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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 15:27

 

 

 

             C’est parce que Mo’ nous a vanté ce Monsieur Fabcaro que j’ai emprunté cette BD et j’ai eu la surprise de constater que Fabrice Erre en est le dessinateur. J’ai, en réalité, confondu Fabrice Erre et J.M. Erre le romancier (de, entre autres, Prenez soin du chien et Série Z) qui n’est autre que son frère !

             Don Diego, c’est bien connu, se déguise en Zorro pour régler les conflits et sauver les malheureux et les pauvres. Oui, mais, quand un pauvre ne paye pas ses 3,60 pesos au bistrot du coin parce qu’il est « oun po à la decha en ce momento », qui est la victime, lui ou l’aubergiste ? Zorro rencontre des soucis relationnels, son cheval Tornado ne lui obéit pas du tout, son fidèle compagnon Bernardo le sourd-muet comprend tout de travers et, surtout, Zorro souffre de cette double personnalité qu’il doit cacher à tout le monde. Quand il tombe amoureux de Sexoualidad, la fille du nouveau gouverneur de la province qui vient d’emménager, qu’il la sauve, qu’elle tombe amorceuse de Zorro mais qu’elle exècre Don Diego, rien ne va plus.

           Vous l’aurez compris, cet album est une parodie de la série Zorro. Joliment réussie, elle cumule anachronismes, jeux de mots, farces, lapsus. Zorro n’est plus un héros mais un maladroit et un poltron entouré d’incapables. Voilà qui démystifie le personnage… c’est rigolo et divertissant, dommage que ça sente un peu le réchauffé.

 

Puisque la señora Sexoualidad s’est éprise de Zorro, tous les gars du quartier se déguisent en Zorro. Don Diego rumine : « Voilà que la señora Sexoualidad est convoitée par tout un tas de gens… qui n’hésitent pas pour la conquérir à pratiquer l’usurpation le plus éhontée !!! Me dépossédant du seul trait qui faisait ma singularité, je suis redevenu un individu lambda… quel est le sens de tout cela ? Je me sens tellement seul… »

 

« 15/20 »

 

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 12:54

 

 

              Et c’est reparti, après la belle découverte du tome 1, on a décidé, en famille, de poursuivre les aventures des cinq sœurs. Petit rappel : elles sont orphelines et vivent dans une grande maison au bord de l’Atlantique. Pourquoi ce tome-là s’appelle-t-il « Hortense » ? Tout simplement parce que le récit se concentre sur la demoiselle timide et mal dans sa peau. Incapable de lire un texte devant sa classe, Hortense bafouille, rougit, ce qui fait rire tous ses camarades. C’est son professeur de français qui lui conseille d’aller suivre des cours de théâtre. Et là, entre angoisse et fascination, le déclic se produit : Hortense est une comédienne extrêmement douée quand elle arrive à vaincre son trac ! Bettina est elle aussi à l’honneur dans cet album, elle se laisse séduire par le vendeur de surgelés, le seul problème est que ce Merlin est très laid, il a des oreilles énormes. Mais Merlin fait rire Bettina, il est intelligent, sensible et il danse si bien ! Elle n’ose se l’avouer mais elle l’aime beaucoup. Partagée entre la honte de se montrer en public avec lui et son amour naissant, elle accumule les bourdes et les méchancetés (le point culminant : « Je n’aime que les beaux mecs, ce que visiblement, tu n’es pas ! »). Attention, on ne parle pas que de Bettina et Hortense bien sûr, on rencontre une voisine ado, Muguette, qui, malgré son énergie débordante, souffre d’une maladie grave. Il y a aussi sa mystérieuse tante, exubérante, sans-gêne et rigolote. Tante Lucrèce occupe une place importante à la fin de l’album, elle apporte des sous aux filles mais aussi son aigreur et sa ringardise…

            Ce qui est touchant, c’est que les sœurs ont besoin l’une de l’autre, elles ne sont pas seules malgré la mort de leurs parents, et pourtant, comme chaque enfant ou adolescent, elles doivent se construire chacune de leur côté. Chacune se distingue par une qualité, par des attitudes particulières, par un défaut, des mimiques ou une passion. Les fantômes des parents ont un peu moins rôdé dans ce tome-là mais ce n’est sans doute que pour mieux revenir aux suivants. Succès unanime à la maison, cette lecture a tout simplement été un gros coup de cœur familial. Le dessin se marie avec merveille avec l’intrigue palpitante et cependant réaliste de ces filles.  Mes enfants ont particulièrement aimé l’histoire d’amour difficile entre Bettina et Merlin. Vivement la suite !

