Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 12:02

Ce livre sommeillait dans ma PAL depuis pas mal de temps. Je me disais que je ne l’aimerais pas, qu’après avoir lu Rien ne s’oppose à la nuit, je serais déçue (difficile d’égaler un tel bouquin !), eh bien, j’ai eu tort, grandement tort !

Mathilde est une femme d’une quarantaine d’années qui ne vit que pour deux choses : ses trois garçons qu’elle élève seule depuis que son mari est décédé dix ans plus tôt, et son boulot. Bossant dans une grande boîte, c’est son travail qui l’a aidée à refaire surface, à se faire belle, à vouloir (re)devenir une conquérante. Elle a donc accumulé les heures, a sacrifié des week-ends et des soirées pour être la meilleure. Son directeur, Jacques, vexé par une seule petite remarque au cours d’une réunion où Mathilde a habilement suggéré qu’il puisse avoir tort, écrase petit à petit celle qui était devenue sa directrice adjointe. Cette violence silencieuse, ce harcèlement latent, Mathilde ne peut y faire face. Ce sont des réunions auxquelles elle n’est plus conviée, ce sont des dossiers auxquels elle n’a plus accès, des pots auxquels on a oublié de l’inviter… le lent processus d’humiliation, d’exclusion va rendre Mathilde dépressive. Pourtant, Mathilde, par désespoir, est allée consulter une voyante qui lui a prédit que sa vie changerait le 20 mai.

Thibault est un médecin urgentiste qui parcourt les rues de Paris pour soigner les gens. Il est las de côtoyer la misère, de se frayer un passage dans les bouchons, de répéter sans cesse les mêmes gestes, les mêmes paroles apaisantes. Ce jour-là, le 20 mai, il éprouve à la fois du soulagement et de la déception. Il vient de quitter sa maîtresse qu’il aimait, elle qui ne lui offrait que quelques nuits de sexe sans jamais aucune marque de tendresse ni d’affection. Il est fier d’avoir eu le courage de la quitter mais elle lui manque déjà…

La tension du livre réside dans la possibilité de rencontre entre ces deux êtres épuisés et abîmés par la vie. Les deux font le même rêve : « une femme/un homme à qui il/elle demanderait : est-ce que tu peux m’aimer ? Avec toute sa vie fatiguée derrière lui/elle, sa force et sa fragilité. »

Non seulement, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture mais j’ai aussi trouvé que le ton était très juste, les clichés absents, la subtilité omniprésente. Un regard contemporain sur l’entreprise, les relations homme-femme, la ville (quelle diatribe … on en vient à adorer la campagne !). Le titre est polysémique, il est question des tracas du métro mais les « heures souterraines » peuvent aussi désigner ces creux présents dans chaque vie, ces heures passées dans l’ombre et dénuées de tout espoir. Etrangement, la fin ne m’a pas déçue et j’y ai vu, malgré tout, une once d’optimisme. A lire !

« Elle aurait dû raconter les rendez-vous annulés à la dernière minute, les réunions déplacées sans l’en informer, les soupirs excédés, les remarques piquantes sous couvert d’humour, et ses appels qu’il ne prend plus alors qu’elle le sait dans son bureau. Des oublis, des erreurs, des agacements qui, isolés les uns des autres, relevaient de la vie normale d’un service. Des incidents dérisoires dont l’accumulation, sans éclat, sans fracas, avaient fini par la détruire. Elle a cru qu’elle pouvait résister. Elle a cru qu’elle pouvait faire face Elle s’est habituée, peu à peu, sans s’en rendre compte. Elle a fini par oublier la situation antérieure, et le contenu même de son poste, elle a fini par oublier qu’elle travaillait dix heures par jours sans lever la tête. Elle ne savait pas que les choses pouvaient basculer ainsi, sans retour possible. Elle ne avait pas qu’une entreprise pouvait tolérer une telle violence, aussi silencieuse soit-elle. Admettre en son sein cette tumeur exponentielle. Sans réagir, sans tenter d’y remédier… Elle est la cible aujourd’hui et il ne reste plus rien…. Elle se tait parce qu’elle a honte ».

Repost 0
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:39

 

Troisième opus contant les aventures de notre petit chevelu. C’est Halloween, l’hiver, la neige et Noël qui sont au centre de l’album, avec la question primordiale pour Ana Ana, la petite sœur de Pico : est-ce que le Père Noël existe ?

