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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 20:36

Ce roman connaît un vif succès un peu partout depuis des mois… maintenant, je sais pourquoi !

Allan Karlsson s’apprête à fêter ses cent ans dans une maison de retraite suédoise. Contre toute attente et faisant un pied de nez à tous ses invités, Allan s’enfuit par la fenêtre en pantoufles ! Ne supportant plus la vie réglée de la maison de retraite et l’acariâtre sœur Alice, il s’en va. Sa cavale commence mal. Il veut prendre le train et se rend donc à la gare. Peu importe la direction qu’il prendra. Oui, mais en pantoufles, il risque fort d’attirer l’attention. Il emprunte donc discrètement la valise d’un jeune portant un blouson avec l’inscription « Never again » et prend un bus, au hasard. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que le propriétaire de ce fameux blouson qui est resté aux toilettes trop longtemps est un gangster et que la valise ne contient que des gros billets de banque ! Traînant cette grosse valise avec lui, le centenaire débarque, encore une fois par hasard, chez Julius. Julius n’est plus tout jeune non plus, il vit seul parce qu’il arnaque tout le monde. Réussissant à ouvrir la valise, les deux hommes se mettent d’accord pour partager les millions. Le jeune qui s’était fait piquer sa valise retrouve Allan mais est vite neutralisé puisque Julius l’enferme dans sa chambre froide (dont l’électricité est payée par les voisins…) et qu’il oublie de couper le courant, justement. Les vieillards doivent fuir. Rejoints par un vendeur de hot-dogs puis par une fermière grossière surnommée Ma Belle et propriétaire de Sonia, une éléphante, Allan et Julius vont sans cesse esquiver la police et se prendre du bon temps.

 Parallèlement, des retours en arrière nous permettent de comprendre la longue vie de ce fantasque Allan, un expert en explosifs, qui a croisé les plus Grands du XXème siècle : Harry Truman, Mao, Staline, De Gaulle, etc. Son talent pour les explosifs mais surtout une chance extraordinaire et un culot hors du commun lui ont permis de connaître de près les grands événements du siècle : Hiroshima, l’ascension de l’Himalaya, mai 68 à Paris,

Un parcours atypique pour un bonhomme un peu foufou, une vie vraiment bien bien remplie et des personnages colorés, voilà le programme tout à fait sympathique de ce roman que j’ai eu la chance de découvrir en livre audio. C’est léger et drôle mais aussi assez subtil et parfois même carrément lourdaud. Que c’est bon de revoir l’Histoire modifiée, ornementée de sourires et de couleurs ! Allan, nous dit-on, a changé le monde sans le faire exprès, ses bonheurs, ses chances et ses malheurs semblent tous avoir été de beaux cadeaux que la vie lui a faits. Un vrai et grand plaisir, accentué par la remarquable lecture de Philippe Résimont.

Je sais que beaucoup ont pensé à Paasilinna en lisant ce livre, moi, j’ai retrouvé le loufoque et le déluré de  Meurtre dans un jardin indien, excellent aussi.

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 21:16

Purge fait partie de ces livres que j’ai choisis de découvrir en livre audio parce qu’ils m’attirent et à la fois ne me tentent pas trop… Face à l’indécision, j’opte pour l’écoute en voiture !

Estonie, 1992. La vieille Aliide vit seule dans la ferme qu’elle a toujours occupée. Survient une jeune femme bien habillée mais dans un mauvais état, Zara. Zara a besoin d’aide, Aliide se méfie d’abord mais finira par lui accorder le soutien moral et matériel dont la jeune femme a besoin.

Les nombreux retours en arrières nous permettent de comprendre l’histoire de chacune. Aliide a souffert toute sa jeunesse de s’être sentie inférieure à sa sœur Ingel. Ingel lui a piqué l’homme qu’Aliide aimait, sous ses yeux, sans le savoir. Aliide ne lui pardonnera jamais, se vengera. Zara, quant à elle, est une prostituée, embrigadée de force par un terrible proxénète.

Sur un fond historique effrayant se trame un drame humain et personnel. Le destin de deux femmes que la vie n’a pas gâtées, qui ont dû aller jusqu’à tuer pour survivre. Certains passages sont crus et très difficiles à entendre (et à lire, je suppose). La qualité du roman est indéniable mais la noirceur prend le dessus et lui confère une atmosphère pesante, proche du malaise. Les chapitres réservés aux femmes sont entrecoupés de pages du journal de Hans, le mari d’Ingel, celui qu’Aliide a toujours aimé, caché et protégé. Etrangement, ce sont ces courts passages au masculin qui donnent une lueur d’espoir à ce sombre tableau.