 

« 19/20 »

 

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 21:29

 

 

            Esther est une petite fille de neuf ans qui fête ses dix ans dans l’album. Elle est en CM1 dans une école privée parce que son père -qu’elle adore-qui l’adore- veut la protéger. Elle a une meilleure amie, Eugénie, et pas mal d’autres copains et copines avec qui elle se raconte des histoires, joue au papa et à la maman, écoute Tal et Kendji Girac. Elle a entendu dire qu’on a fait du mal à Charlie Hebdo mais elle n’a pas vraiment compris de quoi il s’agissait. Elle trouve que dans la vie, la couleur de la peau n’est pas très importante, ce qui compte c’est d’être belle et souple, un peu comme Tal ou Beyonce. Elle adore regarder Raiponce et a des cheveux très longs, elle aussi. Elle n’aime pas beaucoup son grand frère Antoine qu’elle trouve con comme tous les garçons (mais son papa fait exception). Lui, il est au collège qui n’est pas privé comme son école parce que les parents n’ont pas tellement d’argent. Pour preuve, elle n’a même pas de portable, pourtant elle rêverait d’avoir un I-phone, peut-être quand même pas l’I-phone 6 mais le 4, ce serait déjà génial. Elle est très gourmande et raffole, surtout, des pizzas quatre fromages, des « Têtes brûlées » et des « oreos ».

           Esther est une petite fille bien dans sa peau. Si Riad Sattouf a parlé d’elle, régulièrement, dans L’Obs, d’octobre 2014 à octobre 2015, c’est parce qu’elle est heureuse justement, beaucoup plus que les ados de La Vie secrète des jeunes, c’est aussi parce que sa vie n’a rien à voir avec la sienne qu’il décrit dans L’arabe du futur. Esther existe réellement et l'auteur n'a fait que reprendre son babillage. J’ai lu ce long album d’une traite, à la fois amusée par cette petite bonne femme en devenir qui a déjà sacrément du caractère mais aussi fascinée par l’univers de cette jeunesse que je côtoie tous les jours par l’intermédiaire de mes enfants et de mes élèves et qui, pourtant, ne me parle pas du tout (normal me direz-vous…). Les rêves les plus fous d’Esther sont de posséder un super portable, de « faire au moins un album de musique et au moins un concert dans un stade »…

          Je trouve la couverture drôlement réussie et parfaitement à l’image de ce récit foisonnant et coloré : Esther est une équilibriste dans un monde souvent compliqué et dangereux, elle s’en sort haut la main et avec le sourire !

 

Certains moments sont attendrissants, un petit échantillon :

  • Quand Eugénie invite Esther dans sa maison de campagne (la famille d’Eugénie est trèèèès riche), les fillettes fouillent dans les sous-vêtements de la mère d’Eugénie (dont la poitrine ne doit pas tout à fait être naturelle) et tombe sur un soutien-gorge géant : « On pouvait presque s’asseoir chacune dans chaque sac à sein. »
  • Esther ne comprend rien à l’Histoire ; à l’école, et là, on lui parle de Jeanne d’Arc : « C’est une femme avec une coiffure horrible, elle entende des voix qui lui disent de tuer des Anglais et elle le fait. Après elle commande une armée avec des hommes et ils lui obéissent et tout ! Des garçons qui obéissent à une fille ! Le truc TOTALEMENT impossible. »
  • « …l'odeur que j'adore, c'est l'odeur qui sort de la boîte des Iphone tout neufs (j’aurai le droit d’en avoir un au collège seulement) »
  • Scoop total : Esther, en colo, a trahi Eugénie qui n’est plus sa meilleure amie. Elle la retrouve à la rentrée : « Eugénie s’est mise devant. Elle a retiré sa veste et elle s’est tournée vers moi. Dans ses yeux y avait de la haine pure. J’étais trop choquée. Elle était en mode « ennemie ». Ah, et aussi, autre truc mais trop choquant : elle a des seins maintenant. »

18/20

 

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 10:06

 

 


 

