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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 12:09

 

 

          Cette BD a pour sous-titre « Biographie dessinée », ainsi les choses sont claires dès le départ. Enfin… comment résumer la vie et l’œuvre d’un si grand homme en 54 planches ?

           L’enfance de Freud est marquée par l’amour inconditionnel et réciproque pour sa mère. Juif, né dans une famille nombreuse et aisée, il s’entête à vouloir épouser Martha. La famille de la jeune femme s’y oppose un moment avant d’accepter. Ils auront six enfants. Freud s’insurge contre l’absence de réponses face aux maladies nerveuses. Quelques cas spécifiques sont exposés, ceux traités dans le « cabinet du Docteur Freud » qui allonge ses patients sur un divan. Certains auront déjà entendu parler d’Anna O., de Dora, de l’homme à rats, du petit Hans… et du complexe d’Œdipe. L’Anschluss de 1938 a exilé Freud et Martha à Londres.

          Commençons par le positif parce qu’il faut bien en trouver. J’ai eu envie de me replonger soit dans les œuvres de Freud, soit dans une de ses biographies. Par contre, je n’ai rien appris que je ne savais déjà. Etudié au lycée et la à la fac, ce psychanalyste me semble assez connu pour éviter les évidences et les banalités. Peut-être que cet album s’adresse à des gens qui n’ont jamais entendu parler de Freud (hum…) ? Les dessins sont originaux, fantaisistes et mettent en valeur l’époque tourmentée de Freud, ses hésitations et les méandres de ses recherches. D’ailleurs certaines planches m’ont fait penser au style de Lucie Durbiano ou celui de Joann Sfar. Pour le reste… c’est à me freiner quant aux hypothétiques futures autres « biographies dessinées » que je pourrai croiser à l’avenir ! Une déception, oui ! Je n’avais qu’à aller chez Mo’ avant d’ouvrir cette BD, n’est-ce pas ?

« 13/20 »

 

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 21:27

 

 

          Ce livre est le doudou de mon enfance. J’ai des souvenirs précis de ma maman me racontant cette histoire-conte de fée et qui me faisait tant rêver.

          Militaire, le jeune Moutier découvre deux garçonnets cachés à l’abri d’un vieux chêne. Ils ont été abandonnés. Moutier les prend sous son aile et se rend à l’auberge de l’Ange-Gardien où il découvre des hôtesses chaleureuses et accueillantes, Madame Blidot et sa sœur Elfy. Les femmes, seules, n’hésitent pas un instant à adopter Jacques et Paul. Les années passent, les enfants grandissent et Moutier vient régulièrement les voir ; il tombe amoureux d’Elfy. Le général Dourakine, un Russe qui était hébergé dans l’auberge voisine, tenue par les méchants Bournier, croise leur chemin et, telle une bonne fée, va jeter un coup de baguette magique sur tous ces êtres et leur rendre la vie magnifiquement belle !

          J’ai lu ce roman à mes enfants. Quelle déception ! Alors que je croyais les subjuguer, je les ai ennuyés comme jamais ! Des longueurs et des répétitions alourdissent cette histoire. Ce qui m’a personnellement le plus refroidie, c’est le caractère désuet de l’intrigue, évidemment machiste mais aussi prompte à donner des coups de fouet aux garçons désobéissants et surtout manichéenne, terriblement manichéenne ! Patriotisme exacerbé, religion comme ligne directrice… et le tout saupoudré d’une bonne dose de naïveté ! Je lui poserai la question mais je crois me souvenir que ma maman lisait un chapitre puis me le résumait l’agrémentant de commentaires personnels. Je ne sais pas si c’est pour ça ou si j’ai vraiment trop vieilli et que la magie de l’enfance n’opère plus sur moi mais je suis ressortie attristée d’avoir si peu aimé.

 

Une image dont je me souviens bien et qui m’a encore fait sourire. Moutier était accompagné de son chien Capitaine : « L’homme et l’enfant suivis de Capitaine qui portait le petit Paul sur son dos, se mirent en route. L’enfant apprit à son bienfaiteur que sa mère était morte après avoir été longtemps malade, que les meubles avaient été vendus et que leur papa, toujours triste, cherchait en vain de l’ouvrage… Un jour les gendarmes l’avaient emmené et promis aux enfants de revenir. En vain. »

 

Que d’éditions différentes !!!

