Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 13:59

            Première expérience de Bilal. Comme tout le monde, j’ai déjà vu son formidable coup de crayon, quelques-uns de ses dessins.

            J’ai été déroutée. On parle d’hybrides, de « coup de sang » qui correspond à un « dérèglement climatique brutal et généralisé qui s’est abattu sur la Terre. », d’épidémie foudroyante.

            Deux bateaux entrent en collision. Deux hommes se rencontrent, l’un vient de se métamorphoser, peu de temps avant il nageait dans la mer sous la forme d’un dauphin. Deux petits robots, un hippocampe et un homard, accompagnent les humains, leur servent de guides et de domestiques.

            Résumer l’intrigue ? j’en suis bien incapable ! Les dessins sont magnifiques, une case m’a particulièrement tapé dans l’œil, c’est la métamorphose de l’homme en dauphin, la peau transparente du mammifère marin laisse entrevoir l’homme en totale harmonie avec son nouveau corps. C’est du grand art. Les visages aussi sont très beaux mais pour moi, souvent presque identiques, d’où ma difficulté à comprendre l’histoire.

            Rendez-vous un peu raté donc mais à cause de mon état de novice en la matière, je pense. Sans doute faut-il pratiquer longuement le Bilal pour l’apprécier dans toute sa splendeur.
           

            J’avoue aussi que les futurs noirs, tristes et apocalyptiques me gonflent. Tout est gris dans cet album, mis à part les lèvres de Kim et le petit homard rouge qui danse dans les airs.

            Je n’abandonne pas pour autant cet univers mais la prochaine BD sera pour plus tard…

Partager cet article
Repost0
18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 07:45

            Je collectionne les découvertes étranges en matière de BD. Celle-ci brille par son originalité avec ses deux termes-clés : surdité et Louvre. Oui, déjà l’alliance des deux mots est surprenant.

            Bastien est un jeune sourd au look légèrement punk qui se cherche un boulot. Il attend dans une salle du Louvre une personne qui l’a convoqué pour un stage mais c’est Fu Zhi Ha, un Asiatique riant, sourd lui aussi, qui l’embrigade et s’exprime avec enthousiasme de son travail.

            Toutes les nuits, il est un gardien à qui revient une tâche plus qu’insolite : libérer les œuvres d’art, les faire vivre. Et cela se passe à gros coups de tambour qui endorment la vigilance des gardiens ordinaires, et aux heures nocturnes impaires. Le premier soir, le héros croit rêver en voyant une énorme statue voler dans les airs avant de reprendre sa place, comme si de rien n’était. Le soir suivant, c’est une statue d’Henri IV enfant qui galope dans les couloirs du musée, joue au Kawasaki entres les œuvres d’art du Louvre.

            L’idée, je le répète, est originale, mais des points d’ombre ont un peu gâché ma lecture. On ne comprend pas trop pourquoi c’est précisément Bastien qui a été choisi pour assurer la succession de Fu Zhi Ha : parce qu’il est lui aussi malentendant ? Et puis, j’aurais aimé que l’auteur insiste sur cette métamorphose remuante et nocturne, que justement « l’âme » des œuvres d’art soit valorisée. Enfin, les couleurs sombres tendant souvent vers le vert m’ont donné un mauvais goût dans la bouche.

            Les dernières planches m’ont toutefois fascinée : Bastien, contrarié, libère les statues le jour dans tout Paris et les images sont superbes. Les quais de la Seine sont ornés de reflets artistiques : La Joconde, Géricault, Delacroix… cette dimension onirique rattrape toutes les gaucheries de l’album.

 

            Quand Fu Zhi Ha explique sa mission : « Je soigne l’âme de chaque œuvre dans ce musée… je regarde au-delà du vernis, du marbre ou de la dorure. J’écoute tout ce qu’elles ont à me dire ».

Partager cet article
Repost0
8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 14:10

null

            Le Japon est un des seuls pays du monde qui ne m’attire pas vraiment. Pourtant, si je devais retenir une image nippone que j’aime, ce serait celle donnée par cette bande dessinée. Sérénité, transmission, nature, calme, calligraphie, peinture, douceur, mesure pourraient être les quelques mots-clés de cette œuvre.

