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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 20:18

Quand Benacquista me fait du gringue, je ne peux jamais lui résister très longtemps… Je suis fan depuis toujours !

Un récit un peu particulier ici puisqu’il est couplé de dessins de Tardi. L’idée du projet  était née de l’éditeur, Didier Platteau : associer un écrivain à un illustrateur ou un photographe pour créer un récit.

 

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             Marc est un homme banal, sans ambition réelle, se satisfaisant de plus simple et du plus modéré, « il s’était toujours contenté de ce qu’il avait et n’aspirait à rien de mieux que ce qu’il était déjà : un homme ordinaire ».

Marc a une petite amie, Magali, qu’il ne voit qu’un week-end sur deux, un ami Titus qui se fout de lui et un petit pavillon de banlieue.

Marc devient par hasard, à 30 ans, convoyeur de fonds.

Un jour, le pire arrive : l’attaque du fourgon. Les deux collègues de Marc se font tuer et Marc est abîmé de partout. Il lui faut des mois pour s’en remettre physiquement. Psychologiquement, c’est pire ; il est abruti par les antidépresseurs et les anxiolytiques et s’exclut des autres, brisé par ses angoisses. « Il connut les plaintes des voisins, la tabagie du matin au soir, les crises de larmes sur les bancs publics, les journées entières dans l’alcool,  les pulsions de violence envers lui-même et envers les autres. Un matin, en sortant d’un commissariat, il se retrouva devant la porte de sons studio, sans clés, sans papiers, sans argent. Une voisine eut la gentillesse d’appeler un SOS-dépannages-serrures qui arriva dans l’heure. En le voyant déballer ses outils et se mettre au travail, Marc lui posa des questions sur son job de serrurier. Plus qu’un job, il s’agissait d’un statut : celui du passe-muraille. Insaisissable et partout chez lui. L’homme alla jusqu’a prétendre que si un jour il se retrouvait en cavale, avec toutes les polices du monde à ses trousses, il saurait trouver des refuges partout dans la ville, et qu’il pourrait même en changer plusieurs fois par jour sans que personne ne s’aperçoive de rien. » Marc a trouvé sa vocation.

Son métier l’amène à côtoyer toutes sortes de personnes, notamment une femme sublime qu’il sort du pétrin et surtout un des voyous qui avait attaqué le fourgon … l’heure de la vengeance a sonné, mais aussi celle de la renaissance.


          Le récit s’apparente à un conte. Il est linéaire, sans vraie surprise, avec quelques passages qui font sourire. Un moment de lecture agréable mais sans plus. J'avoue ne pas avoir été plus emballée que cela par les illustrations de Tardi.  Le personnage part en scooter, Tardi nous fait un petit dessin d'un bonhomme sur un scooter, mouais, je n'en vois pas vraiment l'utilité.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 22:13

Sambre, à la fois sang et ombre … rouge et noir, mystère et vérité, amour et haine …


   
          Le tome 1, Plus ne m’est rien commence par un enterrement, celui de Hugo Sambre, un père de famille. Le fils, Bernard, et la fille, Sarah, sont en conflit ; quant à la veuve, elle sait très vite se consoler dans les bras d’un autre.  C’est Julie, la braconnière aux yeux rouges qui est la clé de l’album, elle séduit, pire, envoûte Bernard, le provoque. Mais cette  sauvageonne rappelle l’obsession du vieux Sambre : celle de terminer sa grande œuvre littéraire : La Guerre des Yeux.

   

          Le tome 2, Je sais que tu viendras, se déroule toujours au milieu du XIXème siècle. Julie, accusée du meurtre de Mme Sambre, fuit à Paris, à la recherche de son passé. Bernard, malgré les soupçons qui pèsent sur elle, veut la retrouver, happé par la malédiction qui semble entourer les gens qu’elle côtoie.

          C’est noir, c’est grandiose, c’est romantique. Les textes, comme les dessins sont d’une élégance sauvage. Les illustrations, signées Yslaire sont particulièrement attirantes par leur précision, leur finesse, leurs couleurs. Le texte n’est pas en reste grâce à la plume de Balac et Yslaire : « Cette nuit-là, la lune avait de lugubres reflets pourpres sur son globe d’opale, et le sang et les larmes qui coulèrent à flots, semblaient l’éclabousser. Au premier chant du coq, les derniers regards rouges s’éteignirent, noyés sous une lourde paupière sanglante. »


Je prouve encore une fois l'immensité de mon ignorance en matière de BD puisque je ne connaissais pas du tout cette saga, dont l'élaboration du premier tome remonte à 1986 et compte une vingtaine d'opus.


