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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 15:54


Voilà un petit ovni dans le monde littéraire puisqu’on peut le qualifier de « polar rigolo », en tous cas, c’est un très court roman policier à prendre au second degré.

Le narrateur est un « technicien de cérémonie », c’est-à-dire un employé municipal chargé de vérifier le matériel avant les inaugurations, cérémonies et fêtes publiques en tout genre : « Mon palpitant boulot consiste à aiguiser les ciseaux à couper les rubans, à astiquer la truelle pour pose de première pierre et à ajuster le casque de chantier sur la tête de l’Elu (un casque qui tombe sur les yeux ou qui reste perché sur le sommet du crâne comme un chou à la crème, rien de tel pour vous fusiller « l’image », le seul bien qui appartienne en propre à un homme politique) ».

Dans une ville imaginaire où les élus locaux sont encore plus bêtes que dans la vie réelle, on inaugure un tram, attention, pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du « TAPA », le « Tramway Automatisé sur Pneumatiques Alignés », un tram qui avance tout seul en bref. A l’effarement général, alors que Jean-Charles Toumini, président de l’Agglo, s’apprête à couper le ruban, le tram avance et écrase l’élu. S’ensuivent d’autres accidents dirigés contre les politiciens… et qui ne seront jamais résolus. A noter que la chute est savoureuse !

A la fois polar et satire d’une société où la magouille, le gaspillage à grande échelle et les faux-semblants sont rois, ce petit roman comporte des images de coupures de journal qui rendent l’objet original. Je n’ai pas été aussi emballée que Loo (http://unepauselivre.over-blog.com/article-un-trolley-nomme-desir-kolazo-117076004.html) chez qui j’ai pioché le titre, mais j’ai passé un moment agréable et divertissant.

L’auteur est un mystère à lui tout seul puisque la quatrième de couverture précise que « Le seul contact que l’éditeur ait eu avec Kolazô s’est fait par Internet, aussi bien pour la réception du manuscrit que pour l’autorisation de le publier. Mais qui se cache sous ce pseudonyme piquant. »

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 23:34

 

 

 

 

            Découverte à ma bibliothèque municipale préférée, cette série m’a tout de suite tapé dans l’œil à cause de (ou grâce à …) la dimension particulière de ses albums. Le premier, celui-ci, est sorti en 2010 mais c’est dans le Journal de Spirou qu’il a été publié, au compte-gouttes, chaque semaine.

 

            Voilà une BD sur la BD. C’est assez rare finalement, on a pas mal de BD où le scénariste ou illustrateur raconte sa vie et les aléas de son boulot ; ici, le zoom est fait sur un libraire de BD et les lecteurs, divers et variés, de BD. Et c’est drôle !

 

L’album commence par le mois de septembre, le mois le plus éreintant pour le libraire de « BD Boutik » puisque tous les albums sortent, par milliers (4500 plus précisément), au mois de septembre. Et pourtant, le libraire, croulant sous les cartons comme l’indiquent titre et couverture, culpabilise de ne pas avoir tout lu !

 

Quant aux lecteurs, certains aiment le trash, d’autres les mangas, d’autres encore les classiques ou les séries qui n’en finissent plus de proposer de suites.  Des grands noms sont cités : Tardi, Goscinny, Gibrat, Franquin, Eisner, Peyo…

 

En faisant l’éloge du neuvième art, les deux auteurs décryptent également les habitudes des lecteurs, leurs goûts, leurs travers et leurs péchés mignons. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce premier tome même si les souvenirs de jeunesse de lecture bébéesque ne me parlent absolument pas puisque, sans vraiment exagérer, j’ai tenu ma première BD en main à la naissance de ce blog, à savoir, il y a plus de quatre ans. Heureuse d’être enfin tombée dans le vice !

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 15:24

Bizarrement, ce livre est très peu présent sur la blogosphère, je ne l’ai vu que chez Anis, alors qu’il ce qu’on appelle un best-seller : 2 millions de lecteurs – mais, désolée, pas forcément « conquis » - et traduit dans vingt-cinq pays.