Je n’ai pas regretté mon choix du livre audio car les lecteurs, Frédéric Meaux et Marianne Epin, mettent tout en œuvre pour donner vie au texte et y réussissent avec virtuosité. C'est tout sauf plat et monocorde, bravo ! Malgré les atouts et la force de ce roman, je n’en garderai pas un bon souvenir.

 

 

L’extravagante Sofi Oksanen :

 

 

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 15:05

Roman découvert en livre audio – 7h15 d’écoute.

            Le roman commence par un décès, celui de Charles Stern, l’oncle du narrateur (Paul). L’homme n’était pas très aimé, son frère en particulier, Alexandre, le détestait. Sa mort déclenchera chez ce père vieillissant un regain d’énergie. Il se met à faire ce qu’il n’a jamais osé, il séduit l’ex de feu son frère (pour l’épouser quelques mois plus tard). Le narrateur assiste à cette crise d’adolescence à retardement et, en même temps, voit son épouse, Anna, sombrer dans une profonde dépression. C’est pour ces raisons qu’il accepte de se rendre aux Etats-Unis où un contrat l’appelle pour quelques mois, il s’agit d’écrire le scénario d’un film pour la Paramount.

            La vie aux Etats-Unis est bien différente de celle que connaissait Paul à Toulouse. Il rencontre Selma Chantz, le sosie parfait de sa femme Anna jeune ! La belle ne mettra que peu de temps à finir dans le lit de Paul. Il croit détenir un semblant de bonheur avec elle mais culpabilise de laisser son épouse hospitalisée en France. Lorsqu’il découvre que Selma se drogue, que les Hollywoodiens qui l’entourent ne jurent que par le kombucha, (ce champignon plongé dans du thé vert qui produit au bout de quelques jours une substance qui serait un élixir à tous les maux … bon appétit !), quand il se rend compte que tout n’est que frivolité et vanité, il rentre doucement chez lui, au sens propre comme au sens figuré.

            Ce roman est délicieux. Plein d’humour, il dresse le portrait d’hommes et de femmes à la dérive, qui font de leur mieux pour maintenir le cap. Pour que la vie soit  à peu près supportable, un certain nombre d’ « accommodements » sont donc nécessaires.

Le personnage principal et narrateur est remarquable par son immaturité, son père devient aussi narcissique et mauvais que le frère qu’il a si peu aimé, Anna, l’épouse silencieuse et discrète se remet bien vite de sa crise de neurasthénie. Pour couronner le tout, l’action se passe en  2008, souvenez-vous, cette année où un certain président français s’est amouraché d’une chanteuse, où les scénaristes se sont tous mis en grève à Hollywood (sauf notre Paul !). Dubois raconte tout ça avec brio, avec un humour subtil et grinçant. N’épargnant personne, l’auteur évoque les thèmes de la vieillesse et de l’amour avec un talent qui m’a fait penser à  La vie en sourdine de David Lodge que j’avais aussi écouté en livre audio et que j’avais tant aimé.  Les traits de ressemblance sont nombreux. A lire, pour réfléchir et bien rire.

« Elle laissa glisser sa jupe, se retourna, saisit ma bite, replia une jambe et c’est ainsi que pour la première fois, je pénétrai Selma sous les yeux du kombucha, sur le comptoir de la cuisine. Le nez collé sur l’immonde, cette crêpe noyée, éclairée par les lumières de la rue. Je pouvais voir flotter des filaments et même discerner quelques microorganismes en suspension dans le jus de fermentation, et immergée dans ce cloaque, souveraine, la mère en gésine plus grosse et ventrue que jamais, quasi parturiente, qui semblait m’observer, me juger, m’évaluer, la mère que j’entendais presque me dire « tu t’y prends mal. »

« Les accommodements raisonnables que nous avions tacitement conclus nous mettaient pour un temps à l'abri d'un nouveau séisme, mais le mal était toujours là, tapi en chacun de nous, derrière chaque porte, prêt à resurgir. »

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:54

Découvert en livre audio, ce roman est une dystopie.

