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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 18:03

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             C’est grâce à Leiloona qui l’a fait voyager, que j’ai pu recevoir et lire ce livre, au mois de juillet dernier.

Stjepan est un jeune militaire de vingt ans qui se réveille après une explosion d’obus, en pleine nature, dans un pays inconnu. Il est le seul survivant, ses camarades gisent morts à ses côtés. Un peu plus loin, Stjepan trouve une voiture qui a subi le choc de l’explosion, à son bord, une jeune femme morte et un bébé pendu à son sein. Le bébé est vivant. Sans trop se poser de questions, le jeune homme emmène le bébé qu’il baptise Skoda (de la marque de la voiture).

Il erre, se cache des véhicules militaires, rencontre un douanier qui le viole en échange d’un peu de lait pour Skoda. Il sera ensuite hébergé par une famille où il ne reste que des femmes, les hommes étant partis faire la guerre. La mort est au rendez-vous chaque jour mais certaines personnes rencontrées font encore preuve de générosité.

Ce petit roman est difficile et beau. Pointant du doigt les atrocités de la guerre, il met en lumière la brièveté de la vie mais aussi la magie de certaines rencontres. Pour Stjepan, s’occuper de ce bébé est une évidence, il se sent comme son père, il le couve et le protège.

Les phrases sont simples, l’auteur ne s’encombre pas de fioritures ni de sentimentalisme. La cruauté de la vie autant que celle de la mort poignarde et happe le lecteur à chaque page. Puissamment efficace !

 

« Stjepan ne sait même pas si c’est un garçon ou une fille ; ce n’est pas le moment de regarder. Cette fois, il part. Mais il réfléchit à ce problème : garçon ou fille. La voiture qu’ils ont abandonnée, ça lui revient tout à coup c’était une Skoda. Stjepan n’est pas très certain que Skoda soit un vrai prénom, mais ça sonne comme. Et ça peut aller aussi bien pour nu garçon que pour une fille.

« Salut Skoda ! »

 

Je remercie encore Leiloona de m’avoir permis de découvrir ce roman !

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 22:26

 

Après  Le Démon de Midi où une épouse voyait son mari partir pour une femme plus jeune qu’elle, nous retrouvons notre Noémie divorcée, mère de deux grands ados. Accompagnée de deux copines avoisinant elle aussi la cinquantaine, elle se remémore le temps passé, elle se plaint des ravages du temps sur son corps, elle parle mecs surtout, toujours et encore.

C’est la digne suite des premières aventures de Noémie, teintée de nostalgie, de souvenirs et même de rétrospective de l’histoire de la Femme : contraception, avortement, statut de la femme, ménopauses, etc.

Encore une fois, j’ai pris un grand grand plaisir avec cet album. J’ai rigolé, souri avec compassion et tendresse. Si je n’ai pas encore 50 ans, j’ai su percevoir l’authenticité des propos, comme on dit, « ça sent le vécu » !

Alors, si vous voulez faire la connaissance de la quinqua en jogging qui estime que la vraie liberté c’est de ne plus désirer et de ne plus être désirée, si vous souhaitez rencontrer la divorcée qui aimerait « bien être terrassée encore une fois par une belle histoire d’amour » mais qui doit se contenter d’écouter les frasques de sa fille de 20 ans au corps de rêve, si vous voulez découvrir la nana adepte des thérapies de couple, indulgente face aux liaisons extra-conjugales de son mari et qui reste avec lui… pour leur fille … qui a tout de même 25 ans…. Cet album est pour vous !

»       17/20   »

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 22:18

Ce livre aurait aussi pu s’intituler « Les Monologues du ventre » car il fonctionne un peu comme la pièce de théâtre, Les Monologues du vagin du même auteur.

            Eve Ensler déteste son ventre. Elle le trouve trop gros et ce premier constat débouche vite sur une réflexion plus générale sur le physique des femmes, sur ces défauts qu’on hait plus que tout, sur ces régimes qu’on ne cesse de commencer, d’interrompre, de reprendre et d’arrêter. J’emploie volontairement le « on » généralisant car toutes les femmes se reconnaîtront pour avoir subi cette tyrannie de l’apparence.
            Eve Ensler nous propose différentes visions, différents témoignages de femmes à travers le monde, comme elle l’avait fait pour son précédent livre. On a du mal à parler de « pièce de théâtre » d’ailleurs car, encore une fois, il s’agit de monologues et de quelques dialogues.

