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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 00:25

Pour les lectures dans l’esprit de Noël, faudra repasser !

    Pour une fois, je vous livre la quatrième de couverture : « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre... ». Vous l’avez compris : humour noir, très noir. Et l’auteur réussit avec brio à nous faire rire avec un sujet tabou.

9782266179270[1]C’est la famille Tuvache qui gère le magasin. Elle est comparable à la famille Adams, il y a Lucrèce la mère, Mishima le père, Marilyn la fille, Vincent le fils et… et le cadet (Alan) qui est si « différent ». La boutique marche du tonnerre, les clients se succèdent, apprécient la variété des suicides possibles. Un petit échantillon :

-      Une corde avec un nœud coulant déjà fait (et très solide !)

-      Un poison de contact : « l’acide d’anguille bleue, du poison de grenouille dorée, étoile du soir, fléau des elfes, gelée assommante, … »

-      Le tanto : un sabre court mais très aiguisé, fourni avec un kimono de samouraï pour faire un hara-kiri dans les règles de l’art.

-      Une pomme empoisonnée livrée avec un kit de peinture. Le top tendance est de peindre la pomme avant de la manger ; le petit tableau retourne à la boutique dont les murs en comptent déjà 72 !

-      Un parpaing en ciment muni d’un anneau et d’une chaîne que l’on cadenasse à la cheville. « Vous vous mettez au bord du fleuve. Vous le jetez devant vous et, hop, vous êtes entraîné au fond et c’est fini ». Ces parpaings servent aussi à la défenestration (car, par des nuits de tornade ou d’ouragan, des gens au corps léger étaient retrouvés accrochés à des réverbères, échoués dans des branches d’arbres ou étalés sur le balcon… !). Mishima, le vendeur : « Moi, souvent le soir, soulevant le rideau de notre chambre, je les regarde tomber des tours de la cité. Le parpaing à une cheville, on dirait des étoiles filantes. Lorsqu’ils sont nombreux, les nuits de défaite sportive par l’équipe locale, on croirait du sable qui coule des tours. C’est joli. »

-      Le « baiser de la mort » ou Death Kiss : le cadeau offert par la famille à Marilyn pour ses 18 ans : un poison à s'injecter, sans danger pour elle, qui tuera tous ceux qui l’embrasseront (à la manière des animaux venimeux).

    Mais Alan chamboule cet équilibre, ce monde noir, triste et morbide ; il a un gros problème : il voit la vie en rose ! Il est optimiste et joyeux ! Quand ses parents ont le dos tourné, il jette les bonbons empoisonnés, il chantonne des chansons gaies dans le magasin et c’est lui qui a remplacé le liquide nocif de la seringue de Marilyn par du sérum glucosé. Son père finit par l’envoyer en stage de commando suicide : le garçon est malheureusement très vite renvoyé parce qu’il passait son temps à raconter des blagues…

Le livre est drôle du début à la fin, grinçant, décalé et finalement, vraiment délicieux.
Une jolie découverte! Un nom d'auteur à retenir !

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commentaires

L
<br /> J'avais également dévoré ce roman ! Jean Teulé est vraiment un auteur à part et cela fait un bien fou. Le Montespan est également pas mal, écrire un livre sur le mari de la maîtresse de Louis XIV,<br /> il fallait y penser ! Si je n'avais pas tant de livres en attente je me laisserai facilement tenter pour lire son dernier roman...<br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> j'ai encore Darling dans ma PAL. Et je ne compte pas en rester là!<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Je, François Villon du même auteur est terrible!!! même si là aussi il ne faut pas s'attendre au pays des bisounours!<br /> <br /> <br />
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V
<br /> ça fait du bien aussi parfois!<br /> bisous à ta puce!<br /> <br /> <br />
M
<br /> Voilà le premier billet qui me donne envie de lire ce livre, jusque là je me suis toujours arrêtée au thème sombre! Là je relève de l'humour...un peu dans l'esprit de Martin Page alors oui pourquoi<br /> pas lire Jean Teulé ;)<br /> <br /> <br />
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