            Môhitsu, un calligraphe errant de village en village, prend une fillette sous son aile. Elle s’appelle Atsuko et ses dons en peinture poussent le calligraphe à la présenter à Nishimura, un peintre renommé, dans la grande ville d’Edo. Le long voyage à pied vers Edo liera le calligraphe et la jeune peintre à tout jamais.

            L’émotion traverse les planches où il n’est pas seulement question de calligraphie mais aussi de vie qui passe, d’inspiration et d’héritage spirituel. Les dessins sont très beaux, les couleurs sont sobres, le trait fuyant. Tout n’est que grâce et finesse. Une grande sagesse émane de ces parcours individuels.

Petite leçon de Môhitsu : « Le progrès en calligraphie consiste à créer une harmonie entre le parchemin, le pinceau et l’encre. Je pense qu’il en est de même en peinture. Je ne peux pas t’apprendre la peinture, mais la calligraphie t’aidera. L’une comme l’autre s’épanouissent dans la persévérance ».

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 22:23

 

            Quelle étrange découverte que cet album en noir et blanc ! Il raconte une légende, celle de Luce de Mirail, qui, comme une certaine Antigone, fut « condamnée depuis sa naissance à un destin tragique ».

            « A 13 ans, Luce est mariée à Abélard de Mirail, fils aîné de Symphorien. Par cette union, les Mirail s’approprient Castel Djoubé et redeviennent seuls maîtres à Rocmirail. Un jour, Luce a 20 ans, Galéon s’invite à la fête et revendique le château des Dalmayrac. » S’ensuit un combat entre l’époux et le frère de Luce. Abélard, l’époux que Luce n’aimait pas, tue Galéon, le frère compréhensif qu’elle chérissait. Mais l’ennemi est Galéon et le patriarche, Symphorien, refuse qu’on lui donne une sépulture. Abélard meurt de ses blessures quelques jours plus tard. Luce, qui n’est pas venue voir son mari agonisant et qui a recouvert le cadavre de son frère de boue la nuit, en cachette, est recluse dans une pièce du château. Fière, elle ne se plaint pas, elle accepte la nourriture froide qu’on lui donne. Elle lutte, résiste jusqu’au jour où Thomas, le frère d’Abélard, revient au château et tombe amoureux d’elle. Elle répond à ses attentes, et, après une liaison secrète où les amants fuient chaque nuit, Thomas frappe son père car il refuse le mariage. Alors que Thomas disparaît dans le brouillard hostile des confins du Rouergue, Luce est accusée d’avoir ouvert la sépulture d’Abélard et dispersé ses restes. Elle mourra sur le bûcher, portant l’enfant de Thomas dans le ventre.

            C’est tragiquement beau. Luce apparaît comme une femme noble, orgueilleuse, revancharde ; solitaire dans un monde qui lui en veut, entourée de personnes malveillantes, elle respectera ses principes.

            Le graphisme a quelque chose d’effrayant quelle que soit la scène qu’il représente. Le noir est comme de la suie ou de la cendre qui tombe verticalement, le blanc se fait plutôt gris pour rendre l’ensemble très sombre. Il y a quelque chose de fantomatique là dedans, à juste titre.

            Les dernières planches sont magnifiques et fortes en émotion. « Des pèlerins toujours plus nombreux venaient planter une croix sur le lieu du martyre de Luce. Ainsi entra-t-elle dans la légende. » Un arbre se dresse encore aujourd’hui, seul, fier, sur la colline des mille croix.

 

            Cette BD a reçu le Prix Essentiel au festival d’Angoulême en  2009.

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 16:41

 

Quatre récits graphiques plus ou moins longs qui s’apparentent fortement à des fables.

