
1933. L’ancien commissaire de police, Siegfried Sauer, a été sommé de quitter Vienne pour se rendre à Berlin : son ex-compagne, Rosa, qui a rejoint les rangs de la résistance, a disparu dans des circonstances inquiétantes. Affublé d’acolytes dont il ne sait s’ils sont véritablement sincères ou secrètement hostiles, Sauer arpente les rues de Berlin et découvre que la seule piste qui le mène à Rosa est une série de meurtres sordides. En effet, des jeunes femmes surnommée « les innocentes » qui se ressemblent toutes et ressemblent également à Rosa, sont retrouvées sauvagement assassinées, les unes après les autres... Ernst Hanfstaengl surnommé « Putzi », un financier d’Hitler est intimement lié à ces meurtres. Ces sombres affaires vont mener Sauer et ses compagnons au Reichstag qui va brûler, un soir de février 33 dans de mystérieuses circonstances.
C’est toujours frustrant de lire un « tome 2 » sans avoir lu le premier opus (qui est L’Ange de Munich qui a apparemment plu à ses lecteurs) ... Mais ce n’est pas ce qui m’a dérangée le plus, j’ai davantage été contrariée par le rythme lent de l’intrigue, les 537 méandres et détours utilisés pour nous emmener au cœur de cette enquête et ce qui nous intéresse le plus : l’incendie du Reichstag. Le fameux événement accompagné de l’accusation portée sur un communiste et ses conséquences désastreuses (les nazis avaient la voie libre pour renforcer leur politique d’intimidation déjà bien amorcée et limiter toutes les formes de liberté), tout ça n’arrive que dans les derniers chapitres. Les relations entre les trop nombreux personnages, certaines réflexions cuculapraline et des rebondissements qui n’ont pas servi à grand-chose m’ont perdue. C’était tout de même appréciable d’écouter ce livre audio à Berlin même, non loin du Reichstag...
