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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:03

Un roman très attendu, une suite à L’Ombre du vent… et pourtant une déception !

     Barcelone, les années 20. David Martin est un écrivain de talent qui se voit proposer un contrat un peu particulier. L’éditeur Corelli lui demande en effet de « créer un religion ». Ce pacte diabolique vaudra une série d’événements malheureux et sordides au héros. Le roman oscille entre enquête policière, surnaturel et histoire d’amour.

Évidemment, ça reste du Zafon et ça se lit aussi bien que se boit un bon petit vin blanc sucré. Mais l’auteur a rajouté un peu trop de sucre et l’ensemble comporte beaucoup d’invraisemblances, les relations entre les personnages ne sont pas toujours cohérentes et crédibles et je trouve que le romancier espagnol cède souvent à la facilité. Ça sent le déjà-lu, l’intrigue est moyennement surprenante.
L’Ombre du vent est un roman qu’on n’oublie pas, qui bouscule, touche,  qui allie merveilleusement magie, poésie et mystère. Le Jeu de l’Ange n’est pas déplaisant à lire, certes, mais n’est pas du même acabit, sans doute trop commercial... Zafon ne s'en cache même pas puisqu'il écrit sur son site Internet anglais « I am in the business of storytelling » (« Mon boulot, c’est de raconter des histoires ») ... mouais!

Heureusement que l’on retrouve l’univers barcelonais ! Le parc Güell, l’auditorium du Palau de la Musica, la Rambla, Gaudi, la Sagrada Familia, Montjuïc  et le fameux Cimetière des livres oubliés (nostalgie de l’Ombre !)

Au bout du compte, on passe un bon moment, du moins ce fut le cas pour moi, la première partie m’a bien plu, mais il n’y a pas "le petit plus" qui fait toute la différence !

Un extrait :

« Mes seuls amis d’alors étaient d’encre et de papier. A l’école, j’avais appris à lire et à écrire bien avant les autres gamins du quartier. Là où les camarades voyaient de l’encre semée de chiure de mouche sur des pages incompréhensibles, je voyais de la lumière, des rues et des êtres humains. Les mots et le mystère de leur science cachée me fascinaient et m’apparaissaient comme une clé permettant d’ouvrir un monde infini, bien loin de cette maison, de ces rues et de ces jours opaques où, j’en avais déjà l’intuition, ne m’attendait qu’un avenir sans intérêt. »

Dernière remarque : pour le prix du bouquin, Robert Laffont pourrait s’efforcer de ne pas oublier la ponctuation, c’est énervant !

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 12:19
Sondage réalisé par le magazine Lire : Quels livres vous ont marqué à vie? La question a été posée à 2 000 personnes, chacune pouvant citer plusieurs titres.

Lesquels ai-je lus? Ceux en violet ! Commentaires en turquoise.