J’ai été un peu moins émue qu’à la lecture des Monologues du vagin, paradoxalement, ça m’a paru trop féministe, la femme comme une guerrière est une image qui ne me plaît pas tellement et puis finalement, cette  dictature du physique parfait, les hommes ne le subissent-ils pas aussi ?

A lire… mais c’est léger –et très vite lu aussi.

Un extrait touchant, celui où Eve raconte sa rencontre avec des femmes afghanes à qui il est formellement interdit de manger des glaces. Alors qu’elles risquent la flagellation voire la condamnation à mort, ces Afghanes se réunissent secrètement dans un restaurant :

« Les coupes de glace à la vanille arrivent sur la table (3 coupes). Sunita relève sa burqua, l’attache avec beaucoup de précautions sur sa tête comme si c’était un voile de mariée. Elle regarde longuement sa coupe. Elle attend que je commence la première. Tandis que les talibans encerclent le souk dans leurs camions Toyota, la glace cesse d’être mon ennemie. Sunita risque sa vie pour ce petit plaisir. Elle le partage avec moi. Je mange cette glace. Eve mange la glace. Cette douce vanille interdite se fond dans mon corps. »

Et la fin du livre… ou les évidences qu’il est bon de rappeler et nous aident à nous accepter :

-          Notre corps nous parle de toutes ces femmes  qui sont venues avant nus sue la terre.

-         Il nous parle de nous-mêmes.

-         Notre corps est notre chez-nous.

-         Un chez-nous où nous pouvons crier.

-         Ou nous pouvons nous reconnaître.

-         Nous montrer excessives.

-         Nous vider.

-         Nous remplir.

-         Notre corps est unique.

-         Notre corps est parfait parce qu’il est unique.

-         Nous sommes en parfait accord avec ce corps parfait.

-         Accord parfait.

-         Parfait accord.

-         Un corps parfait.

 

    10/12 pour le challenge de Bladelor

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 12:10

 

Voilà un bien bel album qui mérite amplement le Prix du Public reçu en 2011 à Angoulême.

Clémentine est une jolie lycéenne dont la vie va être chamboulée par une rencontre : Emma. Une attirance irrépressible et surtout incompréhensible pour cette jeune adulte aux cheveux bleus l’empêche de vivre une histoire d’amour avec le beau Thomas. Clémentine se pose des questions, rejette ce qui, pourtant, saute aux yeux : elle est amoureuse d’Emma.  Se liant d’amitié avec elle qui a pour réputation de fréquenter le milieu gay, Clémentine va voir s’éloigner certains de ses amis. Emma a une amoureuse mais les sentiments très forts qui la lient à Clémentine vont dominer.

Lorsque les parents de Clémentine découvrent la liaison homosexuelle de leur fille, ils le renient et la chassent de la maison familiale. Elle n’a que 17 ans. Des ruptures et des réconciliations vont ponctuer la vie des deux jeunes femmes… jusqu’à l’annonce d’une maladie qui condamne Clémentine, à 30 ans.

La lecture de cet album est prenante, quasi magnétique. Les dessins très beaux aux traits précis mettent en valeur cette couleur bleue qui symbolise l’amour pour Emma mais peut-être aussi la différence que représente encore l’homosexualité. Malgré ses grandes qualités, je formulerai deux reproches : le premier concerne l’excès de pathos associé au choix du dénouement, le deuxième est beaucoup plus personnel : j’ai lu Macaron citron il y a peu de temps et l’intrigue, vraiment similaire, ne m’a pas tant séduite, ou disons que j’ai tout autant aimé le petit roman de Claire Mazard et qu’il a le privilège d’avoir été ouvert avant cette BD ! Pour ces raisons, j’attribue la note de :

»   16/20   »

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 14:33

 

 

Faut-il vivre reclus dans une ferme pyrénéenne pour ne pas avoir entendu, au moins entendu, ce titre !