On retrouve les mêmes personnages, les parents, le vendeur de bonbons que Pico Bogue essaye toujours d’escroquer gentiment… les copains, les grands-parents (Mamite et Papic). C’est d’ailleurs Papic qui détient la palme de la plus belle réponse quant à la preuve de l’existence du Père Noël :

« A chaque Noël, je reçois des chaussettes ! Or tout le monde ici sait que je déteste les chaussettes en cadeau ! Il n’y a donc qu’un étranger comme le Père Noël qui peut me les apporter ! »

Seulement 17/20 parce que l’effet nouveauté n’y est plus (forcément !) et que c’est si vite lu !!!

 

»   17/20   »

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 19:01

Vous avez peut-être remarqué que je ne suis ni très friande de challenges, ni très enthousiaste quand je reçois un tag… vous avez le droit d’en connaître les deux raisons :

-          L a plus simple et la plus banale qui soit : le manque de temps !

-          Le plus singulière : je n’ai pas de réseau internet chez moi (eh oui, ça arrive encore, même en 2013… eh non,  je ne vis pas dans un trou perdu), j’arrive à me connecter grâce à une malheureuse parabole… la connexion  n’est donc pas très efficace, ça rame, bien souvent je n’arrive pas à ouvrir les images, ne parlons même pas d’écouter de la musique ! Il m’arrive de mettre dix minutes à insérer un lien.

Tout ça pour vous dire que je me limiterai sans doute à un seul challenge, et non des moindres, celui qui se trouve le plus prêt de mon cœur :

 

Cette année, c’est Eimelle qui met en scène, je la remercie d’avance.

Repost 0
Published by Violette - dans Fait maison
commenter cet article
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 00:00

 

Les années filent sans qu’on les voie passer… comment était 2012 pour vous ? Personnellement, ce fut une année très belle, enrichissante et satisfaisante. Je me dis même que si toutes les années à venir pouvaient être aussi extra, il ferait bon de vivre deux mille ans.

Bilan ? Spontanément, je n’ai pas l’impression d’avoir fait de découvertes bouleversantes si je mets de côté le choc émotionnel produit par l’album Lydie.J’ai plutôt continué à lire les auteurs que j’aimais (Mankell, Irving, Zola, Delisle, …)

Quant à mes désirs pour la nouvelle année, je sais très exactement ce que je souhaite lire : la littérature russe, Balzac (que je n’ai plus touché depuis près de 15 ans !!!), Jonathan Coe,  les soeurs Brontë, Jane Austen, Laura Kasischke et Russel Banks.+1 de vous en mode public pour ce contenu A Côté BD, comme je me laisse toujours aller au gré des trouvailles et du hasard, je n'ai pas de souhait particulier à part m'attaquer à une grande série (de celles qui se trouvent dans les grands bacs, par terre, dans ma bibliothèque préférée!)

Même si cette tâche est laborieuse pour moi, peut-être que cette mini-liste de coups de cœur pourra en inspirer certains (je dois dire que j’aime beaucoup ce début d’année où on peut piocher des idées par-ci par-là).

 

BD :

Gemma Bovery      

Lydie

Quartier lointain  

Pourquoi j’ai tué Pierre  

Le Viandier de Polpette

 

ROMANS :

Dans les forêts de Sibérie

Le guerrier solitaire

La couleur des sentiments

Le Ventre de Paris 

 

LIVRE AUDIO:

La mécanique du Cœur  

 

THEATRE :

Noces de sable  

Fanny  

 

JEUNESSE :

Charles, prisonnier du cyclope  

 

Passez toutes et tous une excellente année 2013 !

null Un de mes arbres préférés : le pin Bristlecone

 

Repost 0
Published by Violette - dans Fait maison
commenter cet article
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 22:26

Tome 1 : L’équation interdite.

La couverture m’a tout de suite fait de l’œil. J’ai adoré les dessins de cet album, des couleurs vives, des traits nets. L’intrigue, par contre, m’a laissée dubitative. Comment résumer quelque chose que j’ai à peine compris ?