Dans un univers étrange où il n’existe plus qu’un seul pays, les « Etats-Uniques », les êtres sont contrôlés par des puces à partir de l’âge de 13 ans : puce qu’on leur insère dans le cerveau. Le gouvernement peut ainsi surveiller tout le monde mais aussi gérer à distance leurs pensées et leurs intentions.

Thomas Drimm, un adolescent de « 13 ans moins le quart » tue accidentellement un vieil homme sur une plage avec son cerf-volant. Paniqué, le garçon cache le meurtre en lestant l’homme et le cerf-volant à un bateau qui les emmène au large. Contre toute attente, l’esprit du vieillard se retrouve dans la peluche de Thomas. Il lui parle et lui révèle qu’il est le grand savant, le professeur Pictone, inventeur du bouclier anti-matière qui protège les Etats-Uniques de toute attaque extérieure. Ce  bouclier s’avère être plus un danger qu’une protection et Pictone demande à Thomas de devenir son intermédiaire pour détruire le bouclier.

Thomas est un adolescent considéré comme obèse, ce qui est une tare dans l’univers où nous projette Cauwelaert. Sa mère est psychologue dans un casino, c’est elle qui suit les grands gagnants. Son père est alcoolique et plutôt banni de la société parce qu’il a une culture qui appartient au passé (notre présent !). Thomas va trouver en la personne de sa voisine, Brenda, une adulte dont il est amoureux depuis longtemps, une alliée.

Si la science-fiction ne m’a jamais attirée plus que ça, il faut avouer que ce Professeur Pictone, réincarné en peluche usée, est adorable. Il parvient laborieusement à bouger ses membres de peluche et on assiste à un nounours qui se hisse doucettement d’un sac à dos. L’histoire elle-même ne m’a pas vraiment passionnée mais elle a été assez divertissante et pas trop compliquée (malgré ces blablas de savant fou) pour occuper mes trajets en voiture. Il existe une suite que je n’écouterai ni ne lirai.

Le summum, c’est la lecture faite par l’auteur lui-même… allez, rien que pour ça, réservez vos oreilles pour 8h50 …

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 10:07

 

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C’est en livre audio que j’ai découvert cette saga familiale américaine. Vingt-et-une heures d’écoute !

            En faisant constamment mumuse avec la chronologie, l’auteur nous raconte l’histoire d’une famille, les Berglund.

            Il y a d’abord la mère, Patty. Adolescente, elle a été une excellente basketteuse. Un viol, que ses parents ont demandé de taire, a changé sa vie. Jeune adulte, elle tombe amoureuse de Richard, un guitariste en vogue, mais épousera finalement son meilleur ami, Walter. Ce dernier, fou amoureux de sa femme, va petit à petit se lasser de son désamour et se jeter corps et âme dans un mouvement écologique fanatique qui prône la non-reproduction.  Joey, le fils, découvre la sexualité avec sa petite voisine qu’il essaye par la suite d’évincer mais dont il ne peut pas se passer… Jessica, quant à elle, semble la plus équilibrée de la famille.

La plupart des infos parvient aux lecteurs grâce au journal intime de Patty. L’autobiographe nous dévoile sa vie et interpelle régulièrement le lecteur. On y trouve un melting-pot de genres : du mélodramatique, du comique, du scatologique, du sociologique, de l’historique (un petit chouïa, ça se passe sous l’ère W. Bush) mais ce sont surtout les portraits des personnages et leurs évolutions qui sont intéressants. La complexité des liens humains est à l’image du nombre de pages du bouquin !  Quant à mes réactions, elles aussi ont fait preuve de diversité : parfois épatée, rarement subjuguée, j’ai souvent été rebutée par la lâcheté des personnages, leur dimension cynique, cette écologie extrémiste –quelle horreur ! et le pessimisme ambiant. Encore un Américain détracteur de son propre pays ?

Voilà un roman logorrhéique que je suis bien contente d’avoir découvert en livre audio ! La version papier, je l’aurais sans doute abandonnée (par ennui) mais la voix de Pierre-François Garel dont on m’avait vanté les mérites, son talent d’acteur m’a vraiment permis de rester accrochée à l’histoire.

 

Je remercie chaleureusement les Editions Thélème !