            Dans un futur imprécis et plutôt inquiétant, Katniss, 16 ans, a appris à se débrouiller seule. Après la mort de son père qui a engendré une dépression maternelle, elle a contribué à nourrir sa sœur, sa mère et elle-même. Comment ? en chassant, en se livrant au braconnage, en vendant son gibier et le résultat de ses cueillettes au marché noir. Car dans cette région des Etats-Unis, la vie est difficile et souvent synonyme de privation et de terreur. Le comble de l’injustice et de l’horreur revient à ce jeu, « the hunger games », le jeu de la faim qui consiste à choisir au hasard 24 jeunes ados, à les placer dans une arène hostile et à les voir s’entretuer … car il ne doit rester qu’un seul survivant.

Quand Katniss entend le prénom de sa jeune et fragile sœur qu’elle aime tant désignée par le sort, elle n’hésite pas un instant et se porte volontaire pour être une sorte de candidat de la mort. Katniss a cependant bien des atouts, elle est vive, elle est sait tirer à l’arc, elle sait vivre dans la nature sauvage mais c’est sans compter de rudes adversaires, souvent plus forts physiquement. C’est sans compter Peeta, l’autre adversaire issu du District 12, comme elle. Il est amoureux de Katniss et leur sponsor commun veut faire d’une histoire d’amour entre les deux adolescents une chance de s’en sortir.

Ce roman, complètement addictif, est rudement efficace. Suspens, peur, découverte d’un monde où la télé-réalité revêt son plus immonde manteau sont les principaux ingrédients de ce livre. J’ai aimé mais je ne lirai pas la suite, effleurer quelques résumés des tomes 2 et 3 m’a suffi. Ce n’est pas trop ma tasse de thé mais je dois avouer que rouvrir le gros bouquin pour poursuivre ma lecture a, à chaque fois, été un grand plaisir. Un petit reproche : on tue facilement et sans scrupules et, pour une lecture destinée à des jeunes, c’est dérangeant.

Ames sensibles, s’abstenir … la preuve :

« J’ai dans la bouche un goût infect, que l’eau ne suffit pas à faire passer. Je rampe jusqu’au buisson de chèvrefeuille. J’en détache une fleur, j’arrache délicatement l’étamine et je dépose la goutte de nectar sur ma langue.  Le goût sucré se répand dans toute ma bouche, au fond de ma gorge, me réchauffant avec des souvenirs d’été : je revois la forêt par chez nous, et Gale à côté de moi. »

« Ma réception brutale sur le dos chasse l’air de mes poumons. Mon sac n’amortit pas grand-chose. Heureusement, mon carquois s’est pris au creux de mon coude, ce qui épargne aussi bien mes flèches que mon épaule, et je n’ai pas lâché mon arc. Le sol tremble encore sous les explosions. Je ne les entends pas. Je n’entends plus rien du tout. Mais les pommes ont dû déclencher suffisamment de mines pour que les éclats fassent sauter les autres. Je me protège le visage avec les bras, tandis qu’une pluie de terre et de fragments incandescents s’abat autour de moi. Une fumée âcre se répand – pas le plus indiqué pour une fille qui essaie de respirer de nouveau. »

Je ne sais pas ce qu’a donné l’adaptation cinématographique de ce premier opus… je veux bien cueillir vos avis !

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 17:17

Il n’y a pas d’erreur dans le titre, il ne s’agit pas de braquer une banque mais bien de la voler, de voler toute la banque !

John Dortmunder, petit truand ou grand voleur, on ne sait pas trop, passe son temps à faire du porte à porte pour vendre aux gens des encyclopédies qui n’existent pas. Victor, quant à lui, est un ancien agent du FBI qui n’a toujours connu que les côtés plats et soporifiques de ce service de police et qui rêve d’action, comme dans les films. Kelp, c’est l’oncle de Victor et c’est de lui que vient l’idée de voler une banque… Herman est le serrurier responsable d’ouvrir le coffre-fort. Murch est le chauffeur génialissime qui sait conduire et surtout voler n’importe quelle voiture, n’importe quel camion. Deux femmes complètent la fine équipe.

Et la banque alors ? En attendant que la grande et vieille banque ressemblant à un « temple grec » soit refaite à neuf, un mobile home a été aménagé, en face, pour faire office de banque de remplacement… Vous devinez la suite,  nos voyous vont mettre au point un plan infaillible : tracter cette banque par un camion jusqu’à un endroit secret et tranquille où Herman aura tout le temps de percer le coffre-fort. Bien entendu, le plan ne fonctionne pas comme sur des roulettes…

J’ai pris mon pied avec ce livre aux personnages rôles et attachants, à la fois vernis et guignards. Il y a un côté Ocean’s Eleven en plus folklo et en moins classe. C’était donc une agréable et divertissante lecture, et je remercie Caroline et :

 !!!

