances au soleil dans le premier magnifique tome de la série…

              On regarde par-dessus son épaule, on se retourne, on fait marche arrière, bref, on revient quatre ans plus tôt dans la famille Faldérault, en juillet 1969. Encore une fois, on s’apprête à partir en vacances mais il faut attendre le dessinateur de père, qui peaufine sa BD « Four ». Pépé Buelo gardera la maison et s’occupera des plantes. Et le départ se fait sous une pluie battante toute belge (on lui a fait fortement concurrence au printemps dernier !) dans la magnifique 4L. Les enfants ne sont encore que trois mais Mado couve tendrement le quatrième sous le regard fou amoureux de son mari. On est partis, et sachez que dans la famille, peu importe la destination, l’essentiel est d’y trouver quiétude et soleil. L'auto-stoppeur hippie qui embarque dans la 4L surnommée "mam'zelle Estérel" ne tient pas longtemps parce que les petites routes, les arrêts intempestifs, vraiment, il n'en peut plus ! Après une nuit de camping impromptue dans le potager d’un charmant couple, voilà nos vacanciers rudement bien conseillés et guidés : c’est dans une calanque qu’ils séjourneront. L’endroit est sublime, c’est un pêcheur qui cherche tout le monde en bateau pour aller faire les courses. Julie l’aînée s’adonne à sa passion : se cacher le plus loin possible pour faire pipi, Louis, le plus jeune triche aux cartes et à la pétanque parce que c’est le plus petit, et qu’il a « le droit à un nandicape ! c’est papa qui l’a dit ! » La bonne humeur est omniprésente, on se marre, on bronze, on pêche, on fait du cerf-volant, on s’aime, tout simplement. Ce qui m’a surprise moi qui aie pour habitude de tout gérer, contrôler, minuter, c’est le laisser-aller si enivrant, l’absence totale de contraintes. Les conflits et les courses contre la montre n’ont rien à faire dans ce coin de paradis.

              Cet album aurait aussi pu s’appeler « Vacances idylliques » parce que c’est bien le cas. Ce n’est que rigolade, chansons, baignades, farniente et câlins. Si vous rajoutez à cela les premiers pas de l’Homme sur la lune (eh oui, en juillet 1969), c’est de l’or en barre que vous lisez avec un sourire aux lèvres constant. C’est tellement de bonheur que ça file la chair de poule. Mais je bavarde alors que « le bonheur, ça ne se raconte pas» alors plongez-y vite fait en lisant ce cocktail de soleil à l’air iodé.

 

Merci, « c’est un mot qui rend la vie jolie ».

« Avant on habitait en Belgique, maintenant on habite en vacances ».

« Vous savez ce que c’est ! … les rêves, on les coupe, on les met dans un vase, ça fait joli sur la table du salon !... mais t’as beau changer l’eau tous les jours, tes rêves, ils finissent par se faner. »

 

« 20/20 »

Afficher l'image d'origine

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 11:36

 

Afficher l'image d'origine

 

            Nous sommes en août 1973, en Belgique. Toute la famille Faldérault s’apprête à délaisser la maison pour partir vers le Sud. Le départ a été quelque peu retardé par les obligations professionnelles du père dessinateur de BD. Mais ça y est, on y est, entassés dans la 4L : les parents, les quatre enfants et l’ami invisible de l’un d’eux, Tchouki. Les valises sont sur le toit et on chante en attendant de trouver le soleil. Une première escale se fait sur l’herbe, près d’une rivière. Une seconde dans un camping, les vacances s’annoncent joyeuses et légères même si les enfants se demandent pourquoi Maman, Mado, est si souvent triste. L’idylle estivale est interrompue par un coup du fil lugubre : la tante des enfants est morte d’un cancer. Ni une ni deux, on plie bagages et on remonte en Belgique où une pluie battante accueille la famille. Entre le môme fan de Lucky Luke, les deux qui se disputent se critiquant sur leur physique (l’un se fait traiter de « Jane Birkin », l’autre de « Carlos »), et la benjamine toujours gaie qui zozote et aime « niquepiquer », on s’attache très vite aux personnages et à cette famille adorable. Mado voulait quitter Pierre parce qu’elle n’a pas la vie dont elle rêvait mais peut-être leurs aventures vont –elles la faire changer d’avis ?