On cueille le commissaire Ambroise Clé le 1er janvier de l’année 1901, le premier jour du XXème siècle. Il doit résoudre un crime bien étrange, un homme a été tué au compas, seize coups. Un mystérieux personnage vient avertir le commissaire avant le meurtre, il lui révèle aussi que ce meurtre au compas a traversé le temps. Le commissaire raconte donc toute l’affaire à son fils qui le transmet à son tour à son fils et ainsi de suite… on arrive en 2075.

J’ai vu dans une critique de cette BD le mot d’ « absurde », ça m’a un peu rassurée. L’irrationnel est un personnage à part entière dans ces quelques planches. Je suis bien embêtée parce que les graphismes sont superbes, le voyage temporel que nous offre Sylvain Dorange est divin, sa vision du futur est intéressante et ses images du passé, époustouflantes ! Mais que faire quand on accroche si peu à une intrigue aussi déconcertante ? Il devrait y avoir un tome 2 dont la sortie est prévue le 1er janvier 2013 (encore un 1er janvier…), le lirai-je ?

»   13/20   »

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:16

Je continue, très doucettement, ma (re)découverte des Rougon-Macquart. J’ai subitement réalisé qu’on arrivait à la fin de l’année 2012 et que j’avais à peine respecté ma résolution, à savoir, lire plein de Zola !

Troisième roman dédié, comme son titre l’indique et pour mon plus grand plaisir, à la bouffe !

Florent a vécu sept ans d’enfer à Cayenne, il en est revenu dans d’atroces conditions et on le retrouve, à Paris, une nuit, étendu sur le sol, « maigre comme une branche sèche ». C’est Mme François qui le recueille et qui l’assoit au milieu de ses légumes, dans sa charrette. Rien que ce début de roman vaut le détour : « L’odeur fraîche des légumes dans lesquels il était enfoncé, cette senteur pénétrante des carottes, le troublait jusqu’à l’évanouissement. Il appuyait de toutes ses forces sa poitrine contre ce lit profond de nourriture, pour se serrer l’estomac, pour l’empêcher de crier. Et, derrière, les neuf autres tombereaux, avec leurs montagnes de choux, leurs montagnes de pois, leurs entassements d’artichauts, de salades, de céleris, de poireaux, semblaient rouler lentement sur lui et vouloir l’ensevelir, dans l’agonie de sa faim, sous un éboulement de mangeaille. »

Florent va retrouver son petit frère, Quenu, qu’il avait tellement dorloté et gâté avant son départ. Reconnaissant, Quenu l’héberge. Il est charcutier et c’est son épouse, Lisa, qui le seconde. L’arrivée de Florent va créer des tensions dans ce quartier parisien, des querelles de bonnes femmes, des cancans et des conflits à n’en plus finir. Car dans ce Paris de l’époque, les Gras sont en rivalité avec les Maigres.

Les cent premières pages sont un pur délice et figurent déjà parmi mes textes de Zola préférés. L’écrivain nous décrit la nourriture vendue dans les Halles et les petites boutiques des environs : légumes, fruits, poissons, viandes, fromages, pâtisseries, tout y passe, les accumulations et les descriptions enivrent le lecteur et l’emportent dans ce siècle où l’opulence parisienne rivalise avec d’aujourd’hui !

C’est aussi le roman où Claude, le peintre de L’œuvre fait son apparition (mon Rougon-Macquart préféré –pour l’instant-, réussirai-je à lire les dix tomes qui m’en séparent ?). Il est l’ami de Florent qui fait partie, comme lui, des Maigres. Pour lui, chaque coin des Halles, chaque vente, chaque dispute peut faire un tableau :

« Mais Claude était monté debout sur le banc, d'enthousiasme. Il força son compagnon à admirer le jour se levant sur les légumes. C'était une mer. Elle s'étendait de la pointe Saint-Eustache à la rue des Halles, entre deux groupes de pavillons. Et, aux deux bouts, dans les deux carrefours, le flot grandissait encore, les légumes submergeaient les pavés. Le jour se levait lentement, d'un gris très doux, lavant toutes choses d'une teinte d'aquarelle. Ces tas moutonnants comme des flots pressés, ce fleuve de verdure qui semblait couler dans l'encaissement de la chaussée, pareil à la débâcle des pluies d'automne, prenaient des ombres délicates et perlées, des violets attendris, des roses teintés de lait, des verts noyés de jaunes, toutes les pâleurs qui font du ciel une soie changeante au lever du soleil ; et, à mesure que l'incendie du matin montait en jets de flammes au fond de la rue Rambuteau, les légumes s'éveillaient davantage, sortaient du grand bleuissement traînant à terre. Les salades, les laitues, les scaroles, les chicorées, ouvertes et grasses encore de terreau, montraient leurs cœurs éclatants ; les paquets d'épinards, les paquets d'oseille, les bouquets d'artichauts, les entassements de haricots et de pois, les empilements de romaines, liées d'un brin de paille, chantaient toute la gamme du vert, de la laque verte des cosses au gros vert des feuilles ; gamme soutenue qui allait en se mourant, jusqu'au panachure des pieds de céleris et des bottes de poireaux. »