Un petit extrait qui se situe au début, après l’inspection de la « banque mobile » :

« - Oui, je l’ai vue, répondit Murch, soudain extrêmement sérieux. Je l’ai examine très attentivement et j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

-         La mauvaise d‘abord, dit Dortmunder.

-         Non, dit Kelp. La bonne d’abord.

-         D’accord, dit Murch. La bonne, c’est que la banque possède un anneau de remorquage.

-         Et la mauvaise ? demanda Dortmunder.

-         Elle n’a pas de roues.

-         Eh bien, ça m’aura fait plaisir de te parler, conclut Dortmunder. »

Donald Westlake, que je ne connais absolument pas est un écrivain américain « prolifique et éclectique » (dixit Wiki) qui s’est tout de même spécialisé dans les histoires de casse et de cambriolage. Avis aux amateurs !

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:19

 

Je viens de découvrir le théâtre de Courteline à travers la lecture de quelques pièces et saynètes. Cet homme aux multiples talents (tour à tour journaliste, conteur, romancier, chroniqueur) a connu un grand succès à son époque, à la fin du XIXème siècle. Il n’était pourtant jamais content de lui, toujours à ronchonner et à se remettre en question. En 1899, il reçoit la légion d’honneur et est admis à l'Académie Goncourt en 1926. Il meurt peu après, amputé des deux jambes.

La peur des coups raconte une scène de ménage. « Elle » et « Lui » se disputent parce que l’épouse s’est plus ou moins laissé séduire par un militaire. Il lui reproche sa conduite de « fille », elle lui reproche d’avoir laissé faire, de ne pas être intervenu par « peur des coups ». Un homme couard et hypocrite et une femme maligne et coquine.

Ces quelques pages m’ont fait passer un excellent moment. Quand l’époux tente de s’imposer, sa femme trouve la petite faille qui le fera reculer. Une chambre à coucher, deux personnages, des dialogues drôles.

-         Lui : Donc, tu peux te le tenir pour dit : la moindre allusion à ce monsieur, la moindre ! c’est clair, n’est-ce pas ? et ce n’est plus une lettre qu’il recevrait de moi.

-         Elle : Qu’est-ce qu’il recevrait ?

-         Lui, très catégorique: Mon pied.

-         Elle : Ton pied ?

-         Lui : Mon pied en personne, si j’ose m’exprimer ainsi.

-         Elle, pouffant de rire: Pfff.

-         Lui, qui saute sur son pardessus et l’endosse : Veux-tu que j’y aille tout de suite.

-         Elle, froidement: Je t’en défie.

-         Lui, son chapeau sur la tête: Ne le répète pas.

-         Elle : Je t’en défie.

-         Lui : Fais attention.

-         Elle : Je t’en défie !

-         Lui : Pour la dernière fois, réfléchis bien à tes paroles. Solennel, la main sur le cœur.Devant Dieu qui me voit et qui m’entend, nous nagerons dans la tragédie si je passe le seuil de cette porte. 

 

 

Lui : j’ai le regret de t’apprendre que le jour où l’esprit et toi vous passerez par la même porte, nous n’attraperons pas des engelures.

 

9/12 pour le challenge de Bladelor

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 00:00

 

TROIS !

Les trois Grâces, les trois Parques, les trois rois mages, les trois Mousquetaires, les trois petits cochons, … et maintenant, les trois ans de ce blog, rien que ça !

Sans faire de bilan, un constat : tout en continuant à prendre du plaisir à nourrir ce blog, je sens parfois aussi une petite lassitude voire une once de paresse à la rédaction de certains billets avec une vilaine voix qui me susurre méchamment : à quoi ça sert ?

Mais comme la lecture est pour moi une troisième jambe, bien fichée à moi pour le restant de mes jours, je crois que je vais encore bloguer pour un petit moment !

 

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Published by Violette - dans Fait maison
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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 14:05

Ce titre bien étrange était en vogue sur la blogosphère à une époque. Je me suis donc précipitée dessus quand je l’ai vue à ma bibliothèque préférée.

