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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 11:51

     

 

           Juste un petit mot pour vous signaler que la présentation du blog est en train d'être revue, retravaillée, relookée... tout n'est pas fini alors merci pour votre patience et votre indulgence !

 

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 00:00

           

                Heaven’s state  est un immense lotissement, une sorte de ghetto réservé aux riches qui veulent fuir les affres du monde et l’insécurité du quotidien, une des fameuses « gated city ». Les somptueuses villas sont donc très bien gardées, les vigiles surveillent coins et recoins, l’argent et le champagne coulent à flot et inévitablement, on s’ennuie. Des jeunes gens issus d’horizons très différents –délaissés par des parents trop occupés à jouer au golf ou à se souler- une jolie Chinoise, un Américain arrivé après le 11 septembre, une Française, un obèse qui se gave de caviar, etc. se retrouvent pour suivre le meneur du groupe, Bart, qui s’amuse à jouer au SS. Il s’est procuré la panoplie complète du parfait nazi et propose à ses copains veules et lâches de reconstituer « une réception qui aurait pu avoir lieu, par exemple en Allemagne, par exemple en 1938, par exemple avec des invités venus de tous les pays. Une grande réception diplomatique en l’honneur de l’ordre nouveau appelé à régner sur le monde, une sorte de tableau vivant symbolisant le concert des nations idéal placé sous les ordres du guide, du führer ». Certains râlent un peu mais se prêtent tout de même au jeu et on obtient la photo de groupe de la couverture de l’album. Le jeu déjà effrayant se transforme en tuerie sanglante : le plus jeune, en voulant décapiter une bouteille de champagne d’un tir de fusil, tue un autre garçon et blesse deux personnes. Débandade. Tout le monde s’éparpille et fuit. Bart, le véritable coupable se précipite vers la presse locale pour accuser les « chicanos du camp de mobile homes ». Ceux qui connaissent la vérité sont rapidement éliminés. L’album se clôt sur l’idée qu’en France aussi, de tels ghettos interdits aux pauvres, peuvent exister.


            Le thème m’a beaucoup intéressée, l’histoire était prenante mais j’aurais aimé que les personnages soient un peu mieux dessinés, au sens propre comme au sens figuré. Le graphisme n’a rien d’original même s’il retranscrit bien la beauté et le luxe de ces résidences très-favorisées. Un microcosme écœurant, dénué de valeurs et de principes, une oisiveté qui sent mauvais et une arrogance de riche qui vaut le coup d’œil. J’aurais aimé en lire plus, en découvrir davantage. 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:40

 

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 « J’étais Cendrillon au pays du luxe cruel et des révélations fracassantes mais nul carrosse ne m’attendait au dehors ».

             C’est toujours pareil : un livre connaît un gros succès, je lis de nombreux éloges à son sujet, je finis tout de même par l’acheter (un peu à contrecœur, allez savoir pourquoi…), et j’en attends beaucoup beaucoup. Et presque inévitablement, je suis déçue.

Est-ce que j’ai été déçue ? Je ne dirais pas cela. Trois étapes dans cette lecture.

            D’abord les cent premières pages qui m’ont fait penser à Twilight. Désolée, mais oui, cette histoire d’amour entre la jolie fille timide et le plus beau type de la terre, c’est un peu pareil, vampires mis à part. Le roman commence par un accident : Anna Claramond, dix-sept ans, a été renversée par une limousine blanche. En sort, le plus beau, le plus charismatique, le plus envié et le plus riche des jeunes hommes : Wynter Seth-Smith. Une attirance réciproque rapproche immédiatement le deux ado mais Colin sait chatouiller notre inquiétude avec des comparaisons et des métaphores surprenantes et grondantes : « Le sourire de mon sauveur me frôla telle une lame ». Le type est aussi beau que riche, outrageusement, fabuleusement. Ils se quittent mais il lui fait promettre de se revoir très vite et il l’invite dare-dare au fameux Bal de Givre. Seulement Anna semble avoir oublié un pan de sa vie, elle ne se souvient plus vraiment du visage de ses parents, elle ne sait où ils se trouvent, pense qu’ils sont partis à l’étranger ; ces éléments ne la perturbent pourtant pas tellement.

