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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 16:28

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J’avais aimé Lisières et  Je vais bien ne t’en fais pas, lire d’autres romans d’Adam figure à mon programme annuel.

Paul Anderen vit seul avec sa fille Manon, 4 ans, et son fils Clément, 9 ans. Pourquoi ? Son épouse, Sarah, a disparu un an auparavant. La police pense qu’il s’agit d’une banale fuite avec un amant ; Paul, malgré son mauvais caractère et toutes ses tares, a du mal à y croire. Les trois survivent à la manière de naufragés. En apnée, ils essayent de retrouver un semblant de quiétude en allant s’installer à Saint-Malo, la ville qui a vu grandir Paul.

Paul donne des cours de conduite dans l’auto-école de son frère pour se faire un peu d’argent, Manon accumule les bêtises à l’école et ne peut dormir seule dans son lit, Clément affiche sans cesse un masque d’indifférence, rien ne semble l’atteindre. L’anarchie règne, Paul boit et a du mal à cadrer ses enfants, à obéir aux règles exigées par la société, l’école, le travail. Il rencontre Justine en lui donnant un cours de conduite, elle disparaît mystérieusement du jour  au lendemain…

Les défauts, plus que visibles, abondent dans ce roman, les personnages frôlent parfois la caricature, la fin est quelque peu prévisible, le personnage central est agaçant par moments (d’accord, les enfants connaissent un drame, leur vie est chamboulée mais quelle éducation leur donne-t-il !!! quelle quantité d’alcool descend-il !!!). Tout est très romanesque, voire grandiloquent, et pourtant, j’ai adoré ce roman, je me suis encore une fois plongée dans cette écriture à la fois puissante et subtile d’Olivier Adam. Les descriptions de la Bretagne, de la mer déchaînée, de ce décor à l’image de l’état intérieur de Paul sont une raison à part entière pour lire ce bouquin.

De multiples échos retentissent entre ce livre et les Lisières, même personnage torturé et impulsif qui a du mal à vivre… avec sa vie ; même schéma familial : épouse absente, enfants chéris à l’extrême ; mêmes errances.

« L’impasse était déserte. J’ai marché vers le large et c'était comme s'enfoncer dans la nuit pour ne plus jamais revenir. Tout sentait la pluie, l'iode et la terre gelée. Sarah se tenait là, invisible et mouillée, je sentais sa présence auprès de moi, sa main dans mon cou, ses doigts frigorifiés qui jouaient sur mon ventre. L'escalier plongeait dans le vide, le vent sifflait dans les herbes accrochées à rien. J'avançais vers des flots invisibles et perdus dans le ciel noir, le ventre tordu et la poitrine serrée dans un étau. Il s'est mis à pleuvoir, des gouttes lourdes comme des balles, je me suis laissé trouer, transpercer, je me suis laissé laver de fond en comble, jusqu'à ce que Sarah s'en aille, son visage et son corps, et l'empreinte que creusait son absence. »

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 11:30

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Dans une bande dessinée autobiographique, l’auteur nous raconte les débuts de sa maladie, son acmé, sa lente guérison et sa renaissance.

A 21 ans, Judith (l’auteur a eu du mal à attribuer à son « personnage » son vrai prénom…)  commence à avoir des malaises, des absences dont elle n’a jamais aucun souvenir. Elle en arrive à devenir violente et elle se décide à consulter un neurologue. Ce sont des crises d’épilepsie. Mais les crises sont si rapprochées, le besoin de dormir si fréquent que la jeune femme enchaîne scanners et IRM. Le couperet tombe : elle a une tumeur maligne dans le cerveau, un astrocytome. On ne peut l’opérer. Son état se dégrade. Elle ne connaît plus ses tables de multiplication, elle a oublié son alphabet ainsi que le nom du président… Finalement, à Marseille, il existe une solution : des rayons qui auraient le pouvoir d’éradiquer la lésion. Cela semble réussir à la jeune femme, il faudra attendre 18 mois pour en être sûr. Pourtant, son état s’empire encore, elle n’est plus autonome du tout et passe ses journées et ses nuits à dormir. Elle fait un œdème cérébral, une énorme tumeur l’empêche de vivre ; cet effet secondaire est très rare. Le traitement à base de cortisone fait dégonfler puis se résorber l’œdème. Au bout de 18 mois, le verdict tombe comme une victoire : la tumeur était nécrosée.