1)      Le Miracle de la dignité : l’oncle Amos, clochard, rencontre le riche cousin Irving dans la rue. Celui-ci, pris de pitié, veut lui donner 5 dollars. L’oncle Amos se vexe, veut d’abord qu’on l’aide à « retrouver ma dignité ! Je ne veux pas la charité ». A contrecœur, Irving lui fait un prêt de 10000 dollars et l’engage dans son entreprise.  Retournement de situation : quelque temps plus tard, l’entreprise d’Irving fait faillite et c’est Amos qui passe pour le grand nabab de la famille et se voit donc contraint de payer les études de Julius, le fils d’Irving. Nouveau basculement lorsque Julius, désormais adulte et notaire, rachète l’affaire d’Amos qui périclitait. Amos est à nouveau dans la rue. « De temps en temps, la famille se réunissait et parlait de collecter des fonds auprès des parents pour aider l’oncle Amos à repartir de zéro. Mais personne n’osait aller lui faire une telle proposition… Franchement, on avait peur de le vexer… C’était, après tout, un homme d’une si grande dignité. »

2)     Magie de rue ou comment un gamin évite le guet-apens tendu par la racaille de son quartier.

3)     Un nouveau dans le bloc : Un jeune apparaît dans le « bloc », quartier juif où tout le monde se connaît. Sa langue est incompréhensible, il semble sauvage, ni éduqué ni civilisé et, surtout, complètement perdu. Ses disparitions et réapparitions successives rythmeront la vie des habitants du bloc.

4)     Une bague de fiançailles spéciale : mon « miracle » préféré. Deux voisines veuves arrangent le mariage de leur enfant respectif : Reba, la sourde-muette, épousera Marvin, l’infirme à qui il manque une jambe. Contre toute attente, le couple est très heureux et leur bonheur est attribué à la bague de fiançailles un peu sépciale selon le bijoutier, si spéciale que son affaire connaît un énorme succès jusqu’à ce qu’il se fasse tuer au cours d’un cambriolage. Le miracle se prolonge, Reba retrouve la parole mais Marvin n’est plus assez bien pour elle, elle a envie d’aller danser et de sortir. Jusqu’au jour où… elle perd la vue. Marvin lui pardonnera son rejet et reviendra vers elle. Le conte de fée reprend.

 

            On baigne dans la culture judaïque, et ne la connaissant que très peu, cet aspect m’a beaucoup plu. J’ai d’abord trouvé les histoires racontées un peu légères et très simples. Pourtant, une fois ce roman graphique refermé, elles m’ont poursuivie quelque temps et m’ont fait réfléchir. Un peu de jugeote, beaucoup de compassion, des élans de tolérance et de reconnaissance, voilà ce que constituent les « petits miracles » version Eisner. Tout est dans la simplicité, dans la délicatesse. Je connais le succès et la renommée de ces récits graphiques et même si je les ai trouvés tout à fait plaisants, cette effervescence m'a surprise. Ca reste moralisateur et de forte influence judéo-chrétien : fais le bien et on te le rendra… d’où le religieux du titre.

 

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 10:57

            J’avais touché du doigt l’univers de Will Eisner avec  Moby Dick qui m’avait déçue. Je n’allais pas rester sur cette mauvaise impression, sachant que certains considèrent Eisner comme un des meilleurs. J’ai bien fait !

            Impressionnant, fascinant et effrayant sont les trois adjectifs qui me viennent spontanément à l’esprit trois secondes après avoir fermé cette grosse BD qu’on appelle plutôt « récit graphique». Will Eisner a entrepris un travail titanesque de fouille et de recherche pour nous présenter une œuvre mettant à jour un faux.

