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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 17:27

9782264031761[1]

Une enquête policière sur fond historique.

XVIIIème siècle. Siècle de Louis XV.

    Tout commence par la découverte du corps sans vie du vicomte de Ruissec, retrouvé dans sa chambre, un pistolet à ses côtés. C’est Nicolas Le Floch, commissaire de police au Châtelet, qui est chargé de l’affaire. L’enquêteur perspicace et clairvoyant qu’il est, sent immédiatement qu’il ne s’agit pas d’un suicide, comme voudrait le faire croire le père de la victime, le comte de Ruissec.

   Nicolas se rend alors à l’église des Carmes où la comtesse de Ruissec, la mère du défunt, lui avait fixé un rendez-vous secret. Ce n’est pas elle qu’il trouve mais son cadavre. Pendant ce temps, l’autopsie du vicomte révèle que « Cet homme a un ventre de plomb. Il a été tué, torturé, massacré On lui a fait boire du plomb fondu ; l’intérieur a été consumé, la tête réduite, les viscères détruits ! ».

  Deux crimes et un complot contre le roi. Les apparences sont trompeuses et le plus fin limier se verra freiné dans ses investigations. Celles-ci le conduiront, entre autres, auprès de la favorite du roi, la marquise de Pompadour, et de la fille du roi, Mme Adélaïde.

L’intrigue est linéaire et classique mais le style de Parot est vif, sa langue savoureuse, ses descriptions aux échos balzaciens admirables :

« Ils gravirent les degrés donnant sur un vestibule dallé qui s’achevait par un escalier. Le comte de Ruissec chancela et dut s’appuyer sur un fauteuil de tapisserie. Nicolas l’examina. C’était un grand homme sec, un peu voûté malgré son affectation à se ternir droit. Une large cicatrice que l’émotion faisait rougir creusait sa tempe gauche, souvenir probable d’un coup de sabre. La bouche pincée se mordait l’intérieur des lèvres. La croix de l’Ordre de Saint-Michel suspendue à un cordon noir renforçait encore l’austérité d’un strict habit sombre sur lequel tranchait, seule note de couleur, une commanderie de l’Ordre de Saint-Louis accrochée à une écharpe rouge feu qui pendait sur sa hanche gauche. L’épée qu’il portait au côté n’était pas une arme de parade, mais une lame solide en acier trempé. »

   L’érudition et le travail de recherche de l’auteur sont à saluer. Il nous promène entre Paris et Versailles, nous invite à un repas royal ou à l’Opéra pour notre plus grand plaisir.
Jean- François  Parot prouve aussi, dans son texte et les citations mises en exergue son amour de la littérature et de la mythologie. Diplomate, il est actuellement Ambassadeur en république de Guinée Bissao.

Ses enquêtes ont fait l’objet d’une adaptation télévisuelle pour France 2, que je manquerai pas de regarder à la prochaine occasion.

Merci à Y@nn de m’avoir suggéré cette lecture

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commentaires

Yann 28/12/2009 21:41


De rien ! Un ami m'en avait suggéré la lecture il y a quelque temps. On suggère à tour de rôle !
Très juste les échos balzaciens. En revanche, l'adaptation télévisuelle laisse à désirer, mais c'est souvent comme ça.


Violette 28/12/2009 22:00


bah, je n'en attendais pas grand chose de toute façon ! (je suis toujours déçue quand on passe du bouquin au petit ou grand écran).

Oui, j'ai pensé à Balzac pendant toute la lecture, c'est dire ! d'ailleurs, ça m'a donné envie de m'y replonger!
merci encore !


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