La convalescence est lente et fastidieuse. La jeune femme réapprend à vivre, travaille sa mémoire, reprend des cours. Dans la foulée, on découvre qu’elle n’est plus épileptique. Elle est ravie même si elle a du mal à accepter d’avoir passé des années sans avoir vraiment vécu.

C’est un récit incroyablement touchant. Un témoignage courageux et optimiste qui constitue d’abord une thérapie pour l’auteur puis, comme elle le dit elle-même, « un objet, un livre « , le lecteur est intrigué par le texte mais les images s’y associent à merveille.

La parenthèse diabolique s’est refermée.

»   19/20   »

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 12:08

La quatrième de couverture informe le lecteur qu’il s’agit « d’une des rares comédies allemandes encore jouées aujourd’hui avec succès. » La pièce date de 1893 et a pour sous-titre « comédie de voleurs ».

Frau Wolff est une mère de famille qui gagne sa vie en faisant des lessives pour les autres… et en volant, par-ci par-là, quelques bûches de bois par exemple ou encore… une pelisse de castor. L’énigme de ces vols est en passe d’être résolue chez un administrateur un peu niais qui ne voit, en la personne de Frau Wolff qu’une brave et honnête femme. La femme ne fait pas dans la demi-mesure, elle sait mentir comme un arracheur de dents, elle met même la vie de ses filles en danger, c’est un sacré personnage, haut en couleur. Le langage de la pièce est un mélange de patois, de langue familière et d’incorrections.

Une comédie… une comédie… sans doute, ne devait-on pas rire des mêmes choses en Allemagne à la fin du XIXème siècle –et c’est là qu’on se dit que Molière a tout de même un foutu talent intemporel ! Je me suis ennuyée comme un croûton de pain derrière une malle… Allez, certains passages dont celui ci-dessous m’ont presque fait sourire. Je ne regrette pas d’avoir lu la pièce au moins « pour voir ce que c’est » et pour dépoussiérer le microscopique rayon théâtre de ma bibliothèque municipale !

 

« Adelheid – Papa, il parle toujours sans éducation.

Frau Wollf – C’est qu’il a pas appris l’éducation vois-tu. Ca serait la même chose pour vous, les filles, si je vous aurais pas élevées dans l’éducation. »

 

N.B. : vous aviez déjà entendu le nom de l’auteur, vous ?

challenge théâtre: en scène! 2013    Challenge théâtral chez Eimelle

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 13:33

Ça fait bien longtemps que, attirée par les illustrations, j’avais envie de découvrir ce … ce quoi, oui ? Manga ? BD ? Roman graphique ? Je suis incapable de répondre !

L’auteur a passé six mois au Japon, à Tokyo, plus précisément. Il n’avait rien d’autre à faire que de dessiner ce qu’il voyait. Le livre est découpé en chapitres qui correspondent aux différents quartiers de la ville. Chaque chapitre s’ouvre sur le dessin d’un koban, un commissariat. « Le koban est à l’architecture japonaise ce que furent les monuments aux morts de 14-18 pour les artistes français : un vaste carnet de commandes où il semblerait que les critères d’évaluation aient été moins sévères que d’habitude ».

L’auteur le dit lui-même, ce n’est pas un guide de voyage, plutôt un « livre d’aventures ». On pourrait encore l’appeler « carnet d’impressions », le dessinateur croque des endroits, des gens, de la nourriture, des bâtiments, les endroits où il vit, les crayons qu’il achète, les nombreuses étiquettes qu’il trouve sur les fruits vendus dans le commerce et qu’il ne comprend pas… J’ai adoré ce petit voyage, on en prend plein les yeux, pourtant l’impression de manque domine à la fin, l’auteur semble toujours être resté en dehors, bien sûr qu’il n’a pas pu se « nipponiser » en quelques mois mais on ne retrouve pas la tentative constante de Delisle, par exemple, de comprendre, de s’impliquer dans la culture de la ville.