 

Je ne résiste pas à l’envie de vous rapporter ici la fabrication du boudin version Quenu. Certains en seront peut-être écœurés, moi je trouve ça jubilatoire !

 

« – Passez-moi le sang ! cria Quenu, qui, d’ailleurs, ne suivait pas l’histoire.

Auguste apporta les deux brocs. Et, lentement, il versa le sang dans la marmite, par minces filets rouges, tandis que Quenu le recevait, en tournant furieusement la bouillie qui s’épaississait. Lorsque les brocs furent vides, ce dernier, atteignant un à un les tiroirs, au-dessus du fourneau, prit des pincées d’épices. Il poivra surtout fortement. (…) La chaleur devenait très forte. Auguste, qui s’était chargé des marmites de saindoux, les surveillait, tout en sueur ; tandis que, s’épongeant le front avec sa manche, Quenu attendait que le sang se fût bien délayé. Un assoupissement de nourriture, un air chargé d’indigestion flottait. (…) Léon, de la main droite, soulevait un long bout de boyau vide, dans l’extrémité duquel un entonnoir très évasé était adapté ; et, de la main gauche, il enroulait le boudin autour d’un bassin, d’un plat rond de métal, à mesure que le charcutier emplissait l’entonnoir à grandes cuillerées. La bouillie coulait, toute noire et toute fumante, gonflant peu à peu le boyau, qui retombait ventru, avec des courbes molles. Comme Quenu avait retiré la marmite du feu, ils apparaissaient tous deux, lui et Léon, l’enfant, d’un profil mince, lui, d’une face large, dans l’ardente lueur du brasier, qui chauffait leurs visages pâles et leurs vêtements blancs d’un ton rose.

Lisa et Augustine s’intéressaient à l’opération, Lisa surtout, qui gronda à son tour Léon, parce qu’il pinçait trop le boyau avec les doigts, ce qui produisait des nœuds, disait-elle. Quand le boudin fut emballé, Quenu le glissa doucement dans une marmite d’eau bouillante. »

Impossible de trouver la couverture de l’édition que j’ai lue, « Les Halles à Paris » de Myrbach que j’aimais pourtant beaucoup… dommage !La vertu est la force morale de la volonté d'un homme dans l'accomplissement de son devoir, lequel est une coercition morale exercée par sa propre raison législatrice.

Repost 0
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 20:47

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas lu de roman de mon cher Irving ! Quel bonheur de retrouver son univers !

Fred est un gars atypique, il est déjà affublé de plusieurs surnoms pas vraiment flatteurs (Bogus = bidon ; Boggle = patauger ; Trumper = trompeur),  ensuite il a du mal à rester fidèle, à garder un boulot, à se souvenir de ce qu’il a fait la veille, à être stable, tout simplement. On obtient donc un cocktail assez pimenté et rythmé de ses aventures.

On rit et on sourit pas mal dans ce livre, et même si ça fait un peu fouillis-fouillis par moments (faut excuser John, c’est son deuxième roman), la ligne conduite que l’auteur semble s’être donné pour toute son œuvre est déjà bien ancrée dans les pages. Le personnage principal est une sorte de pantin malmené par les aléas de la vie dont il ne semble pas vraiment maîtriser les ficelles. Il écrit, comme d’autres personnages d’Irving (avec une petite mise en abyme qui ne gâche rien…), une thèse obscure  sur une traduction d’une histoire en nordique primitif inférieur. Il souffre d’un urètre trop étroit, son urologue (français !) lui prescrit de boire beaucoup d’eau (d’où le titre) avant d’opter pour une opération qui filera la trouille à notre héros pas vraiment héros… Le corps et la sexualité sont tournés en ridicule. Exemple avec la première rencontre physique avec sa femme, Biggie, une grande skieuse allemande, exagérément musclée. Elle garde ses chaussettes au lit, lui colle involontairement son chewing-gum dans les cheveux et ils produiront tous deux de telles odeurs qu’un copain, peu dupe, appellera la voiture où ils se trouveront quelques heures plus tard « le vagin humide »…

Pas le meilleur Irving, ça ne vaut pas  Dernière nuit à Twisted River, mais un bon moment passé à être … ailleurs.

