/image%2F1204594%2F20260410%2Fob_7016cf_comme-si-de-rien-n-etait.jpg)
Hugues est musicien et professeur de solfège. Après un de ses cours, il rencontre la mère de Lucas, un de ses jeunes élèves, et reconnaît en elle une ancienne maîtresse. Elle dément formellement mais lui se souvient bien de cette rencontre – presque dix ans plus tôt - lors d’une soirée arrosée, et de la nuit passée avec elle. Adèle Moreau, la mère de Lucas, entretient avec son mari une relation étrange faite de mensonges et d’amour passionnel : après chaque dispute conjugale, elle sort tromper son époux. Lorsque Hugues se rend compte qu’il est le père de Lucas, il est perdu, d’autant plus qu’il a aussi un père atteint d’Alzheimer à gérer.
Les premières pages narrent la découverte du cadavre de Mme Moreau et le roman s’échigne à démontrer comment on a bien pu en arriver là. C’est un thriller psychologique qui fonctionne bien, je l’ai lu en 24h (ce qui n’est pas forcément un gage de qualité). L’intrigue est haletante mais les personnages, sous prétexte d’être complexes, ne sont pas tellement crédibles. L’écriture est plate comme une planche à pain, sans relief ni surprise, un style qui permet aisément de sauter quelques lignes et de cavaler jusqu’à la dernière page. Le roman a rempli sa mission de me changer les idées pendant un moment douloureux et d’alléger ma PAL. Néanmoins, je ne poursuivrai pas avec cette autrice (belge).
Hugues va voir un avocat qui lui explique qu’il n’a plus aucun droit sur cet enfant biologique découvert huit ans après sa conception : « Alors oui, dans votre cas, c'est injuste. L'éthique aurait voulu que cette femme vous demande votre avis, si tant est qu'elle ait eu conscience que cet enfant était le vôtre. Disons que vous êtes une victime collatérale des progrès sociaux de notre civilisation. »