Comme je suis complètement gaga de ses dessins, je prends tous les défauts, les mets dans un petit coin… et les oublie ! Il faut absolument découvrir ces images sublimes, on ne peut que rêver de savoir dessiner comme ça !

 

Et voilà le blog de l’auteur : http://florentchavouet.blogspot.fr/

Florent Chavouet

»   18/20   »

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 20:48

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J’en ai aperçu des billets sur ce livre et il m’a fallu être patiente pour l’obtenir à ma bibliothèque !

 Camille est une jeune femme enceinte de quelques jours, éditrice, elle vient de perdre sa mère. Elle reçoit une mystérieuse lettre, parmi les cartes de condoléance, qui lui raconte la vie d’une certaine Annie. Croyant d’abord à une erreur, Camille s’en désintéresse. Elle reçoit pourtant une autre lettre narrant la suite de l’histoire. Intriguée, Camille commence à se poser des questions avant de comprendre que ces lettres, envoyées régulièrement, ont un rapport avec sa vie à elle, sa propre identité.

Annie, une adolescente éprise de Louis, peint. Son talent a été repéré par Madame M., une richissime dame mariée, sans enfants. Mme M. permet à Annie de peindre chez elle, elle lui fournit tout le matériel nécessaire et les deux femmes deviennent amies. Un jour, Mme M. révèle son malheur : incapable d’enfanter, elle a tout essayé et, à son âge, dans son milieu, être stérile constitue un terrible opprobre. Dans un élan de compassion et de générosité, Annie va proposer l’incroyable : porter son futur bébé.

Il est difficile de parler de ce roman sans trop en dévoiler. Vous aurez compris qu’il y a une alternance entre les chapitres consacrés à la vie d’Annie et ceux dédiés aux réactions de Camille. Le lecteur découvre l’histoire en même temps qu’elle. Et quelle histoire ! Bien arrimé dans le romanesque, le récit se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale. J’ai été aimantée par le destin des trois femmes dont le chemin se croisent, se heurtent, souvent douloureusement. L’écriture fluide fait la part belle au suspense, on a tellement envie de continuer à tourner les pages qu’on en arrive à sauter des lignes ! Ça aurait pu un coup de cœur mais la fin, légèrement confuse, m’en a dissuadé. C’est un roman à livre, sans aucun doute.

« Un jour, j'ai reçu une lettre, une longue lettre pas signée. C'était un évènement, car dans ma vie je n'ai jamais reçu beaucoup de courrier. Ma boîte aux lettres se bornant à m'annoncer que la-mer-est-chaude ou que la-neige-est-bonne, je ne l'ouvrais pas souvent. Une fois par semaine, deux fois les semaines sombres, où j'attendais d'elles, comme du téléphone, comme de mes trajets dans le métro, comme de fermer les yeux jusqu'à dix puis de les rouvrir, qu'elles bouleversent ma vie. Et puis ma mère est morte. Alors là, j'ai été comblée, pour bouleverser une vie, la mort d'une mère, on peut difficilement mieux faire. »

 

« Je me souviens parfaitement de cette phrase et je sais pourquoi. C'était une de ces phrases qui taisent ce dont elles parlent vraiment, et qui laissent un arrière-goût à ceux qui les prononcent comme à ceux qui les entendent. Une "phrase clé" dont on se souvient plus tard en se disant : c'était donc ça que ça voulait dire. Comment ai-je pu ne pas m'en rendre compte à cet instant ? »

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 21:22

C’est le gros bidon de la couverture qui m’a poussée à emprunter cette BD à la bibliothèque. Mesdames et messieurs, si vous êtes concernés, de loin ou de près, par la conception ou l’idée de conception d’un enfant, si vous connaissez une femme enceinte ou un copain qui a pris du poids parce que sa compagne est enceinte, jetez-vous sur ce livre !