          Martino est en prison, il a été condamné pour meurtre, vingt ans plus tôt. Il voulait tuer sa femme le trompant avec son amant mais il s’est trompé de couple et a tué les mauvaises personnes… S’étant bien tenu en prison, tout ce temps, il a le droit de sortir. Oui mais Martino n’a qu’une idée en tête : tuer (enfin !) sa femme et son amant qui est toujours son compagnon. Il veut les éliminer mais aussi dégommer toute leur famille, les Verron. Il découvre, écœuré, que les Verron sont une tribu de petits malfaiteurs : malpropres, voleurs, ivrognes, incultes, ils vivent nombreux dans une sorte d’immense bric-à-brac digne de la cour des Miracles. Cette vision ne fait qu’attiser le désir de vengeance de Martino qui va commencer par leur pourrir la vie : traficoter leurs chaises, leur voiture, leurs portes…

              Ce qui est drôle d’abord, c’est qu’on s’attache très vite à ce criminel de Martino qui – le pauvre ! -  n’a pas réussi à tuer sa femme vingt ans plus tôt. Quand on découvre qui est la famille Verron, on a encore plus envie qu’il réussisse son coup ! Bien sûr, chez Rabaté, le récit est rarement linéaire et dénué de surprises. La fin est étonnante, les rebondissements se suivent avec une fluidité délicieuse. Les Verron ne se laissent pas faire, sachez-le ! Une anecdote qui pourrait être l’acmé de la BD : les hommes de la famille ont prévu de voler un camion frigorifique et, de nuit, d’aller tuer quelques bœufs, de les dépecer pour en revendre la viande. Ils ont quand même apporté « un plan de vache. Il y a l’emplacement des morceaux et leur prix. »  Les couteaux coupent mal : « On fera du haché, c’est pas grave. » Pour vous convaincre dois-je encore vous parler de cette très belle ouverture ? Martino, avec d’autres détenus, confectionne, en prison, des couronnes mortuaires marquées des « Regrets éternels ». Ça donne le ton !

            J’ai vraiment passé un excellent moment, la BD est un long récit rassasiant où la tension monte monte monte, où les scélérats se ramassent à la pelle, où la morale est une donnée inconnue. Belle découverte.

D'autres Rabaté que j'ai aimés : Crève Saucisse, La Marie Plastique, Le Petit rien tout neuf avec un ventre jaune.

17/20

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 20:03

 

 

            Dans le monde animal, chacun a un prédateur, chacun a un ennemi, chacun a une proie. La Renarde est, bien sûr, la plus rusée de tous les animaux, elle bouffe les poules, elle croque tous les lapereaux de toutes les portées successives de la lapine, elle se moque du nigaud de chien gardien du troupeau de moutons, elle déjoue les pièges des chasseurs, elle arrive même à tromper le loup. Ça circule, ça vit, ça meurt, ça tue, ça ment, ça attend, ça crève la faim, ça désespère… bref, ça ressemble finalement beaucoup à l’univers des hommes !

           Un peu décontenancée au début de ma lecture par la simplicité des dessins qui nous porterait à croire qu’il s’agit d’un mignon petit album pour les enfants, je me suis pourtant très vite prise au jeu. Attention, tout n’est que méchanceté et cruauté. La renarde s’enfile des quantités pas possibles de petits lapins tout mignons, la plupart du temps au nez de leur mère. Elle joue au bonneteau avec ces petites créatures fragiles avant de les gober… Le cheval nommé Kevin n’est pas mal non plus dans son genre. Ses grosses fesses sont coincées dans la porte de la clôture et, entre liberté et captivité, son cœur balance. Le chien gardien de troupeau fait tout, de son côté, pour se faire bien voir auprès du chasseur, malheureusement, quand l’homme s’approche du gibier, le chien parle trop et fait fuir biches et faisans. C’est irrévérencieux, parodique (La Fontaine n’est évidemment pas loin), parfois très drôle, ça m’a aussi fait penser aux Méchants cochons d’Andy Ryley.

 

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:36

 

 

 

           C’est un coup de coup de cœur de Mo’ qui m’a poussée vers ce premier tome de la tétralogie. La lecture a été faite en famille.