               ...

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 14:02

 

 

          De cet auteur, j’ai lu Petit éloge de la nuit qui m’avait un peu déçue. Je savais pourtant que je n’en resterais pas là et c’est avec plaisir que j’ai découvert ce polar parisien.

           A quelques jours de Noël, la Brigade fluviale parisienne découvre un cadavre dans une barque amarrée au quai des Orfèvres. La morte a cela de particulier qu’elle est superbe, que son corps semble intacte et que son pâle visage est niché au creux d’une épaisse chevelure noire. Jo Desprez, commandant de la Brigade criminelle, mène l’enquête mais s’inquiète très vite des suites de ce meurtre : la carte de visite d’un de ses amis parfumeurs est retrouvée sur le cadavre.  L’enquête gravite autour de l’univers de la mode, de l’art, de la beauté. Et des morts, il y en a d’autres.

          D’après moi, deux points forts se dégagent de ce polar : la situation géographique car la Seine est un personnage à elle toute seule, fascinante, envoûtante et inquiétante. On devine aisément une Ingrid Astier passionnée par Paris.  Quant à l’intrigue, lorsqu’on pense que l’affaire est bouclée, cent pages avant la fin, le moteur redémarre et crée la surprise en dévoilant le coupable. D’autres petits plus dans ce polar intelligent : une grande connaissance des sensations olfactives (si vous êtes fan de parfum, vous risquez de vous régaler), une écriture élégante, des variations de rythme, des personnages hauts en couleur … bref, malgré quelques maladresses et longueurs, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman policier. Il n’y a pas que Mankell dans le genre, n’est-ce pas.

 

Quand un flic se laisse séduire bien malgré lui : « Marc Valparisis ferma les yeux, habité par le son. Dans sa tête dansaient els jambes en éventail de la femme fuselée faite coccinelle. Anatomique et atomique. Putain de sexualité qui dirigeait tout. »

Un petit congé de Noël pour un flic qui en a bien besoin : « Jo aurait bien échangé sa condition contre celle des rochers, le temps des vacances. Le règne humain et ses turpitudes contre le règne minéral et son assise. Jo se demanda pourquoi l’homme avait sans cesse besoin de s’imaginer une autre vie, à l’horizon meilleur. Sans doute se trompait-il, le rêve n’était pas une barrière étanche, on pouvait tenter de le vivre sans se brûler, sans traversée du miroir. »

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 12:45

 

 

        Voilà un petite livre bleu qui fait l’unanimité !

         Mat débarque pour la première fois dans un nouveau collège, en 5ème. Un peu perdu dans les bâtiments, le nouveau ne semble pourtant pas très impressionné, des déménagements, il en a connu d’autres. Il se lie rapidement d’amitié avec Jeanne mais doit faire face à la rivalité de son petit ami, Franck, un petit caïd qui roule des mécaniques. Très vite on comprend -primo que Mat est très proche de sa petite sœur Lili et de son petit frère Benji, secundo que le trio doit garder précieusement un secret. Lequel ? celui de ne plus avoir de parents ? Celui de venir d’une autre planète ? Ils ne le savent pas eux-mêmes, ce qui est sûr en revanche, c’est qu’ils disposent de supers pouvoirs : ils volent dans les airs, ils ont une force inouïe, ils sont insensibles à la douleur, ils sont très intelligents… Mais ça crie souvent à la maison parce que le désir de Mat de se faire le plus discret possible est contrecarré par les envies de justicier du petit Benji.