            Je prendrais le Bal de Givre comme élément déclencheur de la deuxième partie. Un Masque, un mystérieux kidnappeur rôde dans New-York depuis des jours et des jours, et, le soir même du Bal, il tente d’enlever Anna, avant de se volatiliser. On met les deux pieds dans le fantastique. Et là, je me suis dit que ce genre n’était peut-être pas vraiment pour moi. Je me suis posée mille questions, j’ai été étonnée par les descriptions, les portraits, les objets, les personnages, tous plus insolites les uns que les autres : un majordome télékinésiste, un vin-de-songe qui est un révélateur de rêves, des plaies qui se ferment toute seules, une fée de givre qui offre une bague ; cette ville si bizarre, placée sous une verrière, ce garçon si parfait mais si pressant qui demande déjà la main d’Anna…

            Et enfin, il y a l’épilogue, merveilleux épilogue qui sauve tout le roman ! J’ai adoré cette fin surprenante mais aussi forte, philosophique et … historique !

C’est blanc, c’est bleu, c’est froid, mais c’est surtout très étrange, envoûtant, délicieusement inquiétant, doucement effrayant, mystérieusement séduisant. Le Masque m’a fait penser à The Crow (pour ceux qui s’en souviennent !), je ne sais pas si le romancier s’en est inspiré mais que de ressemblances !

Un beau voyage que nous offre ici Fabrice Colin mais j’avais préféré celui-ci.

N.B. : la couverture me plaît toujours si peu, je la trouve d’un ringard…

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 09:43

 

Une bande dessinée basée sur la nostalgie, la vie et ses immuables recommencements.

            Les premières pages nous présentent une vieille dame, Giuseppina, dans une maison de retraite. Elle perd la mémoire, la pauvre, et se demande ce que cette jeune fille, là, devant elle, lui veut. D’ailleurs, elle lui montre une photo, une photo d’une autre jeune fille d’une vingtaine d’années… la vieille dame ne voit pas qui elle représente… sauf… peut-être bien qu’il s’agit d’elle-même ! Ca y est, elle se rappelle : « il avait plu la veille mais ce jour-là, le ciel était resté clément. Nous en avions profité pour nous balader à vélo. J’avais bu un chocolat chaud non loin du Parc du Luxembourg. Je ne doutais pas encore de ce que les années me réservaient. J’étais joyeuse alors, presque insouciante. » Se déroule, ainsi, la vie de cette femme, sous nos yeux et à travers les témoignages des proches, des amis, des ex-maris, des enfants. Une vie difficile, pas toujours très drôle mais simple et sans doute proche de nos vies à nous.
            La jeune fille qui fait face à la vieille dame, c’est Marion, la petite-fille de l’aïeule. L’album se termine sur la mise en parallèle de la jeunesse de la vieille dame et de la vieillesse de Marion. Marion, à quatre-vingts ans, se rend compte qu’elle a les mêmes mains ridées que jadis sa grand-mère, elle se rend compte qu’elle aussi a oublié certains moments de sa vie.
« Après tout, l’air ne fait pas la chanson, comme aimait à le répéter ma mère. Ou bien était-ce ma grand-mère… Je perds parfois un peu la mémoire mais peu importe… En fin de compte, ce qui reste, c’est tout ce qui ne sera plus. Plus jamais. »

La mémoire qui flanche est représentée par des blancs et des découpes de journal à la manière d'une lettre anonyme, des bouts qu'on retrouve, qu'on tente d'assembler, un puzzle qu'on reconstitue doucement. Ces images-là m'ont plu.