           Contrairement à ce qu’indique le titre, elles sont cinq sœurs. Cinq sœurs de 9 ans pour la plus jeune (Enid) à 23 ans pour l’aînée (Charlie). Cinq sœurs occupant la Vill’Hervé, cette immense demeure perchée sur une falaise, au bord de la mer. Les cinq sœurs sont orphelines, leurs parents ont péri brûlés dans un accident de voiture. Elles se débrouillent bien, les filles. Au départ, on se dit qu’on va un peu les confondre ces jolies nanas, mais que nenni, elles ont chacune une personnalité bien particulière : Hortense, 11 ans, c’est l’intello, elle ne fait que lire et écrire ; Geneviève, 16 ans, est très forte en tâches ménagères et en cuisine ; Charlie fait un peu le mec parfois en bricolant et traficotant, elle a un amoureux, Basile ; Enid, c’est la jeune futée courageuse et Bettina la peste coquette de nature trop jalouse. Chaperonnées de très loin par la tante Lucrèce surnommée « L’Emmerdeuse », les filles sont confrontées à un problème de taille : toutes les nuits venteuses, un « houhouhou » terrifiant rend les sœurs insomniaques. Les brèves apparitions de leurs fantômes de parents (apparitions qu’elles se cachent l’une l’autre) ne les aident pas. Jusqu’au jour où Enid décide de descendre dans le puits avec un copain. La trouvaille faite au bout du tunnel va être formidable et va expliquer les bruits les soirs de vent. Rajoutons à cela la venue peu désirée de Colombe, une jeune fille aux apparences de sainte-nitouche qui agace prodigieusement les filles à cause de son ingéniosité, de son extrême gentillesse et… de sa beauté.

          Au départ, la BD est un roman ou plutôt les quatre BD étaient quatre romans écrits par Malika Ferdjoukh et mis en images par Cati Baur.

         L’album est très vivant, on s’attache très vite à cette maisonnée bouillonnante de vie, de problèmes, de joies, de questions. Le surnaturel effleure l’histoire sans la plomber, c’est tout ce que je j’aime ! Ma fille s’est tout de suite identifiée à Enid (elle n’a que deux ans de moins), mon fils a été moins emballé (trop de filles peut-être ?), quant à moi, j’ai beaucoup aimé cet album qui a un petit quelque chose des Carnets de Cerise et un doux parfum de Zidrou. Deux références auxquelles nos deux femmes-auteurs n’ont pas à rougir. C’est dense, c’est passionnant et dénué de manichéisme. Je lirai la suite !

 

« 17 /20 »

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 12:25

 

 

         J’aime, parfois, faire les choses à l’envers. Après avoir lu le tome 3 de ce qu’on pourrait déjà appeler une série Docteur Moustache, je suis partie à la découverte du tome 2 !

         Quand on a lu un bouquin de cette Marion Montaigne, fraîche, jeune et jolie en apparence (seulement), on sait comment ça fonctionne : elle nous emmène dans de sombres contrées scientifiques parfois complètement inexplorées (en tous cas pour moi !) et nous propose de nous expliquer des trucs de ouf mais sur le mode de la poilade, et c’est ça qui est vraiment génial ! Quelques exemples : le complexe d’Œdipe, les cellules, les stades oral, anal, phallique de tout enfant normalement constitué, la vie sexuelle de quelques bêtes (l’araignée, la baudroie ou encore la puce), un organe vestigial (je ne connaissais pas, il ne sert absolument à rien, …comme l’appendice, le coccyx, les ongles, les dents de sagesse, le téton chez l’homme), la taille du pénis, les microbes, le prix IG Nobel (une parodie du prix Nobel : une étude sur « l’effet de la musique country sur le suicide » ou le « traitement du hoquet persistant… par toucher rectal » !), la mort par guillotine, la mammoplastie, le dopage, l’autopsie, etc.

         Si on n’apprendre rien, on se marre, si on ne rit pas, on en ressort bien plus intelligent qu’avant, de cette lecture ! Un petit bout chaque soir avant de s’endormir, c’est parfait !

        Le tome 4 est déjà paru mais vais-je lire le 1er avant le 4 ou le 4 après le 3 et avant le 1 ? Le mystère est entier…

 

« d’après le livre Orgasm Answer Guide, l’orgasme en lui-même ne brûle que de deux calories. « Nan, je ne coucherai pas avec toi. Mais tiens, prends un tic tac. 2 calories. Pour t’aider ce soir. Quand tu penseras à moi, très très fort. »

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 11:34

 

 

           Le scénariste de cette BD nous en informe dans sa préface : l’arrière-plan de cette BD nous renvoie à la dictature argentine des années 70 et 80 mais le récit reste une fiction.

