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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 11:30

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Un début prometteur, un petit brin de légèreté et de folie.

Une narratrice un peu fofolle qui s’oppose à une belle-sœur bien coincée. Au milieu, le frère (le mari de la coincée donc…) qui ne dit rien. Tout ça pendant un long trajet en voiture qui les mène à un mariage bourgeois. Ca s’annonçait bien, l’humour côtoie quelques piques bien placées, mais ensuite, que de clichés ! La fofolle Garance et le frère Simon prennent la poudre d’escampette, sèchent le mariage et sont rejoints par Lola la sœur aînée et Vincent, un autre frangin. Ils s’offrent une journée récréative, se roulent dans l’herbe, chantent, discutent, refont le monde. Participent à un autre mariage, version plouc cette fois-ci. Et la description de ce mariage campagnard est un florilège de stéréotypes et de caricatures. Les invités sont tous stupides, obsédés voire vulgaires, mais teeeeellement chaleureux, et teeeeellement sympathiques ! Mouarf mouarf mouarf comme dit la narratrice.
Les quatre Dalton sont à la fois au-dessus des bourgeois pincés et guindés et supérieurs aussi aux gais lurons de paysans. Pas de nuance chez Gavalda. La parenthèse qu’elle nous propose, cette éphémère crise d’adolescence de trentenaires en mal avec la société et leurs congénères, ne m’a pas touchée. Le plomb alourdit les portraits dessinés grossièrement : la belle-soeur archi chieuse, le frère qui est un saint, le pervers qui est un attardé, etc. Quant au vocabulaire, se voulant actuel et moderne, il est comparable à un plat de nouilles sans sel. La narratrice a une expression fétiche à son actif « J’hallucine » (et mois je dis « Whaouhhh »).

Déception donc. J’avais aimé Ensemble, c’est tout qui était plus subtil selon moi.



            Un extrait … le fameux mariage campagnard et bourru !

« Après la macédoine à la mayonnaise dans sa coquille Saint-Jacques, et le méchoui dans ses frites à la mayonnaise, le fromage de chèvre (prononcer « chieub’ ») et les trois parts de vacherin, tout le monde s’est poussé pour laisser la place à Guy Macroux et son orchestre de charme.

Nous étions comme des bienheureux. L’oreille aux aguets et les mirettes grandes ouvertes. A droite, la mariée ouvrait le bal avec son père sur du Strauss à bretelles, à gauche les tontons commençaient à se bastonner méchamment à propos du nouveau sens interdit devant la boulangerie Pidoune ».

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commentaires

M
<br /> <br /> Moi j'ai bien aimé lire ce "petit bout de vie" plein de fraîcheur et de sentiments fraternels : je pense que c'est ce qui m'a le plus touchée. Après je comprends ce que tu veux dire, ça peut<br /> paraître assez caricaturé. Au début, ça m'a un peu fait penser à Bridget Jones haha<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> il n'y a que "je l'aimais" que j'ai apprécié de l'auteur même pour "ensemble c'est tout", je suis mitigée<br /> <br /> <br />
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G
<br /> De mon côté, j'ai bien apprécié cette lecture sans bien sûr évidemment en faire le livre de l'année. Mais ce fut pour moi un bon bol d'air, une belle échappée entre deux livres plus graves !<br /> <br /> <br />
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M
<br /> Bonsoir !<br /> <br /> Merci de ton passage chez moi...<br /> Je suis en train de lire 'Je l'aimais' d'Anna Gavalda aussi, j'aime beaucoup!<br /> <br /> A bientot<br /> <br /> <br />
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C
<br /> pour moi, qui n'ai plus trop l'occasion de lire... ce livre a été 1 "belle échappée" depuis mon lit d'hôpital! :-) mais les goûts et les couleurs ça se discute pas! moi j'ai apprécié le style et<br /> l'histoire... m'y suis sûrement reconnue!<br /> <br /> <br />
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V
<br /> je sais... tout dépend aussi de l'humeur, du moment... <br /> <br /> <br />
A
<br /> J'avais passé un bon moment avec ce roman, vite oublié, il est vrai.<br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> comme dit, le début m'avait plu, mais après, j'ai été plutôt agacée.<br /> <br /> <br /> <br />