Il s’agit d’un roman graphique qui, contrairement aux BD classiques, contient énormément de texte et sa lecture équivaut à celle d’un court roman.

Gemma Bovery est une Londonienne qui rencontre son futur mari, Charlie, lors d’une soirée où, plaquée par son petit ami Patrick, elle se réfugie dans une histoire de grippe pour pouvoir être hébergée par Charlie. Charlie et Gemma ne sont d’abord que de simples amis et petit à petit, la jeune femme s’éprend de ce restaurateur de vieux meubles, de « sa nonchalance, sa fierté professionnelle, son absence de matérialisme, l’odeur du vernis, la sciure dans ses vêtements, ses ongles endeuillés d’une crasse honnête ». Un os vient assombrir leur liaison : Charlie a été marié, il a deux enfants, et son ex-femme ne lui fiche pas la paix.

C’est lorsque Gemma arrive à le convaincre de partir vivre en Normandie, à Bailleville, qu’elle se sent réellement heureuse, amoureuse de la vie campagnarde. Evidemment, ça ne durera pas. L’ennui l’envahit, le côté rustre et malpropre de son mari l’horripile. Quand on a un nom qui ressemble tant à l’héroïne de Flaubert, quel autre choix que celui de prendre un amant ? Ce sera  Hervé, plus jeune qu’elle, qu’elle retrouvera dans une superbe villa qui appartient aux parents du bellâtre pour assouvir ses désirs. Pourtant, on l’épie : c’est Raymonde Joubert, le boulanger qui a remarqué les allées et venues du couple adultérin et qui, jaloux, tente à sa manière d’y mettre fin.

J’ai été captivée par cette histoire ! Subtile, drôle, riche, cet album atypique m’a complètement enchantée ! C’est à la fois une adaptation du célèbre Madame Bovary mais c’est aussi tout autre chose ! Je suis fan et je le clame bien haut, c‘est un coup de cœur !

»   18/20   »

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Published by Violette - dans Lectures - BD
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 10:26

C’est tête baissée que j’ai foncé en choisissant ce livre car je connaissais un peu les textes destinés à la jeunesse écrits par Yak Rivais.

Ne tournons pas autour du pot : je n’ai pas aimé ce livre, je me suis fait violence pour arriver au terme de cette lecture.

Vitellius, président autocrate d’un pays indéterminé, le jour des élections, refuse sa défaite. Non, ce n’est pas Vespasien qui a été élu avec 53%, d’ailleurs l’opération « Coup-de-Jarnac » dont Vitellius est l’instigateur porte ses fruits : dans de nombreux bureaux de vote, des militants ont glissé une trentaine de bulletins au nom de Vitellius… qui ne bouge pas d’un iota.

            Il est question de putes (Vitellius a de nombreuses érections qui arrivent sans prévenir, il a besoin de se soulager très vite !), de latrines bouchées qui puent, de meurtres (Vitellius n’hésite pas à employer les grands moyens pour parvenir à ses fins). C’est caricatural, ubuesque, truculent et pourtant, je n’ai pas ri. Peut-être parce que cette farce n’est pas si éloignée d’une certaine réalité ? j’avais lu les deux premières pages, j’avais tout lu. Ce n’est que mon humble opinion…

Avis aux amateurs du genre vitriolesque (oui, j’ai envie, parfois, d’inventer des mots), ce court (heureusement pour moi, « court ») roman appelé « roman bouffe », vous plaira sans aucune doute.

Vitellius qui prêche la bonne parole (ça sent le « vrai », me direz-vous) : « Mais c’est le peuple, l’adversaire ! Cet abruti tentaculaire et aveugle qu’on appelle le peuple ! Pas seulement le parti de Vespasien. C’est tout cette bande de moutons débiles ! Ce troupeau de beaux prêts à suivre qui leur promettra du fric et la lune sans fatigue. L’adversaire, c’est un ramassis de canailles ! Ils ne combattent par l’injustice, ils rêvent de l’exercer à leur avantage ! Ils ne combattent pas l’iniquité, ils rêvent de l’exercer à leur avantage ! Ils ne combattent pas la misère, ils rêvent d’être admis au club des Friqués avec nous ! »

 

Merci à Caroline pour cet envoi et à  

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