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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 14:29

 

Sentiment immédiat d’après-lecture : je trouve étonnant d’avoir réussi à lire ce roman avec tant d’aisance. Trois thèmes qui ne me siéent guère : l’armée au début, la chasse à la fin et la psychanalyse au milieu.

Gabriel est lieutenant au 2è REP. Avec ses camarades, Nadja la masculine – meilleur soldat du régiment, le Géant - une sorte de grosse brute qui s’est fait trancher puis recoudre la langue et Capa, le photographe, ils se font prendre dans une embuscade en Afghanistan. Nadja meurt, ou plutôt se laisse mourir. Gabriel ressort brisé de cette guerre et il quitte l’armée. Mathilde, femme mariée, reste sa maîtresse. Gabriel essaye de se reconstruire, il a perdu la parole et passe une bonne partie de ses journées chez son psy, Monte-Cristo. Les séances quotidiennes sont étranges puisque Gabriel ne parle pas. Il fait des démonstrations de violence, reste parfois assis, le psy ne lui dit rien ou juste un mot et le patient s’en va. Pourtant, Gabriel va guérir, retrouver la parole et décider de ne plus jamais tuer. Et rencontrer Tragger, un vieillard lui aussi ancien légionnaire, assoiffé de chasse.

C’est l’histoire d’une renaissance. Parti du plus sordide, de la mort, du noir, le narrateur décide d’aider lui aussi les autres en devenant, à son tour, psychanaliste.

Contre toute attente, j’ai beaucoup aimé le début du roman, les phrases courtes, mitraillées qui miment si bien la détermination des soldats et cette vie carrée, intransigeante.  Une fusion mort-vie qui prend à la gorge, un risque de tous les instants, un saut dans le vide. Les rendez-vous quotidiens avec le psy que la 4ème de couverture décrit comme un « chaman » ou un « génial médecin » m’ont plutôt décontenancée, je n’ai pas compris en quoi il a aidé Gabriel à se sortir de l’impasse où il se trouvait.

« Sommeil. Réveil. Corps qui demande à vivre. Contrainte. Entraînement. Je ne connaissais rien de plus abrutissant. Mais j’en redemandais. Je ne saurais pas nommer cette force qui pousse à ne pas être. A mourir. A s’avilir. A se consumer à petit feu. Dans une programmation suicidaire. Cette force qui me terrorise encore aujourd’hui. Qui peut tuer le plus beau en soi. »

Premier partenariat avec       que je remercie chaleureusement !

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commentaires

Alex-Mot-à-Mots 29/05/2012 21:40


Une bonne pioche, au final. Même si ce n'était pas gagné.

Violette 30/05/2012 18:45



le hasard fait bien les choses, parfois.



Theoma 25/05/2012 22:43


en effet le sujet ne donne pas envie mais ton billet m'intrigue.

Violette 27/05/2012 18:47



une lecture qui marque, ... peut-être pas accessible à tout le monde !?!?



Philippe D 25/05/2012 21:41


Ce ivre ne me dit rien. Pas envie. Ouf!


Bon weekend ensoleillé.

Violette 27/05/2012 18:46



je peux tout à fait comprendre! bonne continuation de week-end!



Ys 23/05/2012 22:42


Les livres psy m'intéressent. Celui-ci a l'air littéraire aussi.

Violette 24/05/2012 22:02



plus littéraire que psy je dirais!



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