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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 22:54

            Les deux premières minutes de lecture, je me suis demandée où les auteurs voulaient m’emmener. Puis, j’ai compris. On accompagne un voyageur, mais un voyageur un peu particulier puisqu’il s’agit d’un billet de 20 euros.            

            Une grande ville espagnole. Un agent de la sécurité d’une banque retire un billet de 20 euros à un distributeur. « Toute la journée au beau milieu de ce fric et, maintenant, je dois aller le retirer de mon propre compte… quelle foutaise ! Quelle vie de merde ! » pense-t-il. La pharmacienne qui reçoit le billet neuf en échange de quelques médicaments le hume avec délectation avant de le donner à Dolores, une vieille acariâtre. Cette dernière se fait voler son portefeuille et le billet de 20 euros se retrouve dans les mains d’un pickpocket sans scrupules… et ainsi de suite… Le billet revêt vite une particularité puisqu’un homme endetté dont la femme vient de partir exprime sa colère en y inscrivant « Sonia Putain » suivi d’un numéro de téléphone. Les possesseurs du billet s’en débarrassent donc au plus vite à chaque fois. Une gérante de bar va jusqu’à encadrer le billet parce qu’il s’agit de son premier billet gagné ; un couple d’artistes légèrement hippies lui rachète pour le fun…

            L’idée est intéressante. L’argent est parfois un simple moyen d’acquérir quelque chose, il est parfois source de discorde, de violence, il correspond parfois aux dernières minutes d’électricité d’un couple fauché… Le billet passera d’un sacristain à une prostituée, d’un vendeur de chaussures à un fana de cyclisme, d’un groupe de fascistes à un guitariste polonais. Tout se passe dans un quartier coloré, vivace, dynamique. Et le graphisme répond bien à ce grouillement de gens, de bruits, de besoins divers, de métissages, de hiérarchies.

            Une jolie comparaison entre ce billet et l’existence humaine est faite à la fin de la BD :

« Tu vois, nous sommes comme ce billet que tu viens d’acheter. Un jour, on l’imprime, il vit sa vie plus ou moins malheureuse et au final, on le retire de la circulation. »

 

            J’ai aimé. Je me suis laissé prendre au jeu sans aucun problème. C’est moins poétique que la bouteille d’eau à la mer ou le petit papillon qui virevolte de fleur en fleur mais c’est sacrément réaliste et puissamment nerveux.

 

 

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Published by Violette - dans Lectures - BD
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commentaires

Margotte 26/09/2011 17:07



Les deux planches donnent envie de s'y plonger !



Violette 26/09/2011 18:32



oh oui, c'est plein de vie et de couleurs!



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