
J’avais laissé Marco Louis, à la fin du tome 2, avec une nouvelle terrifiante (si vous avez pour projet la lecture de la série, ne continuez pas à lire…) : le suicide de son père. Comment vit-on avec ça ? Marco va passer par différentes étapes. Il va tenter de reconstruire le passé d’un père mystérieux et silencieux sur ses envies, ses amours, ses projets. Même son journal soi-disant intime ne révèle rien de personnel. Il n’y parle même pas de ses deux fils…
A côté de ça, la vie doit continuer. Emilie et Marco poursuivent leur petit bout de chemin de couple, parfois troublé par l’envie grandissante d’Emilie d’avoir un bébé. Marco a aussi la bonne surprise de se voir proposer la publication d’un livre reprenant les photos des ouvriers (voir tome 2). Il y a, encore une fois, des moments magnifiques, comme celui où un vieil homme parvient à attirer une chouette tout près de lui, celui où un psy (car Marco retourne voir un psy, après une pause – de courte durée) lui demande s’il est libre les vingt prochaines années…
Je baisse légèrement ma note en assumant totalement mon ingratitude et ma mauvaise foi. L’album est excellent mais il m’a sérieusement déprimée, les rayons de soleil propres à Larcenet ne sont que trop rarement apparus ici.
» 18/20 »

