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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 09:42

 Michel Quint utilise les mêmes ingrédients : une citation d'Apollinaire en guise de titre, un récit enchâssé, un enchevêtrement d'histoires liées également à l'Histoire, un va-et-vient passé/présent avec une petite lucarne rose ouverte sur l'avenir et des surprises en veux-tu en voilà...

    Le narrateur est montreur de marionnette mais aussi ludothérapeute, il se rend dans les hôpitaux pour distraire, voire soigner les enfants malades. C'est au chevet de Louis, un adolescent plongé dans le coma, qu'il se rend cette fois-ci. A travers ses marionnettes, Suzy et Momo, il raconte sa propre vie. Une vie faite de mensonges, de blessures, de pertes d'êtres chers mais aussi de retrouvailles.
    Enfant, le narrateur n'a pas connu sa mère,le seul héritage qu'elle lui a laissé, c'est cette marionnette, Suzy, qui lui ressemble tant. Le père, quant à lui, se montre maladroit dans l'éducation de son fils (il lui trouve un "ami de location" qu'il soudoie pour que son fils ne soit pas seul) mais aussi dans ses amours (il ne sait pas séduire cette belle Algérienne, Aïcha).
Le narrateur, lui, n'aime que la fille d'Aïcha, Halva. Aïcha lui offrira Momo, fabriqué par ses soins avec un peu de ses propres cheveux. "Et j'ai pas pu, mes yeux sont devenus comme quand je les ouvrais sous l'eau dans la baignoire, j'ai écrasé Momo sur mon coeur, et je suis monté d'une traite à ma chambre. Et j'ai présenté Momo à Suzy. Tout de suite, pas à me tromper, ils se sont aimés, Suzy sur mon bras gauche, Momo sur le droit. Ils ont rien dit, juste tendu les bras et leurs mains se sont touchées, et Suzy s'est laissée aller contre Momo ; et voilà, pas la peine d'en dire plus..."
Le narrateur apprendra aussi  que son père militait pour l'OAS, que sa mère a manqué de l'assassiner... Fi du manichéisme, personne n'est tout bon ni tout mauvais dans ce livre.
Quint nous prouve une fois de plus, son profond respect pour les artistes, leur manière si subtile et si touchante de communiquer les sentiments...
   Je ne saurais dire pourquoi mais j'ai moins accroché avec ce livre-là, pourtant beau et touchant. C'était peut-être le livre de Quint de trop. Il faut savoir faire une pause même avec les meilleurs...

   Une petite remarque concernant les couvertures des éditions Joelle Losfeld, toujours simples et magnifiques... sauf que pour celle-ci, une petite erreur a été commise, Gardel, le narrateur maniait des marionnettes à gaines et non à fils (oui, oui, c'est très important... )

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