Cassandra Drake a 71 ans, elle est marchande d’art à Londres. En 2017, ses escroqueries sont révélées au grand jour : elle vendait des copies de sculptures. De remords, de scrupules, elle n’en a pas parce qu’elle a tendance à se montrer coriace, mauvaise, aigrie et malpolie. Elle héberge un moment Nicki, la fille de son ex-mari, dans la cave, en échange de milliers de services. Mais de cette relation de maîtresse à esclave naîtront les problèmes à venir pour Cassandra. Un revolver et un gant retrouvés, ne enquête policière, la confrontation des classes sociales, une peinture de l'Angleterre actuelle, … le rythme va s’accélérer pour parvenir à un retournement de situation final.
Avec Posy Simmonds, on en a toujours pour son argent, c’est encore une fois un roman graphique dense, riche et captivant. Que ce soit pour ce personnage féminin obèse et sans gêne ou pour ce contexte posé avec justesse et lucidité, on ne peut qu’applaudir les prouesses de l’autrice dont le texte comme le dessin sont réussis. J’ai un peu été déçue par la fin mais ça n’enlève de pas grand-chose au charme général - so british.
Elle assiste à l’enterrement de son ex-mari, Freddie, que lui avait piqué sa sœur et « sainte » Margot : « L’église est surchauffée. Il y a une odeur de renfermé, poussière et manteaux étuvés. Et les voilà, les reliques du passé de Freddie. Plus un recteur, un chanoine, un chœur et un organiste. Merci Margot. Freddie aurait été horrifié. C’était un païen, un blasphémateur talentueux, un puits de blagues salaces. »












