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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 14:39

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Je l’avais déjà dit pour ma précédente lecture gudulesque ( ?!), il faut que j’arrête avec ces histoires d’ado amoureux. J’ai réitéré malgré moi avec Le Petit théâtre de sang.

 Le titre m’a attirée. Louise est une adolescente de 15 ans, lycéenne sans histoire, qui tombe éperdument amoureuse de Nino, un saltimbanque plus âgé qui joue de la musique dans la rue. Pour Nino, la musique est un gagne-pain, la comédie est sa véritable passion. Avec trois autres amis, ils investissent un petit théâtre abandonné, le retapent pour y jouer des saynètes sur le thème de l’épouvante. Louise les accompagne de loin dans leur projet tout en poursuivant sa folle histoire d’amour avec son Nino. 

 Mais, des phénomènes étranges inquiètent les jeunes gens : de la nourriture disparaît. Ils découvrent vite qu’ils ne sont pas seuls dans ce petit théâtre labyrinthique : Serenata, une jeune femme très étrange, s’y cache. Ils finissent par « l’apprivoiser », elle montera même sur les planches avec la troupe. Louise se sent bouffée par la jalousie, Serenata tourne un peu trop autour de son Nino. Notre lycéenne, après maintes ruptures immédiatement suivies de retrouvailles enflammées, mène l’enquête sur sa rivale qui raconte qu’elle a perdu la mémoire. Et découvre qu’elle est à l’origine du suicide d’un adolescent.

La fin est heureuse, l’amour entre les deux jeunes gens semble promis à l’éternité, les adultes sont comme d’habitude soit trop nuls soit extrêmement généreux et indulgents. Après, Gudule ne l’a pas écrit pour moi ce livre mais pour des demoiselles pubères qui se reconnaîtront certainement dans le personnage de Louise ou tomberont amoureuses de Nino.

Deux qualités indéniables : rendre le banal et le commun relativement intéressants pour les ados  La scène amoureuse, par exemple :

« Nos yeux sont moins coincés que nous. Ils communiquent, eux, même quand nous, on n’ose pas. Les siens, noirs, perçants et légèrement étirés vers les tempes, me brûlaient. J’ai pensé aux westerns où les cowboys marquent les chevaux au fer rouge. Ou aux rayons laser des films de science-fiction. Son regard me faisait le même effet : chaque parcelle de ma peau sur laquelle il se posait devenait incandescente. A part que là, ce n’était pas douloureux. »

et soigner la fin de ses livres, comme je l’ai déjà dit. Je suis toujours à deux doigts d’abandonner le roman au bout de 20 pages, mais on se prend au jeu, et finalement, on parvient à entrer dans l’histoire.

Le genre de passage, par contre, qui me fait soupirer : (fugue nocturne) « Rien que d’imaginer la tête de mes parents s’ils me surprenaient, j’en aurais pissé dans mon froc ».

Thèmes abordés : le théâtre – l’amour – la jalousie – la voyance – le suicide  - l’épouvante.

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Published by Violette - dans Lectures - jeunesse
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commentaires

soukee 15/06/2010 10:29


Je note, j'adore Gudule !


Leiloona 11/06/2010 11:11


Je ne connaissais pas celui-ci non plus, décidément ... en revanche il ne me dit rien ...


Lilibook 10/06/2010 12:42


Je ne connaissais pas celui-ci de Gudule, j'avais lu La bibliothécaire, j'avais bien aimé.


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