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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 09:43

 

Une bande dessinée basée sur la nostalgie, la vie et ses immuables recommencements.

            Les premières pages nous présentent une vieille dame, Giuseppina, dans une maison de retraite. Elle perd la mémoire, la pauvre, et se demande ce que cette jeune fille, là, devant elle, lui veut. D’ailleurs, elle lui montre une photo, une photo d’une autre jeune fille d’une vingtaine d’années… la vieille dame ne voit pas qui elle représente… sauf… peut-être bien qu’il s’agit d’elle-même ! Ca y est, elle se rappelle : « il avait plu la veille mais ce jour-là, le ciel était resté clément. Nous en avions profité pour nous balader à vélo. J’avais bu un chocolat chaud non loin du Parc du Luxembourg. Je ne doutais pas encore de ce que les années me réservaient. J’étais joyeuse alors, presque insouciante. » Se déroule, ainsi, la vie de cette femme, sous nos yeux et à travers les témoignages des proches, des amis, des ex-maris, des enfants. Une vie difficile, pas toujours très drôle mais simple et sans doute proche de nos vies à nous.
            La jeune fille qui fait face à la vieille dame, c’est Marion, la petite-fille de l’aïeule. L’album se termine sur la mise en parallèle de la jeunesse de la vieille dame et de la vieillesse de Marion. Marion, à quatre-vingts ans, se rend compte qu’elle a les mêmes mains ridées que jadis sa grand-mère, elle se rend compte qu’elle aussi a oublié certains moments de sa vie.
« Après tout, l’air ne fait pas la chanson, comme aimait à le répéter ma mère. Ou bien était-ce ma grand-mère… Je perds parfois un peu la mémoire mais peu importe… En fin de compte, ce qui reste, c’est tout ce qui ne sera plus. Plus jamais. »

La mémoire qui flanche est représentée par des blancs et des découpes de journal à la manière d'une lettre anonyme, des bouts qu'on retrouve, qu'on tente d'assembler, un puzzle qu'on reconstitue doucement. Ces images-là m'ont plu.

Un album toutefois empreint de tristesse et la bichromie –tout est en noir et orange- ne fait que renforcer cet aspect. L’ensemble est assez réussi, mais il manque la touche optimiste qui apporterait un peu de chaleur à ces planches et dépasserait la schématisation du : on naît – on vit – on meurt. Ce n’est que mon avis. 









 

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Published by Violette - dans Lectures - BD
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commentaires

Edelwe 07/03/2011 20:30



Le thème est tentant mais je n'accroche pas aux dessins.



Violette 08/03/2011 11:41



les dessins m'ont plu. On s'habitue vite aux deux seules couleurs, noir et orange. Et cette couleur orange, chaude, est ici, plutôt froide et sombre.



Ys 06/03/2011 21:42



J'aime beaucoup la dernière planche que tu montres où une image est divisée en plusieurs cases. Et moi, j'aime bien ce réalisme-là en BD, je ne suis pas pour l'optimisme là où il n'y en a pas...



Violette 07/03/2011 10:13



le graphisme m'a plu. Et j'ai besoin d'espoir et de positif en ce moment, c'est vrai. Mais j'entends ce que tu dis ;-)



Irrégulière 05/03/2011 18:01



mmmm, le graphisme ne m'attire pas des masses, alors si en plus ce n'est pas optimiste...



Margotte 05/03/2011 10:22



Envie de couleur en ce moment... effet de fin d'hiver sans doute ! Cet album n'est donc pas pour moi, je passe...



Violette 05/03/2011 10:39



je suis d'accord avec toi. Cet album ne m'a pas conquise de toute manière.



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