            Fin XIXème siècle, un certain Mathieu Golovinski, sans foi ni loi, vénal mais habile écrivain, est recruté par Ratchkovski, chef de l'Okhrana, les services secrets de la Russie impériale pour rédiger, imaginer un « document qui prouvera à notre tsar que les Juifs sont derrière la révolte imminente ». Il rédige ainsi les fameux Protocoles des Sages de Sion qui ne sont rien d’autre qu’un vulgaire plagiat d’un pamphlet satirique, Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu de Maurice Joly. Les Protocoles se promènent rapidement de pays en pays, contribuant à enfler la haine antisémite. En 1914, les loyalistes parlaient déjà d’un « complot juif » mais les Protocoles continuent à être publiés et à se vendre. En 1921, la comparaison entre les Protocoles et le Dialogue aux enfers de Joly dénonce le délit de plagiat sans aucune ambiguïté, pourtant le faux circule toujours. En avril 1935, un procès condamne les Protocoles et la BD nous apprend qu’en 2004, les Protocoles  « continuent à se vendre en librairie à travers le monde. »

            Comment le mensonge et la supercherie peuvent-ils mener à la haine, au sang et à l’extrême ? Ce livret mérite qu’on s’y attarde car il démantèle le complot au fil des ans, expliquant l’antisémitisme qui a sévi lors de la Seconde Guerre mondiale et qui, hélas !, sévit encore aujourd’hui.

            Ce n’est pas le graphisme qui a retenu mon attention mais la parole véhiculée dans ces planches qui rend cette vaste mystification compréhensible et accessible. Voilà une œuvre nécessaire, que tout le monde devrait lire.

J’ai encore un Will Eisner sur le feu, j’ai hâte de le découvrir !

Partager cet article
Repost0
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:02

-         Arctic nation   -

            Pas la peine de tourner autour du pot pendant 100 ans, aucune déception pour ce tome 2. Les dessins m’ont régalée. Quelle magnifique personnification des animaux ; le dessinateur Guarnido (un génie !) les rend humains, réels, renforce leur personnalité au fil des planches. Quant à l’intrigue, je l’ai trouvée plus fouillée que pour le premier tome. Sur fond de ségrégation raciale, le beau chat nous emmène enquêter dans un quartier appelé The Line sur la disparition d’une fillette. Le quartier est particulier puisque n’y règnent que les Blancs : phoques, tigres blancs, renards blancs, ours blanc, etc. La métaphore est claire et des échos du fascisme ou du Ku Klux Klan sont récurrents. Les Blancs s’opposent aux autres animaux et Blacksad, avec son pelage noir et son museau blanc ne rentre dans aucune des cases.

            Si les dialogues me touchent légèrement moins que l’histoire, j’ai pu apprécier quelques jeux de mots bien sympathiques. Les qualités de cette BD sont inénarrables : cette série crée un univers si proche de nous, si éloigné aussi, si surprenant et si familier aussi ! Quel envoûtement encore cette fois-ci ! Je la conseille à ceux qui n’ont pas l’habitude de lire des BD, il y a de quoi faire un rapprochement express avec le genre.

            Mon billet est court, parfois on ne trouve pas les mots pour décrire le sensationnel.

Partager cet article
Repost0
18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 18:04

 

 

-         Quelque part entre les ombres   -

            Ahhh… ! On m’avait dit que cette BD valait le détour et je n’ai pas été déçue. Dès les premières planches, on entre dans un univers fait de mystère, de suspense, d’intrigue, de coups bas, de meurtres et tout ça dans une ambiance féline, sensuelle et malicieuse.

            Blacksad est un détective privé qui vient de découvrir son ex-petite amie, une superbe fille répondant au nom de Natalia Wilford, assassinée. Blacksad est impulsif et sanguin, il ne peut s’empêcher de mener l’enquête même si celle-ci ne lui a pas été confiée. Cassages de gueule, filature, meurtre de sang froid, c’est délicieusement sombre.
            J’avoue que l’intrigue ne m’a pas captivée autant que les illustrations. Je suis immédiatement tombée amoureuse de Blacksad, je ne savais pas qu’un chat pouvait être sexy, mais ce détective, dans son costume trois pièces, … whaouh !

            Les personnages sont tous des animaux, extrêmement bien choisis, les méchants sont des iguanes et des lézards repoussants, le musicien un orang-outan, le barman un cochon poilu, le vicieux un rat… On s’y fait très vite et on admire le talent des graphismes. Les Aristochats, Cat’s eyes, La Fontaine me sont très vite venus à l’esprit mais il y a un saupoudrage de noirceur des bas-fonds dans cet album. On est happés, ces planches ont indéniablement quelque chose de magnétique.