Un extrait (long ! allez, c’est encore un peu Noël !)… ou quand Bogus s’essaye au ski (planquez-vous !) : « J’éprouvai alors la surprise de ma vie : les skis peuvent escalader. Je bondissais au-dessus du mur. Je volais au-dessus du parking. Pendant ma descente, je vis juste en dessous de moi une famille de robustes Allemands qui sortaient de leur Mercedes. Papa  Cochon en pantalon de cuir épais, avec chapeau tyrolien orné d’une plume ; Maman Truie en bottillons fourrés, balançant une canne à pointe d’acier ; les rejetons, Nif-Nif, Naf-Naf et Nouf-Nouf, chargés à pleins bras de sac à dos, de souliers cloutés et de bâtons de ski. Le coffre grand ouvert de la Mercedes n’attendait que moi. La gueule d’une énorme baleine attendant la friandise d’un poisson volant. Dans les mâchoires de la Mort !

Mais Papa Cochon, ce robuste Allemand, fermait précisément son coffre…

… pour la suite, je suis obligé de m’en remettre au récit de Merrill Overturf. Je me rappelle seulement un atterrissage étrangement doux, résultat de ma rencontre douillette et charnelle avec Maman Truie, servant d’édredon entre ma personne et le pare-chocs arrière de la Mercedes. Ses mots tendres me firent chaud aux oreilles : « Haaarf ! » et « Hrumpfff », tandis que Nif-Nif se tétanisait, Naf-Naf laissait tomber son chargement sur Nouf-Nouf, dont le hurlement assourdissant parvint à traverser l’avalanche de sac à dos, de godasses et de bâtons sous laquelle il gisait. 

Merrill me raconta que Père Cochon scrutait les cieux convaincu d’une attaque de la Luftwaffe»

 

et je n'oublie pas l'excellent challenge de Miss Valérie !

A_challenge_for_John_Irving

et j'attribue la note de 3.5/5 à ce roman!

 

Repost 0
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 15:07

null

Petit recueil censé réunir quelques contes de Noël de grands auteurs et qui m’avait filé entre les doigts le Noël dernier (et après janvier, on a rarement envie d’entendre parler de Noël).

Grande fut ma déception ! Les contes ne sont pour la plupart des textes que des nouvelles (il y a une différence de sens, tout de même !) et le lien entre Noël était, généralement, que très lointain. Bouquin complètement commercial, titre et couverture mensongers… je suis presque fâchée ! Naïvement, je pensais trouver cette « fameuse magie de Noël » et bien, non. Ca se passe en hiver et on appelle ça « conte de Noël » ! Même « La petite fille aux allumettes » (conte que j’ai du mal à relire tellement il m’émeut !) se passe, excusez-moi, le dernier jour de l’An, et non pas à Noël…

Deux textes sortent du lot par leur qualité et leur pertinence :

-         « Les santons » de Jean Giono, complètement désuet et dont le charme réside justement dans cette dimension surannée.

-         « La fugue du petit Poucet » de Michel Tournier m’a fascinée. Pierre est le fils d’un bûcheron appelé Poucet. Son père annonce à la petite famille qu’ils iront vivre en ville, au 23ème étage d’un gratte-ciel moderne. Paniqué, Pierre s’enfuit. Dans une forêt, il rencontre les sept filles de Logre qui l’emmènent chez elles. Leur père, un géant sympa et généreux représente tout le contraire de Poucet : il respecte les arbres et la nature, prône le retour au règne végétal. La police arrête Logre pour détournement de mineur mais ce dernier a le temps d’offrir des bottes magiques à Pierre, chaque fois qu’il les mettra, elles le transporteront dans un univers merveilleux, « au pays des arbres ». Ce conte est à la fois onirique et philosophique, satirique et moderne. J’ai adoré.