1 La Bible enfin, des extraits uniquement... j'ai bien un exemplaire chez moi, mais il en faudrait des heures et des heures pour en venir à bout!
2 Les Misérables de Victor Hugo lu au collège et pas fan, relu plus tard et adoré!
3 Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry plusieurs fois!
4 Germinal d'Emile Zola  lu plusieurs fois et adoré à chaque fois un peu plus!
5 Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien Je n'ai déjà pas aimé le film, alors le livre, non merci!
6 Le rouge et le noir de Stendhal Oui, mais pas un de mes livres préférés!
7 Le grand Meaulnes d'Alain-Fournier 2 fois, relu tout récemment, superbe!
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne Je ne crois pas... Verne n'est pas ma tasse de thé!
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody oui, à l'époque!
10 Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas Je ne crois pas...
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol
12 Le journal d'Anne Frank d'Anne Frank plusieurs fois et c'est un livre qui marque les collégiens en général.
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
ça me faisait rêver...
14 La nuit des temps de René Barjavel je ne crois pas... ou alors commencé mais pas terminé!
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough, pas le livre mais le film, oui! (ma maman est fan!)
16 Dix petits nègres d'Agatha Christie lu plusieurs fois et même joué!! (oui oui!)
17 Sans famille d'Hector Malot un de mes romans préférés, et j'ai hâte de le relire!
18 Les albums de Tintin de Hergé, un ou 2 peut-être, je ne suis pas du tout bédéphile (mais en passe de le devenir )
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. Ca ne m'intéresse pas, vu le film...
20 L'Assommoir d'Emile Zola Bien sûr! Magnifique !
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë Oh oui, encore un très grand livre!
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc. euh... là, non! Lire un dico, ce n'est pas vraiment un truc qui me branche, même si je m'y perds souvent!
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray Je ne connais même pas !
24 Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas OUI! adoré! ça se dévore malgré les centaines de pages (2000 c'est possible?)
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre un très beau souvenir
26 Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley pas encore, mais il est sur ma table de chevet!
27 La peste d'Albert Camus
28 Dune de Frank Herbert commencé mais pas terminé, j'ai détesté!
29 L'herbe bleue Anonyme je ne crois pas connaître!
30 L'étranger d'Albert Camus
31 L'écume des jours de Boris Vian projet : le relire!
32 Paroles de Jacques Prévert des extraits
33 L'alchimiste de Paulo Coelho son meilleur!
34 Les fables de Jean de La Fontaine presque toutes!
35 Le parfum de Patrick Süskind adoré!
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire ah... combien de fois!!??
37 Vipère au poing d'Hervé Bazin pas aimé...
38 Belle du seigneur d'Albert Cohen pas aimé...
39 Le lion de Joseph Kessel toute mon enfance!
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
41 Candide de Voltaire au moins 3 fois!
42 Antigone de Jean Anouilh lu au moins 10 fois et étudié presque chaque année avec mes 3ème.
43 Les lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45 Si c'est un homme de Primo Levi sur les bancs de la fac... chaque être humain devrait l'avoir lu!
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur bien sûr! tant de fois!
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne je ne crois pas...
48 Les fourmis de Bernard Werber j'aimerais!
49 La condition humaine d'André Malraux
50 Les Rougon-Macquart d'Emile Zola presque tous, presque!
51 Les rois maudits de Maurice Druon non mais pourquoi pas?
52 Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand
53 Les hauts de Hurlevent d'Emily Brontë attention chef d'oeuvre!
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert au moins 3, 4 fois
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol

57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
58 La mère de Pearl Buck il y a très très longtemps!
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault connais pas!
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61 Des grives aux loups de Claude Michelet
62 Le fléau de Stephen King connais pas le titre (l'auteur, oui, quand même  ! )
63 Nana d'Emile Zola 2 fois au moins
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur bien sûr! tant de fois!
65 Pour qui sonne le glas d'Ernest Hemingway je ne crois pas. Il faudra y remédier !
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez il y a longtemps... un joli souvenir!
67 Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt mon premier Schmitt!
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
69 L'île mystérieuse de Jules Verne
70 La chartreuse de Parme de Stendhal
71 1984 de George Orwell
72 Croc-Blanc de Jack London
73 Regain de Jean Giono
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo lu et relu!
75 Et si c'était vrai de Marc Levy
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline un chef d'oeuvre!
77 Racines d'Alex Haley Jamais entendu parlé!
78 Le père Goriot d'Honoré de Balzac il y a longtemps... il ne m'en a pas laissé un bon souvenir. A relire!
79 Au bonheur des dames d'Emile Zola
80 La terre d'Emile Zola il m'attend dans ma bibliothèque... un des seuls Zola que je n'ai pas lu!
81 La nausée de Jean-Paul Sartre
82 Fondation d'Isaac Asimov C'est de la science fiction, non? Non, pas lu!
83 Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway lu, relu et même étudié une année avec des 5ème! Un bijou, ce livre!
84 Louisiane de Maurice Denuzière je crois bien... mais pas de souvenir précis!
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86 Le club des cinq d'Enid Blyton Y'en avait beaucoup, non? J'étais plus Les six compagnons!
87 Vent d'est, vent d'ouest de Pearl Buck Connais pas!
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir C'est en projet!
89 Les cavaliers de Joseph Kessel Connais pas!
90 Jalna de Mazo de la Roche inconnu pour moi !
91 J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian j'aimerais ...
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant lu 3 fois je crois.
93 Un sac de billes de Joseph Joffo toute mon enfance!
94 Le pavillon des cancéreux d'Alexandre Soljenitsyne connais pas!
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati lu il y a 1 ou 2 ans.
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel connais pas ...
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu inconnu pour moi !
98 La case de l'oncle Tom de H. Beecher-Stowe enfant ... peut-être en "version courte"?
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard non mais j'aimerais!
100 Le silence de la mer de Vercors Des extraits



Au total, 60 livres sur 100!