 

« Pour passer le temps, Walter dressa des listes mentales de tout ce qui avait mal tourné depuis qu’il s’était réveillé au Days Inn. Accroissement net de la population : 60 000. Nombre d’hectares nouvellement couverts par l’urbanisme aux Etats-Unis : 400. Nombre d’oiseaux tués par des chats domestiques ou redevenus sauvages : 500 000. Barils de pétrole brûlés dans le monde : 12 000 000. Tonnes de gaz carbonique envoyées dans l’atmosphère : 11 000 000. Requins massacrés pour leurs ailerons et abandonnés flottant à l’eau : 150 000… Ces chiffres, qu’il remettait constamment à jour pour passer le temps, lui apportèrent une étrange satisfaction. Il est des jours si mauvais que seule la perspective qu’ils deviennent pires encore, seule une descente dans une véritable orgie d’horreur, peut les sauver. »

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:02

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Voilà un livre audio extrêmement court (1h40) qu’on peut écouter d’une traite ou au contraire en petits fragments, par-ci, par-là puisqu’il n’y a pas d’ordre à suivre.

Delerm pointe du doigt les petites phrases et expressions qu’on utilise au quotidien et qui sont parfois stupides ou vides de sens « On ne vous voit pas assez ! », « Oh, lui, rien ne l’inquiète », « J’en parle dans mon livre »,  « Vous n’aimez pas l’accordéon ? », « Mets ta cagoule ! », «J’ai fait cinq ans de piano », …

Je reviens sur mes pas : ces phrases ne sont pas prononcées par nous tous au quotidien. Elles visent surtout à mettre en valeur nos manies, nos erreurs de langage, notre manque de politesse, nos bêtises. Exemple : « Sinon, moi je peux vous emmener », prononcée par le gars qui attend que toutes les personnes de l’entourage de l’intéressé se soient excusées, ne pouvant dépanner l’intéressé en question ; petite phrase qui prouve que le service rendu est fait à contrecœur.

Le support audio est encore une fois, ici, parfait, c’est léger et court, ça s’écoute partout et la voix de Pierre Arditi captive d’emblée. Je suis tout de même un peu déçue parce que c’est justement très (trop) court et que je ne me suis pas retrouvée dans toutes les phrasounettes.  Il y a même un côté désuet qui m’a parfois dérangée. Le titre la revendique peut-être cette dimension surannée mais on pourrait rajouter que le « en disent long » ne veut pas dire grand-chose justement.  Je chicane, j’aime Delerm, quoi qu’il fasse…


A lire ou à écouter en cas de fringale ou d’ennui.

 

Merci à Chloé et à Audiolib pour ce moment de divertissement !

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 15:30

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Cela fait quelques années que j’avais envie de découvrir cet auteur. C’est chose faite, et en livre audio !

Daniel Quinn est un écrivain. Une nuit, un coup de fil va changer son existence morose : on lui demande de l’aide mais on l’appelle Paul Auster. Sans réfléchir, Quinn va non seulement accepter d’endosser cette identité, mais va également aller au rendez-vous. Il rencontrera Peter Stillman, un être étrange qui va passer des heures à lui raconter sa vie. Séquestré par son père pendant son enfance, il est un être meurtri, se déplaçant avec difficultés. Son épouse, Virginia, expliquera en aparté à Quinn que Peter risque sa vie car son père va sortir de prison. Quinn, alias Paul Auster, accepte sa mission : épier le père - qui porte le même nom que son fils.

La filature newyorkaise prend, elle aussi, des tournures bizarres. Les trajets qu’empruntent Peter Stillman père semblent correspondre à des lettres. De plus, ce type que Quinn finit par accoster, ne semble pas dangereux mais a la mémoire qui flanche…

Le roman atteint sans doute son acmé lorsque Quinn se met à chercher le véritable Auster qui n’est pas un détective privé, comme le pensait Quinn, mais un écrivain. Quinn terminera l’histoire sur les trottoirs, sans rien, à surveiller l’appartement des Stillman.

Difficile à résumer, ce roman est surprenant, il défie les lois du romanesque, se moque du statut du personnage, ridiculise celui de l’écrivain, évoque les thèmes de l’identité, du temps qui passe, de l’écriture, de la vie. C’est vraiment particulier et c’est ce qui fait tout le charme de ce premier volet d’une trilogie intitulée Trilogie new-yorkaise. Une œuvre riche qu’on peut sans doute comparer, par sa dimension absurde et drôle à la fois, au Nouveau Roman. Des réflexions autour de Don Quichotte, du mythe de l’enfant sauvage (qui m’a donné envie de redécouvrir le roman), du mythe de la tour de Babel, de « l’œuf » de Lewis Carroll parsèment le livre.

