
Bambi est une jeune fille d’une beauté incroyable qui n’a pas eu de chance dans la vie, entre son grand frère Martin, violent et violeur, son père qui a mystérieusement disparu et sa mère impotente et alitée depuis des années. Dans la masure qui leur sert de maison, Bambi s’occupe seule de ses deux petits frères jumeaux handicapés mentaux. Pour elle, une seule échappatoire existe : le zoo pas loin de chez elle, où elle entre régulièrement par effraction ; les animaux la fascinent ! Tombant un jour nez-à-nez avec le directeur du zoo, Noël Rivière, elle parvient à se faire embaucher en tant qu’apprentie puis salariée. L’enfer devient paradis car le beau directeur qui lui plaît tant tombe amoureux d’elle. Mais Martin, incarcéré en prison pour quelques années, est la pire des ordures et compte bien récupérer, coûte que coûte, sa sœur...
Un roman noir violent où il est question de vengeance, une vengeance tenace qui court sur des années.... J’ai aimé le contexte du zoo et les fréquents parallèles entre l’humain et l’animal (même s’ils ne sont pas révolutionnaires). Ce qui m’a le plus dérangée, c’est le manque de crédibilité de certains revirements de situation associé à des portraits des personnages incomplets. L’autrice noircit le trait jusqu'à user la mine quant à la famille Rapaz qui vit dans une crasse sans nom avec ce mâle dominant, Martin, qui commet les pires abominations sur les siens. Comme tout bon roman noir, c’est extrêmement glauque et sordide mais j’aurais aimé un peu plus de vraisemblance pour pouvoir y adhérer. Je dois reconnaître que la fin – spectaculaire - est plutôt réussie remettant hommes et animaux à leur place et le titre ne prend sens qu’à la toute dernière phrase. Ça reste une lecture facile et qui m’a permis, en période d’intense activité, de m’évader. (oui, c’est ce qu’on appelle un avis « partagé » !)
La vétérinaire fait visiter le zoo à Bambi, lui expliquant que les reptiles étaient nourris de petits animaux vivants : « Les reptiles ne mangent pas de carcasses. C’est comme ça. On a essayé mais ça ne marche pas vraiment. Même les salamandres ne mangent que ce qui bouge. Tu verras. N'oublie jamais que tous les animaux que tu vois ici sont des bêtes sauvages. Qu'elles soient nées en captivité ou dans la nature ne change rien à l’affaire. Elles sont d’autant plus dangereuses qu’ici elles se savent en sécurité. Leurs sens ne sont pas sollicités par leur instinct de survie. Elles ne sont ni des proies, ni des prédateurs. Et comme elles ne sont pas en contact direct avec les autres espèces, leurs seules interactions sont avec le public et les soigneurs. Par conséquent, elles n’ont pas peur de nous. »











