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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 22:59



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       Quel ravissement de découvrir dans ma bibliothèque municipale une autre BD de Benacquista !

       Je l’ouvre et je découvre qu’il s’agit d’une adaptation de la nouvelle « La Culture de l’Elaeis au Congo belge », tiré du recueil La Machine à broyer les petites filles du même auteur.

       Eugène Rabier est un vieil homme qui vit seul dans un petit village, St Aubin. Il est connu parce qu’il a su planter et faire grandir une variété de palmier, l’élaeis, sur la place du village mais aussi détesté car il ne cède pas son terrain pour permettre la construction d’une usine. Sa culture, ses références, son expérience et son amour de l’Afrique font de lui un homme rejeté et isolé des villageois. On l’insulte et on le menace. Jusqu’au jour où il se fait violemment agresser chez lui par quatre hommes cagoulés et armés. Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas d’usine… Lorsqu’Eugène lâche ses fidèles animaux domestiques, Médor, Fifi, Mistigri et Kiki… qui ne sont autres que des énormes serpents, le chef de la bande avoue tout. Il est le fils de René Lamprecht, un marchand d’armes qu’Eugène avait connu en Afrique. Ce Lambrecht avait volé six kilos de diamants mais poursuivi et arrêté par les soldats congolais, il s’est vu contraint d’enterrer les diamants sous un palmier de la palmeraie implantée jadis par Eugène. En bon fils, Lambrecht venait se renseigner sur l’endroit exact du trésor.

         Bien entendu, Eugène file illico récupérer les diamants, ramène dans ses bagages une femme qu’il a tant aimée autrefois, un fils qu’il découvre et quelques animaux de la savane. Il ouvre un « parc récréatif et culturel », une réserve abritant la faune et la flore africaine.

        C’est une jolie histoire, qui finit bien, les gentils sont récompensés et les méchants punis. Légèrement fadasse donc, mais très agréable à lire. Les aquarelles de Berlion sont grandes et colorées. C’est l’évocation de l’Afrique que j’ai préférée : le bistrot du coin s’appelle « Cafeteriat » et le bus affiche fièrement un « San fou la mort ». Une vision presque manichéenne : une France remplie de Blancs très cons, violents, vénaux et obtus et une Afrique souriante, colorée et sensible.


      Planche_bd_2453_COEUR-20TAM-TAM-1-.jpg

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commentaires

G
<br /> Je n'ai pas encore lu Benacquista en BD et pourtant c'est un de mes auteurs favoris !<br /> <br /> <br />
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V
<br /> alors fonce!<br /> <br /> <br />