Il m’a fallu m’habituer au rythme de lecture de Claude Lesko, beaucoup plus rapide que ce j’ai l’habitude d’entendre. Je crois que c’est un livre qui se lit plutôt qu’il ne s’écoute. Ce n’est que mon avis…

Décalage assuré, un livre à lire mais aussi à relire !

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 13:43

 

 

Qui n’a jamais vu la couverture de ce livre en librairie ? Comme je n’étais pas certaine d’apprécier cette œuvre, c’est en livre audio que j’ai décidé de la découvrir… c’est souvent ainsi que je procède.

            Jocelyne est une femme ronde, assez banale. Mariée à Jocelyn, elle est mercière à Arras et tient un blog qui connaît un petit succès. Sa vie n’a pas été des plus roses, ado, elle n’a pas réussi à embrasser le garçon qu’elle convoitait, plus tard, le rêve du Prince charmant s’est réduit à un ouvrier de chez Häagen Dazs qui, heureusement, à arrêter de se saouler à la bière (il est passé aux Tourtel !).

            La vie va basculer le jour où Jocelyne accepte de jouer au loto avec ses deux meilleures amies. Elle va gagner la somme de 18 millions ! C’est un choc,… qu’elle tait à tout le monde. Suivra alors, une grande réflexion sur cet argent gagné, sur les besoins qu’elle aurait à satisfaire, les envies qu’elle souhaiterait assouvir, les cadeaux qu’elle pourrait faire… au fur et à mesure que le temps passe, notre mercière se rend compte que ces millions ne lui apporteraient pas plus de bonheur. Alors, elle cache le gros chèque dans une de ses chaussures, au fond d’une armoire. Un jour, second choc : le chèque a disparu ! Jocelyne s’aperçoit que son mari en soi-disant stage à Genève est le voleur, lui qui lui déclamait encore tout son amour la veille au soir a pris la poudre d’escampette ! Ça ne va lui réussir…

            J’ai aimé certains passages, très justes, tendres et forts à la fois. J’ai aimé aussi la dimension drôle, agréable, facile à suivre (élément non négligeable quand on roule sur une route enneigée !). J’ai encore aimé cette mini-étude sur le couple qui vieillit, l’amour qui peut rejaillir et briller encore plus intensément qu’au début, la réflexion sur l’argent et le pouvoir de destruction qu’il implique (Jocelyne préfère la vie à l’argent, pourrait peut-être constituer la morale de cette histoire, si morale il y avait…).
Pourtant, je suis restée sur faim. D’abord à cause de la brièveté du roman. Le personnage de Jocelyne est attachant, ceux qui gravitent autour d’elle sont bien dessinés aussi, j’aurais voulu en découvrir davantage… Ensuite, cette histoire de loto m’a dérangée, elle est tellement poussiéreuse cette théorie « L’argent ne fait pas le bonheur »…

Le livre audio se clôt avec une interview de l’auteur assez intéressante même si je ne suis pas toujours de son avis car il semble vite tomber dans les clichés : la vie moderne est l’antonyme de la communication, les blogs créent de la solitude, etc. Ne soyons pas si manichéens !

Pour résumer, l’ouvrage m’a plu à 75%, il fait partie des rares qui mettent du baume au cœur, qui est bon comme un chocolat chaud en hiver, alors rien que pour ça…

 

« Je n'ai plus que des envies désormais. Que des envies. Mais ça n'arrive jamais.  Parce que nos besoins sont nos petits rêves quotidiens. Ce sont nos petites choses à faire qui nous projettent à demain, à après-demain, dans le futur ; ces petits riens qu'on achètera la semaine prochaine et qui nous permettent de penser que la semaine prochaine, on sera encore vivants. »

 

« Ce qu'on a vécu de beau devient-il laid parce que la personne qui embellissait votre vie vous a trahi? Le cadeau merveilleux d'un enfant devient-il ignoble parce que l'enfant est devenu assassin ? »

Ma préférée : « Etre riche, c’est voir tout ce qui est laid puisqu’on a l’arrogance de penser qu’on peut changer les choses. Qu’il suffit de payer pour ça. »

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 21:17

 

Par où commencer ? par le fait que j’ai rarement été aussi rebutée face à une oeuvre ? qu’un seul adjectif m’est venu à l’esprit, « lourd » ?

Découverte audio pour ce livre si célèbre…

D’un côté, Kafka Tamura, un ado de quinze ans qui fugue. Cette fuite en avant en compagnie du « garçon nommé Corbeau » (sa conscience ? son double?) est aussi une découverte de la vie, de l’amour, de la sexualité.