 


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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 14:44

        J'ai eu peur au début. Je me suis dit : encore une histoire d'une ado mal dans sa peau qui finit par être la sommité de son bahut. Alors oui, il y a un peu de ça mais comme toujours, Gudule parsème son texte d’originalité, d’audace et aussi de surnaturel ici.

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« Marre. Marre des parents, des profs, des copains. Marre de moi, de ma peau. De mon acné. De mes cheveux gras. De ma tronche, toujours la même et toujours aussi moche. Je déteste les miroirs. Je me déteste. J'ai 14 ans et je suis détestable. » : La quatrième de couverture donne le ton, rien ne va plus pour Léa. Un jour de déprime et après une dispute avec ses parents, elle se réfugie dans le grenier, qu’elle range et aménage pour y faire sa nouvelle chambre. Elle s’y sent étrangement très bien… jusqu’au moment où d’énormes secousses lui font comprendre qu’elle n’y est pas seule. Charles, un fantôme, cohabite avec elle. C’est un jeune garçon qui s’est pendu à l’âge de 17 ans suite à une déception amoureuse. Celui qu’elle appelle Whoo est le seul à l’aimer et elle finit, elle aussi, par avoir des sentiments forts pour lui. Mais il n’est qu’une voix. Frustration : « Sans prévenir une grosse déprime me tombe dessus. Est-ce dû au regret (à la jalousie ?) qui perçait dans le ton de Whoo ? Ou au mauvais souvenir venu, sans crier gare, court-circuiter mon bonheur : celui d’un autre baiser que j’ai attendu en vain ? … Un peu des deux, sans doute. N’empêche, je n’ai quand même pas de bol, moi, quand j’y pense. Les humains ne veulent pas de moi et les fantômes n’ont pas ce qu’il faut. »

         Au-delà de la petite histoire d’amour, des pistes de réflexions qui toucheront les ados : l’apparence, le conflit avec les parents, la passivité des filles (elles passent leur temps à attendre qu’un garçon s’intéresse à elles…), les profs (et Gudule nous propose encore une fois une belle image d’une prof de français!)

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 19:12


       Le plus grand secret pour le bonheur, c'est d'être bien avec soi. 

                                                             Bernard Fontenelle
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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 15:32

 
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        Tout est dans le titre ! Non bien sûr ! Le drame de la pièce, l’angoisse du personnage principal est bien lié à cette superstition : être 13 à table. Sauf que, pour corser le tout, il s’agit du Réveillon de Noël, dans une famille bourgeoise, et Madeleine Villardier, la maîtresse de maison, ne se rend compte de cette aberration (il y a 13 invités !) que quelques instants avant de passer à table…

Quelle solution ? Inviter quelqu’un à la dernière minute ! Mais qui est libre un soir de Noël à 10h ?

        L’autre alternative serait d’insister lourdement pour que l’invité qui est retardé par les mauvaises conditions climatiques ne vienne pas du tout !

Et qui est cette Consuela Koukouwsko qui vient déranger ce petit monde en remuant le passé de Monsieur Villardier ? Si on l’invitait ?

Lorsque Madeleine réussit à rajouter une personne sur sa liste de convives, c’est une autre qui se décommande, et le chiffre fatidique reste le même : 13 !

 

Une pièce à rebondissements, mêlant comique et policier, et légèrement saupoudrée de tragique.

Contrairement à certaines pièces de boulevard contemporaines, celle-ci est bien écrite. Les jeux de mot de l’auteur sont savoureux, les retournements de situation à la fois réalistes et pétillants.

 

         Une pièce jouée dans quelques jours et pour quelques soirs par une troupe d’amateurs trop peu célèbre… ... vous l’aurez compris, j’en suis ! (dans le rôle de la vengeresse au sang chaud, la croustillante Consuela)

  

 

 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 15:21

Un instant magique, une petite bulle de vie, d’émotion, de tendresse.

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        A ma gauche, Antoine Stalin, critique d’art, brisé par la perte tragique de sa femme et de sa fille. A ma droite, Ornella Malese, jeune romancière, vénitienne, étudiante et auteur d’un best-seller, Granité café.

Leur point commun : un tableau aperçu dans une brocante parisienne, celui de Sandro Rossini, peintre fictif. Antoine, est intrigué par la facture du tableau, son sujet : deux femmes assises - l’une nue, regarde quelque chose que lui montre sa voisine vêtue d’une robe noire. Un tableau sans doute. Première mise en abyme. Antoine hésite à acheter cette toile, et ce sera Ornella, quelques minutes plus tard qui en fera l’acquisition ; pour des raisons plus familiales : c’est la signature de son grand-père qu’elle reconnaît au bas du tableau.

