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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 05:34

 

 

            Pièce assez originale puisqu’elle mêle plusieurs genres : le comique, le burlesque, le dramatique et le philosophique.

            Pepino et Antonia  sont un couple de pauvres Siciliens, naïfs mais sympathiques, peu cultivés mais gais. Ils vivent dans une masure avec leur fils Angelo (gamin boiteux mais dynamique et serviable) et la sœur de Pepino, Yolanda, contrainte de faire la pute sur le port pour rapporter quelques sous à la maison.
            Chaque année, c’est le même rituel : Olga de Charanz, extravagante princesse milliardaire, baroque et insolente, passe quelques jours dans l’île et s’adonne à sa préoccupation favorite : le jeu de cartes. Elle l’apprécie d’autant plus qu’elle gagne toujours, elle bénéficie d’une chance extraordinaire, elle a la « baraka », d’où son surnom.

            Cette année, Pepino et Antonia, ses adversaires de jeu, décident de tout faire pour gagner, ils se croient imbattables grâce à leurs grimaces et leurs clins d’œil de connivence mais la princesse mène le jeu, peu dupe.

            L’alternance dans les dix tableaux, on se retrouve tantôt dans la maison misérable des Siciliens, tantôt dans le salon majestueux d’Olga, m’a plu. Comédie de mœurs mais aussi réflexion sur l’argent et ses pouvoirs. Les deux pauvres vont se mettre à gagner et cette victoire éphémère déclenchera une rébellion dans les rues siciliennes. Les retournements de situation rythment la pièce et la fin se montre subtile sans tomber dans le manichéisme.

            J’ai trouvé plein de qualités à cette comédie en dix tableaux : une certaine tendresse dans le traitement des personnages, un humour souvent grinçant, parfois cruel même (qui m’a fait penser à La visite de la vieille dame de Dürrenmatt), une grande originalité -ne serait-ce que géographique – le suspense qu’elle crée nous éloigne du classique vaudeville trop prévisible. Certes, on n’éclate pas de rire à tout bout de champ mais j’ai lu la pièce d’une traite, sans cesse intriguée par la suite des événements, amusée par les diverses cocasseries.

            Deux petits bémols : la pièce est un peu longue et le langage parfois inutilement vulgaire.

            A part deux-trois petites répliques similaires, j’ai trouvé cette comédie bien éloignée de La Perruche et le Poulet, du même auteur.

 

 

« Olga. – Mes chéris-chéris ! Chéris ! Embrassons-nous ! (ils obéissent) Que je suis heureuse de vous revoir en forme ! Elégants ! Vous avez dû faire fortune au jeu cet hiver ! Il va falloir que je joue serré !! Un an passé, déjà ! Embrassons-nous encore ! (Re-baisers) Champagne ! Cocktails ! Gâteaux ! (Pasqualina obéit et disparaît) »

 

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commentaires

Margotte 24/06/2011 18:36



J'ai honte ! Je lis trop peu de théâtre... mais j'y vais, je suis donc un peu pardonnée ;-)



Anis 23/06/2011 07:42



Je lis très rarement des pièces de théâtre et c'est dommage certainement. Tu rends bien l'atmosphère, car ton billet m'y a plongée d'emblée.



Violette 23/06/2011 10:00



merci! il est plus intéressant de voir les pièces que de les lire, on est d'accord avec ça...



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