Un album toutefois empreint de tristesse et la bichromie –tout est en noir et orange- ne fait que renforcer cet aspect. L’ensemble est assez réussi, mais il manque la touche optimiste qui apporterait un peu de chaleur à ces planches et dépasserait la schématisation du : on naît – on vit – on meurt. Ce n’est que mon avis. 









 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 13:33

 

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 J’ai lu beaucoup de critiques sur les blogs ou ailleurs au sujet de ce livre.

Je crois que je vais avoir du mal à en parler. Si la lecture est « facile » à cause du style fluide et simple, le contenu s’avère beaucoup plus difficile.

             Je résume rapidement : le roman (je dis « roman » mais le genre n’est spécifié nulle part dans le livre, il s’agirait plus d’un récit autobiographique) contient deux volets : le premier raconte le tsunami ou plutôt un drame individuel lié à ce drame à grande échelle : des parents qui perdent une petite fille, Juliette, tuée par la vague. Le second évoque une autre Juliette, la sœur de la compagne de l’auteur, disparue, elle aussi trop tôt, emportée par un cancer. Epouse et mère de famille, elle laisse derrière elle un mari aimant et trois filles.

              Un livre sur la perte d’un être cher, sur la souffrance, sur ce qu’il y a de plus difficile à vivre dans ce monde. Et je me suis sentie mal de la première à la dernière page. Certains passages m’ont hélas ! fait penser à une émission de téléréalité, d’autres sont plus pertinents, plus profonds, plus édifiants, je ne le nie pas, mais, j’ai eu beaucoup de mal avec ce livre. J’éprouve de réelles difficultés à expliquer ce qui m’a gênée. Ce livre s’apparente pour moi aux multiples livres publiés chaque année qui retracent « mon combat contre le cancer » ou encore « comment j’ai survécu », en mieux écrit, soit. Je peux paraître cruelle et je vais faire tache dans le flot de critiques enthousiastes mais c’est ainsi.

« Tout y est vrai » proclame la quatrième de couverture. L’auteur parle aussi de lui-même, de son histoire d’amour avec Hélène, de sa vie qu’il trouvait malheureuse jusqu’à l’écriture de ce livre. Il m’a agacée. Il a été vrai, lui aussi, ne niant ni ses défauts, ni ses faiblesses, c’est certes louable mais il m’a paru égoïste, ingrat et indécent.

               La composition du livre m’a dérangée aussi : une petite partie est réservée à la mort de la petite Juliette et à sa famille, et les trois derniers quarts du livre sont consacrés à l’autre Juliette et à son collègue, Etienne. Et surtout une bonne vingtaine de pages nous expliquent le fonctionnement de la justice (Juliette et Etienne sont juges), le travail des protagonistes et la vie au tribunal. Ce dernier point m’a non seulement lassée mais j’ai aussi eu du mal à comprendre son lien avec le thème général du livre.

En fait, je ne condamne pas le livre dans sa totalité, ce qui me déplaît profondément c’est de l’avoir vu publier finalement, pour moi ce sont des histoires qui devaient –qui devraient- rester dans le cadre de l’intime, du familial, du privé. D’accord, il y a des « leçons » qu’on peut tirer de ces drames. Les parents de la petite Juliette ont fait deux autres beaux enfants, le mari de la Juliette adulte semble avoir accepté la mort de sa compagne, ou en tous cas, a appris à vivre avec relativement sereinement.

Ma réflexion progresse encore un peu et je me dis que le chemin que nous montre Carrère, c’est à nous de le trouver seul. Penserais-je que la mort et la perte d’un être proche ne sont pas des sujets de littérature ? Non. Certains blogueurs ont trouvé que tout était raconté avec sobriété. Je n’ai pas trouvé. La mort de Juliette est décrite avec détails et précision, on a l’avant, le pendant et l’après ; le témoignage de chaque membre de la famille nous est rapporté et décortiqué.