            Qui lit le premier tome, lit la suite… Je n’achète pas souvent des albums BD mais celui-là le mérite (en plus, comble de chance, mon supermarché vend la série, une aubaine !)

 

 

            Extrait des pensées de notre beau chat: « Une étoile s’était éclipsée abandonnant mon passé dans le noir, égaré quelque part entre le ombres. Et personne ne peut vivre sans son passé. Là dehors, se cachait le coupable de deux meurtres, au moins : celui d’une personne et celui de mes souvenirs. »

 

Partager cet article
Repost0
8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 19:59

 

            Mon regard a souvent croisé celui de cette fillette et la dimension nippone dont je ne suis pas vraiment fan (sans tellement la connaître, il faut bien l’avouer…) me rebutait jusqu’alors. J’ai tenté le coup et finalement ce fut une très belle surprise.


            L’intérêt se porte immédiatement sur une fille de huit, celle qui fait la couverture, prénommée Capucine. On comprend assez rapidement qu’elle n’est pas tout à fait « normale », qu’elle est très sensible, maladroite, toujours souriante mais pas très futée. Les parents se disputent à son sujet et c’est ainsi qu’on apprend que la petite est trisomique. Le père fondait de grands espoirs en cette « puce », souhaitait qu’on la pousse toujours plus, qu’on la reprenne sans cesse, qu’on ne laisse rien passer. Pourtant le verdict tombe comme un couperet : alors qu’elle a déjà deux ans de retard, Capucine, alors au CP, ne pourra plus continuer à étudier dans une école classique et devra aller dans une institution spécialisée. Les problèmes maigrichons et ordinaires qui opposaient les parents, deviennent à ce moment-là plus intenses. Le père semble attiré par la kiné de Capucine, Mélanie.

            J’ai beaucoup aimé la façon dont la maladie, non « l’état », de cette adorable demoiselle était traité. Ce sont ses pensées qui nous sont données à lire, elle s’interroge, ne comprend pas tout mais saisit tout de même le fait que ses parents ne sont pas toujours satisfaits d’elle. Elle s’est inventé un ami imaginaire, Douroudoudou, qu’elle dessine à longueur de journée et qui cèdera sa place à Garçon, le chien qu’elle a reçu pour son anniversaire.

            Cet album plein de douceur et de délicatesse renvoie au thème plus général de la différence. Pourquoi faut-il absolument rendre cette enfant moins différente ? Pourquoi faut-il à tous prix la rapprocher d’une norme ? Capucine en souffre, même si elle a du mal à mettre les mots sur ses questionnements et cette douleur qui l’enveloppe au quotidien.

            Si j’ai apprécié cet opus qui devrait être suivi de trois autres pour clore cette « année ». (pourquoi huit ans d’ailleurs, … l’âge de raison ?), je me dis que le tome 2 devrait contenir des éléments d’intrigue un peu trop prévisibles : le papa se rapprocherait de la kiné, le couple exploserait, Capucine culpabiliserait, les parents culpabiliseraient et, pourquoi pas, se rabibocheraient à nouveau… J’ai tout de même hâte de la lire, la suite !

            Encore un mot au sujet du graphisme qui ne me plaisait pas d’emblée : je m’y suis vite habituée, et ce sont finalement les couleurs, trop artificielles à mon goût, qui m’ont un peu gênée.

N.B. : J’avais déjà découvert Morvan par le biais de Je suis morte. Pas mauvais ce type !... qui a une bibliographie longue comme le bras, et qui est aussi le directeur d’Ex-Libris qui adapte quelques grands classiques de la littérature en BD. A découvrir.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 10:51

1- (=) Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                 19.5

2- (=) Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman   19.38

3- (=) Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là       18.68

4- (-) Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                               18.63

5- (=) Universal War One, Denis Bajram, Soleil                       18.58

Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

6- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman    18.5

7- (=) Batman Dark Knight, Frank Miller, Delcourt                      18.5

8- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt 18.44

9- (=) Quartier Lointain, Jiro Taniguchi, Casterman    18.39

10- (=) Astérios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman               18.33

11- (=) Black Hole, Charle Burns, Delcourt                                18.33

12- (=) Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux              18

13- (N) La fin du monde, Tirabosco, Wazem, Futuropolis   18

14- (=) L'ascension du haut-mal, David B, L'Association          18

Tome 1, Tome 2, Tome 3,

15- (=) Légendes de la Garde, David Petersen, Gallimard     17.9

Tome 1, Tome 2.