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 13:26


   J'ai découvert cette adaptation du célèbre roman de Melville en BD. Pour ceux qui ne connaîtraient pas (encore), Moby Dick est le nom donné à une baleine blanche et le roman raconte l'obsession du capitaine Achab à vouloir tuer cette baleine.
Impression très étrange de retrouver un pavé de quelques 700-800 pages (si mes souvenirs sont exacts) réduit à une trentaine de pages et quelques dizaine d'images...

Voici la 2ème page :

et le fameux regard de confrontation entre Achab et Moby Dick :

   L'adaptation n'a rien d'extraordinaire, le roman est résumé, extrêmement résumé, sans apporter une réelle touche d'originalité. Il peut, en revanche, très bien convenir à de jeunes lecteurs (dès 4-5 ans même), qui voudraient se familiariser avec l'histoire.

A noter, trois choses :
- d'autres BD se sont inspirées du roman de Melville, notamment une écrite par Jean Rouaud (l'auteur des Champs d'honneur) qui serait apparemment une réussite. Une autre BD transpose le roman d'aventure à la science-fiction (Moby Dick est une grande comète blanche et le Pequod, le navire, devient une grande comète blanche)
-  Will Eisner a adapté d'autres grands auteurs en BD (Cervantès, Kafka).
- pour les profs de français, Moby Dick (celui de Melville) figure dans la liste des lectures recommandées par les Instructions Officielles pour la classe de 3ème. Entre le roman, les adaptations cinématographiques, musicales, en dessin animé ou en BD, y'a de quoi faire...

Enfin, une adresse qui nous permet d'y voir plus clair en ce qui concerne les relations entre BD et littérature :
http://mediathequesoultz.over-blog.com/pages/LAdaptation_Litteraire_en_Bande_Dessinee-576119.html

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 15:08

   J’ai longuement réfléchi à une rubrique « Nanas » sur ce blog qui serait intitulée « Exclusivement féminin » pourtant, qu’y aurais-je mis ? Je ne suis ni french manucure, ni leggings, ni Femme Actuelle’s lector, ni amoureuse de mon portable et de son forfait illimité, ni adepte du smoky eyes, ni amatrice des tropéziennes, ni même vraiment au courant des dernières nouveautés Bio et encore moins raide dingue du shopping.

alors une question se pose à moi : suis-je un mec au fond?

   Il est vrai que j’ai quand même pondu mes deux enfants (si c’est pas une preuve ça, une vraie de vraie !), mais il est vrai aussi que mon utérus est tout petit (dixit ma gynéco), vraiment très très petit comme s’il tentait de ne pas exister ? hum hum hum (à méditer )

   Prenons le problème à l’envers : j’aime la bière, les belles voitures, faire les courses sans maquillage est chose courante pour moi, j’aime la vitesse et les sensations fortes, je n’aime pas parler pour ne rien dire, vivre dans un capharnaüm ne me dérange pas outre mesure, je ne lis pas mon horoscope et même si je souhaiterais avoir quelques kilos en moins, ma nuit n’est pas hantée de cauchemars si j’ai terminé la tablette de chocolat praliné en une seule fois.

   En revanche, vade retro le foot, le rugby et le silicone , je ne sais pas lire une carte routière dixit mon mari, je ne sais pas si je saurais changer une ampoule, je ne ronfle pas, mais je sais faire plusieurs choses en même temps (exemple : doubler une voiture ne m’empêche pas d’écouter la personne qui est à mes côtés, d’entendre ce qui passe à la radio et de répondre à mon fils qui demande si on est toujours le matin ou déjà l’après-midi … … oui oui, c’est du vécu !)!

Mais alors, qui suis-je ou même que suis-je ?     re-

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 13:22
           Si j'osais, je me lancerais le défi d'apprendre à mieux connaître l'univers de la BD ... Je ne sais pas si je serai constante et régulière, mais voici ma première tentative :


    Jeanne et quelque membres de sa famille viennent retaper la maison familiale dans le but de la vendre. La grand-mère est atteinte d'Alzheimer, les enfants courent partout, le grand se moque du petit, le meilleur ami de la famille se dévoue décidément beaucoup... L'histoire est simple, authentique et touchante. Les illustrations comme le texte brillent de réalisme et de justesse. Une jolie découverte, agréable à lire et à regarder! Un auteur qu'il ne faut pas perdre de vue...