             Il y a des choses qui se vivent (malheureusement), qui ne se lisent pas. Ma phrase vient immédiatement contredire celle qu’on trouve dans le livre : « toi qui es écrivain, tu vas écrire un livre sur tout ça ? ».

Je reste prudente, c'est sans doute parce qu'on m'a renvoyée à mes propres peurs que ce texte m'a tellement agrippée et écorchée. Pour le dire autrement, c'est un livre que j'aurais préféré ne pas avoir lu (je pense cela très rarement après une lecture!)

à vos remarques!

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:13

 

      Je ne peux m’empêcher, en ce vingtième anniversaire de sa disparition, de rendre un hommage à ce cher Serge Gainsbourg.

Deux de mes chansons favorites :


J'avoue
J'en ai
Bavé
Pas vous
Mon amour
Avant
D'avoir
Eu vent
De vous
Mon amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson

A votre
Avis
Qu'avons-nous vu
De l'amour
De vous
A moi
Vous m'avez eu
Mon amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson

Hélas
Avril
En vain
Me voue
A l'amour
J'avais
Envie
De voir
En vous
Cet amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson

La vie
Ne vaut
D'être
Vécue
Sans amour
Mais c'est
Vous qui
L'avez
Voulu
Mon amour

Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une chanson

 

Tourne-toi
- Non
- Contre moi
- Non, pas comm'ça
- ...Et danse
La décadanse
Bouge tes reins
Lentement
devant les miens
- Reste là
Derrièr' moi
Balance
La décadanse
Que tes mains
Frôlent mes seins
Et mon cœur
Qui est le tien
- Mon amour
De toujours
Patience
La décadanse
Sous mes doigts
T'emmènera
Vers de lointains
Au-delà
- Des eaux troubles
Soudain troublent
Mes sens
La décadanse
M'a perdue
Ah tu me tues
Mon amour
Dis m'aimes-tu ?
- Je t'aimais
Déjà mais
Nuance
La décadanse
Plus encore
Que notre mort
Lie nos âmes
Et nos corps
- Dieux Pardo-
Nnez nos
Offenses
La décadanse
A bercé
Nos corps blasés
Et nos âmes égarées
- Dieux !
Pardonnez nos offenses
La décadanse
A bercé
Nos corps blasés
Et nos âmes égarées

 

 

Je l’aime, Gainsbourg, j’aime sa personnalité, son intelligence, sa finesse, ses coups de gueule, toutes ses chansons, et il manque cruellement…

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 12:21

 

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       Comme beaucoup de blogueurs, j’ai été interloquée par la provenance de mes lecteurs. On peut consulter les mots-clés tapés sur Google pour parvenir jusqu’à ce blog…
C’est assez particulier.

 L’orthographe est d’origine, bien entendu.

 

 

v  Bien trouvé  ! Il y a d’abord ce qui définit le blog et son auteur, la substantifique moelle si vous voulez…

 -      connection internet endroit reculé france  

 : oui il a effectivement fallu que je me batte, que je lutte, que je sue, que je paye cher aussi pour avoir internet dans un bled où ce n’était qu’une douce illusion !

-      Superwoman : c’est tout moi ça, non ? je comprends très bien qu’en tapant ce mot, on tombe sur mo blog… très bien…

 

v  Bureau des renseignements : on me pose des questions très précises (sans aucun sil vous plaît merci, zaurez remarqué)

 -       ou et quand se situe l'histoire du le verger de… : cher élève, réfléchis par toi-même, tu en ressortiras grandi !

-       résumé livre mobi dic : déjà écrit comme ça, on va avoir du mal…

-       cendrillon depoussieree texte gratuit : ça en m’en demande de la gratuité par-ci, de la gratuité par-là… j’voudrais bien moi, mais je n’puis point !

-        marque de percolateur cite dans le livre millenium 3 : question d’une haute importance, … un fan peut-être qui voulait la même machine à café ?!

