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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 14:08

 

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Mon troisième Dan Brown, et ce sera aussi mon dernier !

Robert Langdon, THE Robert est encore une fois sollicité pour décrypter des symboles et des énigmes. Encore une fois, une jolie jeune femme l’accompagne, encore une fois il fait preuve d’un courage exemplaire et subit des trucs complètement dingues (il ressuscite quand même, ce n’est pas donné à tout le monde !), encore une fois, il est confronté à sa terrible phobie, la peur d’être enfermé. Il rencontre un fou, un illuminé (oui encore un…), et encore une fois, grâce à Superobert, on apprend un tas de choses !

Tout ça sur fond de franc-maçonnerie, à 200 à l’heure dans un Washington de folie où personne n’a besoin de manger, de boire, de se reposer ou de se soigner.

Même schéma, même personnages, même ficelles, même style (ou absence de style ?), même révélations-que-toi-même-t-y-crois-pas, mêmes erreurs et mêmes invraisemblances !

Robert, il est beau il est fort il est musclé : « A 4h45 ce matin-là, il avait plongé dans la piscine déserte d’Harvard, entamant la journée comme à son habitude par une cinquantaine de longueurs. »

Robert il sait tout sur tout et attention, il va t’en apprendre un paquet !

« Un « carré magique » n’était pas un objet ésotérique mais mathématique. C’était le nom que l’on donnait à un tableau de chiffres organisés de telle façon que la somme des nombres de chaque colonne, de chaque ligne et de chaque diagonale soit toujours identique. Inventés voilà quatre millénaires par des mathématiciens égyptiens et indiens, les carrés magiques » et blablablaaaaa.

Robert il rencontre des personnages diaboliques (et jamais jamais le portrait n’est caricatural chez Dan Brown…)

« La responsable du Bureau de la sécurité de la CIA était une créature effrayante – un ouragan d’’un mètre cinquante, doté de la parole. D’une maigreur squelettique, elle avait les traits découpés à la serpe. (…) Son tailleur-pantalon bleu froissé tombait comme un sac sur son corps décharné ; le col ouvert de son chemisier laissait sa cicatrice bien en vue. Il se murmurait parmi les collègues de Sato que sa seule coquetterie était d’épiler une ostensible moustache ».

 

Je sais, je suis cruelle, mais les 600 pages ont vraiment été trop nombreuses pour moi cette fois-ci. J'avais apprécié Da Vinci Code, même aimé Anges et démons  mais celui-ci était décidément un plat trop lourd, trop gras et trop indigeste !

De toute façon, l'auteur n'a pas besoin de moi pour s'enrichir ... 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 19:25

 

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La BD s'inspire d'une nouvelle de Jack London. J'ai eu la chance de lire la BD avec la nouvelle à côté.

La BD est simple, minimaliste mais atteint une certaine pureté. La forme rejoint le fond.

 

Le grand froid du nord du Canada.

Un homme, seul. Pas tout à fait puisque son chien l’accompagne.

S’il est là c’est parce qu’il y a de l’or, en tous cas, une mine d’or où se trouvent ses compagnons qu’il doit rejoindre.

Le froid, le froid et encore le froid. Les températures avoisinent les -50°.

Le crachat gèle avant d’atteindre la neige. Aucune erreur n’est permise. Faire du feu relève de l’exploit. La nourriture doit être plaquée à même le torse pour ne pas qu’elle gèle.

L’homme fait une erreur, il n’a plus de feu et ses pieds sont mouillés. Le froid cède la place à la douleur puis à l’insensibilité. Il ne sent plus ses pieds, il ne sent plus ses mains. Le sommeil le gagne il s’endort pour toujours.

Le chien reste un court instant avec l’homme, puis s’en va.

Mis à part les illustrations que je vais évoquer plus bas, la BD a ceci d’original qu’elle est écrite à la deuxième personne. Un petit extrait : « 
Le froid a trop d’emprise sur toi… et tu manques d’endurance tu ne sens pas tes pieds qui frappent le sol…tes pieds ne dégèlent pas en courant, le froid envahit ton corps. Tu t’es comporté comme un idiot à courir ainsi comme un poulet décapité tu vas geler  ».
On grelote avec ce pauvre homme, on tremble avec lui, on ressent les mêmes picotements.