16- (+) Trois Ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt                                             17.85

17- (+) Poulet aux prunes, Marjanne Satrapi, L'Association                  17.83

17- (=) Pyongyang, Guy Delisle, Decourt                                                       17.79

19- (-) Blankets, Craig Thompson, Casterman                  17.78

20- (+) Walking Dead, Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard, Delcourt   17.73
Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9, Tome 10,

Tome 11, Tome 12, Tome 13,

21- (=) La mémoire dans les poches, L. Brunschig, E. Leroux , Futuropolis     17.7

Tome 1, Tome 2,

22- (=) Un ciel radieux, Jirô Taniguchi, Casterman                  17.7

23- (=) L'âme du Kyudo, Hiroshi Hirata, Delcourt                   17.67

24- (=) Cerebus tome 1, Dave Sim, Vertige Graphics                                                17.63

25- (=) Nous ne serons jamais des héros, O. Jouvray, F. Salsedo, Lombard 17.53

26- (=) Un homme est mort, Kriss, Etienne Davodeau, Futuropolis                            17.5

27- (N) Welcome to the death club, Winschluss, Cornélius                                   17.5

28- (=) Le signe de la lune, Enrique Bonet, José Luis Munuera, Dargaud                   17.43

29- (+) Omni-visibilis, Lewis Trondheim, Matthieu Bonhomme, Dupuis                       17.42

30- (=) Couleur de peau miel, Jung, Soleil                                                    17.39

Tome 1, Tome 2.

31- (=) Kraa tome 1- La vallée perdue, Benoît Sokaal, Dargaud                    17.38

32- (=) Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman       17.38

Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.

33- (=) Undercurrent, Tetsuya Toyoda, Kana                                                           17.38

34- (+) Voyage aux îles de la désolation, Emmanuel Lepage, Futuropolis             17.38

35- (=) Rides, Pablo Roca, Delcourt                                                                            17.33

36- (=) Batman Guerre au crime, Paul Dini, Alex Ross, Soleil                   17.33

37- (N) Gemma Bovery, Posy Simmonds, Denoël    17.33

38- (=) Je mourrai pas gibier, Alfred, Delcourt                                                17.3 

39- (=) De cape et de crocs, Alain Ayroles, Masbou, Delcourt                    17.21

Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9,

40- (=) Pluto, Naoki Urasawa, Kana                                                                                   17.21
Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4,Tome 5, Tome 6,

41- (-) Alpha... Directions, Jens Harder, Editions de l'An 2                              17.18

42- (=) Elle ne pleure pas elle chante,  Corbeyran, T. Murat, Delcourt   17.17

43- (=) L'orme du Caucase, Jiro Taniguchi, Casterman                    17.17

44- (=) Le Complot, Will Eisner, Grasset                                                                   17.11

45- (-) Ayako tome 1, Osamu Tezuka, Delcourt,                                                    17.1

46- (=) Où le regard ne porte pas, Georges Abolin, Olivier Pont, Dargaud           17
Tome 1, Tome 2.

47- (=) L'orchestre des doigts, Osamu Yamamoto, Editions Milan                      17
Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4.

48- (=) Rural!, Etienne Davodeau, Delcourt                 17

49-(N) From Hell, Alan Moore, Eddie Campbell , Delcourt            17

50- (=) Haunt tome 1- Frères ennemis, R. Kirkman, R. Ottley, G. Capullo, Delcourt     

 

Pour plus d'info, allez voir ici : http://www.chroniquesdelinvisible.com/

Partager cet article
Repost0