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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 10:36


       Erik Orsenna nous emmène encore une fois à la découverte de la grammaire.
Après La Grammaire est une chanson douce, Les Chevaliers du Subjonctif et La Révolte des accents, son dernier livre : Et si on dansait ?
Cette fois-ci, c’est la ponctuation qui est à
l’honneur.
       Nous sommes toujours avec Jeanne, une adolescente passionnée de mots et de grammaire, qui nous explique
qu’elle est un
écrivain fantôme, rédigeant des discours pour des chefs d’état, des élèves, des adultes. Venue écrire un discours pour le président sénégalais Léopold Sédar Senghor, elle découvre sur la plage une « étrange pollution » : un bateau contenant des livres a fait naufrage, la mer a décollé les mots des pages, les mots ont été  mélangés, amalgamés, formant une immense mare noirâtre. « Un mot sorti de son histoire est comme un poisson hors de la mer ».

 « quasisantêteétaittuoujoursheureuxdaiderlesnouveauxdegryffondor » : Il s’agit d’abord de retrouver l’histoire d’appartenance de ces mots (facile ici, qui a trouvé ?), puis de placer les « blancs » aux bons endroits. Et on apprend, au passage, « que les blancs, les espaces entre les mots, n’avaient été employés en Europe que vers l’an 800, à l’époque de Charlemagne. Ces blancs avaient été les toutes premières ponctuations ». Jeanne, ensuite, avec l’aide d’un orchestre (parce que la ponctuation constitue la musique de la phrase !) et de Monsieur Traversière, un typographe, donne du rythme à ces mots en y intégrant les signes de ponctuation. Les mots, ravis d’avoir retrouvé leur dignité, remercient Jeanne « « Plus jamais, jamais, nous ne te jouerons la mauvaise blague du mot sur la langue, tu sais bien, Jeanne, ce mot qu’on sent tout proche et qui refuse de se montrer. Fini, ces espiègleries ! Maintenant, nous sommes de vrais alliés, Jeanne, A la vie, à la mort ! A partir de maintenant, dès que tu auras l’idée d’un mot, ce mot apparaîtra ».
Là, je souris. Je savais bien qu’ils ne tiendraient pas leur parole. Il est dans la nature des mots de jouer avec la patience de l’écrivain. »




     Comme les autres livres d’Orsenna, celui-là est frais, léger, surréaliste, égayé par  les nombreuses illustrations.

     La cause de l’écrivain est bien noble, il la rappelle lui-même dans ses remerciements « tenter, en racontant, de donner le goût de la grammaire aux jeunes générations », mais est-ce que ça fonctionne vraiment ? Je n’ai encore jamais étudié La Grammaire est une chanson douce avec mes élèves (contrairement à certains collègues), mais je me permets d’être dubitative


  
    Merci à Monsieur Orsenna de faire revivre la langue française, ou simplement de nous ouvrir les yeux sur ces pattes de mouche qui n’en sont pas mais qui font la richesse de notre langue.




Et MERCI à Stef pour ce joli cadeau  

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commentaires

bboun 10/10/2009 10:33


Je fais un petit passage par ton blog et j'en profite pour te dire que La Grammaire est une chanson douce fonctionne bien avec les élèves. Je le fais sous forme d'extraits (en L.A ou comme support
pour l'étude des classes grammaticales) et ils adorent (6èmes). Certains se sont d'ailleurs procurés le livre.


Violette 10/10/2009 17:50


Bonne nouvelle! J'avais aussi pensé donner quelques extraits pour illustrer certains cours de grammaire... contente de savoir que ça fonctionne! Je tenterai (et raconterai!)
Merci pour ta visite!
Bises


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