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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 15:21

 

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       Un roman initiatique qui a pour thème l’enrôlement d’un jeune dans un mouvement d’extrême droite.

Banlieue parisienne. Alex Barbeau est en quatrième, il a déjà redoublé, il est « nul » à l’école, n’a pas d’amis mais un père chômeur et une mère qui lui crie dessus. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un ado mal dans sa peau et influençable. Par hasard, il rencontre Stéphane, Ludo et Eric, trois jeunes qui le défendent contre une bande de voyous, celle de Marco et d’Ahmed qui clament haut et fort que la cité leur appartient.

Les trois jeunes appartiennent au P.N.F., un parti d’extrême-droite. Alex est flatté d’avoir des amis et même s’il n’est pas forcément d’accord avec eux, « il n’a aucune envie de gâcher leur amitié pour des trucs sans importance ».

Les trois racistes tentent d’inculquer un certain savoir au collégien : les Juifs, « c’est les pires, lui a raconté Ludo, parce que tu vois, les Arabes, au moins on les reconnaît, alors que les Juifs, ils nous ressemblent. Heureusement, Henri, le mec pour qui on colle les affiches, il m’a donné deux ou trois trucs pour les repérer : la plupart ont un gros nez. D’autres ont les oreilles décollées et une grosse bouche. Et puis, surtout, c’est leur nom qui les trahit,  des trucs qui finissent en Berg ou en Mann ou bien Cohen aussi. »

Alex va s’intégrer à la bande par étapes successives : il commencera par se faire tondre le crâne puis se procurera bomber kaki et Doc Marteen’s. Il s’essaiera à la bière malgré son dégoût, il les aidera à coller des affiches et distribuer des tracts. Le but est de faire la pub pour le meeting de M. Migrault, le représentant du P.N.F. dans le secteur.

Alex ne s’est « jamais senti aussi bien »… jusqu’au soir où il assiste au tabassage d’une petite vieille de son immeuble par ses trois compères. Parce qu’elle s’appelle Rosemberg, un nom juif. En cachette, Alex aide la vieille dame à se relever et à regagner son appartement.

Il commence à culpabiliser, et, l’esprit torturé et sans trop savoir pourquoi, il suit la vieille dame quelques jours plus tard. Le voyage est long et l’amène à Paris où la femme le reconnaît et l’invite à le suivre dans un resto juif. Il apprend là-bas qu’Hannah Rosemberg a été déportée à dix ans, qu’elle n’a jamais revu ses parents et que « comme beaucoup, elle a brûlé au fer à repasser les numéros tatoués sur son bras. Pour s’aider à oublier ».

Alex quitte ses vêtements kaki et se laisse à nouveau pousser les cheveux. Il ira jusqu’à défendre les contre-manifestants le jour du fameux meeting. Son professeur de français l’aide aussi à ouvrir les yeux grâce à un joli texte de Louis Chédid, « Anne, ma sœur Anne » dédiée à Anne Frank.

Une histoire édifiante qui conviendra sans doute à tous les collégiens. J’ai déjà lu beaucoup de livres pour la jeunesse dont le thème était la tolérance et la lutte contre le racisme, mais c’est le premier qui pointe aussi directement du doigt la politique d’extrême-droite. C’est clair et direct.

Une petite explication du titre quand même : c’est le jeudi et uniquement ce jour-là qu’Alex croisait la vieille dame dans les escaliers. Le jeudi où les trois racistes l’ont frappée était un jeudi « particulier ».

 

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Published by Violette - dans Lectures - jeunesse
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