 

Les dessins sont grandioses. Les dessins se passeraient même de texte. L’ampleur du blanc, l’hostilité de la nature face aux petits gestes de l’homme. Le chien prend une place importante, c’est lui qui survit, lui est blanc aussi, lui ne sent pas le froid. Il ressemble à un loup. Les couleurs chaudes du feu viennent apporter une lueur d’espoir dans ce vide. Ce sont surtout les yeux de l’homme qu’on voit : son effroi, sa détermination, ses angoisses, sa résignation.

A la fin, la neige le recouvre, il devient blanc lui aussi. La nature a repris le dessus.

 

Que rajouter ?

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 13:44

Un obscur rabbin du fin fond de la Galicie s’éteint en léguant un trésor inestimable que doivent se partager ses descendants, trois neveux et une nièce.

 

L’histoire se déroule en 1920. Quatre personnages, quatre villes, quatre univers :

 Léon,  est un ancien officier, blessé de guerre, il mène une vie bourgeoise à Paris,

David, réactionnaire sioniste, vit dans un kibboutz en Palestine,

Moses joue au gangster newyorkais,

Rachel est une bolchevik pure et dure qui s’use les genoux à Moscou.

Les quatre personnages vont tous vivre des moments historiques, hauts en couleur et intenses en émotions. Les quatre vont aussi finir par se retrouver autour du fameux trésor.

J’ai été un peu déçue et surprise par ce livre. Surprise d’abord parce que je m’attendais à un polar classique : un meurtre, un suspect, une enquête pas du tout du tout ; Jonquet nous promène à travers le monde, nous dresse un tableau noir et cruel de la Pologne des années 20, nous plonge dans une atmosphère résolument antisémite. Légèrement déçue parce que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, la mayonnaise n’a pris que très tard, au bout d’une centaine de pages. L’auteur insiste sur le personnage de Moses qui est très bien dessiné, mais les autres portraits sont, d’après moi, pas assez approfondis. C’est dommage.
Par contre, avis aux amateurs des romans à chute, le dénouement est plus que surprenant, et les dernières pages sont bien ficelées, le suspense prend le lecteur au collet et le secoue sans ménagement, ce qui n’est pas déplaisant ! Oui aussi à cette description réaliste de 1920, qui oscille entre l'horreur de la guerre et les prémisses des Années folles à venir...

 

Un extrait bien caractéristique de la noirceur et de l’horreur ambiantes :

« Quand Rachel s’éveilla, il faisait nuit noire. Elle était allongée près d’un talus couvert de ronces. Sa bouche était emplie de terre qu’elle recracha en toussant. Encore à demi groggy, elle s’aperçut qu’elle était couverte d’un liquide poisseux. A tâtons, allongée sur le dos, elle explora son torse, ses cuisses, à la recherche d’une blessure béante. Ses mains rencontrèrent une masse visqueuse étalée en travers de ses jambes. Elle poussa un hurlement avant de comprendre qu’il s’agissait des intestins de son cheval, couché sur le sol tout près d’elle. D’un bond elle se redressa. »

 

Et un petit clin d’œil musical:

« Une musique étrange jaillit du pavillon. Une trompette égrenait de mesures rageuses sur un tempo saccadé.

-      Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-elle.

-      Du jazz ! annonça Felix d’une voix triomphante.

-      Du quoi ?

-      La musique des Noirs américains, j’ai un cousin à Chicago, il m’envoie des disques »

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 14:15

Lire Seule Venise  à Venise même, quoi de mieux !

Et je l’ai fait… C’était assez magique. Claudie Gallay raconte l’histoire d’une femme de 40 ans qui sort d’une histoire d’amour en titubant. Elle s’est fait plaquer, elle est perdue, désespérée, se raccroche à cette histoire ratée tout en essayant de la fuir. Drôle de fuite puisqu’elle se fait à Venise… Venise en hiver, Venise à Noël. J’ai marché dans les mêmes ruelles que l’héroïne, j’ai vu le soleil là où elle voyait la neige, j’ai vu des places grouillantes de touristes alors qu’elles étaient désertes dans le roman.
Impression assez agréable et inédite !