 

           La BD a fait un malheur à la maison, elle a captivé mes enfants émerveillés par les pouvoirs des trois enfants. Ma fille au caractère bien trempé s’est carrément rebellée à la fin du tome parce que « c’est pas possible, des BD qui se terminent comme ça » alors qu’on veut savoir la suite… eh oui, on aimerait en lire davantage. Alors la suite devrait arriver, mais quand ? Toujours est-il que les dessins sont sublimes, ronds, colorés, précis. C’est le contraste avec cette impression d’immortalité des enfants et leur vulnérabilité – voire leur détresse- d’être sans parents, qui fonctionne très très bien. Suite à ne pas manquer…

« 18/20 »

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 12:43

 

 

            Découvert en livre audio, ce petit roman est une histoire d’amour mais aussi un livre sur les livres…

           Guylain Vignolles a toujours été raillé à cause de son nom. Il travaille dans une entreprise qui détruit les livres pour les recycler, et cela lui fend le cœur, car Guylain adore les livres.  Il aime tant la lecture qu’il récupère quelques feuilles abandonnées par la monstrueuse machine et lit dans le RER le matin. Même si ce ne sont que des bouts de romans et que l’ensemble n’a ni unité ni cohérence, ça plaît aux gens qui entourent Guylain. Une vieille dame va même lui faire une folle proposition : lire ces mêmes pages dans une maison de retraite afin de distraire les pensionnaires. La vie de Guylain va se trouver réellement chamboulée le jour où il ramasse une clé USB perdue. Cette clé contient des textes écrits par Julie, une dame pipi. Guylain ne connaît rien de cette Julie mais il la découvre à travers ses textes, apprend à connaître sa vie, apprécie son humour et… finit par tomber amoureux d’elle. Mais comment va-t-il bien pouvoir la retrouver ?

         C’est sympa, ça ne mange pas de pain, mais ça ne va pas au-delà d’après moi. Ça s’écoute très bien, c’est parfois rigolo et ça essaye de ressembler vaguement à L’Elégance du hérisson sans y parvenir. Certains personnages ont le mérite d’être originaux (le collègue qui s’est fait faucher les deux jambes par la méchante machine et qui essaye de les « retrouver » par le biais du papier recyclé). Et puis voilà. Pas grand-chose à rajouter à part que le succès qu’a connu ce livre ne m’étonne pas. L’interprétation - excellente – de Dominique Pinon n’y est pour rien dans mon avis en demi-teinte.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 12:40

 

 

 

            Première découverte de cet auteur pour moi, qui devrait être suivie de nombreuses lectures !

            Adam et Cassandra vivent à Up Callow, une petite ville anglaise. Lui, est un écrivain avec tous les défauts stéréotypés de l’écrivain : égoïste, nombriliste, capricieux, misanthrope, prétentieux. Elle, couve son mari comme un enfant, elle acquiesce à toutes ses velléités, elle le nourrit, le cajole, le soigne alors qu’il n’est pas malade, l’écoute lire ses textes, le rassure. Le couple est entouré de gens bienveillants : la grosse Mrs Gower est peut-être un peu trop curieuse, Miss Gay cherche désespérément un mari, Mr Gay a peut-être trouvé une épouse en la personne de Mrs Gower… tout ce petit monde voit sa routine perturbée par l’arrivée d’un Hongrois, Mr Tilos, qui se montre spontané, sympathique, sincère et surtout amoureux de Cassandra. Cette dernière va justement se mettre à réfléchir à son couple, à l’amour qu’elle porte à Adam, aux avances pressantes de Mr Tilos. Se pourrait-il que les apparences soient trompeuses ?

             D’un charme suranné pimenté par des réflexions ironiques, cette satire de la société britannique se lit au deuxième degré, avec un sourire constant aux lèvres. C’est fin, c’est délicieux, c’est doux. La petite ville d'Up Callow semble être un château de cartes, fragile car hypocrite et guindé, que Barbara Pym s’amuse à détruire insidieusement. Je me suis beaucoup amusée et j’ai hâte d’en découvrir plus de cet auteur plutôt méconnu !

 

« En des lieux tels qu’Up Callow les épouses devaient toujours prendre au sérieux leurs maris. Au moins en public. »

« Aux yeux des habitants d’Up Callow, Stefan Tilos était paré de tous les prestiges de Budapest, des châteaux du Moyen Âge, des orchestres tziganes et des vampires. Sans compter qu’il semblait être célibataire. »

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 19:38

 

 

           Je continue mon petit bonhomme de chemin dans cette série qui me plaît toujours autant.