 

           La plongée dans les années 70 sur des mélodies de Sardou ou de Joe Dassin est purement délicieuse  et constitue un vrai atout. J’ai retrouvé un petit morceau du ravissement que j’avais ressenti lors de la lecture de Lydie. Est-ce étonnant ? Non, puisque ce sont les deux mêmes auteurs. Encore une fois, ils flirtent avec la dimension surnaturelle, un monde à part qui serait bienveillant et jouerait le rôle d’ange gardien. J’ai adoré la fin, optimiste et radieuse. Les dessins sont juste parfaits. Oui, parfaits. Je mets la note de 18/20 en prévision d’une suite que je vais lire… tout de suite !

 

« La vie, c’est grimper tout en haut d’un sapin. Il y a des aiguilles, et les aiguilles, ça pique ! On voudrait bien redescendre, mais c’est impossible. Alors, on continue de grimper. Mais plus on monte, plus les branches sont petites et plus on a le vertige, parce qu’on a peur de tomber, tu comprends ? Beaucoup de gens qui ont peur s’asseyent sur une branche et n’en bougent plus, comme de vieux hiboux qui tournent la tête en posant toujours la même question idiote : « Hou ? hou ? hou ? »

 

Mes tentateurs que je remercie : Noukette et Jérôme !

 

« 18/20 »

 

Afficher l'image d'origine

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 16:57

Afficher l'image d'origine

 

 

         Sur un coup de tête, un jeune homme part vivre et travailler à Johannesburg, pistonné par un copain de son père. L’accueil est jovial mais les innombrables dispositifs de sécurité impressionnent tout de suite l’étranger : la voiture est équipée d’une barre de blocage du volant, d’un blocage verrou du levier de vitesse, d’un bouton arrêtant l’arrivée d’essence au bout de 300 mètres ; les maisons sont toutes entourées de grillages,d’alarmes,  de barbelés, de fils électriques. Il vaut mieux ne pas se promener une fois la nuit arrivée. Pourtant, le travail à l’imprimerie et les différentes rencontres qu’il fait lui plaisent. Solidarité, sourires, entraide, restos associatifs font oublier un bref instant les violences du quotidien.

         D’abord déstabilisée par le dessin en noir et blanc et ses traits bruts, comme tracés à la va-vite, j’ai vite réalisé qu’il permettait de rendre de manière juste le foisonnement de cette ville si complexe. Ça bouge, ça fourmille de partout, ça frétille, ça danse. Rabaté le souligne à la fin de l’album, la violence qui règne dans la ville est palpable et bien réelle mais « l’énergie folle » et « les rencontres formidables » en font aussi un endroit exceptionnel. Cette BD est le fruit d’une résidence de l’auteur à Johannesburg, en 2001. Un joli petit voyage, un peu trop court à mon goût (pas le meilleur de Rabaté, ça c'est sûr) mais agréable tout de même!

 

« 15/20 »

 

Afficher l'image d'origine

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 15:27

 

 

 

             C’est parce que Mo’ nous a vanté ce Monsieur Fabcaro que j’ai emprunté cette BD et j’ai eu la surprise de constater que Fabrice Erre en est le dessinateur. J’ai, en réalité, confondu Fabrice Erre et J.M. Erre le romancier (de, entre autres, Prenez soin du chien et Série Z) qui n’est autre que son frère !

             Don Diego, c’est bien connu, se déguise en Zorro pour régler les conflits et sauver les malheureux et les pauvres. Oui, mais, quand un pauvre ne paye pas ses 3,60 pesos au bistrot du coin parce qu’il est « oun po à la decha en ce momento », qui est la victime, lui ou l’aubergiste ? Zorro rencontre des soucis relationnels, son cheval Tornado ne lui obéit pas du tout, son fidèle compagnon Bernardo le sourd-muet comprend tout de travers et, surtout, Zorro souffre de cette double personnalité qu’il doit cacher à tout le monde. Quand il tombe amoureux de Sexoualidad, la fille du nouveau gouverneur de la province qui vient d’emménager, qu’il la sauve, qu’elle tombe amorceuse de Zorro mais qu’elle exècre Don Diego, rien ne va plus.

           Vous l’aurez compris, cet album est une parodie de la série Zorro. Joliment réussie, elle cumule anachronismes, jeux de mots, farces, lapsus. Zorro n’est plus un héros mais un maladroit et un poltron entouré d’incapables. Voilà qui démystifie le personnage… c’est rigolo et divertissant, dommage que ça sente un peu le réchauffé.