Alexis, une jeune Anglaise, part en vacances en Crète avec son petit ami. Elle en profite pour en savoir un peu plus sur le passé de sa mère, Sophia, qui a toujours tu ce que sa fille a considéré comme des secrets. Elle se rend à Plaka, le village natal de sa mère, où elle rencontre une de ses plus vieilles amies, Fotini. Celle-ci va lui raconter toute la vie de sa mère mais aussi celle de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère. En effet, l’aïeule, Eleni, a dû quitter son village de Plaka parce qu’elle était atteinte de la lèpre, pour rejoindre la fameuse île de Spinalonga où les lépreux étaient reclus. C’était peu avant la seconde guerre mondiale. Eleni a abandonné deux filles, Maria, la gentille jolie, et Anna, la méchante sexy. Les fillettes ont grandi, Anna a épousé le meilleur parti du coin mais a pris le cousin de son mari pour amant, et Maria… Maria a contracté la lèpre. Exilée elle aussi sur l’île de Spinalonga comme sa mère, elle n’en meurt pas, elle, puisqu’entre-temps un remède a été trouvé.

Maria épouse son médecin qui l’a tant aidée et finit par recueillir la fille d’Anna, Sophia (oui, la mère d’Alexis). Le mari d’Anna ayant découvert qu’il était cocu, a tué Anna et s’est retrouvé en prison. Maria et le gentil médecin ont donc adopté Sophia en lui cachant la vérité jusqu’à ses dix-huit ans. Le jour où la vérité sur ses parents éclate (parce que, pour couronner le tout, Sophia ne sait pas qui est son véritable père, le mari ou l’amant d’Anna ?), la jeune fille prend ses clics et ses clacs, file à Athènes avant de rencontrer un bel Anglais et de s’installer à Londres.

J’ai découvert ce roman en livre audio, et heureusement, dirais-je. J’avoue que j’ai pris plaisir à retrouver les personnages, l’histoire est simple, linéaire, facile à suivre. Le bon point est à accorder au voyage crétois, à ses paysages, au mode de vie de ses habitants, à cette île de Spinalonga dont je ne connaissais même pas l’existence…  Mais, avouons-le, on nous raconte une beeeelle histoire mais à part ça, ça ne vole pas très haut dans cet univers manichéen. Certains personnages sont trop caricaturaux et on devine le happy end très rapidement. Le prétexte de la fille qui découvre le passé de sa mère manque de naturel, d’ailleurs après avoir écouté la looongue histoire, elle va aller plaquer son mec, mais quel rapport ? J’ai lu quelque part que ce roman était un message d’espoir et de tolérance, je ne vois pas en quoi évoquer des lépreux qui étaient parqués sur une île en est un.

Comme je n’aime pas casser du sucre sur un roman (je ne fais d’ailleurs jamais ça, nan, nan), je retiendrai que j’ai « vu » de jolis paysages  et que j’ai appris quelque chose. Ça se laisse écouter, quoi.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 15:30

Cet album se veut nostalgique. Des pages colorées et ensoleillées sont réservées à deux petits garçons qui partent à la recherche d’un trésor dans le jardin de la maison familiale et des pages tristounettes et grises sont dédiées à l’âge adulte : les garçons reviennent dans la maison familiale que la grand-mère ne peut plus gérer. Ils sont contraints de la vendre.

Il y a donc cette alternance insouciance -fougue de l’enfance et sérieux -nostalgie de l’âge adulte.


          Je ne passerai pas par quatre chemins : je n’ai pas aimé. Le « c’était mieux avant » m’agace prodigieusement, je n’ai pas adhéré à cette histoire, j’ai trouvé le recyclage des souvenirs bien trop artificiel. Côté dessins, j’ai aimé les couleurs mais beaucoup moins les formes géométriques, carrées, un peu simplistes.

Rencontre ratée pour moi, et pourtant, je suis persuadée que ce one-shot en séduira plus d’un.

Allez, une petite citation, loin d’être vilaine, pour ne pas se quitter en mauvais termes ;-) :

« On passe une grande partie de notre enfance à fabriquer les souvenirs. Les années passent et on les laisse quelque part en pensant les retrouver plus tard. Ils deviennent des tableaux, des musiques, des parfums. Des morceaux de temps qui nous surprennent au coin d’une rue… en bas d’un escalier. Un puzzle éclaté au bord d’une nationale. Ce sont d’anciennes habitudes que l’on néglige enfant et qui deviennent précieuses en grandissant. Précieuses et fragiles. »

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 21:46

une promesse de chalandon

Après avoir été conquise par l’écriture de Chalandon avec Le petit Bonzi, je m’étais fait la promesse, justement, de lire ses livres dans leur ordre de parution.

