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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 14:23

 

 

 

Est-ce dû à la fatigue ? Je n’ai pas accroché à l’intrigue de ce petit livre ; pire, je n’ai pas compris certains détails. Je présume, sans vantardise, que ce ne sera pas mieux pour de petits 6ème. Le roman a cela de déroutant : les héros ont entre 8 et 10 ans, on a donc un peu de mal à s’y identifier et des collégiens seront peut-être rebutés par les aventures d’un grand « bébé », mais d’un autre côté, certains passages demandent réflexion parce qu’ils sont légèrement orientés philosophie.


Aurélien, 8 ans, adore parler, il en a fait sa spécialité ; il jongle et joue avec les mots, il invente des histoires et possède de véritables dons d’orateur et de conteur. Son meilleur ami, Ladislas, et lui, cachent un grand secret. Leur chambre est une caverne d’Ali-Baba qui accumule les objets et jouets mystérieux dont les parents ignorent la provenance.

Luc, le grand frère de 10 ans (qui est vraiment décrit comme un ado de 15 mais bon…) décide de mener l’enquête et de suivre le cadet après l’école. Il croit être le plus malin mais Aurélien s’est rendu compte de tout depuis longtemps.

Ladislas et Aurélien se rendent dans un magasin de jouets tous les soirs. Boutique tenue par Emmanuel Faber, un vieil aveugle, qui se plaît à fabriquer d’anciens jouets : des poupées de porcelaine, des figurines de cow-boy ou d’indiens, un lapin bleu qui bat du tambour, etc. Au début de leur rencontre, Aurélien a proposé un marché au vieil homme : il sera ses yeux ! Il lui décrit avec force détails ce qu’il veut que l’artisan crée. « Aurélien ne touchait, dans l’atelier, aucun outil, aucun ustensile. Il ne travaillait qu’avec les mots. Des mots qu’il apprenait à rendre chaque jour plus précis, plus présents, plus aventureux. »

Vient le tour d’un bonhomme virtuel baptisé Pixel par les deux compagnons. Faber le crée grâce à son clavier en braille et Pixel va vite évoluer dans un monde sorti tout droit de l’imagination d’Aurélien.

Le roman se termine sur la surprise que la père d’Aurélien a réservé à son fils : il a écrit un roman à son intention...

 

Un passage m’a fait rire. Vous l’aurez compris, Aurélien est une espèce de surdoué des mots. Après s’être passionné du Scrabble, il s’est mis à apprendre par cœur les pages roses du Larousse familial. Des conflits en latin avec son père, latiniste émérite, s’en sont suivis.

«  -Tu seras toujours un petit con !

Aurélien pouvait répondre, dressant un index sentencieux :

- Abyssus abyssum invocat. (L’abîme appelle l’abîme).

A quoi son père, écarlate, répliquait, la main levée, prête à s’abattre :

- Argumentum baculinum ! (L’argument du bâton !)

 Aurélien haussait les épaules :

- Fiat voluntas tua. (Que ta volonté soit faite.)

La gifle administrée, son père déclarait :

- Ex nihilo nihil ! (Rien ne vient de rien !)

 Aurélien se frottait la joue, fataliste :

- Ira furor brevis est. (La colère est une courte folie). »

 

 

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Published by Violette - dans Lectures - jeunesse
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commentaires

Leiloona 19/09/2010 16:23


Je note, mais seulement pour le latin ! :P


Violette 19/09/2010 16:27



:-) ah mais ça doit être moi qui n'était pas dans mes souliers... le livre est réputé ... tout de même!



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