 

Puisque la señora Sexoualidad s’est éprise de Zorro, tous les gars du quartier se déguisent en Zorro. Don Diego rumine : « Voilà que la señora Sexoualidad est convoitée par tout un tas de gens… qui n’hésitent pas pour la conquérir à pratiquer l’usurpation le plus éhontée !!! Me dépossédant du seul trait qui faisait ma singularité, je suis redevenu un individu lambda… quel est le sens de tout cela ? Je me sens tellement seul… »

 

« 15/20 »

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 12:54

 

 

              Et c’est reparti, après la belle découverte du tome 1, on a décidé, en famille, de poursuivre les aventures des cinq sœurs. Petit rappel : elles sont orphelines et vivent dans une grande maison au bord de l’Atlantique. Pourquoi ce tome-là s’appelle-t-il « Hortense » ? Tout simplement parce que le récit se concentre sur la demoiselle timide et mal dans sa peau. Incapable de lire un texte devant sa classe, Hortense bafouille, rougit, ce qui fait rire tous ses camarades. C’est son professeur de français qui lui conseille d’aller suivre des cours de théâtre. Et là, entre angoisse et fascination, le déclic se produit : Hortense est une comédienne extrêmement douée quand elle arrive à vaincre son trac ! Bettina est elle aussi à l’honneur dans cet album, elle se laisse séduire par le vendeur de surgelés, le seul problème est que ce Merlin est très laid, il a des oreilles énormes. Mais Merlin fait rire Bettina, il est intelligent, sensible et il danse si bien ! Elle n’ose se l’avouer mais elle l’aime beaucoup. Partagée entre la honte de se montrer en public avec lui et son amour naissant, elle accumule les bourdes et les méchancetés (le point culminant : « Je n’aime que les beaux mecs, ce que visiblement, tu n’es pas ! »). Attention, on ne parle pas que de Bettina et Hortense bien sûr, on rencontre une voisine ado, Muguette, qui, malgré son énergie débordante, souffre d’une maladie grave. Il y a aussi sa mystérieuse tante, exubérante, sans-gêne et rigolote. Tante Lucrèce occupe une place importante à la fin de l’album, elle apporte des sous aux filles mais aussi son aigreur et sa ringardise…

            Ce qui est touchant, c’est que les sœurs ont besoin l’une de l’autre, elles ne sont pas seules malgré la mort de leurs parents, et pourtant, comme chaque enfant ou adolescent, elles doivent se construire chacune de leur côté. Chacune se distingue par une qualité, par des attitudes particulières, par un défaut, des mimiques ou une passion. Les fantômes des parents ont un peu moins rôdé dans ce tome-là mais ce n’est sans doute que pour mieux revenir aux suivants. Succès unanime à la maison, cette lecture a tout simplement été un gros coup de cœur familial. Le dessin se marie avec merveille avec l’intrigue palpitante et cependant réaliste de ces filles.  Mes enfants ont particulièrement aimé l’histoire d’amour difficile entre Bettina et Merlin. Vivement la suite !

 

« 19/20 »

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 21:29

 

 

            Esther est une petite fille de neuf ans qui fête ses dix ans dans l’album. Elle est en CM1 dans une école privée parce que son père -qu’elle adore-qui l’adore- veut la protéger. Elle a une meilleure amie, Eugénie, et pas mal d’autres copains et copines avec qui elle se raconte des histoires, joue au papa et à la maman, écoute Tal et Kendji Girac. Elle a entendu dire qu’on a fait du mal à Charlie Hebdo mais elle n’a pas vraiment compris de quoi il s’agissait. Elle trouve que dans la vie, la couleur de la peau n’est pas très importante, ce qui compte c’est d’être belle et souple, un peu comme Tal ou Beyonce. Elle adore regarder Raiponce et a des cheveux très longs, elle aussi. Elle n’aime pas beaucoup son grand frère Antoine qu’elle trouve con comme tous les garçons (mais son papa fait exception). Lui, il est au collège qui n’est pas privé comme son école parce que les parents n’ont pas tellement d’argent. Pour preuve, elle n’a même pas de portable, pourtant elle rêverait d’avoir un I-phone, peut-être quand même pas l’I-phone 6 mais le 4, ce serait déjà génial. Elle est très gourmande et raffole, surtout, des pizzas quatre fromages, des « Têtes brûlées » et des « oreos ».

           Esther est une petite fille bien dans sa peau. Si Riad Sattouf a parlé d’elle, régulièrement, dans L’Obs, d’octobre 2014 à octobre 2015, c’est parce qu’elle est heureuse justement, beaucoup plus que les ados de La Vie secrète des jeunes, c’est aussi parce que sa vie n’a rien à voir avec la sienne qu’il décrit dans L’arabe du futur. Esther existe réellement et l'auteur n'a fait que reprendre son babillage. J’ai lu ce long album d’une traite, à la fois amusée par cette petite bonne femme en devenir qui a déjà sacrément du caractère mais aussi fascinée par l’univers de cette jeunesse que je côtoie tous les jours par l’intermédiaire de mes enfants et de mes élèves et qui, pourtant, ne me parle pas du tout (normal me direz-vous…). Les rêves les plus fous d’Esther sont de posséder un super portable, de « faire au moins un album de musique et au moins un concert dans un stade »…

          Je trouve la couverture drôlement réussie et parfaitement à l’image de ce récit foisonnant et coloré : Esther est une équilibriste dans un monde souvent compliqué et dangereux, elle s’en sort haut la main et avec le sourire !

