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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 16:55

 

             J’avais beaucoup aimé la brièveté et les phrases choc de L’agrume. J’ai donc continué ma découverte de cet auteur à part avec ce très court livre (63 pages seulement !)

Comme le titre l’indique, l’auteur nous parle de son grand-père, et fait même parler son grand-père, mais pas uniquement : c’est toute la famille qui est passée au crible. Attention, ce n’est pas un récit mais une succession de souvenirs, d’anecdotes, de courtes descriptions, d’expressions que l’auteur a dites ou entendues, enfant. L’incipit nous plonge immédiatement dans cette famille un peu particulière où l’excentricité faisait place à des marques de tendresse : « Mon grand-père amenait ses maîtresses chez lui et faisait l’amour avec elles en couchant ma mère dans le même lit. Ma grand-mère, dont c’était le deuxième mari, demanda le divorce. Après avoir fait mine de vouloir se tuer avec un couteau de cuisine, il accepta gentiment. Ma grand-mère se remaria avec un gigolo, et mon grand-père épousa sa secrétaire qui avait trente ans de moins que lui. Comme voyage de noces, il l’envoya en vacances avec ma mère, car ses affaires le retenaient à Paris et qu’il ne pouvait se permettre de prendre du bon temps comme ça. »

Sans doute totalement autobiographique, ces courts paragraphes semblent avoir un seul objectif : rendre hommage à la famille, aux parents et grands-parents qui ont construit l’auteur, mot par mot, geste par geste, à coup de cadeaux, de colères, d’erreurs, de rires. Et finalement, on se retrouve dans ces petits riens qui font toute la différence. Chaque famille a ses habitudes, ses objets fétiches, ses personnages farfelus, ses phrases rituelles, ses manies. Un joli petit livre qui réclame qu’on s’en souvienne.

« Mon grand-père était très sévère sur la façon de se tenir à table. Il faisait des yeux exorbités si nous agitions nos couverts en parlant. »

« Je ne comprenais pas pourquoi on disait changer d’avis comme deux chemises. »

« Ma mère se souvenait de toutes les poésies qu’elle avait apprises en cours. »

 

« Un jour, en traversant la rue de la Chaussée d’Antin, mon père m’a dit qu’il était riche de cœur. »

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commentaires

Philisine Cave 30/04/2014 11:07


J'ai adoré ce livre et la plume de l'auteure rafraîchissante et rare de nos jours trop conventionnels. Bises

Violette 02/05/2014 22:49



bien original, tu as tout à fait raison! Bon week-end!



jerome 22/04/2014 08:28


Il m'a quand même l'air d'être un drôle de bonhomme ce grand père !

Violette 22/04/2014 17:32



il est original comme le reste de la famille!



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