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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 14:15

Lire Seule Venise  à Venise même, quoi de mieux !

Et je l’ai fait… C’était assez magique. Claudie Gallay raconte l’histoire d’une femme de 40 ans qui sort d’une histoire d’amour en titubant. Elle s’est fait plaquer, elle est perdue, désespérée, se raccroche à cette histoire ratée tout en essayant de la fuir. Drôle de fuite puisqu’elle se fait à Venise… Venise en hiver, Venise à Noël. J’ai marché dans les mêmes ruelles que l’héroïne, j’ai vu le soleil là où elle voyait la neige, j’ai vu des places grouillantes de touristes alors qu’elles étaient désertes dans le roman.
Impression assez agréable et inédite !

Revenons à notre quadragénaire qui croyait que sa vie était fichue. Elle loge dans une pension tenue par Luigi et y rencontre un vieux prince russe. Echanges magnifiques entre ces deux êtres : elle lui raconte ses promenades, sa journée vénitienne, ses rencontres et ses découvertes. Lui, immobilisé dans sa chaise roulante évoque ses souvenirs.

Le Prince, Carla, Valentino, Luigi et surtout l’attirant libraire, Manzoni, vont redonner force et vie au petit bout de femme… Parcours initiatique mais aussi renaissance. Une promenade vénitienne thérapeutique et poétique !

L’auteur esquisse les personnages et la ville tout en douceur et en finesse. Pas de place pour les clichés. La narratrice avance dans sa vie, doucement mais sûrement.

« Les poissons ont mal s’ils sont ferrés de la gueule, ils souffrent encore plus quand ils avalent l’hameçon. Les scientifiques ont étudié ça, la douleur des poissons, celle des baleines aussi quand elles sont harponnées. Personne n’a jamais étudié la douleur des humains quand ils sont ferrés du ventre. Cette impression de brûler, de se vider tout en restant vivant. »

« La neige met deux jours pour arriver. Tout le monde l’attend. Moi avec eux, sur les pontons de bois en face de la Salute. Impossible d’aller ailleurs. De faire autre chose.
            Je suis le long des quais  quand les premiers flocons commencent à tomber. Un et puis un autre. Ils fondent et très vite, ils s’accrochent, recouvrent le sol, les bâches bleues des gondoles, les toits de San Marco.

Ils recouvrent le dôme d’or tout en haut de la Salute. »

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P1000429.JPG 

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commentaires

A
<br /> Magnifique photo de la lagune. Et un roman de circonstance.<br /> <br /> <br />
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E
<br /> Je suis tentée. J'ai déjà un livre de cet auteur dans ma PAl : L'or des hommes.<br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> je crois que c'est un auteur très apprécié... Y'a Les Déferlantes qui avait/a toujours cartonné, non?<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> ça devait être très agréable de lire ce livre sur les lieux mêmes. ;-)<br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> je ne te le fais pas dire... et ce n'est pas tous les jours que ça arrive!<br /> <br /> <br /> <br />