           Fils d’un colonel dictateur et tortionnaire désormais mort, Elvio Guastavino vit dans une Argentine plus démocratique (même si ce n’est pas encore ça…). Fonctionnaire travaillant dix heures par jour, il vit seul avec sa vieille mère qu’il nourrit à peine dans un bouge peu ragoûtant. S’il néglige tant sa mère, c’est parce qu’il économise pour s’acheter la poupée de ses rêves qu’il a baptisée Luisita et qu’un antiquaire garde précieusement dans sa vitrine. Il fantasme sur cette poupée qui devient son unique centre d’intérêt, son seul objectif d’une vie détruite dès la petite enfance. Le jour où il apprend que « sa » poupée a été vendue à une petite fille de riche, il met tout en œuvre pour la récupérer.

          Cet album n’est vraiment pas à mettre entre toutes les mains ! Les dessins m’ont tout de suite déstabilisée, cet Elvio avec ses yeux globuleux derrière ses culs de bouteille n’inspire déjà pas confiance. Mais quand le scénariste nous fait entrer dans son monde bâti sur ses hallucinations, ses délires sexuels et fétichistes, ses souvenirs terrifiants, ça fait franchement froid dans le dos ! Et pourtant ça fonctionne, je n’ai pas lâché cet album à l’univers sordide, malsain et effrayant ! D’une efficacité redoutable, il donne une nausée à peine calmée à la fin de la lecture et rivalise avec les plus abominables Stephen King. Ce n’est pas forcément ma tasse de thé mais les auteurs ont bien fait leur boulot, il faut le reconnaître !

 

« 15/20 »

 

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 15:05

 

 

          Tout ce que j’ai déjà lu de Chabouté m’a plu. Cet album ne fait pas exception.

           Un fou s’est évadé d’un asile. Un couple en camping-car l’accepte dans son véhicule sans savoir qui il est. Le fou s’appelle Jorn, il tient des propos incohérents sur les pouvoirs et les dangers de l’industrie du tabac, non, ce ne sont pas des propos « incohérents », il raconte simplement ce que tout le monde sait déjà mais il prétend aussi détenir certains documents très compromettants. Il faut donc éviter les foules et les endroits publics. Le couple à l’esprit hippie vaguement inquiet face au flingue de Jorn, plutôt intrigué par son discours voire amusé par ses théories du complot, l’emmène où il veut. Le gars se fout de Jorn mais, étrangement, lui obéit tout de même. Quand la fille découvre qu’il est recherché par la police, le rythme s’accélère encore…

          A travers un road-movie plus amusant que terrifiant, Chabouté nous manipule en réalisant une mise en abyme délicieuse quoiqu’un peu étonnante. J’ose le dire, j’ai presque eu l’impression qu’il ne savait plus trop quoi raconter à la fin et qu’il s’en est sorti avec cette petite pirouette finale. Mais bon. C’est Chabouté. Avec des dessins en noir en blanc qui se suffisent à eux-mêmes, avec une intrigue qu’on ne lâche pas, avec des personnages parfaitement dessinés au sens propre comme au sens figuré (sauf la fille peut-être, un peu fade…). Donc, quelques ombres au tableau … qui reste cependant agréable à lire. Je suis donc quand même plus positive que Jérôme, Noukette ou encore Mo’ !

« 16/20 »

 

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 15:40

 

 

         Première découverte pour moi de ce dessinateur-scénariste de BD.

         C’est l’histoire de quatre copains musiciens qui se voient offrir « un cadeau temporaire » par le père de l’un d’eux : un local perdu, rien qu’à eux, où ils peuvent tranquillement répéter. Les conditions, c’est de ne rien dégrader et de ne pas faire de conneries.  Petit à petit, on en apprend un peu plus sur chacun. L’un a une copine et sa maigreur le complexe, l’autre est toujours en retard, le troisième aime afficher des posters nazi dans sa chambre… Ils sont en fait très différents mais liés par la musique, par cette énergie et ces frissons que procurent les sons. Ça se passe en Italie (Gipi est italien !),  les chapitres sont des titres de chansons et la fin est plus positive qu’on pourrait le supposer.

         J’ai beaucoup aimé les dessins de Gipi, les aquarelles sont superbes, notamment celles représentant des paysages, tout en finesse et en simplicité. Par contre, l’intrigue m’a laissée complètement indifférente. Dès les premières planches, je me suis demandée où on m’emmenait et, à la dernière, je n’ai toujours pas su répondre. Certes il y a un peu de parcours initiatique pour ces quatre grands ados mais tout de même… j’ai frôlé l’ennui. Je suppose que je n’ai pas choisi la bonne BD !

 

« 13/20 »

 

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