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 13:56
    James Meek est un grand reporter londonien, ses reportages sur l'Irak et Guantanamo on reçu de grands prix internationaux.
        L'auteur s'est sans aucun doute inspiré de son vécu et de ses expériences professionnelles pour écrire ce roman. Le personnage principal, Adam Kellas est un reporter anglais, lui aussi, qui part couvrir la guerre en Afghanistan. Là-bas il rencontre Astrid dont il tombe amoureux.
De retour en Angleterre, il pense rompre la monotonie et l'ennui de sa vie en écrivant un best-seller (tout en sachant et en proclamant ouvertement qu'il ne le fait que pour l'argent...) et d'autre part, en prenant le premier avion, sans bagages ni affaires, pour rejoindre Astrid aux États-Unis. Le roman porte bien son nom puisque les ambitions du "héros" (ou de l'anti-héros...) n'aboutissent aucunement, mais ses projets avortent les uns après les autres. 

Un roman sur la difficulté de communiquer avec l'autre et sur les désillusions de la vie.

    Je m'attendais à une écriture et un style journalistiques, il n'en est rien. Meek multiplie les digressions et les récits enchâssés, évite les clichés et traite ses personnages avec distance et ironie. Son analyse est presque chirurgicale, souvent très froide :
(Kellas dit à Lucy qu'il la trouve sexy) "Kellas lui-même était surpris d'avoir prononcé ces mots à voix haute. C'était comme découvrir que les roches qui vous séparent de la lave en fusion, sous vos pieds, sont infiniment plus fines que vous ne l'imaginiez, quelques centimètres tout au plus. Une croûte fragile, c'était là tout ce qui l'éloignait de gestes incontrôlables, incompatibles avec la paix."

    Quant à moi ... je n'ai pas aimé le livre, et j'ai presque du mal à expliquer pourquoi. Je ne suis pas entrée dans l'histoire, je me suis ennuyée et je n'ai pas toujours compris où l'auteur voulait en venir. Beaucoup de réalisme et de lucidité, certes, mais aussi un grand pessimisme et au fond une grande tristesse. 
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 13:37
             Un recueil de quatre nouvelles.

Qui ne connaît pas Le Parfum du même auteur?
      Bon, ce recueil de nouvelles (datant de 1996, 10 ans après l'écriture de son best-seller) m'a bien moins emballée, il a une teinte relativement angoissante et morbide. Dans chaque texte, une obsession guide le personnage pour mieux le ronger et l'anéantir.

"L'exigence de profondeur" renvoie au mal que peut faire un critique d'art (à une jeune dessinatrice).

Dans "Un combat", le suspense parcourt la nouvelle où deux joueurs d'échec s'affrontent. Le perdant devient le vainqueur et le gagnant se sent misérable d'avoir remporté la partie (encore une fois) face à un joueur jeune et charismatique.

"Le testament de Maître Mussard" nous révèle la découverte incroyable du narrateur : "le monde est un coquillage qui se ferme impitoyablement". S'ensuit tout un délire de conchylisation.

"Amnésie littéraire"est peut-être la nouvelle qui m'a le plus interpellée.
"La vieille maladie me reprend : "amnesia in letteris", la perte totale de tout souvenir de lecture."   ... Hum ... je connais ça aussi... et consigner mes notes de lecture sur ce blog n'est pas le fruit d'un pur hasard !

Le romancier sait tenir en haleine son lecteur, mais je préfère le lire dans ses "versions longues"...

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 10:31

   Tu t’apprêtes à lire un résumé et l'avis d’un livre d’Italo Calvino. Tu t’étonnes d’être ainsi interpellé, tutoyé, toi, lecteur de ce blog. Ca t’amuse mais il y a cette pointe de gêne, tu as l’impression qu’on t’observe, qu’on te voit, assis sur ta chaise, les yeux fixés sur l’écran de ton ordinateur, la main droite collée à la souris… Tu te demandes ce qui te fait poursuivre la lecture, pourtant, plus que jamais, tu as envie de savoir ce qui suit.

    Ce misérable pastiche n’est rien à côté de l’immense talent d’Italo Calvino !
Quel toupet ! L’écrivain italien ose l’original, use et abuse d’insolite, de jamais-vu. Il dévoile les ficelles du travail de l’écrivain, nous fait découvrir les coulisses de l’œuvre, démantèle le squelette du roman, les mille choix qui rongent un auteur quand il écrit son texte.
«  La ville, là, dehors, n’a pas encore de nom ; nous ne savons pas si elle restera hors du roman ou si elle le contiendra tout entier dans sa noirceur d’encre. » et nous offre ainsi un brouillon de son œuvre. Du moins, c’est ce qu’il prétend. En réalité, l’écriture est fluide, virtuose, brillante et achevée, et ne manque jamais d’humour, d’ironie et de subtilité.

