Amarillo
Pour la petite histoire de l’achat de ce livre, je me suis précipitée pour le commander, dès sa sortie en novembre 2013, je l’ai reçu, et, faute de temps, je l’ai laissé reposer sur mon bureau bien en évidence. Ma fille de cinq ans l’a souvent feuilleté (elle feuillette tout livre qui lui tombe sous la main !) en me précisant qu’elle adorait ce chat et qu’elle aimait beaucoup cette BD. Enfin, au bout d’une bonne vingtaine de jours, je prends l’ouvrage en main, prête à le commencer… quand je me rends compte qu’il est écrit … en espagnol ! Eh oui ! Donc, si quelqu’un souhaite une version espagnole d’Amarillo, qu’il me fasse signe ! (bien sûr, mes maigres connaissances dans la langue de Cervantès m’ont contrainte à acheter la version française !)
L’album s’ouvre sur deux personnages que nous ne connaissons pas, Chad et Abe, deux écrivains beatniks qui débattent de la qualité de leurs œuvres respectives (et citent Antonin Artaud, ce qui est pour le moins surprenant !). Les comparses sont aussi des voyous qui n’hésitent pas à voler la voiture que Blacksad avait promis de reconduire chez son propriétaire. Lorsque Abe avoue en riant qu’il a expédié le manuscrit du dernier roman de Chad au Tibet, Chad, furieux, le tue d’une balle dans la tête avant de fuir et de récupérer le courrier tant convoité en défonçant la boîte aux lettres. Blacksad part à la recherche des voleurs, va emprunter la voiture de sa sœur (qu’on rencontre pour la première fois, me semble-t-il) et va se retrouver dans un cirque qui plie bagage.
L’intrigue est, comme toujours, assez complexe et nous fait voyager et rencontrer pléthore de personnages. Les animaux sont encore une fois merveilleusement personnifiés… si bien qu’on oublie vite qu’ils ne sont pas humains ! Toute la palette de couleurs est utilisée, Blacksad est toujours si sympathique, charmant, sexy… et comme je l’ai déjà dit pour les précédents tomes, je trouve le scénario légèrement en-dessous des dessins, vraiment superbes.
J’aime bien la reprise de la phrase d’Artaud qui, dans une BD, a une dimension presque ironique : « Il n’est absolument pas prouvé que le langage des mots soit le meilleur possible ».
» 18/20 »
