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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 19:02

 

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Humour anglais. Famille atypique. Accointances inattendues. Style 1900

La scène d’exposition nous présente un couple original : Felicity et Henry-James, des Anglais aisés qui vivent dans le Sussex. La première est hypersensible, idiote et folle de son chien empaillée ; le second est douloureusement lucide, il n’aime pas ses enfants, n’aime pas sa femme qu’il avoue avoir épousé pour son argent uniquement. Vieux beau, il est cynique, moqueur, parfois méchant. Le fils, Bertram, est l’intellectuel de la famille, toujours fourré dans ses livres de philo. La fille, Priscilla, débarque avec son fiancé, son « Hubby », Hubert qui se joue d’elle. Priscilla est une dinde, son père en a conscience. « Le fait que mes enfants m’ennuient horriblement n’a pas desséché pour autant ma fibre paternelle. »

Hubert, le fiancé de Priscilla, attend son véritable amour, Coralie, pour réaliser son plan : lui épouse la fille de cette riche famille, elle le fils. Et ils fuient avec l’argent récolté. C’est donc affublé d’un essai d’Heidegger que Coralie fait son entrée dans la famille. Problème : Henry s’est immédiatement aperçu de l’entourloupe et c’est justement cette perspicacité, la fine intelligence du bonhomme qui séduit Coralie. Ils s’aimeront, presque devant les yeux des autres. Mais Henry aura la bonté d’âme de taquiner la jalousie et l’amour-propre de Hubert pour que ce dernier accepte de mettre une croix sur leur projet machiavélique et de fuir à Paris avec sa bien-aimée.

Encore une fois, Sagan nous propose une situation cocasse, des personnages frivoles et un ton léger qui, pourtant, cachent des réflexions plus profondes.

« Henry-James

On se rend compte qu’il faut être libre de tout pour être libre de soi. Et qu’il ne faut rien supporter, jamais, que la passion ; parce que justement, elle, n’est pas rassurante. 

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Henry-James

On ne se fatigue pas de quelqu’un, vous savez, en fait, on se fatigue d’aimer. D’éprouver de l’amour. On veut bien avoir froid si le chauffage saute, mais on ne plus avoir mal si le cœur en fait autant. Cela s’appelle l’expérience. »

 

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commentaires

Alex-Mot-à-Mots 03/09/2010 20:29


Tiens, je ne me rappelai pas que Sagan avait écrit du théâtre aussi.


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