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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 14:46

Août 1914, c’est l’heure de la mobilisation générale. Mattéo, grâce à sa nationalité espagnole, n’est pas tenu de s’engager. Pourtant, tout le village de Collioure, la belle Juliette y compris, le prend pour un couard. Mattéo n’y tient plus et s’engage aussi, au grand désespoir de sa veuve de mère. A la gare, au moment du départ, il croise son ami Paulin qui rentre déjà de la guerre, aveugle.

Alors que l’opinion générale estimait que cette guerre durerait peu de temps, Mattéo se rend compte de l’atrocité des tranchées (certaines cases font furieusement penser à celles de Tardi), des obus, des Allemands. Il écrit régulièrement à Juliette mais celle-ci est bien plus occupée à épouser Guillaume, le rival de Mattéo. Par chance, pouvons-nous dire, Mattéo est blessé et hospitalisé. Sa perm’ d’un mois lui donne le blues : en voyant Juliette dans les bras de Guillaume et sachant qu’il doit retourner à la boucherie, il passe ses journées à se saouler avec Paulin. C’est d’ailleurs lors d’une cuite que Paulin et la mère de Mattéo vont tout simplement enlever le jeune homme, le déposer dans la barque de feu son père et l’emmener en Espagne. Mattéo craint le pire car déserter, « c’est comme si j’étais mort ». Et on quitte les trois personnages, la nuit, en pleine mer.

Subjuguée par Le vol du corbeau et par Le Sursis, j’ai encore une fois été charmée, envoûtée, enchantée par le style et le dessin du grand Gibrat. Comme à son habitude, le trait est fin et précis mais l’intrigue est tout aussi savoureuse que le graphisme. Mattéo est tiraillé entre l’héritage pacifiste et anarchiste de son père, son amour pour Juliette et l’estime des villageois. Une infirmière, Amélie, jolie, optimiste et toujours souriante s’est sans doute aussi fait une petite place dans son cœur. Dieu merci, il existe une suite que je vais me dépêcher de lire. Au risque de me répéter, Gibrat est L’auteur à lire pour celui ou celle qui éprouverait encore une petite réticence à entrer dans l’univers de la bande dessinée… à bon entendeur !

« La guerre, quand elle est arrivée dans les maisons, les premières heures, faut être honnête, elle a charmé son monde comme un chiot dans son petit panier tricolore, mais elle a mal grandi, la bestiole ! On imaginait qu'elle nous ramènerait la victoire dans la gueule, en gardant le poil propre et le fusil en bandoulière ! On s'était gourés de clébard ! C’était une saleté de chien d’aveugle qui nous tirait dans la merde et nous bouffait les gosses… on aurait bien voulu s’en débarrasser, trop tard, c’était elle, la patronne ! »

 

»   19/20   »

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Published by Violette - dans Lectures - BD
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commentaires

Edelwe 24/07/2014 20:37


J'aime beaucoup cet auteur! Je note!

Violette 25/07/2014 10:17



la trilogie est vraiment géniale!



Margotte 05/06/2014 13:45


J'adore ce dessinateur que j'ai découvert grâce une autre série. Que du bonheur ses dessins !

Violette 06/06/2014 10:16



oh oui, j'aime tout de Gibrat, rien est à jeter!!!



jerome 04/06/2014 20:24


Un super album et un super auteur, of course (même si Plessix et son vent dans les saules reste mon préféré ;) )

Violette 04/06/2014 21:22



tu radotes mon cher, tu radotes :-)



Noukette 04/06/2014 19:11


J'ia lu le premier tome, me reste à lire la suite, l'occasion peut-être de parler de cette super série sur le blog !

Violette 04/06/2014 21:21



moi j'ai tout lu très vite! Trop bon!



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