 

Certains moments sont attendrissants, un petit échantillon :

  • Quand Eugénie invite Esther dans sa maison de campagne (la famille d’Eugénie est trèèèès riche), les fillettes fouillent dans les sous-vêtements de la mère d’Eugénie (dont la poitrine ne doit pas tout à fait être naturelle) et tombe sur un soutien-gorge géant : « On pouvait presque s’asseoir chacune dans chaque sac à sein. »
  • Esther ne comprend rien à l’Histoire ; à l’école, et là, on lui parle de Jeanne d’Arc : « C’est une femme avec une coiffure horrible, elle entende des voix qui lui disent de tuer des Anglais et elle le fait. Après elle commande une armée avec des hommes et ils lui obéissent et tout ! Des garçons qui obéissent à une fille ! Le truc TOTALEMENT impossible. »
  • « …l'odeur que j'adore, c'est l'odeur qui sort de la boîte des Iphone tout neufs (j’aurai le droit d’en avoir un au collège seulement) »
  • Scoop total : Esther, en colo, a trahi Eugénie qui n’est plus sa meilleure amie. Elle la retrouve à la rentrée : « Eugénie s’est mise devant. Elle a retiré sa veste et elle s’est tournée vers moi. Dans ses yeux y avait de la haine pure. J’étais trop choquée. Elle était en mode « ennemie ». Ah, et aussi, autre truc mais trop choquant : elle a des seins maintenant. »

18/20

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 10:06

 

 


 

          Martino est en prison, il a été condamné pour meurtre, vingt ans plus tôt. Il voulait tuer sa femme le trompant avec son amant mais il s’est trompé de couple et a tué les mauvaises personnes… S’étant bien tenu en prison, tout ce temps, il a le droit de sortir. Oui mais Martino n’a qu’une idée en tête : tuer (enfin !) sa femme et son amant qui est toujours son compagnon. Il veut les éliminer mais aussi dégommer toute leur famille, les Verron. Il découvre, écœuré, que les Verron sont une tribu de petits malfaiteurs : malpropres, voleurs, ivrognes, incultes, ils vivent nombreux dans une sorte d’immense bric-à-brac digne de la cour des Miracles. Cette vision ne fait qu’attiser le désir de vengeance de Martino qui va commencer par leur pourrir la vie : traficoter leurs chaises, leur voiture, leurs portes…

              Ce qui est drôle d’abord, c’est qu’on s’attache très vite à ce criminel de Martino qui – le pauvre ! -  n’a pas réussi à tuer sa femme vingt ans plus tôt. Quand on découvre qui est la famille Verron, on a encore plus envie qu’il réussisse son coup ! Bien sûr, chez Rabaté, le récit est rarement linéaire et dénué de surprises. La fin est étonnante, les rebondissements se suivent avec une fluidité délicieuse. Les Verron ne se laissent pas faire, sachez-le ! Une anecdote qui pourrait être l’acmé de la BD : les hommes de la famille ont prévu de voler un camion frigorifique et, de nuit, d’aller tuer quelques bœufs, de les dépecer pour en revendre la viande. Ils ont quand même apporté « un plan de vache. Il y a l’emplacement des morceaux et leur prix. »  Les couteaux coupent mal : « On fera du haché, c’est pas grave. » Pour vous convaincre dois-je encore vous parler de cette très belle ouverture ? Martino, avec d’autres détenus, confectionne, en prison, des couronnes mortuaires marquées des « Regrets éternels ». Ça donne le ton !

            J’ai vraiment passé un excellent moment, la BD est un long récit rassasiant où la tension monte monte monte, où les scélérats se ramassent à la pelle, où la morale est une donnée inconnue. Belle découverte.

D'autres Rabaté que j'ai aimés : Crève Saucisse, La Marie Plastique, Le Petit rien tout neuf avec un ventre jaune.

17/20

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Violette
  • Le blog de Violette
  • : Un blog consignant mes lectures diverses, colorées et variées ... et d'autres blabla en prime.
  • Contact

à vous !


Mon blog se nourrit de vos commentaires...

Rechercher

Pages