
En 1931, dans l’état de New York, Lilly, neuf ans, vit dans la chambre d’un manoir. Le problème c’est qu’elle n’a jamais connu que cette pièce du grenier, ses parents l’y enferment depuis sa naissance parce qu’elle est un monstre, une abomination. Elle regarde tous les jours avec envie les chevaux de la grande propriété du manoir par sa minuscule lucarne, jusqu’au moment où un cirque s’installe. Ô surprise, sa mère vient la chercher, lui ordonne de s’habiller, elle l’emmène voir le cirque. Pour Lilly qui n’est jamais sortie, c’est louche, d’autant qu’elle n’a jamais pu faire confiance à sa mère. Effectivement, sa mère la vend tout bonnement à un responsable du cirque. Lilly deviendra une de ces bêtes de foire et ce n’est qu’à ce moment-là que, confrontée à un miroir, elle découvre ce qui fait d’elle un être à part, loin pourtant d’être un monstre. Adoptée par la plupart des artistes, elle va jouer à la voyante, communiquant avec les morts et surtout accompagnée de supercheries, d’artifices et de tours de passe-passe destinés à berner le client. Heureusement que le soigneur des éléphants, Cole, devient son ami et qu’elle peut passer tous les jours du temps avec ces pachydermes qui semblent avoir pour elle une affection toute particulière. Reverra-t-elle ses parents ? Qui est Julia, cette jeune femme qui, en 1956, a hérité du manoir de ses parents décédés, cet endroit effrayant qu’elle a fui dès que possible ?
Je ne vais pas dire que je n’ai pas aimé ce roman - la lecture est assez addictive – mais il raconte une histoire, voilà, c’est tout. Il m’a manqué quelque chose comme une profondeur dans le traitement des personnages, un style plus soigné. Il y a également des longueurs inutiles et un peu creuses qui s’apparentent à du remplissage… et puis cette manière récurrente d’appeler « péquenauds » le public du cirque, c’est agaçant à la fin ! Bref, ce livre trouvera son public (il est noté 4.37/5 sur Babelio !). Je termine par dire que j’ai aimé l’univers du cirque et l’évocation des éléphants m’a vraiment fait rêver, comme l’héroïne. Allez, je valide en lecture de plage.
Le cirque se déplace en train : « A l'intérieur d'un autre wagon ouvert, un nain chantait et jouait d'une guitare miniature pendant que Hester la Femme Singe riait en regardant Magnus l’Homme le Plus Laid du Monde tenter d'apprendre à son chien affaire le mort. Stubs l’Homme le Plus Petit du Monde était assis sur les genoux de Belinda la Femme à Deux Corps et Une Tête, un livre entre les mains. Lilly sourit, secoua la tête et continua à avancer. »




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