Revenons à notre quadragénaire qui croyait que sa vie était fichue. Elle loge dans une pension tenue par Luigi et y rencontre un vieux prince russe. Echanges magnifiques entre ces deux êtres : elle lui raconte ses promenades, sa journée vénitienne, ses rencontres et ses découvertes. Lui, immobilisé dans sa chaise roulante évoque ses souvenirs.

Le Prince, Carla, Valentino, Luigi et surtout l’attirant libraire, Manzoni, vont redonner force et vie au petit bout de femme… Parcours initiatique mais aussi renaissance. Une promenade vénitienne thérapeutique et poétique !

L’auteur esquisse les personnages et la ville tout en douceur et en finesse. Pas de place pour les clichés. La narratrice avance dans sa vie, doucement mais sûrement.

« Les poissons ont mal s’ils sont ferrés de la gueule, ils souffrent encore plus quand ils avalent l’hameçon. Les scientifiques ont étudié ça, la douleur des poissons, celle des baleines aussi quand elles sont harponnées. Personne n’a jamais étudié la douleur des humains quand ils sont ferrés du ventre. Cette impression de brûler, de se vider tout en restant vivant. »

« La neige met deux jours pour arriver. Tout le monde l’attend. Moi avec eux, sur les pontons de bois en face de la Salute. Impossible d’aller ailleurs. De faire autre chose.
            Je suis le long des quais  quand les premiers flocons commencent à tomber. Un et puis un autre. Ils fondent et très vite, ils s’accrochent, recouvrent le sol, les bâches bleues des gondoles, les toits de San Marco.

Ils recouvrent le dôme d’or tout en haut de la Salute. »

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 21:37

Un livre à double tranchant

Marseille.

       Antoine avait déjà été brisé une première fois par le destin, il avait perdu sa femme cinq ans auparavant. Crise cardiaque dans un manège à sensation. C’était sur sa fille de 7 ans, Marie, que toute son attention, toute son affection s’était reportée. Ils formaient la paire, étaient inséparables, « tout le quartier souriait en les voyant passer main dans la main, jamais l’un sans l’autre en dehors de l’école ».

       Un soir, à la sortie de l’école, Antoine a un peu de retard. Pas de Marie. On l’a vue entrer dans la voiture d’une femme. C’est le précipice. Police, témoignages, avis de recherche, traque, solitude. Petit à petit, c’est la piste des pédophiles qui est privilégiée et Antoine, aidé de son vieux pote voyou, Jacky, pénètre encore un peu plus dans l’horreur en découvrant des enfants enlevés, agressés, torturés, violés puis tués. Il visionnera des cassettes vidéo montrant des viols d’enfants. Il deviendra un clochard pour mieux surveiller les entrées et sorties des suspects. Il s’improvisera détective et ira jusqu’à se servir d’armes, jusqu’à tuer un de ces bourreaux d’enfants. Tout pour retrouver sa fille.

       Et il la retrouvera, impliquée dans une secte, des mois plus tard. Mais vivante.

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       Est-ce bien utile de préciser que ce roman contient des passages difficiles à lire ? Il est haletant, bien écrit, bien ficelé, mais vraiment à vomir par endroits ! L’auteur l’a écrit à l’époque où il suivait l’affaire Dutroux. L’étincelle du livre, c’est l’amour d’un père pour sa fille. Il brille : « Si je ne voyais que son pied je le reconnaîtrais, je reconnaîtrais son souffle. Il y a sept ans que je la regarde vivre et que je l’écoute dormir. J’ai l’impression qu’elle a grossi dans mon ventre, qu’elle a tété ma chair et qu’elle y est encore. Jour et nuit je sens battre son petit corps, là. » Il plaqua sa main sur son ventre.

       Un roman acéré et enflammé comme le pieu qui a crevé l’œil du Cyclope. Un roman vrai, poignant, au suspense implacable, d’un auteur qui anime des ateliers d’écriture dans les prisons depuis deux décennies. Un roman noir noir noir où l'homme est un loup pour l'homme.


       La vérité et la justice sont des mots bien difficiles à définir

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 20:18

Quand Benacquista me fait du gringue, je ne peux jamais lui résister très longtemps… Je suis fan depuis toujours !