De petites histoires, plus ou moins longues, racontent les désirs d’enfant, les débuts de grossesse, les fins de grossesse, les désistements du père, les craintes de la mère, les inquiétudes au sujet du petit être qui va naître, les habits de grossesse, la sexualité de la femme enceinte, les départs pour l’hôpital, etc. etc.

Tout ça sur un ton très drôle, décalé, qui prouve surtout qu’il n’y a ni mère parfaite, ni père parfait. J’ai adoré. J’aurais voulu lire la BD pendant une de mes grossesses.

Le dessin en noir et blanc me disait quelque chose, mais oui, il s’agit bien de l’auteur d’Agrippine. La BD date un peu (1982) mais elle reste bien sûr d’actualité ! C’est léger, amusant, parfois tendre, parfois légèrement cynique et toujours déculpabilisant !

»   16/20   »

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 18:32

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Ça fait bien longtemps que je n’avais plus lu de nouvelles, ça me manquait. Contrairement à la plupart des Français (la nouvelle n’est pas un genre « noble » dans notre cher pays…), j’apprécie de lire des textes brefs qui vont à l’essentiel.

Ici, John Cheever a réussi le tour de force de lier ses textes par un fil directeur, celui de la famille.  

Les seize nouvelles de ce gros recueil tournent plus au moins toutes autour du thème de la famille. Tantôt c’est un fils exclu du reste de la famille parce qu’il est triste et aigri, tantôt c’est une famille entière qui suit le père à New York pour l’accompagner dans sa brutale ascension sociale qui retombera aussi sec. Il est aussi question d’amour, d’adultère, de drames, de mensonges, de discriminations, de déceptions, des erreurs et des faux-semblants, de l’opposition ville/campagne.  Car New York est au cœur du livre. Par-delà les histoires gentillettes ou perturbantes, Cheever nous offre une satire de la société américaine, souvent raciste et intolérante, très à cheval sur des principes qu’elle a du mal à suivre.

Certaines nouvelles ne m’ont pas plu du tout, j’en ai adoré d’autres, notamment la dernière qui porte le titre du recueil, « Déjeuner de famille », qui met en valeur la comédie des apparences poussée à l’extrême. Une autre s’intitule « Trois histoires » et présente, tout simplement trois histoires, dont une a l’originalité du narrateur : un ventre ! Le recueil, sans être passionnant, est intéressant. Je ne pense pas que ce soit l’objectif mais en le refermant, on se dit qu’il ne fait pas bon être américain…

John Cheever est considéré comme le chef de file de l’école dite du New Yorker, du nom de l’hebdomadaire new-yorkais, dès avant la Seconde Guerre mondiale. Il est un écrivain culte aux Etats-Unis, il est le spécialiste de la nouvelle, au même titre que Raymond Carver.

« Le sujet d’aujourd’hui est la métaphysique de l’obésité, et je suis le ventre d’un homme nommé Lawrence Farnsworth. Je suis la cavité de son corps comprise entre le diaphragme et le plancher pelvien et je possède ses viscères. […] Après avoir refusé d’admettre mon existence pendant plus d’un an, il passa enfin de la taille trente-huit à la taille quarante-deux pour ses pantalons. Quand j’atteignis a taille quarante-deux en faisant de mon mieux pour faire un quarante-quatre, mon existence se mit à l’obséder. Il y eut un grave conflit entre ce qu’il avait été et ce qu’il était devenu. Quand quelqu’un enfonçait les doigts dans ma rondeur ou plaisantait sur sa protubérance, son rire forcé ne parvenait pas à dissimuler sa fureur. »

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 11:52

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Depuis mon immense coup de cœur pour Lydie, lorsque je rencontre le nom de Zidrou, je frémis. Le scénariste a compilé plusieurs BD pour en faire un album. Les auteurs changent au fur et à mesure des histoires, les dessins aussi. Il ‘agit donc bien de nouvelles bédéesques !