-        étudier oedipe en cm2 : moi j’dis, c’est en maternelle, quand on est vraiment concerné par le complexe du même nom qu’il faudrait l’étudier !

  

 

v  du gore, du trash, du voyeurisme : ce n’était pourtant pas mon intention, vous avouez que le titre de mon blog est même aux antipodes, mais bon…

 

 -        garcon de 14 ans qui c'est pendu 2011   : brrrrrr

-        scarlatine photo autour de la bouche   : je n’ai pas ça en stock, dieu merci !

 

v  légèrement connotés :

 -        on ne s'endort jamais seul : si, ça arrive quand même, … non ? (heureusement !)

-       recits de charme : polysémie des mots !

 

  

 

v  Divers et varié

 -         chipmunk  : Qu’est-ce donc ? je n’aurais su vous le dire il y a deux mois encore, mais c’est un des mots-clés les plus fréquents. Je vais moi-même sur Notre Moteur de Recherche Adoré et là, stupeur : « Chipmunk est un physique 2D Libre. Son nom est la traduction anglaise du tamia. » Sans commentaire ! Sinon, en anglais, c’est cette adorable petite bestiole que vous trouvez en bas à droite de la page.

-        enfin dans une heure je serais marié un chapeau de paille  : je dois dire que si tu viens sur mon blog une heure avant ton mariage et que tu n’as rien trouvé de mieux à faire… réfléchis bien avant de dire « oui » !

-        entre les trous de la memoire   : voilà bien une question qu’on ne se pose pas assez : qu’y a-t-il entre ces trous ? hum, hum… vous êtes bien incapables d’y répondre, hein ? (moi : pareil !)        Smiley siffle : le mot-clé qui revient le plus souvent ! mon blog serait donc réduit à ça ! mais qui siffle d’admiration ? (on se rassure comme on peut !)

 

 

 

  



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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 10:21

            

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               Cette pièce est une comédie policière en trois actes.

Le lieu : une étude de notaire tranquille dans un quartier parisien.

L’époque : les années 60 – un soir d’automne.

L’action : une standardiste très bavarde, surnommée la Perruche découvre son patron poignardé. Hélas pour elle, le cadavre disparaît mystérieusement. On appelle l’inspecteur Grandin qui, couvant une mauvaise grippe, se montre furieux d’avoir été dérangé pour rien. Mais Alice n’en démord pas, elle a bien vu son patron, Maître Rocher, avec un poignard dans le dos. Alors, y a-t-il eu réellement crime ? Si oui, à qui profite-t-il ? Et qui est le coupable ? Autant de questions que ne manquent pas de se  poser la police et le personnel de l’étude. Mais qui sera le plus perspicace dans la résolution de l’énigme, l’inspecteur Grandin, alias « Le Poulet » ou la standardiste à la langue bien pendue ?

            Ce huis clos a le mérite d’allier comédie, farce et suspense. Les situations cocasses se multiplient, les caractères bien trempés s’affrontent et les nombreux rebondissements rendent la pièce pimentée et captivante.
Pour moi, ce n’est pas une simple lecture puisque dans le rôle de la Perruche, c’est moi qui m’y colle. Rôle de composition car dans la vraie vie, je ne suis pas la reine des pipelettes.

          Avec ma troupe que j’accompagne depuis maintenant dix bonnes années, nous jouerons six fois. Quand le trac cédera sa place au plaisir, ce sera le pied ! La première c’est le 11 mars, croisez les doigts pour moi ! ;-)

Un petit extrait :

« Bavarde quand je veux, quand ça m’arrange… Méfie-toi toujours des personnes qui parlent trop, c’est toujours pour ne pas te laisser le temps de réfléchir ! »

         Conséquence directe de deux semaines de répétitions intenses et de représentations : je serai sans doute un peu moins présente ici…

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 13:52

           