Un récit un peu particulier ici puisqu’il est couplé de dessins de Tardi. L’idée du projet  était née de l’éditeur, Didier Platteau : associer un écrivain à un illustrateur ou un photographe pour créer un récit.

 

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             Marc est un homme banal, sans ambition réelle, se satisfaisant de plus simple et du plus modéré, « il s’était toujours contenté de ce qu’il avait et n’aspirait à rien de mieux que ce qu’il était déjà : un homme ordinaire ».

Marc a une petite amie, Magali, qu’il ne voit qu’un week-end sur deux, un ami Titus qui se fout de lui et un petit pavillon de banlieue.

Marc devient par hasard, à 30 ans, convoyeur de fonds.

Un jour, le pire arrive : l’attaque du fourgon. Les deux collègues de Marc se font tuer et Marc est abîmé de partout. Il lui faut des mois pour s’en remettre physiquement. Psychologiquement, c’est pire ; il est abruti par les antidépresseurs et les anxiolytiques et s’exclut des autres, brisé par ses angoisses. « Il connut les plaintes des voisins, la tabagie du matin au soir, les crises de larmes sur les bancs publics, les journées entières dans l’alcool,  les pulsions de violence envers lui-même et envers les autres. Un matin, en sortant d’un commissariat, il se retrouva devant la porte de sons studio, sans clés, sans papiers, sans argent. Une voisine eut la gentillesse d’appeler un SOS-dépannages-serrures qui arriva dans l’heure. En le voyant déballer ses outils et se mettre au travail, Marc lui posa des questions sur son job de serrurier. Plus qu’un job, il s’agissait d’un statut : celui du passe-muraille. Insaisissable et partout chez lui. L’homme alla jusqu’a prétendre que si un jour il se retrouvait en cavale, avec toutes les polices du monde à ses trousses, il saurait trouver des refuges partout dans la ville, et qu’il pourrait même en changer plusieurs fois par jour sans que personne ne s’aperçoive de rien. » Marc a trouvé sa vocation.

Son métier l’amène à côtoyer toutes sortes de personnes, notamment une femme sublime qu’il sort du pétrin et surtout un des voyous qui avait attaqué le fourgon … l’heure de la vengeance a sonné, mais aussi celle de la renaissance.


          Le récit s’apparente à un conte. Il est linéaire, sans vraie surprise, avec quelques passages qui font sourire. Un moment de lecture agréable mais sans plus. J'avoue ne pas avoir été plus emballée que cela par les illustrations de Tardi.  Le personnage part en scooter, Tardi nous fait un petit dessin d'un bonhomme sur un scooter, mouais, je n'en vois pas vraiment l'utilité.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 22:13

Sambre, à la fois sang et ombre … rouge et noir, mystère et vérité, amour et haine …


   
          Le tome 1, Plus ne m’est rien commence par un enterrement, celui de Hugo Sambre, un père de famille. Le fils, Bernard, et la fille, Sarah, sont en conflit ; quant à la veuve, elle sait très vite se consoler dans les bras d’un autre.  C’est Julie, la braconnière aux yeux rouges qui est la clé de l’album, elle séduit, pire, envoûte Bernard, le provoque. Mais cette  sauvageonne rappelle l’obsession du vieux Sambre : celle de terminer sa grande œuvre littéraire : La Guerre des Yeux.

   

          Le tome 2, Je sais que tu viendras, se déroule toujours au milieu du XIXème siècle. Julie, accusée du meurtre de Mme Sambre, fuit à Paris, à la recherche de son passé. Bernard, malgré les soupçons qui pèsent sur elle, veut la retrouver, happé par la malédiction qui semble entourer les gens qu’elle côtoie.

          C’est noir, c’est grandiose, c’est romantique. Les textes, comme les dessins sont d’une élégance sauvage. Les illustrations, signées Yslaire sont particulièrement attirantes par leur précision, leur finesse, leurs couleurs. Le texte n’est pas en reste grâce à la plume de Balac et Yslaire : « Cette nuit-là, la lune avait de lugubres reflets pourpres sur son globe d’opale, et le sang et les larmes qui coulèrent à flots, semblaient l’éclabousser. Au premier chant du coq, les derniers regards rouges s’éteignirent, noyés sous une lourde paupière sanglante. »


Je prouve encore une fois l'immensité de mon ignorance en matière de BD puisque je ne connaissais pas du tout cette saga, dont l'élaboration du premier tome remonte à 1986 et compte une vingtaine d'opus.