La première et la dernière BD, dessinées par Jordi Lafebre, se recoupent. Un vieil homme recueille chez lui son petit-fils sorti de prison. Deux univers se côtoient, la vieille génération et ses disques, la nouvelle et ses sushis.

Il est aussi  question de bonheurs simples, d’histoire d’amour, d’intimité, de différences qui n’en sont plus, d’acceptation de l’autre et de ses défauts, de renaissance, de rêve et de mort.

C’est un bien bel album, il n’y a pas à dire, très agréable à lire. Certaines histoires paraissent trop courtes. Toutes sont liées par la beauté du dessin même si elles sont différentes par leur style. Zidrou brille dans l’art de raconter la vie avec une belle et douce simplicité.

 

 

 

»   17.5/20   »

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 13:58

 

C’est grâce à Noukette que j’ai acheté ce petit livre, je dirais même que gagnée par son enthousiasme, je me suis précipitée pour l’acheter ! J’ai bien fait !

Nous sommes au Chili pendant la dictature de Pinochet. Juan tient une boucherie, Paco conduit son taxi, Chico un salon de coiffure pas très engageant. Une ombre inquiétante plane sur la chaleur et la torpeur chilienne.

Tom, c’est le fils de Juan, un garçon aveugle et heureux de vivre. Une phrase scande le récit : « Tom avait un secret ». Ce secret nous sera dévoilé et rendra le petit garçon encore plus joyeux. Il est question d’amour et de guerre, de courage, de rébellion et de totalitarisme.

C’est sans doute la simplicité qui fait la grandeur de ce très court roman. Le voyage au Chili associé à un arrière-goût de tragédie grecque nous plonge dans un univers à part. Même si j’ai regretté de ne pas en avoir plus sous la main, j’ai passé un excellent moment de lecture. Un livre qu’on n’oublie pas !

« Mais l’enfant regardait la nuit ; Tom adorait la pluie. Il sortit de la boucherie et se remit à gambader comme un fou. Là où d'autres se seraient perdus, comme égarés par ce labyrinthe de gouttes furieuses, lui savait d'instinct s'orienter, déjouant les pièges de notre bon orage chilien.
             Et à voir ainsi le gamin danser sous l'eau belle, faisant du déluge une joie de marelle, on eût dit que la pluie lavait tous les méfaits des hommes. »

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 09:49

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Quand on voit la couverture, le nom du dessinateur, le titre… on se doute qu’on ne va pas s’user les neurones en lisant cette BD. C’est tout à fait ce que je recherchais, quelque chose de léger et de souriant.

Jade est une comédienne jeune et jolie. Elle ne veut plus accepter n’importe quel rôle,  et dans sa vie privée, elle ne veut plus accepter n’importe quel mec !

C’est en sauvant un petit chat sur le toit de son immeuble qu’elle fait la connaissance de Gwen qui est chargé de faire visiter Paris à des VIP.  Là, tout de suite, il a besoin d’une baby-sitter pour garder les enfants de Rex, un homme très séduisant et accessoirement, « une des plus grandes fortunes du pays ». Ayant besoin d’argent, Jade accepte ce « rôle ».

Elle essaye, tant bien que mal, de repousser les avances de Rex et découvre, en la personne de Gwen, un guide charmant et inventif qui  fait visiter Notre-Dame de Paris à toute sa petite troupe.

La fin est prévisible mais l’ensemble est bien rôdé, les couleurs vives plairont surtout aux filles. Ce qui est drôle aussi, c’est qu’il y a un jeu entre le narrateur de la BD et le personnage de Jade. Agacée par les remarques pompeuses et surfaites du narrateur, Jade repousse une première fois la cartouche destinée aux commentaires puis va jusqu’à glisser les mots du narrateur dans son sac à main et les y enfermer.

Drôle et divertissant, cet album a été un bon moment de lecture (pour rendre ma séance de vélo d’appartement un peu moins pénible J ) !

 

»   16/20   »

 

 

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