Fauvette et Etienne sont morts voilà dix mois. Et pourtant, Lucien, le petit frère d’Etienne, refuse cette fatalité et offre une sorte de seconde vie à ce couple. Avec six autres amis de ce village de Mayenne, il va ouvrir la maison tous les jours, à tour de rôle, ils vont faire comme si Etienne et Fauvette y vivaient toujours. Berthevin vient le mercredi pour allumer et éteindre les lumières, Madeleine vient le jeudi pour dresser la table du souper et mettre des fleurs fraîchement coupées dans le vase, le jour d’Ivan est le samedi, il va tirer les rideaux et ouvrir fenêtres et volets de la vieille maison… Les visites se suivent à un rythme qui semble immuable. Les amis reviennent toujours en passant par le bar que tient Lucien qui leur sert le « verre de promesse ».

Ce que Lucien prenait pour acquis prend néanmoins fin un jour où un des sept ose dire qu’il ne viendra plus dans la maison d’Etienne et de Fauvette. Un autre ajoute qu’il se désiste aussi et tous les six vont finir par avouer que dix mois, c’est long. Afin de clore cette période, ils se réunissent une dernière fois dans la maison abandonnée où chacun évoque leur lien avec Fauvette et Etienne. C’est l’occasion pour Lucien de révéler un lourd secret…

Par petites touches, Etienne et Fauvette apparaissent dans la maison, comme des fantômes, ils continuent effectivement à vivre grâce aux allées et venues des sept amis. Comme si rien n’avait changé, Fauvette remplit sa grille de mots croisés et Etienne change l’ampoule de la veilleuse.

J’ai adoré certains passages pleins de poésie, de finesse, de tendresse. Un éloge à l’amitié couplé d’une réflexion sur la mort et l’après-mort rendent le texte touchant. Mais… le  fait de raconter à l’envers ne m’a pas permis d’adhérer complètement à cette histoire. En effet, le roman s’ouvre sur une soirée chez Etienne et Fauvette et c’est seulement petit à petit qu’on comprend que le couple n’est plus. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages aussi, sont-ils trop nombreux ou avais-je l’esprit ailleurs ? Et cette vision de la mort n’est pas sereine (oui, mais réaliste, sans doute, je sais bien). Toutes ces critiques personnelles n’ôtent en rien le charme inégalable de l’écriture de Chalandon, celle du juste mot qui fait mouche, de l’amour des mots qui transcendent les pages… Je finis même par me demander si ce n’est pas parce que j’ai été extrêmement touchée que j’ai refermé ce livre frustrée… et bouleversée !

Une promesse a obtenu le Prix Médicis 2006.

« Ils doivent s’enlacer fort, se tenir par les yeux, se protéger, ils doivent ne jamais se quitter du cœur. »

Lorsqu’Etienne fait ses premiers pas en tant que bibliothécaire, il fait la lecture aux enfants : « Ils s’asseyaient par terre et Etienne ouvrait pour eux le secret de ses pages. Il lisait. Il lisait doucement pour capturer leur attention, puis leurs yeux, puis leur silence. Il lisait dix pages, jamais plus. Il lisait en mettant le ton. Il chaloupait l’océan, il soufflait le vent, il ricanait le chacal, il croassait le corbeau. Lorsqu’un coup de feu éclatait, ils sursautaient à la force du bruit. Etienne marchait. Il lisait en parcourant la pièce. Il tournait le dos, il revenait, il appuyait sur certains mots et tremblait certains autres. Il regardait un à un ces enfants de la terre, il les aimait, il en était. Pour eux, il tournait chaque page comme on ouvre un rideau et quand il était temps, lorsqu'il était trop soir, ou qu'il allait pleuvoir ou qu'il fallait rentrer, il murmurait un mot, un dernier, comme une voix qui s'éteint d'avoir été brûlante? C'était ainsi, chaque fois. Pour qu'ils soient de retour la semaine suivante, au moment d'anxiété, à l'instant de savoir, juste avant la réponse que tous attendaient, il refermait le livre et disait au revoir. »

Ce dernier passage me touche tout particulièrement car je me souviens d’un moment de grâce (il en existe encore !) lors d’une séance de lecture expressive avec des 6ème, où je voyais leurs yeux s’écarquiller, leurs visages s’illuminer et sourire simplement parce qu’ils venaient de comprendre qu’on pouvait faire mille choses avec un mot, avec une phrase, avec un texte.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 01:02

 

C’est en me réjouissant d’enterrer la sombre année 2013 et en vous présentant mon coup de cœur artistique de l’année (Jaume Plensa !), que je vous souhaite, chers amis lecteurs, chers amis blogueurs, une très bonne, douce et passionnante année 2014, sans heurts ni tristesse.


