Un roman très attendu, une suite à L’Ombre du vent… et pourtant une déception !
Barcelone, les années 20. David Martin est un écrivain de talent qui se voit proposer un contrat un peu particulier. L’éditeur Corelli lui demande en effet de « créer un religion ». Ce pacte diabolique vaudra une série d’événements malheureux et sordides au héros. Le roman oscille entre enquête policière, surnaturel et histoire d’amour.
Évidemment, ça reste du Zafon et ça se lit aussi bien que se boit un bon petit vin blanc sucré. Mais l’auteur a rajouté un peu trop de sucre et l’ensemble comporte beaucoup d’invraisemblances, les relations entre les personnages ne sont pas toujours cohérentes et crédibles et je trouve que le romancier espagnol cède souvent à la facilité. Ça sent le déjà-lu, l’intrigue est moyennement surprenante.
L’Ombre du vent est un roman qu’on n’oublie pas, qui bouscule, touche, qui allie merveilleusement magie, poésie et mystère. Le Jeu de l’Ange n’est pas déplaisant à lire, certes, mais n’est pas du même acabit, sans doute trop commercial... Zafon ne s'en cache même pas puisqu'il écrit sur son site Internet anglais « I am in the business of storytelling » (« Mon boulot, c’est de raconter des histoires ») ... mouais!
Heureusement que l’on retrouve l’univers barcelonais ! Le parc Güell, l’auditorium du Palau de la Musica, la Rambla, Gaudi, la Sagrada Familia, Montjuïc … et le fameux Cimetière des livres oubliés (nostalgie de l’Ombre !)
Au bout du compte, on passe un bon moment, du moins ce fut le cas pour moi, la première partie m’a bien plu, mais il n’y a pas "le petit plus" qui fait toute la différence !
Un extrait :
« Mes seuls amis d’alors étaient d’encre et de papier. A l’école, j’avais appris à lire et à écrire bien avant les autres gamins du quartier. Là où les camarades voyaient de l’encre semée de chiure de mouche sur des pages incompréhensibles, je voyais de la lumière, des rues et des êtres humains. Les mots et le mystère de leur science cachée me fascinaient et m’apparaissaient comme une clé permettant d’ouvrir un monde infini, bien loin de cette maison, de ces rues et de ces jours opaques où, j’en avais déjà l’intuition, ne m’attendait qu’un avenir sans intérêt. »
Dernière remarque : pour le prix du bouquin, Robert Laffont pourrait s’efforcer de ne pas oublier la ponctuation, c’est énervant !




/http%3A%2F%2Fwww.images.hachette-livre.fr%2Fmedia%2FimgArticle%2FLgfLivreDePoche%2F2009%2F9782253141921-G.jpg)
Entre les trous de la mémoire
/http%3A%2F%2Fwww.hotels-paris-rive-gauche.com%2Fblog%2Fimages%2FAmars%2FWillyRonis.jpg)
/http%3A%2F%2Fimagesforum.doctissimo.fr%2Fmesimages%2F3615498%2Fwilly_ronis.jpg)
/http%3A%2F%2Fimages.artnet.com%2Fartwork_images_3276168_467672_willy-ronis.jpg)

/http%3A%2F%2Fmovies.infinitecoolness.com%2F05%2Fpointbreak14.jpg)