           Angleterre, 1922. Le capitaine Phillips tient absolument à emmener l’illustre Ernest Patisson, détective helvète de son état, dans un manoir perché sur le sommet d’une falaise, car il s’inquiète pour son amie et maîtresse de maison, Marissa. En effet, la jeune femme a l’impression, depuis deux ans, de vivre dans une demeure hantée, elle se sent persécutée par l’ancêtre de son mari, Georges Wallace. Ernest Patisson, sceptique et cartésien par nature, n’y croit pas, mais il faut bien avouer que cette arrivée sous une pluie battante, ce trajet en bateau mené par un type qui a tout du pirate d’un autre siècle, cette imposante demeure qui se détache de ce ciel zébré d’éclairs menaçants a de quoi en faire frémir plus d’un. Par son comportement débridé et décalé, Marissa semble bien avoir une sauterelle dans la guitare… mais Patisson ne se fie pas aux apparences et quand la jeune femme est retrouvée morte la nuit suivante, un poignard dans le dos, c’est bien le seul à garder son sang froid. Le mari est immédiatement montré du doigt, il se disputait avec Marissa quelques minutes auparavant… mais quand son cadavre est découvert dans la cave du manoir, les soupçons se portent… sur tout le monde !

         C’est dans l’univers d’Agatha Christie que les auteurs nous transportent. Dans ce huis clos effrayant, chacun a l’air coupable. Si j’ai eu l’impression que la plupart des personnages n’étaient pas assez fouillés, je me suis régalée avec Patisson, qui, aux allures de savant fou, parle avec des accents circonflexes et ne réfléchit bien qu’habillé élégamment. Une belle lecture, encore une fois ! La suite de la série m’attend déjà !

« 17.5/20 »

« Je ne peux pas penser en chemise de nuit. Ce n’est pas un accoutrement taillé pour penser, voyez-vous ? »

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 11:36

 

 

          La narratrice (qui s’est sans doute largement inspirée de l’auteur - à moins que ce ne soit l’inverse) est au chômage. Dans son petit studio de Lyon, elle rumine sa situation en solitaire. Elle n’a qu’une dizaine d’euros pour survivre, et elle commence à avoir très faim. Plusieurs possibilités s’offrent à elle : s’inviter chez sa généreuse amie Bertrande, vendre son grille-pain pour amasser quelques sous, en parler avec son ami Hector très porté sur le sexe, se réfugier chez sa maman qu’elle convoque d’ailleurs dans sa tête pour lui prêcher la bonne parole, devenir serveuse, …  et puis il y a Lorchus, Lorchus c’est le diable, la mauvaise conscience qui lui souffle d’être malhonnête, de voler pour survivre.

          Ce bouquin est un ovni littéraire. L’auteur a pris des libertés typographiques (des calligrammes, des majuscules énormes, des dessins, de petits symboles, des passages qu’il faudrait censurer parcourent le livre. Mais elle a aussi mêlé les genres, quittant le roman pour rejoindre l’essai en passant par la poésie. Pour les registres de langue, c’est pareil, Sophie Divry sait se montrer vulgaire et archi drôle mais elle sait aussi utiliser un langage châtié pour émettre des réflexions philosophiques. Elle est également une adepte des néologismes, ainsi la voix de la mère, qui est une « maminquiète » « articulâcha » ou « arguassoupit », elle déplore d’ailleurs la pénurie de mots en français (pas d’adjectif pour le samedi alors qu’on a « dominical » !). En bref, on ne s’ennuie pas une seconde avec ce livre amusant et léger malgré la tristesse du thème évoqué. C’est frais, vivifiant, original même si… (oui, il faut toujours que je chipote) les énumérations à rallonge (et dieu sait qu’il y en a dans le livre !) m’ont un peu fait soupirer. M’enfin, quand on veut lire « autre chose » de très contemporain, c’est parfait !