 

 

Place maintenant au traditionnel bilan de fin d’année :

Côté romans, voilà les titres qui m’ont marquée… Peu de coups de cœur et beaucoup de très belles rencontres :

  •  Les Heures souterraines de Delphine de Vigan

  • Les chaussures italiennes de Mankell, et je ne cite même pas ses polars qui sont excellents !

  • Le confident d’Hélène Grémillon

  • Pseudo d’Ella Balaert, qui gagne à être connue et reconnue !

  • Patients de Grand Corps Malade pour l’émotion chargée d’espoir.

  • Room d’Emma Donoghue pour le suspens.

  • Sukkwan Island de David Vann, le livre qui m’a le plus atterrée (au sens propre comme au sens figuré)

  • Les jours de l’arc-en-ciel d’Antonio Skarmeta qui devrait devenir un classique !

  • Le petit Bonzi de Sorj Chalandon (qui arriverait dans le top 3 de mes préférences 2013 !)

  • Le roman de monsieur Molière de Boulgakov, incontournable.

Pour les BD, je serai plus rapide, mon coup de cœur quasi indétrônable, c’est la série Magasin général de Loisel et Tripp. Tout près derrière, c’est Mamette et ses souvenirs si attendrissants ! Je voudrais rajouter Tokyo Sanpo pour son originalité et un nom, un seul, que certains connaissent depuis longtemps et qui fut pour moi une jolie découverte : Gibrat.

            Un constat : je n’ai lu qu’un recueil de nouvelles cette année, et un regret : j’ai lu trop peu de pièces de théâtre.

Revenons enfin à mes résolutions de la fin de 2012 : je m’étais fait la promesse de lire la littérature russe (c’est en bonne voie), Balzac (oups!!!), Jonathan Coe (promesse tenue avec Testament à l’anglaise) +1 de vous en mode public pour ce contenu Annuler 

Laura Kasischke (c’est fait même si j’ai découvert du bon et du beaucoup moins bon) et Russel Banks (le pavé m’attend encore !). Et je me rends surtout compte que malgré un programme alléchant, les lectures se font au gré des découvertes, des envies et des rencontres du moment… tant mieux !

 

BONNE ANNÉE !!!!

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 22:08

C’est en me réjouissant d’enterrer la sombre année 2013 et en vous présentant mon coup de cœur artistique de l’année (Jaume Plensa !), que je vous souhaite, chers amis lecteurs, chers amis blogueurs, une très bonne, douce et passionnante année 2014, sans heurts ni tristesse.    

 

A Bordeaux

Place maintenant au traditionnel bilan de fin d’année :

Côté romans, voilà les titres qui m’ont marquée… Peu de coups de cœur et beaucoup de très belles rencontres :

  •  Les Heures souterraines de Delphine de Vigan

  • Les chaussures italiennes de Mankell, et je ne cite même pas ses polars qui sont excellents !

  • Le confident d’Hélène Grémillon

  • Pseudo d’Ella Balaert, qui gagne à être connue et reconnue !

  • Patients de Grand Corps Malade pour l’émotion chargée d’espoir.

  • Room d’Emma Donoghue pour le suspens.

  • Sukkwan Island de David Vann, le livre qui m’a le plus atterrée (au sens propre comme au sens figuré)

  • Les jours de l’arc-en-ciel d’Antonio Skarmeta qui devrait devenir un classique !

  • Le petit Bonzi de Sorj Chalandon (qui arriverait dans le top 3 de mes préférences 2013 !)

  • Le roman de monsieur Molière de Boulgakov, incontournable.