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            D’habitude, j’évite ce genre de bouquin qui a plutôt tendance à m’ennuyer. Effectivement, même s’il se revendique être un « récit », L’écologie en bas de chez moi s’apparente à un essai puisqu’il nous propose une réflexion toute personnelle d’un thème relativement, non pas relativement, extrêmement tendance : l’écologie. C’est donc la quatrième de couverture qui m’a titillée :

« Un voisin durable, c'est un voisin qui trie ses déchets et me surveille pour que j'en fasse autant. Une amitié durable, c'est une amitié où l'on ne met pas en danger l'avenir de la planète, même en paroles. On évite d'aborder les sujets qui fâchent. On gobe le discours moralisateur avec le sourire. On accepte l'opportunisme marchand en ouvrant son portefeuille. On se garde de penser sans gourou, sans nounou. On se retient. Ce livre raconte comment je ne me suis pas retenu. »

L’auteur se fait ennemi n°1 d’un peu tout le monde en se revendiquant sceptique quant à la théorie du réchauffement climatique, fainéant face au tri sélectif, lassé et même exaspéré de l’ampleur médiatique de tout ce qui est « durable ». Le pompon pour lui c’est la diffusion massive du film Home.

« Combien de fois nous l’a-t-on faite ?... hein ?... dites-le moi… sans parler des sectes…. Depuis le livre d’Enoch… le livre de Daniel… depuis les visions de Jean… la grande peur de l’An Mil… Nostradamus… le bug de l’an 2000… […] La glaciation… Rappelez-vous, la hantise des seventies. Vous n’étiez pas né peut-être… De sombres articles prévoient une baisse de l’ensoleillement suivie d’une chute des températures sur l’hémisphère Nord, d’où récoltes catastrophiques et famine. »

            Iegor Gran manie avec brio l’humour noir et il a trouvé un terrain parfait pour se faire le maître de la provocation et déchaîner des réactions virulentes. Il nous explique donc que son meilleur ami s’éloigne de lui, ne comprenant pas ses visions anti-écolo. Car voilà bien un sujet avec lequel on ne plaisante pas.  L’écologie et le développement durable sont souvent comparés à une religion et Yann Artus-Bertrand et Nicolas Hulot, souvent pointés du doigt, apparaissent comme des gourous, des messies, venus prêcher la bonne parole : « Yann-Dieu égrène sa vision binaire : homme-mauvais, Terre-jolie. Homme-parasite, Terre – richesse. Terre-notre maman adorée, homme – blatte. » Vous avouerez qu’il n’a pas tort. Les écolos exagèrent et en guise de réponse, Iegor Gran exagère aussi.

Ne faisant partie ni d’un clan ni de l’autre, j’achète du bio mais pas que, je trie mes déchets mais ne vais pas me rendre malade si un morceau de carton tombe dans la poubelle « normale », mon regard a justement été happé récemment par ce durable-à-tout-à-prix. J’ai vu, sur un de ces coffrets bébé qu’on offre aux mamans à la maternité, l’expression « Naturellement bébé ». La formulation, déjà, est plus que douteuse (y’a-t-il des bébés non naturels ? comment le petit être fait-il pour être naturellement un bébé ? (ou pas ?) ne serait-ce pas un pléonasme ?) et quand on creuse un peu, ce n’est tout de même pas le bébé lui-même qui est bio ou pas bio et ce n’est pas la mini couche de lotion ou la Pampers portée quelques années qui vont le transformer en être pollué et pollueur.

L’écologie est un marché, une mode, un incontournable des années 2000. Sans être aussi cynique que Iegor Gran, j’ai moi aussi été surprise, mal à l’aise même, du battage médiatique à la sortie du film Home, devant lequel les gens semblaient perdre tout jugement personnel, tout individualisme. On se demande si effectivement, il ne fallait pas dire Amen dans les dernières minutes de visionnage.