 


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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 14:44

        J'ai eu peur au début. Je me suis dit : encore une histoire d'une ado mal dans sa peau qui finit par être la sommité de son bahut. Alors oui, il y a un peu de ça mais comme toujours, Gudule parsème son texte d’originalité, d’audace et aussi de surnaturel ici.

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« Marre. Marre des parents, des profs, des copains. Marre de moi, de ma peau. De mon acné. De mes cheveux gras. De ma tronche, toujours la même et toujours aussi moche. Je déteste les miroirs. Je me déteste. J'ai 14 ans et je suis détestable. » : La quatrième de couverture donne le ton, rien ne va plus pour Léa. Un jour de déprime et après une dispute avec ses parents, elle se réfugie dans le grenier, qu’elle range et aménage pour y faire sa nouvelle chambre. Elle s’y sent étrangement très bien… jusqu’au moment où d’énormes secousses lui font comprendre qu’elle n’y est pas seule. Charles, un fantôme, cohabite avec elle. C’est un jeune garçon qui s’est pendu à l’âge de 17 ans suite à une déception amoureuse. Celui qu’elle appelle Whoo est le seul à l’aimer et elle finit, elle aussi, par avoir des sentiments forts pour lui. Mais il n’est qu’une voix. Frustration : « Sans prévenir une grosse déprime me tombe dessus. Est-ce dû au regret (à la jalousie ?) qui perçait dans le ton de Whoo ? Ou au mauvais souvenir venu, sans crier gare, court-circuiter mon bonheur : celui d’un autre baiser que j’ai attendu en vain ? … Un peu des deux, sans doute. N’empêche, je n’ai quand même pas de bol, moi, quand j’y pense. Les humains ne veulent pas de moi et les fantômes n’ont pas ce qu’il faut. »

         Au-delà de la petite histoire d’amour, des pistes de réflexions qui toucheront les ados : l’apparence, le conflit avec les parents, la passivité des filles (elles passent leur temps à attendre qu’un garçon s’intéresse à elles…), les profs (et Gudule nous propose encore une fois une belle image d’une prof de français!)

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 19:12


       Le plus grand secret pour le bonheur, c'est d'être bien avec soi. 

                                                             Bernard Fontenelle
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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 15:32

 
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        Tout est dans le titre ! Non bien sûr ! Le drame de la pièce, l’angoisse du personnage principal est bien lié à cette superstition : être 13 à table. Sauf que, pour corser le tout, il s’agit du Réveillon de Noël, dans une famille bourgeoise, et Madeleine Villardier, la maîtresse de maison, ne se rend compte de cette aberration (il y a 13 invités !) que quelques instants avant de passer à table…

Quelle solution ? Inviter quelqu’un à la dernière minute ! Mais qui est libre un soir de Noël à 10h ?

        L’autre alternative serait d’insister lourdement pour que l’invité qui est retardé par les mauvaises conditions climatiques ne vienne pas du tout !

Et qui est cette Consuela Koukouwsko qui vient déranger ce petit monde en remuant le passé de Monsieur Villardier ? Si on l’invitait ?

Lorsque Madeleine réussit à rajouter une personne sur sa liste de convives, c’est une autre qui se décommande, et le chiffre fatidique reste le même : 13 !

 

Une pièce à rebondissements, mêlant comique et policier, et légèrement saupoudrée de tragique.

Contrairement à certaines pièces de boulevard contemporaines, celle-ci est bien écrite. Les jeux de mot de l’auteur sont savoureux, les retournements de situation à la fois réalistes et pétillants.

 

         Une pièce jouée dans quelques jours et pour quelques soirs par une troupe d’amateurs trop peu célèbre… ... vous l’aurez compris, j’en suis ! (dans le rôle de la vengeresse au sang chaud, la croustillante Consuela)

  

 

 

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