« C’est sans doute la raison pour laquelle l’auteur accumule supposition sur supposition dans de longs paragraphes dépourvus de dialogues : pour que je puisse passer inaperçu et disparaître dans l’épaisseur serrée opaque du plomb ».

   C’est un roman qu’il est très difficile de résumer. Le Lecteur puis la Lectrice en sont les personnages principaux. Le Lecteur est contrarié de ne lire que des incipit. Ainsi le roman est une alternance de chapitres consacrés à ces incipit (de genre et de style différents) et de chapitres dédiés au voyage initiatique du Lecteur.

Un roman sur les romans, un roman sur la dualité écriture/lecture où la frontière entre personnage, auteur, lecteur et narrateur est on ne peut plus floue. Une mise en abyme où rien n’est défini, aucune trame n’est linéaire, tout n’est qu’hypothèse. Mais aussi une farce de très très bon goût, l’auteur se moque des lecteurs mais aussi des écrivains (donc de lui-même !) et des genres romanesques et remet en question le roman traditionnel (dans la lignée des Surréalistes).

Le mot qui me vient à l’esprit et qui m’a poursuivie durant toute ma lecture : VIRTUOSITE ! On ne peut qu’admirer cette œuvre d’art, le génie de ce très Grand écrivain !

Deux extraits :

«  Ne crois pas que le livre te perde de vue, Lecteur. Le tu qui était passé à la Lectrice, il peut d’une phrase à l’autre se braquer sur toi. Tu demeures toujours l’un des tu possibles. Qui oserait te condamner à la perte du tu, catastrophe non moins terrible que la perte du moi ? Pour qu’un discours à la seconde personne devienne un roman, il faut au moins deux tu distincts et concomitants, qui se détachent de la foule des lui, des elle, des eux.) »


lorsque découverte charnelle et lecture se mêlent :
« A la différence de la lecture des pages écrites, la lecture que les amants font de leur corps (de ce concentré d’esprit et de corps dont les amants font usage pour aller au lit ensemble) n’est pas linéaire. Elle commence à un endroit quelconque, saute, se répète, revient en arrière, insiste, se ramifie en messages simultanés et divergents, converge de nouveau, affronte des moments d’ennui, tourne la page, retrouve le fil, se perd. (…) Ce par où l’étreinte et la lecture se ressemblent le plus, c’est ceci : en elles s’ouvrent des espaces et des temps différents de l’espace et du temps mesurables."

       Le roman, Se una notte d'inverno un viaggiatore a été publié en 1979, après la venue de Calvino à Paris, alors qu’il fréquente des cercles littéraires comme l'OuLiPo et rencontre Roland Barthes, Raymond Queneau et Georges Pérec.


Ce roman n'est donc pas à lire comme un autre roman, il est déroutant, parodique et finalement, pédagogique!


 Remarque sur la couverture du bouquin : l'auteur est un peintre suisse, Dominique Appia, dont l'oeuvre s'apparente à celle de Dali.

La plus connue :

Entre les trous de la mémoire

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 10:07
décidément, c'est rubrique Nécrologie ce matin...

   Le photographe Willy Ronis, représentant célèbre de la photographie humaniste, est mort, dans la nuit de vendredi à samedi, à l'âge de 99 ans, a annoncé, samedi 12 septembre, une source proche du photographe. Après la mort de Robert Doisneau, dont la réputation l'avait longtemps éclipsé, Willy Ronis était devenu le principal représentant de l'école dite "humaniste" : il a fait partie de ces photographes qui, dans les années d'après-guerre, ont dépeint la France sous des traits souriants : petits métiers, bords de marne, couples d'amoureux, enfants farceurs…

quelques preuves de son talent :

Rue Simon Bolivar
 
(cette photo me fait penser aux couvertures des romans de Ruiz Zafon...)


Deena de dos



Les gamins de Belleville


Le Petit Parisien

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 08:37
est mort!
L'info est tombée ce matin...

"Cela faisait deux et demi qu’il luttait contre un méchant cancer du pancréas, qu’il avait annoncé en mars 2008 : Patrick Swayze s’est éteint lundi des suites de cette maladie"

Je suis de la génération Ghost et Dirty dancing, alors ça fait tout drôle... N'oublions pas Point Break, Road House, La Cité de la Joie ou encore Nord et Sud.

quelques souvenirs en image :

                                   
                      


                     


                                                          
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