Les deux personnages se retrouvent ensuite à Venise autour d’un autre tableau, celui de Giambattista Tiepolo, Il mondo nuevo.




« Toute une foule, vue de dos ou de profil, assistant à un spectacle invisible. Au loin, la mer. Une facture surprenante. Des personnages saisis dans des attitudes familières au cours d'une scène publique. Mais le vrai secret, c'était le personnage grimpé sur un tabouret et qui tient à la main une longue badine, ou une espèce de perche, dont l'extrémité atteint le centre de la scène. Quel sens donner à son geste ?» (quatrième de couverture)

Et c’est Ornella qui révèlera le mystère de cette baguette : « La badine était en fait une immense paille, et le personnage un saltimbanque essayant en vain de profiter de la foule réunie par un spectacle invisible pour faire admirer … Quoi ? Rien. La seule irisation  d’une pellicule infime, un petit pan de monde encerclé, suspendu. L’homme avait dû souffler si longtemps, si doucement. La bulle faite, il tenait à présent ses deux mains écartées sur la baguette, dans un geste délicat, comme un joueur de flûte. Personne ne le regardait, tous étaient pris par un autre spectacle qu’on imaginait bruyant, peut-être violent, ponctué de rires ou d’ébahissements. Juste au-dessus de ce vacarme virtuel, quelqu’un proposait silence et transparence.  Qui eût choisi de détourner les yeux vers lui ? Chacun avait sa bulle, sa propre manière d’enfermer le présent. Chacun était sa bulle, à la fois solitaire et contingent. Chacun surtout pensait qu’au-delà sa bulle il partageait l’action, l’ivresse d’un moment où il passe quelque chose. »

Seconde mise en abyme : Granité Café,  ce livre sur les petits plaisirs de la vie, qui nous rappelle tant un autre livre de Delerm ; le succès immédiat de cet opuscule qui crée la surprise.

Ornella et Antoine se retrouvent, s’accompagnent, se sauvent un peu mutuellement.

J’ai passé un excellent moment avec cette petite œuvre. C’est marrant parce que j’ai lu, un peu par hasard, deux livres qui ont un peu la même ambition : offrir au lecteur une douce parenthèse, une jolie éclaircie de vie. Là où Gavalda a trébuché, Delerm a réussi avec brio.

Je n’ai qu’une envie, relire cette petite centaine de pages. Un peu comme on goûte pour la première fois un nouveau parfum de glace, surprenant, plein de saveurs, riche en sensations, à la fois frais et léger, dense et inoubliable… on a envie d’en reprendre.

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:13

Il y a trois matins, deux garçons de cinquième se précipitèrent sur moi en criant « M’daaaame, regardez ce qu’on a trouvé au CDI !!! » en me brandissant cette BD intitulée Robinson.

Nous sommes en train de terminer la séquence sur Vendredi ou La Vie sauvage de Michel Tournier et il se trouve que notre chère documentaliste a eu l’idée de génie de commander deux BD de la série Robinson. Ils n’étaient pas peu fiers mes deux chérubins…

nullLe premier tome de la série, C’est tous les jours vendredi, raconte l’arrivée impromptue de Robinson sur l’île et la rencontre immédiate (contrairement au roman où Robinson vit seul un certain temps) avec Vendredi. D’emblée, c’est drôle car tout sépare les deux compagnons. Robinson tente désespérément de construire bateaux et radeaux pour quitter l’île, Vendredi lui, profite de la vie en se moquant des bêtises de Robinson. Le Blanc est l’idiot dans l’histoire. Le Noir rit de lui, est copain avec tous les animaux de l’île, s’est s’adapté aux diverses situations, sait vivre en harmonie avec la nature qui l’entoure. Robinson, lui, ne fait que recréer ce qu’il a perdu : une douche, la télé, etc.

nullLe deuxième tome, Une bouteille à la mer, continue sur le même ton et les mêmes thèmes. Robinson veut civiliser et moderniser l’île et c’est à tous les coups, le ratage assuré ! Il construit une cabane sur pilotis dans des sables mouvants, s’agace de la monotonie des programmes télé (quatre rondins de bois font l’écran et les oiseaux multicolores créent l’animation), un perroquet fait office de psy, etc. Des éléments imaginaires et fantastiques sont introduits par Jak, les animaux parlent et un dragon cause bien des dégâts avec sa gueule en feu.