D’un autre côté, Nakata, un vieil homme simplet qui ne parle de lui qu’à la troisième personne. Il va se sentir investi de différentes missions, va accomplir certaines tâches surnaturelles, va voyager, lui aussi, à travers le Japon.

Kafka est le fils d’un homme ignoble, tueur de chats. Il fuit ce père qu'il déteste et aimerait retrouver sa mère qui l’a abandonné à quatre ans, et sa sœur qu’il a à peine connue. Murakami revisite le mythe d’Œdipe puisque le père de Kafka est retrouvé mort alors que le fils se réveille le tee-shirt taché de sang… et que l’adolescent rencontre une femme dont il tombe amoureux et qui pourrait bien être sa mère…

Certains passages philosophiques sont intéressants, les clichés n’ont pas lieu d’être (ne vous attendez pas à un happy end, non plus), la trame non linéaire m’ a plus aussi, le personnage de Nakata est exceptionnellement attachant et par sa simplicité et sa candeur, il dépasse de loin les autres et semble le détenteur d’une certaine vérité  (et encore… l’idée n’est pas nouvelle…) mais comme je l’avais déjà souligné pour  1Q84, le style de Murakami me paraît toujours aussi plat et inintéressant. Quand le colonel Sanders (alias le personnage emblématique des fast-foods KFC !!!) a débarqué, quand il a plu des poissons et des sangsues, je me suis sentie dépassée. Mais bien au-delà de ces détails dont j’ai bien compris la portée symbolique (enfin, je crois !), c’est l’atmosphère détrempée, le malaise ambiant, le négatif lié à la morosité qui me déplaisent royalement chez Monsieur Murakami. Je n’adhère pas, je n’accroche pas, à lire ou à écouter, rien n’y fait, et je crois bien que j’ai fait mes adieux à ses œuvres.

Dernière remarque : le roman a été lu par Hervé Bernard Omnès, qu'il me pardonne, je ne sais pas quelle voix off il a été par le passé mais j'ai eu l'impression, les premières heures d'écoute, d'avoir à faire à un documentaire animalier un 1er janvier, quand on a la gueule de bois, qu'on regrette de s'être couché trop tard et qu'on n'est incapable de faire autre chose que d'être affalé devant la télé... Je me rattrape un peu, je me suis vite habituée à sa voix et il a particulièrement su différencier les personnages en nuançant sa voix.

L’écoute des deux CD m’a pris quatre semaines de trajet, j’en ai presque souffert à la fin, je n’avais qu’une envie : m’envoyer de la musique dans les oreilles pour oublier la climat pensant de ce livre audio !

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 14:50

 

Petit roman découvert en livre audio.

 

 La narratrice parle de sa grand-mère, cette jeune femme sarde qui a connu la guerre. Elle s’est mariée parce qu’elle était restée trop longtemps vieille fille mais elle n’aimait pas son mari. C’est en cure (pour soigner ses calculs rénaux, son « mal de pierres ») qu’elle rencontre le Rescapé. Coup de foudre. Elle rencontre enfin cet amour qu’elle avait idéalisé. Pourtant, elle retourne auprès de son mari, de ses enfants, elle connaît des satisfactions sexuelles avec son époux qui peuvent paraître surprenantes pour le lecteur. Et c’est ce qu’il est, ce petit livre, surprenant à bien des égards. Milena Agus ne va pas dans le même sens que les autres, elle étonne, elle ose évoquer les tabous, oui sa grand-mère lui racontait ses frasques sexuelles, oui elle prenait son pied avec ce mari qu’elle n’aimait pas, oui elle a recherché toute sa vie son Rescapé…

 

L’écriture est belle, ciselée, soignée. La touche dépaysante, c’est la Sardaigne et Milan, les couleurs italiennes ont charmé l’habitacle surchauffé de ma voiture. La voix de Sandrine Willems a été enchanteresse également. Pourtant, je crois que le livre audio n’est pas le meilleur support pour cette œuvre qui a besoin qu’on s’attarde, qu’on ne pose, qu’on revienne sur ce qui a été dit. Il me semble n’avoir pas su apprécier chaque détail à cause de ça. En tous cas, pour une première découverte de cet auteur à la mode, je suis comblée et je reviendrai vers elle, mais pour tourner les pages cette fois-ci !

 

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