            J’ai beaucoup ri en lisant ce livre, certaines citations des écolos sont à mourir de rire, c’est surtout 365 gestes pour sauver la planète qui détient le record d’inepties : « Économisez l’eau de la chasse d’eau. En plaçant une brique dans le réservoir des W.-C., vous réduirez le volume évacué de chaque utilisation  et pouvez épargner jusqu’à 4000 litres par an. » Sous-note : l’ONG brésilienne SOS Forêt atlantique milite pour inciter à faire pipi dans la douche : si toute la famille s’y met, on pourrait économiser 12 litres d’eau par jour et par foyer ».

Ca fait du bien de lire quelque chose à contre-courant, voilà un mouton qui n’appartient pas à Panurge et qui réveille nos consciences parfois endormies, qui nous donne un autre son de cloche et permet d’ouvrir les yeux sur des infos qui, certainement ridicules, frisent parfois la démence et l’indécence : parler de voiture bio et de tourisme bio, par exemple.


            L’auteur, pour provoquer ce réveil des consciences est bien obligé d’utiliser la manière forte : cynisme, ironie et satire et autodérision aussi, je crois. Ca ne fait que décupler le plaisir du lecteur.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 13:39

 

Je me suis permis de chiper ce tag à Karine :)

 

Combien de fois avez-vous été en librairie, en bibliothèque ces trente derniers jours? 

1) Zéro fois 2) 1 à 10 fois 3) Plus de 10 fois
En bibliothèque, au moins trois fois. J’ai d’ailleurs converti mes enfants et quand ma fifille de 2 ans a, la semaine dernière, montré des marques d’impatience à la limite de la colère parce qu’on passait devant la bibliothèque municipale sans y entrer, j’ai ressenti une grande fierté dans le genre c’est moi qui l’ai fait… En librairie, c’est plus rare, je pense à mon porte-monnaie, la tentation est bien trop grande. Elle est un peu plus tenue sur Internet, donc je commande beaucoup en ligne. Am…on est mon ami !

Combien de livres ont rejoint votre PAL depuis? (hormis les emprunts de bibliothèque, une PAL étant la pile dont on ne se débarrasse pas comme ça et qui peut croupir chez soi des années) 

1) Zéro 2) 1 à 5 3) Plus de 5
Trois, quatre, je ne sais pas exactement. Ma PAL était rangée, un jour, par ordre alphabétique, mais comme j’achète par à-coups (parfois rien pendant un mois, parfois 15 livres en deux jours), elle s’est doucement bordélisée faute de place, la bougresse.

Combien de livres dans votre LAL au cours des trente derniers jours? 

1) Zéro 2) 1 à 10 3) Beaucoup plus
Honnêtement, aucune idée ! je ne tiens pas de liste officielle même si j’ai un document Word avec quelques noms d’auteurs qu’il faudrait que je rencontre dans les prochains mois. Je suis souvent tentée par des billets de la blogosphère, je note parfois les titres, souvent dans un coin de ma tête et si je tombe dessus, je prends. Pour répondre à la question, je crois que je n’ai pas retenu plus de 10 livres des 30 derniers jours. Ca va. 

Un livre lu en entier ces trente derniers jours? Faisait-il partie de la PAL? S’agit-il d’une nouvelle acquisition? 

1) Aucun 2) Oui, et il faisait partie de la PAL 3) Oui, et il s’agit d’une de mes acquisitions de l’année
Une dizaine. Deux ou trois provenaient de ma PAL, les autres, des emprunts  et un ou deux achats tout frais qui n’ont même pas eu le temps de faire escale dans ma PAL.

Un défi entamé pendant ces trente derniers jours? 

1) Défi? 2) Entamé oui 3) Fini même
Malheureusement, par crainte de ne pas pouvoir tenir à long terme, je n’ai jamais fait aucun défi. Je suis parfois très intéressée mais je n’ose m’y coller, faute de temps. Il est vrai aussi que j’aime mon indépendance et ma liberté…

 

et je fais passer à Leil, L'Irrégulière, Saxaoul et Noukette. Servez-vous, mesdemoiselles!

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