C’est sur ces paroles positives que je vous souhaite à tous et à toutes un

 

JOYEUX NOËL, empli de simplicité heureuse, de sourires et de satisfactions par milliers !

Repost 0
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 20:24

Comme le titre l’indique de manière explicite, très brève et familière, cette BD nous fait un petit inventaire des coucheries d’un soir qui ont mal tourné.

Les dessins simples, en noir et blanc, racontent des rencontres entre hommes et femmes qui ne se comprennent pas. Mais ce petit roman graphique met aussi en valeur la dimension bestiale de chacun d’entre nous qui veut absolument assouvir ce désir … Les auteurs sont deux nanas, comme par hasard !

Rien de bien nouveau sous les tropiques même si c’est souvent drôle, pas très raffiné et même si certains se reconnaîtront sans doute dans ces aventures rocambolesques. Quelques exemples :

-         La fille trop complexée qui n’arrête pas de poser des questions dans l’espoir d’être rassurée : « J’m’y prends pas bien … Tu n’aimes pas cette partie de mon corps ? … parce que tu ne la touches pas. »

-         La nana complètement séduite par les yeux du type qu’elle vient de rencontrer, et ce dernier a le malheur de fermer les yeux au lit : « Il les ferme. Il ferme ses yeux de rêve. Pourquoi il les ferme ? Grrr. »

-         Le type qui avoue sur le coin de l’oreiller qu’il est amoureux de sa chef qui est complètement canon !

-         La fille qui persiste avec le gars qui sent mauvais. L’invitant chez elle, elle ouvre la fenêtre pour aérer et finit par proposer « et si on essayait sous la douche ?tu l’as déjà fait sous la douche ? »

 

 

»   14/20   »

 

Un grand merci à Caroline et aux Dialogues croisés !

 

 

Repost 0
Published by Violette - dans Lectures - BD
commenter cet article
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 09:07

 

Tentée par un billet de Soukee et alors que j’hésitais à lire la suite des aventures de Mary Ann, Michael, Mona, Mme Marigal (n'ayant pas été une grande fan du tome 1), je suis finalement passée à l’acte … et je ne le regrette pas !

Michael est un célibataire gay malheureux d’être seul, Mary Ann est une hétéro célibataire malheureuse d’être seule… les deux sont faits pour être amis. Ils partent ensemble faire une croisière où l’amour sera au rendez-vous ! Mona, quant à elle, s’en va aussi, elle fuit pour finalement tomber sur sa grand-mère, maquerelle majestueuse et pour découvrir le formidable secret de son père (je ne révèle pas le scoop). Quoi d’autre ? DeDe, enceinte de jumeaux, quitte Beauchamp puisque les bébés ne sont pas de lui mais d’un livreur asiatique. Brian a le béguin pour une nana de l’immeuble d’en face qu’il mate aux jumelles tous les soirs (et elle fait pareil…)

Le livre est difficile à résumer car s’adonner à cet exercice aride ôte toute la dimension loufoque, burlesque, absurde. C’est souvent tordu, tiré par les cheveux, complètement dingue mais c’est ce qui est bon. Quand on a fermé le bouquin, on meurt d’envie d’aller fumer un angel dust sur la terrasse de l’immeuble de Mme Madrigal et de revenir dans les années 60…

 

« Lady Onze » ou l’apparition féminine en face de l’appart de Brian… :

« Dressée, majestueuse comme une figure de proue à l’avant de l’immense vaisseau blanc qu’était le Superman Building, Lady Onze se matérialisa à sa fenêtre et leva ses jumelles. Brian en fit autant.

               Et il retint son souffle.

               Car cette fois, elle ne tenait ses jumelles que de la main droite… Et de l’autre, elle était en train de dénouer la ceinture de son peignoir.
              Durant cette sixième nuit enchantée, au-dessus d’une ville grouillante de monde, le peignoir glissa sur le sol et celui de Brian aussi. »

 

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Violette
  • Le blog de Violette
  • : Un blog consignant mes lectures diverses, colorées et variées ... et d'autres blabla en prime.
  • Contact

à vous !


Mon blog se nourrit de vos commentaires...

Rechercher

Pages