
Après avoir revu JFK d’Oliver Stone, j’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur ce couple mythique.
Joe Kennedy est un diplomate américain qui place tous les rêves qu’il n’a pu accomplir sur les épaules de celui qu’on surnomme « Jack ». En effet, celui appelé plus tard JFK va très vite briguer le poste de président des Etats-Unis. Il fait un mariage de façade avec Jackie, une femme honnête qui ferme les yeux sur ses dizaines et dizaines de liaisons. Il gravit facilement les échelons grâce à l’argent du papa et se retrouve président des Etats-Unis. Norma Jeane naît en 1926 d’une mère schizophrène et paranoïaque qui ne peut s’occuper d’elle. Mariée à 16 ans, celle qui se fera appeler Marilyn Monroe va rapidement divorcer, consciente de l’intense désir qu’éprouvent les hommes à son encontre. De timide, elle devient calculatrice ; elle ne recherche pas l’argent mais la gloire. Mariée ensuite au champion de base-ball, DiMaggio, elle le quitte parce qu’il la frappe. Son mariage avec Arthur Miller ne durera pas plus de cinq ans non plus. Ses très nombreux amants se plaignent souvent de son manque d’hygiène : les ongles sont sales, les cheveux gras et les douches rares. A 29 ans, Marilyn aura avorté 13 fois. La rencontre entre la femme la plus sexy de tous les temps et le futur Président tellement charismatique est électrique. Ils deviennent amants, se voient régulièrement et le secret n’est pas longtemps caché. Marilyn n’a qu’une obsession : devenir la First Lady, elle va bien déchanter.
J’avoue que, de Marilyn et de JFK, je n’en connaissais pas grand-chose. Et j’ai été surprise de découvrir deux êtres opportunistes, beaucoup plus écœurants qu’attachants. JFK, adepte des coucheries express, est même surnommé le « roi du consommé-minute », toutes les filles y passent et « l’atmosphère de la Maison blanche est celle d’un sérail ». Lorsque Jackie fait une fausse couche, JFK est en mer, « avec sa cargaison de bimbos », il ne daigne raccourcir ses vacances et se montre plus joyeux que jamais. Le livre suggère que Marilyn a peut-être, un court moment, compté un peu plus que les autres filles mais cet univers tout entier, fait de « vautours aux serres acérées » pue le fric et le mensonge. La Century Fox entre en contact avec le psy véreux de Marilyn pour qu’elle continue à tourner. Chacun fait cacher des micros chez l’autre ; à la mort de l’actrice, un grand nettoyage est fait pour qu’aucune trace ne soit détectée, les enregistrements sont effacés. On pense à un suicide puis à un assassinat mais Marilyn, grande consommatrice de drogues, aurait simplement pris une dose de trop. Le mafioso Giancana la fait violer par ses hommes quelques heures avant sa mort. Bref, de bout en bout, c’est de la grande poésie. L’auteur n’y va pas avec le dos de la cuiller mais j’ai appris ce que j’ai voulu savoir.
JFK : « passe la moitié de son temps à penser aux femmes, et l’autre moitié à coucher avec elles. »
On a longtemps cherché le journal intime de Marilyn : « Mais Marilyn n’est pas, ne sera jamais, en état de poursuivre une idée, de se plier à la discipline d’un journal intime. Elle est déstructurée, vide, intérieurement amorphe. Elle a autant de rigueur qu’une méduse. La seule chose qui l’intéresse, c’est elle-même, Marilyn, sa séduction, son aura de star, son pouvoir de diva. Elle est comme un champ de nuages par une brise d’été : ses pensées flottent, ses humeurs varient, sa concentration est nulle. »