 

Une seule réalité : « la réalité stomacale » : « C’est l’unique réalité qui ne sera pas suspendue par une révolution, un changement de saison ou un bisou magique. Mon estomac est-il vide ou plein ? C’est la base de tout. Car on ne pourra jamais cuire une soupe à la fatigue, ni boire un consommé d’amitié. »

Un certain parti politique pourrait en prendre de la graine : « Et pourquoi l’héroïsme ne consisterait-il pas tout d’abord à ne pas nuire ? »

« J’avais eu tort de m’apitoyer sur moi-même. J’avais un refuge où mon cœur se restaurait ; la vraie misère, c’est de n’avoir nulle part nulle mère, nul endroit où reposer sa tête. »

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 11:34

 

 

 

             Qui m’avait conseillé cet auteur ? Impossible à dire, toujours est-il que je suis tombée sur ce petit livre pas inintéressant.

              Dans la profonde campagne québécoise, Clara naît mais sa mère meurt aussitôt. Voilà qu’Aurélien, le père, paysan rustre et solitaire, cache sa fille, l’emmène partout dans la forêt, dans la campagne, mais ne la laisse pas côtoyer l’espèce humaine. Jusqu’au jour où l’institutrice du village qu’on appelle « Mademoiselle » se met en tête d’instruire cette petite fille de dix ans qui ne sait ni lire ni écrire. L’élève sera si douée que Mademoiselle va s’attacher à elle comme à sa propre enfant et, sur son lit de mort, tout lui léguer. On retrouve Clara quelques années plus tard en train d’épier un lieutenant venu de Londres et traumatisé par l’enfer de la guerre. Ces deux êtres différents issus de deux mondes clairement distincts vont s’apprivoiser l’un l’autre.

           Ce très court récit (que je classe parmi mes lectures de nouvelles) s’apparente à une fable. Anne Hébert utilise un langage simple, parfois poétique et musical, pour mettre en lumière une enfant puis une femme qui pourrait être une cousine de « l’enfant sauvage »… Ou quand la civilisation n’a pas abîmé l’homme… J’ai beaucoup aimé cette lecture et ça m’a donné envie d’en connaître plus sur cet illustre auteur.

 

« Clara grandissait dans le silence du père et les voix de la campagne. Bien avant toute parole humaine, la petite fille sut gazouiller, caqueter, ronronner, roucouler, meugler, aboyer et glapir. Son imitation du grand duc, une fois la brunante tombée, était si juste que le sang des souris des champs se glaçait dans leurs veines de souris. »

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 17:44

 

 

 

        Comme beaucoup, j’ai adoré le roman de Pierre Lemaitre…  et comme beaucoup je pense, j’ai un peu appréhendé le moment d’ouvrir cette BD, de peur d’être déçue.

         Une gueule cassée qui veut se faire oublier, un copain d’une fidélité exemplaire, un salaud comme il ne faudrait pas qu’il en existe, un père à l’amour « décalé », une période d’après-guerre où l’arnaque est facile… je ne vais pas résumer le livre, je l’ai fait ici.  Contrairement aux avis que j’ai pu lire à droite à gauche, ce qui m’a le plus surprise en refermant cette copieuse BD, c’est d’avoir l’impression de ressentir exactement les mêmes émotions que jadis, avec le roman. Entre laideur et sublime, entre bonté et cruauté, cette œuvre est un terrain où poussent les contradictions et prend aux tripes ! De même, les personnages sont à la fois ordinaires et complètement insolites. D’ailleurs l’homme occupe une grande place dans la BD, les cases représentant souvent un ou deux personnages en plan américain ou croqués par leur visage. Sandrine nous disait que l’humour et l’ironie étaient absents dans cette version graphique, c’est vrai que les deux procédés occupaient une grande place dans le roman mais le jeu de masques, la présence de la mère de Maillard et la maladresse de Maillard tentent tout de même de faire sourire cette ambiance dramatique.

          J’ai adoré les dessins de ce Monsieur de Metter dont je ne connaissais pas le travail. Il n’a pas pris de pincettes pour défigurer Edouard, il n’a pas lésiné non plus sur les centaines de couleurs représentant parfaitement les nuances de tonalité de l’œuvre. J’ai du mal à comprendre pourquoi la Fnac (voir ci-dessous) apposait une jaquette bien moins jolie que celle de la couverture originale (mgnifique... mais qui divulgue prématurément la fin – choix bizarre, il faut bien l’avouer). Une belle découverte que cet album à l’intrigue excellente et aux dessins épatants !

 

« 18/20 »

 

 

 

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