           La grande réussite de la BD : montrer le caractère absurde des efforts de civilisation accomplis par Robinson, et, en filigrane, l’auteur se moque aussi des travers de notre société et des besoins si nombreux qui conditionnent notre vie. Robinson envoie une lettre de réclamation (dans une bouteille à la mer bien sûr…) à la Société Occidentale de Sauvetage qui lui répond que son dossier est incomplet, que le sauvetage d’urgence ne pourra donc pas encore avoir lieu…

Toute la classe n’a pas encore lu les deux BD, mais les garçons ont beaucoup apprécié, les filles ont été déçues par les grosses différences entre le livre et la BD, mais c’est une lecture parfaite pour clore une séquence qui est merveilleusement passée aurpès des élèves. A refaire.

Il existe un tome 3 de la série, Parano mais presque, et l’auteur a son site : http://jak-blog.over-blog.com/




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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 09:37


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Le tube des élèves de 6ème, LE livre qu'ils ont presque tous lu ! Il fallait bien que je m'y plonge aussi !

          C'est l'histoire de Sébastien Britt, 11 ans, qui, parce qu’il s’est fait renvoyer de deux collèges, a été contraint par ses parents de rejoindre un lugubre collège pour suivre des cours de rattrapage, afin de passer en cinquième. Le collège est une forteresse située sur un piton rocheux et à laquelle on n'accède que par un téléphérique. Très vite, Sébastien se sent prisonnier dans cet endroit étrange : il est le seul élève, il est surveillé de près par le directeur et l’unique professeur.

Pour se rassurer, le garçon tient son journal. Un soir, il aperçoit un cerf-volant, et au bout de cette aile palpitante  se tient une fille, Camille, la fille du directeur, M. Fogelman. Les deux êtres solitaires se lient d’amitié. Lorsque Camille est sûr qu’elle peut faire confiance à Sébastien, elle lui révèle un grand secret : se cachent dans la citadelle, non seulement un chat fantôme mais aussi sept enfants fantômes, de curieux compagnons transparents qui traversent les murs !

Autour de lui se tenaient sept enfants transparents, immobiles et le visage grave, qui me regardaient. Sept collégiens fantômes en pyjamas grossiers, flottant au-dessus du plancher telles les images tremblotantes d’un projecteur de diapos… J’aurais voulu crier, m’enfuir, mais mes jambes ne me portaient plus. Les yeux exorbités, je suis resté là, incapable d’un mouvement, tandis que Camille refermait doucement la porte derrière moi… 

Arrou-Vignod sait, sans aucun doute, créer le suspense !

Au siècle dernier, la citadelle abritait une sorte de bagne d'enfants orphelins dont sept restèrent prisonniers des décombres lors d'un tremblement de terre ayant ravagé la forteresse. Depuis, ils veillent sur le trésor des chevaliers de Saint-Elme, caché depuis le XIe siècle dans le collège. Avec l'aide de Sébastien et de Camille, ils parviendront à soustraire le trésor au terrifiant monsieur Fogelman.

Des grimoires, un cachot, un tunnel souterrain… L’intrigue est bien menée, le texte est très court, trop d’après moi. Une belle introduction au fantastique pour de jeunes élèves. Je pense que ça doit les rassurer de ne pas être élève de ce collège fantôme… peut-être qu’ils trouvent leurs professeurs un peu plus sympathiques après cette lecture… (oui, on peut rêver !  )

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 09:32

     Timothée, mon petit homme, me dit souvent qu'on a bien choisi Danaé, elle est trop rigolote, elle est belle en plus... Bref, il est sous le charme. L'autre jour, je lui demande qui a fabriqué sa petite soeur...
- Ben, c'est papa, maman et moi!
- ... Ah bon! et toi, qui t'a fabriqué?
- oh, je me suis fabriqué tout seul moi...

oui, on n'est jamais mieux servi que par soi-même!

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 15:21

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Gudule sait très bien raconter les histoires !

C’est à travers son journal intime que nous suivons le parcours de Lou, lycéenne. Comme tous les ados, elle se heurte à l’autorité de ses parents, et encore plus à celle de son père, Jean-Michel. Jusqu’au jour où elle découvre que sa mère a été la secrétaire d’un écrivain célèbre, Armand Grémillon, l’année même où elle est née. Les différences de caractère entre elle et son père, l’excitation d’une copine, les mystères liés à l’amour de jeunesse de sa mère sont quelques-uns des éléments qui font croire à Lou qu’elle est la fille de l’écrivain. Mais, elle se trompe peut-être

Un petit livre passionnant qui traite des thèmes du secret de famille et des conflits générationnels. Gudule nous tient en haleine du début à la fin en brossant le portrait de cette adolescente à la recherche de ses origines avec justesse et simplicité. Le récit est linéaire, certes, mais touchant et authentique.
Les collégiens apprécieront, j'en suis certaine.

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