Pour les BD, je serai plus rapide, mon coup de cœur quasi indétrônable, c’est la série Magasin général de Loisel et Tripp. Tout près derrière, c’est Mamette et ses souvenirs si attendrissants ! Je voudrais rajouter Tokyo Sanpo pour son originalité et un nom, un seul, que certains connaissent depuis longtemps et qui fut pour moi une jolie découverte : Gibrat.

 

            Un constat : je n’ai lu qu’un recueil de nouvelles cette année, et un regret : j’ai lu trop peu de pièces de théâtre.

Revenons enfin à mes résolutions de la fin de 2012 : je m’étais fait la promesse de lire la littérature russe (c’est en bonne voie), Balzac (oups!!!), Jonathan Coe (promesse tenue avec Testament à l’anglaise), Laura Kasischke (c'est fait même si j'ai découvert du bon et du beaucoup moins bon) et Russel Banks (le pavé m'attend encore!). Et je me rends surtout compte que malgré le programme alléchant qu'on peut se fixer, les lectures se font au gré des découvertes, des envies et des rencontres du moment... tant mieux!

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 11:08

Didier est un boucher qui fait bien son métier, il est très poli avec ses clients et ne propose que de la viande de grande qualité. Il aime sa femme, Sandrine, qui l’aide dans la boutique et tout pourrait donc être pour le mieux, cependant Didier a découvert, l’été dernier, que sa femme le trompait. Elle ne le trompe pas avec n’importe qui puisqu’il s’agit de son meilleur ami, Eric. Eric est marié avec Laurence et les deux couples partent en vacances ensemble et se voient très régulièrement.

Didier n’en peut plus des mensonges de Sandrine qui, il le sait pour l’avoir suivie, rejoint son amant très souvent dans un hôtel du coin. Des idées de vengeance hantent ses journées et c’est dans une bande dessinée qu’il trouve son inspiration : c’est sur l’île de Noirmoutier que les deux couples passeront leurs prochaines vacances ! Là-bas, Didier emmène un Eric ivre à l’endroit où la marée monte très vite. Il le menace d’un pistolet en plastique, abandonne le bonhomme en pleine mer. Celui-ci n’arrivera pas à nager jusqu’à la rive…

Malgré l’espoir de Didier, Sandrine s’enfonce dans la tristesse d’avoir perdu son amant et un jour, elle tombe sur la bande dessinée qui a inspiré le crime de son mari…

C’est une comédie noire brillamment réussie ! On s’attache à ce bon gros Didier qui tue Eric aussi froidement qu’il dépèce un bœuf. Rien à redire, c’est rond, c’est coloré, c’est cohérent. Et ça m’a fait penser aux polars de Benaquista…

Je n’en suis pas à mon premier Rabaté, et si j’avais été très déçue par  Les pieds dedans,  La Marie en plastique et  Le petit rien tout neuf m’avaient emballée.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 23:28

P1070670

 

 

Passez de très bonnes fêtes de Noël !!!

 

(voyez, il n'y a pas souvent des photos fait maison, vous savez pourquoi maintenant... ! )

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 15:45

 

J’avais vaguement entendu parler de ce chat dont le succès a démarré sur internet. Moi, quand ça parle de chat, je suis toujours preneuse !

On suit les aventures d’un chat plutôt gros et gourmand, malin mais parfois maladroit qui, dans cet opus et comme son titre l’indique, a décidé de quitter sa maison pour la campagne anglaise. Est-ce parce qu’il ne supportait plus le bruit infernal de l’aspirateur ou parce que son maître s’acharnait à vouloir lui donner un bain ? Sans doute un peu des deux !

Donc, le chat part à la découverte du monde et ce n’est pas chose aisée, il ne se fait pas que des amis. Pour manger et garder la vie sauve, il doit ruser et faire face aux moineaux, à un hibou, à une vache, à un chien de berger, à des poussins, … Dubitatif devant le pis d’une vache, il s’effraie en voyant les chauves-souris s’abattre sur lui. Pourtant, les problèmes se répètent : s’il tentait de se dépêtrer d’un ruban adhésif un peu trop collant à la maison, à la campagne, c’est avec une toile d’araignée qu’il se débat.

 

C’est drôle, divertissant, certaines pages sont de petits bonheurs, d’autres sont… dépourvus  d’intérêt. Sans le moindre mot et sans vulgarité aucune, ces dessins peuvent convenir à tout âge !

»   15/20   »

 

 

 

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